Après la COVID-19, le climat

Selon l'auteur, le «vaccin» contre la crise climatique passe donc par l’élaboration rapide d’un plan visionnaire d’aménagement du territoire.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Selon l'auteur, le «vaccin» contre la crise climatique passe donc par l’élaboration rapide d’un plan visionnaire d’aménagement du territoire.

L’année 2020 aura plongé le monde dans un drame bien réel : la COVID-19 menace l’humanité. Cette menace a amené toutes les nations du monde à réagir promptement en adoptant des mesures strictes et en mettant des pans entiers de l’économie sur pause. Des milliards d’argent frais sont apparus comme par magie pour soutenir citoyens et entreprises. Cette crise aura démontré notre capacité collective à nous mobiliser.

Maintenant que la campagne de vaccination a commencé, nous devons nous attaquer immédiatement à l’autre crise, climatique celle-là, tout aussi réelle et objectivement beaucoup plus lourde de conséquences que la COVID-19. Comme le virus du SRAS-CoV-2 menace l’espèce humaine, l’espèce humaine, par son mode de vie trop énergivore, menace l’ensemble de la vie sur terre et la stabilité économique, sociale et politique.

Le confinement et la réduction de la consommation et des déplacements auront permis de réduire d’environ 7 % le bilan des gaz à effet de serre (GES) mondial pour 2020. Ce bilan met en lumière l’ampleur des efforts à déployer pour l’atteinte minimale des cibles de l’accord de Paris, qui commande un effort de 7,6 % par an jusqu’en 2030.

L’annonce d’un vaccin prochain nous a tous donné espoir d’un retour à la normale. Mais un retour à la normale ne permettra pas de prendre de front la crise climatique. Et nous ne pourrons pas dire à nos enfants que nous l’ignorions.

Un plan qui manque d’audace

Cet automne, le gouvernement provincial a lancé un plan de relance qui, bien qu’il propose plusieurs idées intéressantes, permet d’atteindre seulement 40 % des cibles attendues pour 2030. Il faut corriger le tir.

Aujourd’hui, 43 % des GES dans la province sont induits par le transport routier. Et ce n’est pas très différent ailleurs dans le monde. Dans les vingt dernières années au Québec, le poids moyen des véhicules automobiles a augmenté de 18 %. Utiliser un véhicule de 1500 kg pour se déplacer seul pèsera toujours trop lourd sur l’environnement, électrique ou pas. Pire, la promotion de la voiture solo perpétuera naturellement l’étalement urbain et maintiendra notre dépendance à ce mode de transport extrêmement énergivore.

En tant qu’architecte, c’est au quotidien que je suis appelé à imaginer et à dessiner le futur. Mes collègues urbanistes, architectes paysagistes, ingénieurs et designers urbains pourraient en dire autant. Imaginer un monde où la voiture solo serait l’exception plutôt que la règle est certainement un des moyens les plus prometteurs pour réduire considérablement nos émissions de GES et ainsi espérer stabiliser le climat.

Comme jamais auparavant dans l’histoire, nous sommes appelés à penser la suite autrement. Il faudra faire preuve de courage, d’audace et de détermination pour rejeter d’emblée des projets fossiles mortifères tel GNL Québec et pour présenter autre chose que l’électrification du parc automobile comme mesure phare d’un plan de relance économique.

Des mesures ambitieuses

Bien que nécessaire, la mise en place de quelques projets de transport collectif dans les grands centres urbains demeure nettement insuffisante. Il faut aussi cesser la construction de nouvelles routes pour plutôt déployer des rails. Mettre en place des incitatifs financiers pour implanter à grande échelle l’autopartage et le covoiturage. Tirer profit des nouvelles perspectives offertes par l’adoption récente mais bien durable du télétravail. Miser sur le développement d’une véritable économie locale, des transports actifs et des circuits courts, permettant au passage de réduire les déplacements et de revitaliser de multiples noyaux villageois, tout en instaurant un sentiment de communauté. Même à l’extérieur des grands centres urbains, il faut imaginer un quotidien débarrassé une fois pour toutes de notre dépendance chronique à l’automobile solo.

Le « vaccin » contre la crise climatique passe donc par l’élaboration rapide d’un plan visionnaire d’aménagement du territoire. Ce plan doit servir debase à une réponse vigoureuse à la criseclimatique. Ce plan ne peut simplement plus se faire attendre, vu le temps disponible pour le mettre en œuvre et l’ampleur des mesures et infrastructuresqui en découleront. Selon les experts de la science du climat, nous disposons de neuf ans pour réduire de façon draconienne l’intensité carbone de l’activité humaine partout sur la planète. Et ce n’est pas irréaliste ; c’est nécessaire.

En bon capitaine de bateau, François Legault a fait un travail remarquable dans la gestion quotidienne de la crise sanitaire. Il a fait preuve d’un sang-froid et d’un leadership d’exception. C’est de ce même leadership que le Québec a besoin pour affronter maintenant la crise climatique. Notre premier ministre a non seulement l’occasion mais la responsabilité de s’ouvrir aux idées les plus audacieuses afin d’opérer une transition rapide vers la carboneutralité. Et cela passe nécessairement par des scénarios qui feront de la voiture solo l’idée d’un autre siècle.

Soyons clairs, lucides et réalistes : ce qui se tient momentanément caché derrière la pandémie est bien plus grand et effrayant que la COVID-19. La crise climatique est le plus grand défi de l’histoire de l’humanité.

Avec la démonstration de son leadership lors des dix derniers mois, il y a fort à parier que, si François Legault fait le choix éclairé de préparer un véritable plan d’aménagement durable du territoire et qu’il nous emmène rapidement sur cette voie, les Québécois le suivront. Ensemble, pour la suite du monde.

24 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 11 janvier 2021 03 h 44

    Coût d'habiter en ville

    Le problème qui cause tous les autres est le coût du logement en ville. Si les logements en ville étaient décents et abordables, les gens ne s'installeraient pas en banlieu et aurait donc moins besoin de l'auto. New York a la solution.
    De plus, ça laisserait plus de place aux agriculteurs et aux forêts et aux animaux.
    Il faut des grandes villes faites comme des petites villes mais en plus concentré, avec des logements abordables et des proprios à but non lucratifs.

    • Cyril Dionne - Abonné 11 janvier 2021 09 h 57

      Vous avez raison M. Lamarche. Habitez dans les villes, eh bien le coût est prohibé à moins d’être riche. Pour les familles, il fait beaucoup plus de sens de vivre à l’extérieures de celles-ci que d’y habiter. Payer plus de taxes pour des services qui sont inexistants et pour des plus petites habitations, cela n’est pas très réconfortant.

      Oui, le confinement a permis une réduction de 7% des GES parce que tout le monde est demeurer chez eux et l’économie s’est contractée et sans les subventions gouvernementales, ce serait une crise économique sans précédent. En plus, les usines du tiers monde ont arrêté de tourner et la Chine n’a pas brûlé beaucoup de charbon. Avant la pandémie, tous les pays qui ont signé l’Accord de Paris, eh bien personne n’a respecté sa signature. Tous ont augmenté leur charge de GES en 2019.

      On nous parle de réduire notre empreinte écologique et notre voisin, l’Ontario, avec ses centrales au gaz naturel émet autant de GES que nous par année pour produire seulement 15% de son énergie électrique. Bien sûr, ils ne veulent acheter aucun kWh émanant des surplus du Québec. En passant, le Québec est responsable de seulement 0,15% des GES mondiaux. « Per capita » maintenant, un Chinois pollue autant qu’un Québécois et même plus. Eux, ils sont 1 500 millions, nous, 8 millions.

      Ce qu’on nous parle ici, c’est de la simplicité volontaire, un concept utopique qui n’arrivera jamais au Québec où dans tous les pays occidentaux. Pour les pays émergeants, ils rêvent tous de pouvoir consommer comme nous et c’est pour cela que plusieurs quittent leur pays pour venir ici.

      Encore une fois, jamais un mot sur la surpopulation. En passant, même si nous détruisons tous nos écosystèmes marins et terrestres avec la biodiversité qui s’y trouve, eh bien, la Terre continuera toujours de tourner autour du soleil.

      Comme le disait si bien Mark Twain : « les humains choisiront le paradis pour le climat et l'enfer pour la compagnie. »

  • Yvon Pesant - Abonné 11 janvier 2021 07 h 20

    Le choix

    François Legault et la CAQ ont fait le choix de donner leur appui tacite au projet de GNL à Saguenay auquel vous faites référence, monsieur Laroche.

    Ça augure mal pour la suite des choses quand il est question de changements climatiques au conseil des ministres.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 11 janvier 2021 08 h 33

      En plus l'a synergie Hydro-Énergir pour la biénergie axée sur le gaz de shciste.

    • Dominique Laroche - Abonné 11 janvier 2021 18 h 40

      Je sais que M. Legault a donné son appui tacite au projet de GNL; c'est pourquoi je fais appel à son courage pour rejeter maintenant ce projet. Notre PM n'est pas à un revirement près... ce serait tout à son honneur et je pense que la majorité des Québécois l'appuierait. Les combustibles fossiles doivent rester dans le sol, surtout s'ils proviennent du schiste comme le mentionne M. Saint-Jarre.

      Une fantastique industrie de l'énergie renouvelable n'attend que les signaux des gouvernements pour émerger en grande force au pays ! (avec en prime des jobs payants)

  • Daniel Grant - Abonné 11 janvier 2021 08 h 48

    Oui mais notre capitaine de la CAQ ne veut pas prendre le remède prescrit

    Nous avons le remède pour la crise climatique. Il a été prescrit par l’accord de Paris en 2015.

    Mais notre capitaine pense encore que les lois du marché peuvent ignorer les lois de chimie, de physique et thermodynamique.
    Il pense encore qu’il n’y a pas de problème à faire mourir des gens et de détruire l’environnement en autant qu’il y a une piasssse à faire et que ça crée des jobs.

    Monsieur Laroche épargnez nous vos petites insinuations et sous-entendus à propos des voitures électriques, le sujet est la mobilité à zéro-émission et cet objectif a été atteint avec les VE.
    Votre argument du poids est un argument d’homme de paille utilisé par les trolls du pétrole.
    Comme si ces gros machins polluants d’autobus scolaires au diésel se promenant la moitié du temps à vide donc solo seraient exemptés de toute critique pcq c’est du transport collectif (au diable le poids).

    On voit se dessiner au travers votre petite brume pseudo-écologique la propagande des pétroleux qui tentent de nous faire croire que le VE ne ferait pas parti de la solution.

    J’espère que vous êtes cohérent avec vos valeurs écologiques et que vos déplacements sont sans-émission.

    • Dominique Laroche - Abonné 11 janvier 2021 18 h 57

      M. Grant,

      Je vous invite à écouter l'épisode de Découverte sur les véhicules électriques. Nous devons considérer le cycle de vie pour bien analyser le tout. Mais dans tous les cas, c'est notre consommation d'énergie qu'il faut réduire. Les voitures solo seront toujours trop énergivores. Et l'étalement urbain doit cesser, ce que la promotion de la voiture solo ne permettra pas de faire. Moins de voitures et que celles-ci soient électriques, c'est bon !

      Par rapport aux autobus scolaires, leur conversion vers l'électrique est en branle avec une entreprise québécoise et c'est une très bonne chose.

      Quant à la cohérence entre mes valeurs et mes déplacements, je conduis une moto Zéro pour les longs déplacement et mon vélo pour les courtes distances pendant 7 à 8 mois par année. C'est Communauto qui me dépane en hiver lorsque je dois parcourir de plus longues distances et c'est parfait ainsi !

      Et j'ose croire que M. Legault est assez ouvert et intelligent pour reconsidérer certaines de ses orientations actuelles afin de cesser d'ignorer les lois de la nature, comme vous le dites si bien...

    • Daniel Grant - Abonné 12 janvier 2021 22 h 43

      M. Laroche, merci pour votre article qui aide quand même à réfléchir.

      Honni soit qui manigance… (Coluche)

      Ce n’est pas le cycle de vie qui fait problème, nous avons tous à nous améliorer.

      Non, c’est la manipulation et la désinformation que la machine à mensonges de l’industrie du fossile a fait avec le cycle des VE pour ne pas déranger le statu quo.

      La machine Koch, Heartland Institue, Murdoch et ses média menteurs, même AFP qui se targue de combattre la désinformation etc…qui alimentent cette industrie de marchands de doute pour répandre de la FUD (peur-incertitude-doute) sur les média contre les VE et les énergies renouvelables pour ne pas déranger la pompe à fric qui nous pollue et qui nous a entraîné dans ce trou toxique et qui nous rapproche dangereusement du dé-balancement climatique.

      Il faut avouer que la désinformation sur le cycle de vie du VE est très bien ficelée pcq même ceux qui font la promotion du VE et beaucoup d’écolos ont mordu à l’hameçon.

      On a pas besoin d’être musicien pour reconnaître les fausses notes.

      Je n’ai pas vu Découverte sur ce sujet, mais souvenons-nous que Radio Canada est un organe d’information dans un état pétrolier qui est le pire juste après la Chine en terme de pollution per capita et que RC nous matraque à la journée longue de publicité sur les bagnoles à pollution. RC ne déplaira pas aux pollueurs de peur de se voir couper leurs revenus de publicité (Tesla ne fait pas de publicité alors pour RC c’est une cible facile).

      Des documentaires comme le cycle de vie qui tamisent la lumières sur les montagnes de pollution de l’industrie du fossile/auto/mines et mettent les gros projecteurs sur les excréments de fourmis du VE, ça ne fait pas sérieux même de la bouche de Monsieur Charles.
      Je n’ai pas vu de rapports soi-disant scientifiques sur le cycle de vie des VE qui ne soient pas commandités par le Fossile/Mines/Auto, par exemple (CIRAIG > Total >Arcelor Mittal)

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 11 janvier 2021 08 h 52

    Décentralisation

    L'auteur conclue en souhaitant un véritable plan d'aménagement du territoire. Cela me fait penser à la suggestion de convoquer des États Généraux sur la démocratie terrritoriale, dans la quatrième partie du récent livre aux éditions Lambda: Décentralisons-nous! Pour une sortie de crise digne du Québec.

    C'et une bonne idée.

  • Réal Gingras - Inscrit 11 janvier 2021 08 h 59

    ...et l'ordinateur solo?

    Mais se soucie-t-on du réchauffement climatique et de toutes les émanations de GES qu’entraînent l’utilisation
    des ordinateurs, tablettes, smartphones et avec, bientôt, l’encadrement nuagique que permettra la 5G?
    Google à lui seul utilise 500 000 serveurs sur la planète. Un simple courriel envoyé génère 19 grammes de CO2. Le message que j’envoie ce matin dans ce forum en génère autant.

    Nous sommes soucieux de l’utilisation des voitures solo mais nous soucions-nous de tout ce qui entraîne la mobilité électronique, domotique interreliée au sans fil de plus en plus à haute vitesse?

    Que dire en plus du télétravail tous azimuts qui bien sûr contribue, depuis bientôt un an, à une augmentation des GES qu’on pourrait certainement qualifier d’exponentielle?

    Combien de temps l’humanité pourrait-t-elle survivre si, demain matin, nous tombions en panne électrique pour une seule semaine? Imaginez un mois?

    Les chercheurs évaluent qu’il y a environ 250 milliards de courriels qui sont envoyés quotidiennement.

    Chacun des gestes posés en ligne contribue, ne l’oublions pas, au réchauffement climatique tant décrié.
    Il faut sûrement relire la loi de Moore qui explique que « la puissance », « la capacité », « la vitesse », des ordinateurs doublent tous les 12 ou 18 mois. Il y a débat sur cette question.

    ..mais pourrait-on dire aussi que: " cela passe nécessairement par des scénarios qui feront de la voiture solo l’idée d’un autre siècle" ... mais aussi de l'ordinateur.

    Nous sommes tous responsables…même lorsque nous allons extraire le lithium dans les lacs salés d’Amérique du Sud.

    La voiture électrique non plus n’est pas une panacée. Que se passe-t-il avec les batteries après leur temps de vie utile?

    • Cyril Dionne - Abonné 11 janvier 2021 16 h 30

      Et qui dire de l'humain solo? Voici la seule source polluante. Le reste de la biodiversité est au diapason avec la nature.

    • Daniel Grant - Abonné 11 janvier 2021 17 h 12

      Monsieur Gingras de quel lithium parlez-vous? de celui qu’on utilise dans les médicaments, ou dans vos outils ou dans vos lampes de poche ou dans les batteries d’hôpitaux qui maintiennent le courant pendant des opérations critiques pour sauver des vies qui ne peuvent se permettent de perdre l’HQ ou dans les batteries d’aéroport pour maintenir les systèmes d’approche pendant le mauvais temps au cas d’une panne d’HQ ou dans les raffineries de pétroles qui ont besoin de lithium et de cobalt pour désulfurer leur poison et pour ne pas les empêcher de nous polluer par leurs torchères 24/7 et les rejets dans l’eau potable.

      Tesla prend son lithium de l’Australie (le plus grand producteur de lithium au monde).
      Je viens d’acheter 2 modules de batterie Tesla usagée 2016 avec 96% d’état de charge pour faire une conversion de tracteur polluant au diésel et qui fonctionne à l’électrique maintenant. Dépêchez-vous les gens se les arrachent sur le marché usagé pour faire des génératrices style PowerWall fait maison en attendant que les PowerWall Tesla arrivent dans notre région.
      La première batterie au Lithium inventée par celui qui gagné le prix Nobel de chimie l’an passé, fonctionne encore après 35 ans.

      En attendant le tapis, volant la voiture électrique est la meilleure solution technologique actuelle pour décrotter l’air des tuyaux d’échappement.

    • Cyril Dionne - Abonné 11 janvier 2021 21 h 50

      Cher M. Grant, est-ce que vous savez combien le lithium est un poison pour l'environnement? Non seulement lorsqu'il va à la décharge, mais aussi tout au long de sa production et de son utilisation.

      De plus, des produits chimiques toxiques sont nécessaires pour traiter le lithium. Le rejet de ces produits chimiques par lessivage, déversements ou émissions atmosphériques nuit aux communautés, aux écosystèmes et à la production alimentaire. En plus, l'extraction du lithium nuit inévitablement au sol et provoque également une contamination de l'air.

      Juste pour dire que le tracteur électrique pollue autant que le bon vieux diesel, même plus. Et le plus comique là-dedans, je ne sais si on doit en rire ou en pleurer, dans la plupart des endroits où on utilise des véhicules électriques, eh bien, c’est de l’électricité générée par des produits fossiles qui alimentent les piles des voitures.

    • Serge Lamarche - Abonné 12 janvier 2021 03 h 49

      M. Dionne, c'est m. Grant qui est dans le vrai. Les véhicules électriques polluent beaucoup moins que ceux à essence même en tenant compte de toutes les pollutions.

    • Daniel Grant - Abonné 12 janvier 2021 08 h 31

      M. Dionne,
      alors comment faire pour défausser ces méchants utilisateurs de lithium comme les fabricants de médicament, les hôpitaux et tout ceux qui utilisent du lithium, des terres rares dans les convertisseurs catalytiques de votre bagnole à pollution, du cobalt pour désulfurer le pétrole en quantité industrielles dans les raffineries de pétrole pour avoir le privilège de pourrir l’air qu’on respire 24/7
      et en plus,
      oh mon Dieu
      on leur fournit de l’électricité propre de l’HQ à bon marché pour nous polluer sans entrave
      et comme si ce n’était pas assez
      les raffineries on les subventionne à coup de milliards par année??
      Avec nos taxes!!!
      Est-ce que ça vous fait rire ou pleurer M.Dionne?

      Choisissons notre environnement, la puanteur du diésel ou le fraîcheur du trèfle.

      Avec mon tracteur électrique je peux maintenant sentir le trèfle quand je travaille dans les champs et la fraîcheur du bois dans la forêt, c’est pour ça que je voulais vivre en campagne.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 janvier 2021 17 h 07

      Ah! Le mythe des voitures électriques propres. Le lithium utilisé dans les médicaments est d'une quantité infime et n'est pas à l'état pure; c'est un amalgame de différentes substances. On pourrait faire le même parallèle avec les vitamines qui contiennent du zinc, du cuivre etc.; on n'en consomme pas par kilogramme, mais par milligrammes si ce n'est pas par picogrammes. Mais les piles au lithium pour les voitures, oui.

      « Ben » oui, les voitures qui carburent aux produits fossiles sont de loin moins coûteuses que celles électriques qui sont subventionnées par les pauvres qui ne peuvent pas s’en acheter. Il faudrait revenir sur terre un jour. Le cycle d'une voiture électrique est aussi polluant que celle conventionnelle. Il faudrait s'informer aussi.

    • Daniel Grant - Abonné 12 janvier 2021 22 h 13

      Ah! le cauchemar de ceux qui répandent la désinformation comme un épandeur de purin, et qui répètent bêtement la propagande des pétroleux.

      Soit que vous ayez mordu à l’hameçon naïvement ou acceptez d’y mordre pour vous dédouaner de votre bagnole à pollution.

      Monsieur Dionne, la quantité de lithium utilisée dans les batteries est comme un assaisonnement qu’on met sur une salade et se dissout à l'eau et peu importe la quantité ce n’est rien à comparer à la quantité industrielle qui se trouve dans les raffineries de pétrole et la quantité industriel de terres rares et cobalt pour dé-sulfurer le pétrole et les catalyseurs de votre bagnole qui pollue.

      De toute évidence vous n’avez aucune idée de la fabrication des batteries lithium, vous nous parachutez de la désinformation désuète et de seconde main qui vient des marchands de doute payé par l’industrie du fossile pour salir la réputation des VE.

      Vous êtes sur les pages du Devoir ici et vous devriez vous assurer du niveau d’ignorance de ceux qui vous lisent pour avoir une certaine crédibilité pcq ici on lit le Devoir pour nous aider à réfléchir, pas pour se faire enfumer comme vous avez l’habitude de faire et en plus sur petit ton péremptoire, personne n’est dupe ici de vos histoires abracadabrantes.

      Allez faire un essai routier de Tesla, ça va vous faire du bien et c’est bon pour le moral.