Rebâtir la confiance grâce à l’identification numérique

«Si l’identification numérique vise à faciliter l’accès aux services publics, elle a aussi pour but de réduire le risque de fraude d’identité», écrit l'auteur.
Photo: Julie Ricard Unsplash «Si l’identification numérique vise à faciliter l’accès aux services publics, elle a aussi pour but de réduire le risque de fraude d’identité», écrit l'auteur.

La pandémie de COVID-19 a révélé la place essentielle que les outils numériques occupent dans nos vies et dans l’organisation de nos sociétés. Ordinateurs, téléphones, tablettes intelligentes… toutes ces connexions jouent un rôle primordial dans nos façons de vivre cette période singulière. Au moment où les interactions se font de plus en plus en ligne, nous avons besoin d’un moyen qui permettrait à tous de vérifier leur identité rapidement, et de le faire en toute confiance.

Si l’identification numérique vise à faciliter l’accès aux services publics, elle a aussi pour but de réduire le risque de fraude d’identité. Grâce à elle, les Québécois pourront interagir de manière sûre et avec respect de leur vie privée dans une variété de domaines : les nouveaux services gouvernementaux en ligne, les services financiers axés sur les consommateurs, les services de santé numériques, les paiements en temps réel, et bien d’autres.

Un cadre plus important que jamais

Les différentes mesures et nouvelles façons de faire mises en place pendant la pandémie ont levé le voile sur les aptitudes numériques des citoyens, des entreprises et des gouvernements. Leur capacité — ou incapacité — à accéder et/ou à fournir des services clés, à faire des affaires et à interagir en ligne en toute sécurité a été mise à l’épreuve. À la lumière de ce contexte, la création d’un écosystème cohérent en matière d’identification numérique prend tout son sens, voire toute son importance.

Le Cadre de confiance pancanadien (CCP), lancé par le Conseil canadien de l’identification et de l’authentification numériques (CCIAN) propose un ensemble de normes qui définissent la façon d’implanter l’identification numérique à travers le pays. Dans l’objectif d’uniformiser les pratiques de l’industrie dans le domaine et ainsi de favoriser une meilleure protection des parties prenantes, le CCP témoigne de l’avancement des efforts pour accélérer l’adoption de l’identité numérique. La Stratégie de transformation numérique proposée par le Gouvernement du Québec s’inscrit notamment dans ce même ordre.

Le projet de loi 95 et le projet de loi 64 actuellement en étude détaillée à l’Assemblée nationale du Québec se déploient également en ce sens par leur volonté de moderniser et de renforcer les dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels.

Regagner la confiance des Québécois

Une enquête nationale menée en 2020 par Interac a révélé que, pour près de 60 % des Québécois, il était plus important aujourd’hui, qu’avant la pandémie de COVID-19, de pouvoir accéder aux services gouvernementaux et de santé en ligne. Un Québécois sur deux affirme, par ailleurs, souhaiter plus de protection lorsqu’il s’identifie pour un service gouvernemental.

Influencées par diverses expériences numériques avec le secteur privé, les attentes des citoyens envers les services publics sont de plus en plus élevées. Jamais bien loin dans l’esprit des Québécois, les récents incidents de fuites de données ont révélé d’importantes failles en matière de protection des renseignements personnels.

Les citoyens sont davantage appelés à utiliser des tiers de confiance pour authentifier leur identité afin de se connecter à différents sites web ou applications. Pensons par exemple aux réseaux sociaux comme Facebook ou Google, et à différentes plateformes de traitement de paiement comme Paysafe, un système employé par Loto-Québec où l’on demande de s’identifier numériquement pour accuser réception d’un montant d’argent gagné à la loterie. Toujours est-il que l’augmentation des expériences de fraude en ligne ne fait qu’amplifier la méfiance des citoyens lorsqu’on leur demande leurs données personnelles via des plateformes ou des sites externes, parfois encore inconnus ou peu familiers.

Pour qu’elle soit acceptée et utilisée au meilleur de ses capacités par les Québécois dans le cadre de leurs transactions avec l’État, l’identité numérique doit être garante de sécurité et d’authenticité.

Chez Interac, nous sommes d’avis que les fondements d’un écosystème d’identification numérique prometteur et réussi pour le Québec reposent autour de cette confiance.

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