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Lettres : Pour une culture médiatique différente

Il y a quelques mois, le Conseil de presse s'est interrogé (il faut le saluer) sur le travail des médias dans le cadre de ce qui est convenu d'appeler l'affaire Saint-Charles-Borromée. Il y a quelques semaines, le CRTC entreprenait de retirer sa licence à CHOI FM. La Cour suprême vient de rendre jugement dans le dossier impliquant M. Néron (dont il faut souligner le courage) et Radio-Canada. Bien que chacune de ces situations soit unique et distincte l'une de l'autre, il y a lieu d'observer qu'à différents titres, notre société est vigilante en ce qui a trait au travail des médias.

Nous jouissons encore aujourd'hui au Québec, et toutes proportions gardées, d'une presse plus équilibrée et plus respectueuse que celle de nos voisins du Sud et plus encore que celle en France et en Angleterre. Lorsque des corps constitués ou de simples citoyens rappellent aux médias que les intérêts médiatiques ne doivent pas avoir prédominance sur l'intérêt public et que les écarts de conduite peuvent aussi exister dans les médias, ils ne font que signaler qu'il y a une limite qu'on ne veut pas voir être dépassée chez nous en matière d'information. Le travail des médias doit être responsable (et il l'est très majoritairement) avant d'être spectaculaire. Construire sur ces bases n'entrave en rien la liberté des uns et des autres.

Plus encore, cela fait peut-être de nous une société distincte à cet égard comme à bien d'autres. Tant mieux.