Lettres: Bush et Kerry, même discours

Au-delà du bruit et de l'exaltation de cette convention démocrate qui vient de terminer le cirque du grand tapage électoral, force est de constater que peu de choses vont changer au pays de l'oncle Sam. L'hégémonie américaine et la tentation de dominer la terre emploient les mêmes mots et manifestent la même insolence guerrière.

Voyons le discours de plus près: «Nous bâtirons une armée américaine plus forte... Nous ne nous laisserons dicter par quiconque, nation ou institution internationale, notre politique en matière de sécurité nationale.» John Kerry et George W. Bush c'est presque du pareil au même, n'en déplaise à tous les Michael Moore de ce monde.

La prétention américaine de posséder la vérité et de la défendre au prix de la destruction d'autres nations du monde est d'une infinie tristesse et un signe non équivoque que le désir de dominer les autres et la tentation du fascisme rejoignent, tout au long de l'histoire humaine, les peuples qui, pour un temps, se croient à l'abri de toute remise en question. Contre une telle propagande, il faut préparer les chemins du refus et de la résistance.