Une situation alarmante à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont

«Depuis quelques années, les départs de personnel soignant sont plus nombreux que les nouvelles embauches, et l’état de l’hôpital n’y est certainement pas étranger», écrit l'auteur.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir «Depuis quelques années, les départs de personnel soignant sont plus nombreux que les nouvelles embauches, et l’état de l’hôpital n’y est certainement pas étranger», écrit l'auteur.

Lettre envoyée à Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux.

Le Comité des usagers de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (« CU-HMR ») s’inquiète au plus haut point de la situation alarmante de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (« HMR »), et c’est pourquoi il a choisi de se joindre à la coalition formée par le député de Rosemont, M. Vincent Marissal, afin de réclamer une décision et un échéancier rapide de construction du « nouveau HMR ».

Comme vous le savez sans doute mieux que nous, la population de l’est de Montréal dépend de cet hôpital, et ce, à toutes les étapes de la vie, de la naissance à la mort. Or, nous craignons de plus en plus un bris majeur qui pourrait mettre en péril des pans entiers de services et de soins dont la population de l’Est a besoin, pour lesquels elle paie, comme tous les autres Québécois, et auxquels elle a droit.

Dans l’état actuel de l’hôpital et au train où avance ce dossier, on peut se demander si nous aurons le luxe d’attendre l’inauguration de ce nouvel hôpital qu’on nous promet depuis des années.

Dans l’immédiat, la vétusté extrême de HMR force les patients et le personnel à supporter des conditions de vie quasi inhumaines. Au moment où ces lignes étaient écrites, les climatiseurs temporaires n’étaient toujours pas installés à l’hôpital, alors que la météo prévoyait des températures supérieures à 30 degrés ! C’est donc dire que les patients et le personnel doivent — encore une fois — subir des températures bien au-delà de 40 degrés. Ces climatiseurs doivent être installés sans délai, c’est littéralement une question de vie ou de mort dans certains cas.

Enfin, depuis quelques années, les départs de personnel soignant sont plus nombreux que les nouvelles embauches, et l’état de l’hôpital n’y est certainement pas étranger. Quand on connaît le manque de personnel soignant à l’échelle du réseau de la santé, et tout particulièrement à Montréal et dans la région métropolitaine, on comprend facilement qu’il soit difficile pour HMR de retenir ou d’attirer des ressources qui ont le choix de travailler dans un hôpital en meilleur état et offrant des conditions de travail à la hauteur de ce qu’on attend d’un hôpital moderne.

Travail conjoint

La direction du CU-HMR souhaite donc vous rencontrer, en compagnie des représentants de la Coalition pour un nouvel hôpital Maisonneuve-Rosemont, afin de connaître les mesures envisagées par votre ministère en vue : a) d’entreprendre rapidement la construction du nouvel hôpital ; b) d’assurer l’accès aux soins hospitaliers à la population de l’est de Montréal si une avarie majeure devait survenir à HMR d’ici la mise en service du nouvel hôpital ; c) d’offrir rapidement les incitatifs permettant à HMR de faire de nouvelles embauches et de contrer les départs massifs du personnel soignant.

En compagnie de nos partenaires de la Coalition, le CU-HMR est prêt à travailler avec vous et vos équipes pour assurer des services hospitaliers pérennes, de qualité, accessibles à toute la population de l’est de Montréal.

*Signataires

Les membres du CU-HMR : Mélissa Bellemare dite Loof, coordonnatrice, Sylvie Bonenfant Bourassa, Carole Bouchard, Patrick Cothenet, Félix Duford-Racine, Michel Paré, Linda Shanks.

Avec l’appui de :

Vincent Marissal, député de Rosemont ; Gaétan Barrette, député de La Pinière ; Alexandre Boulerice, député fédéral de Rosemont–La Petite-Patrie et chef adjoint du NPD ; Paul G. Brunet, président-directeur général, Conseil pour la protection des malades ; Denis Cloutier, président, FIQ-SPSESTIM ; Louise Harel, ex-députée d’Hochelaga-Maisonneuve ; Alexandre Leduc, député d’Hochelaga-Maisonneuve ; Nicole Léger, ex-députée de Pointe-aux-Trembles ; François Marquis, chef de service des soins intensifs, hôpital Maisonneuve-Rosemont ; Paule Robitaille, députée de Bourassa-Sauvé.