Lettres: L'héritage de Bill Graham

L'abstention du Canada lors du vote aux Nations unies au sujet de la clôture entre Israël et les territoires occupés palestiniens illustre à merveille le triste héritage de Bill Graham aux Affaires étrangères.

Dans tous les dossiers importants, et particulièrement ceux où les droits fondamentaux sont en jeu, notre ministre s'est appliqué presque consciencieusement à ne manger ni de la chèvre ni du chou — qu'on pense à l'affaire Arar, à l'affaire Kazemi et aujourd'hui à l'occasion manquée d'exprimer notre désaccord au sujet du mur de M. Sharon, sans même parler de tous les contentieux actuels et potentiels avec les États-Unis. Le successeur de M. Graham, Pierre Pettigrew, a évoqué dès son assermentation une perspective de continuité avec la révision (?!?) de la politique extérieure entreprise par son prédécesseur. Doit-on comprendre qu'il entend confiner le rôle du Canada sur la scène internationale dans le même sillon de pusillanimité, voire d'insignifiance, où l'avait placé M. Graham?

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