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Lettres : Un système d'éducation à deux vitesses

«Il [Lucien Bouchard]a fait valoir que le système à deux vitesses existe déjà en éducation et que plusieurs parents font des sacrifices pour envoyer leurs enfants à l'école privée tout en finançant quand même le système public par leurs impôts.» Le Devoir, le 6 août 2004. Et voilà! le problème du système d'éducation au Québec. Les enfants des classes plus aisées ne fréquentent que rarement les écoles publiques, surtout à Montréal, surtout au niveau secondaire. Ils n'ont que peu d'intérêt dans ces écoles, et le système public en souffre. Je sais parce que pendant 15 ans — le temps que mes enfants ont passé dans les écoles publiques pas loin de chez les Bouchard — j'ai essayé avec une poignée d'autres de obtenir l'appui nécessaire pour avoir les écoles publiques de qualité.

Maintenant, je constate que malgré les réussites de mes propres enfants, nos efforts n'ont pas porté assez de fruits. De transformer le système de santé en système pareil, en système à deux vitesses, sera une erreur énorme. Enlever les classes aisées du système public enlève aussi des sources importantes des pressions pour maintenir le système. En plus, les recherches en économie de santé démontrent que les systèmes privés ne donnent pas les résultats prétendus par leurs partisans. C'est une chimère que M. Bouchard soulève, hélas! J'aurai espéré mieux de lui.