Le Québec, champion mondial de la brutalité

Il est beaucoup trop facile, pour le gouvernement Legault, de blâmer les citoyens et de multiplier les amendes, alors qu’il n’a pas déployé tous les efforts pour assurer l’efficacité de sa stratégie, estime l'auteur.
Photo: Graham Hugues La Presse canadienne Il est beaucoup trop facile, pour le gouvernement Legault, de blâmer les citoyens et de multiplier les amendes, alors qu’il n’a pas déployé tous les efforts pour assurer l’efficacité de sa stratégie, estime l'auteur.

Après plus de trois mois de confinement et d’isolement de la majorité de la population québécoise, et des restrictions qui n’ont cessé de s’ajouter, les cas de tests positifs à la COVID-19 se multiplient.

Devant l’échec de la stratégie gouvernementale, le premier ministre Legault n’a pourtant rien trouvé de mieux que d’annoncer, le mercredi 6 janvier, de nouvelles restrictions, y compris la fermeture de nombreux secteurs économiques et un couvre-feu assorti d’amendes dix fois plus élevées qu’en France. À la fin espérée de cette nouvelle phase, le 8 février 2021, cela fera donc plus de quatre mois que la majorité des Québécois n’auront pu rencontrer leur famille ou leurs amis, sous peine d’amende de 1000 $ ou plus par personne.

 

Or, cette brutalité étatique a peu d’équivalents dans le monde démocratique. Même le confinement notoire et très critiqué de Melbourne, plus sévère sous bien des aspects, n’aura pas duré aussi longtemps.

De telles contraintes, qui représentent des violations importantes des droits constitutionnels et économiques des Québécois, devraient s’appuyer sur une démonstration claire de leur nécessité et de leur efficacité. Pourtant, en répondant aux questions de journalistes quant à l’intérêt du couvre-feu, le directeur de la santé publique a reconnu qu’il ne disposait d’aucune justification scientifique pour défendre cette mesure, particulièrement en considérant la sévérité de celles déjà en place. Même absence d’explication claire de la part du premier ministre.

La justification principale de la nouvelle stratégie du Québec vient de l’augmentation du nombre de cas de COVID-19, qu’on explique par la multiplication de rencontres illicites en famille et entre amis durant les fêtes de Noël, après près de trois mois de confinement.

Cette explication tient difficilement la route, toutefois. En effet, cette augmentation du nombre de tests positifs et du nombre d’hospitalisations est constante depuis le 25 novembre et n’a pas connu d’accélération ces dernières semaines. Plus significatif : on n’observe aucune recrudescence du nombre de cas, ces dernières semaines, dans les pays où les rassemblements festifs, souvent encadrés, étaient permis, y compris la France, les Pays-Bas, la Suède et les États-Unis. Il est difficile de comprendre comment la situation pourrait être si différente au Québec, à moins de blâmer la stratégie québécoise de confinement brutal, qui aurait poussé les citoyens à avoir des rencontres clandestines beaucoup plus susceptibles de causer des contaminations.

Cela dit, il n’est pas surprenant qu’aucun changement de tendance n’ait été observé ces dernières semaines : la réduction du nombre de clients dans les commerces non essentiels, puis la fermeture de ceux-ci n’ont eu aucun effet sur la propagation de la maladie, malgré les coûts et les conséquences de cette mesure, car la contamination dans ces lieux est négligeable.

L’incohérence de la stratégie gouvernementale est visible à tous les niveaux : après avoir maintenu fermées, sans aucune justification sérieuse, les bibliothèques publiques depuis le1er octobre dernier, le premier ministre annonce soudainement leur réouverture. De plus, alors qu’on brime les droits les plus fondamentaux de la population québécoise, la machine est incapable de livrer des résultats de tests et de faire une recherche des contacts dans un délai raisonnable, et d’assurer la ventilation adéquate des écoles et des hôpitaux. Il est beaucoup trop facile, pour le gouvernement Legault, de blâmer les citoyens et de multiplier les amendes, alors qu’il n’a pas déployé tous les efforts pour assurer l’efficacité de son intervention.

Comme le rapportait Denis Lessard dans La Presse du 21 décembre dernier, dès le début de la pandémie, le gouvernement Legault a choisi la voie de l’improvisation, centralisant largement l’établissement des mesures au sein d’une garde rapprochée du premier ministre, qui n’a pas les expertises nécessaires pour évaluer la recherche scientifique et faire des arbitrages éclairés. La stratégie du gouvernement Legault, basée en grande partie sur les sondages d’opinion et le marketing politique, a favorisé la multiplication de slogans creux et de mesures d’apparat au détriment d’approches structurantes, telles que celles mentionnées plus haut, plus efficaces, mais moins visibles et, surtout, plus exigeantes pour le gouvernement. L’annonce de mercredi ne fait que confirmer cette stratégie qui rejette l’entière responsabilité sur le dos des citoyens et qui continue de créer des iniquités profondes, touchant disproportionnellement, comme c’est souvent le cas avec des mesures paramétriques, les plus fragiles de notre société, les grands oubliés du gouvernement actuel.

Le déploiement des vaccins, qui se déroulera sur plusieurs mois, ne doit pas servir de voile pour cacher la stratégie plus que discutable du gouvernement Legault. Il est grand temps qu’un réel débat émerge et que nous ayons une discussion rigoureuse sur les stratégies à adopter.

 

Ce texte est cosigné par :
Lucie Mandeville, professeure à la retraite, département de psychologie, Université de Sherbrooke et auteure;
Robert Béliveau, m.d.;
Arnaud Courti, Ph.D., professeur de sciences au collégial;
Pierre Hélie, professeur titulaire, Faculté de médecine vétérinaire, Université de Montréal;
Maxime Prévost, professeur titulaire, Département de français, Université d’Ottawa;
Josianne Roy, M.Sc. chimie, professeure au collégial



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115 commentaires
  • Dominique Boucher - Abonné 9 janvier 2021 03 h 00

    Tout à fait dʼaccord

    Je ne peux quʼacquiescer à votre lettre. Voir ma lettre publiée aujourdʼhui:
    https://www.ledevoir.com/opinion/lettres/592993/un-confinement-dangereux

    Je ne sais pas si ça va aboutir, mais suis en contact avec plusieurs personnes pour voir sʼil est possible de contester ce confinement à résidence de nuit devant les tribunaux.

    Quelquʼun a ecrit dans un commentaire (sur le site de Radio-Canada, si je me souviens bien) que le gouvernement Legault semblait «prendre goût à lʼautoritarisme». Je trouvais ça injuste. Je nʼen suis plus si sûr. Cʼest en tout cas un champion des solutions incohérentes, paresseuses, inhumaines et, comme vous dites, brutales.

    Jean-Marc Gélineau, Montréal

    • Nadia Alexan - Abonnée 9 janvier 2021 12 h 02

      Les mesures les plus difficiles que le gouvernement doit entreprendre seraient de mettre les fonds nécessaires pour améliorer nos services publics et les conditions de travail de nos infirmières, nos préposés et nos enseignants qui mettent leurs vies en danger pour sauver la nôtre.
      Il faudrait aussi nationaliser les maisons privées de repos à long terme où se trouvent les éclosions les plus alarmantes et les conditions de vie les plus inhumaines pour les résidents.
      Le gouvernement doit d'abord offrir des services adéquats pour aider les personnes les plus démunies et les plus vulnérables de la société, si l'on veut vraiment réduire le nombre de personnes contaminées par le virus.

    • Christian Roy - Abonné 9 janvier 2021 12 h 34

      @ M. Gélineau,

      Trop, c'est comme pas assez !

      L'utilisation d'hyperboles ("Cʼest en tout cas un champion des solutions incohérentes, paresseuses, inhumaines et, comme vous dites, brutales.") a pour vous quel but M. Gélineau ?

      À titre de lecteur, je ne reçois pas votre message comme un appel à la raison. Cela me semble donner moins de force à vos revendications.

      Il en est aussi de même pour le titre ronflant qui coiffe l'article: "champion mondial de la brutalité". À ce compte-là, on aurait pu ajouter "à travers l'Histoire de l'humanité".

    • Dominique Boucher - Abonné 9 janvier 2021 17 h 50

      Bonjour Monsieur Christian Roy,

      Ici, je dois faire un mea culpa. Je venais dʼenvoyer une lettre au Devoir sur le. confinement à résidence de nuit imposé par le gouvernement du Québec et jʼai eu — lʼindignation aidant — le doigt un peu beaucoup pas mal trop rapide sur la gachette. Dʼautant plus que je comprends à la lecture de certains commentaires quʼil y a quelques conspirationnistes parmi les rédacteurs de cette lettre. Jʼavais en tête seulement la nouvelle mesure de confinement de nuit. Évidemment, cette crise sanitaire, partie de Chine (qui ont par ailleurs menti sur lʼampleur du problème dès le début de la crise — avec arrestations de journalistes à la clé jusqu'à tout récemment), est un immense casse-tête pour tous les gouvernements du monde, incluant évidemment celui du Québec, qui fait ce quʼil peut dans les circonstances. Inutile de dire que je me suis évidemment toujours plié de bonne grâce aux mesures sanitaires en vigueur (lavage des mains, distance, port du masque, pas de rassemblements) parce que cʼest la chose intelligente à faire pour sortir au plus vite de cette crise.

      Mais je maintiens que le couvre-feu de nuit imposé par le gouvernement Legault, lorsque lʼon pèse le pour et le contre des conséquences sur la santé publique (résultats objectivement vérifiables quant à la réduction de la contamination communautaire versus les conséquences sur les libertés individuelles ET, surtout, sur la santé mentale de la population), est néfaste. Et je suis dʼavis quʼil doit être contesté, dʼabord dans lʼarène politique et, au besoin, devant les tribunaux. Cette lettre que jʼai commenté ici nʼétais manifestement pas le bon véhicule pour une contestation intelligente et argumentée de cette nouvelle mesure gouvernementale. De nouveau, mea culpa.

      Jean-Marc Gélineau, Montréal

    • Serge Pelletier - Abonné 10 janvier 2021 14 h 59

      Cette histoire de couvre-feu est d'un ridicule... Il ne sert en fait que de protection du derrière à Legault et clique: "on a fait tout ce que l'on pouvait"...
      Mais, comme d'habitude c'est encore des demie-mesures, du n'importe quoi et du n'importe comment.
      Exemple flagrant: Gatineau (anciennement avec ville principale Hull) est en période de couvre-feu... Mais Ottawa est "full ouvert"...
      Environ de 35% à 45% de la population de Gatineau travaille à Ottawa... Et couche à Gatineau...
      Comme il y a de multiples ponts... et que les ponts demeurent sans contraintes de vérifications... et quand plus "un petit papier où c'est inscit que tu travailles" te permet de te promener...
      Cela va être beau comme résultat.

    • Christian Roy - Abonné 10 janvier 2021 17 h 37

      @ M. Gélineau,

      J'apprécie votre mise au point.

      Effectivement, vous me faites réfléchir au bien-fondé du couvre-feu. Vous apportez un point de vue qui mérite d'être débattu publiquement. Merci.

  • Claude Lalonde - Inscrit 9 janvier 2021 07 h 03

    Titre ridicule

    "Champion mondial", rien de moins...! Si ce n'était de ce titre de texte ridicule, je n'aurai pas réagi car ce texte d'opinion en vaut bien d'autres dans le domaine du gérant d'estrades... Et oui, le gouvernement a choisi la voie de l'improvisation... comme tous les autres à travers le monde, la situation est inédite et exceptionnelle, non? Dans d'autres pays, Angleterre, Brésil, USA, on a choisit le déni c'est qui est bien pire. Je comprends donc que les signataires de cette lettre auraient fait mieux que le gouvernement Legault, c'est bien dommage pour nous. Gérer ses angoisses fait partie des défis de vivre avec la pandémie... J'espère qu'en publiant une lettre d'opinion collective, cela vous a permis de ventiler un peu vos frustrations... Franchement, tout cela n'est que bavardage et je m'y excuse presque d'y avoir participé.

    • Louise Collette - Abonnée 9 janvier 2021 08 h 34

      Je suis tout à fait de votre avis, facile à dire quand on n'est pas en position d'autorité et que nous n'avons pas à prendre de décisions.

    • Dominique Boucher - Abonné 9 janvier 2021 09 h 29

      Bon, jʼavoue que le titre... Mais tenir compte des effets délétères de certaines mesures — certaines prises sans justification sscientifiques/statistiques de lʼaveu même des responsables en place — fait aussi partie de travail du gouvernement. Si émettre des critiques sur les mesures mises en place par le gouvernement est maintenant considéré comme jouer au gérant dʼestrade... On fait quoi? On acquiesce silencieusement — on est obéissants et dociles, après tout, comme nous lʼa dit la vice-première ministre — à TOUS les édits de nos chers leaders bien-aimés?

      Jean-Marc Gélineau, Montréal

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 9 janvier 2021 11 h 25

      Qui plus est, des gérants d'estrade prétentieux!

    • Raynald Rouette - Abonné 9 janvier 2021 11 h 28


      Parfaitement d'accord avec vous! Heureusement que le ridicule ne tue pas...

      Lire la "Chronique baveuse" de Joseph Facal de ce matin, elle tombe à point. Nous sommes tombés bien bas moralement, dit-il en substance. L'art de remettre les pendules à l'heure...

    • Marc Pelletier - Abonné 10 janvier 2021 09 h 50

      Bravo pour la " chronique baseuse " de Joseph Facal !

      Les rencontres lors des fêtes, dans le sud ou au Québec, ont généré les résultats que l'on connaît !
      L'empathie déficiente pour le personnel de la santé etc.

      Tout celà nous mérite le traitement de faveur que nous donne le gouvernement, cad : va réfléchir dans ta chambre ! Nous agissons comme des enfants gâtés et nous avons mérité d'être traités comme tel !

    • Raynald Rouette - Abonné 10 janvier 2021 10 h 32

      Autre extrait du texte baveux d'hier de Joseph Facal et sa conclusion...

      "Nous sommes tellement gâtés, tellement nombrillistes que le rappel de ces évidences en fâche beaucoup.
      Daniel Johnson père disait: quand je me regarde, je me console, mais quand je me compare, je me console.
      Moi, quand je nous écoute brailler, je me désole, et quand je me compare, j'ai un peu honte".

      Il fut un temps où Le Devoir et le Journal de Montréal étaient complémentaires au Québec. À l'évidence ce n'est plus le cas. Si je souvient bien, n'est-ce pas Péladeau père qui a permis un jour au Devoir, grandement menacé, de disparition définitive, de survivre...?

    • Pierre St-Amant - Abonné 10 janvier 2021 10 h 42

      Bien d'accord M Lalonde. Un titre qui discrédite l'article et ses auteurs.

    • Françoise Crassard - Abonnée 10 janvier 2021 14 h 35

      En lisant ce texte, il parait évident qu'il sert d'exutoire à un sentiment de lassitude et de frustration. Je noterais par ailleurs qu'en ce moment on parle beaucoup de nos droits, en oubliant que nous avons, aussi, des obligations et qu'en cette période, exceptionnelle, que nous vivons, nous avons l'obligation de mettre de côté notre petit moi pour prendre un peu plus en consideration le bien collectif. En ce moment c'est de prendre tous les moyens que nous avons, même ceux, qui peut-être peuvent nous paraître futiles, afin d'éradiquer cette pandémie autant que faire se peut.

  • Louise Collette - Abonnée 9 janvier 2021 07 h 22

    Tellement

    Tellement facile de blâmer le gouvernement au lieu de s'en prendre aux citoyens délinquants, ils sont nombreux et on voit ce que ça donne.

    Je me décarcasse depuis le début pour faire tout ce qu'il faut pendant que d'autres font fi des règles sanitaires les plus élémentaires.
    Si vous pouvez faire mieux, allez-y, j'ai hâte de voir les magnifiques résultats...

    Et ne croyez pas que ma réflexion soit partisane, je ne leur avais pas donné mon vote en 2018.

  • Evelyne Desrosiers - Inscrite 9 janvier 2021 07 h 29

    Manque de rigueur

    Bonjour
    Ce texte est tendancieux et il contribue à la propagande anti-mesures sanitaires. Mme Mandeville en est d'ailleurs une adepte, fricotant avec les leaders du mouvement contestataire et dissident, lui-même proche de l'extrême-droite et des mouvements identitaires. Dernièrement, au retour de l'étranger et sans avoir fait sa quarantaine (et après avoir participé à une manifestation de groupes anti-masque), elle a même fait des visites câlins à des personnes âgées pour leur "distribuer de l'amour", sans masque, et en compagnie de monsieur Yvan Pion. Allez voir les vidéos de ce monsieur sur Facebook, ça vaut la peine. Il appelle Trump à l'aide, le supplie et déblatère sur des complots.

    Le texte dit qu'il n'y a pas eu de hausses des chiffres à la suite de rassemblements contrôlés dans certains pays. Or, c'est faux. Dans tous les pays occidentaux individualistes, on observe une hausse significative des cas et malheureusement des décès. C'est même dramatique aux Etats-Unis où l'on observe deux augmentations : une après Thanksgiving et l'autre après les 14 jours suivant Noël. Aux États-Unis le triage d'urgence est commencé. En Suede le roi s'est excusé de son choix de gestion de la pandémie et les chiffres montent en flèche.

    Les spécialistes impliqués dans la gestion de cette crise parlent de transmissions communautaires : ce texte les nies.

    Ce texte parle de décisions aléatoires selon les sondages, d'improvisation: tendancieusement il occulte le fait que le gouvernement est devant l'inconnu et qu'il doit constamment s'adapter au virus et aux comportements des Québécois. Les sondages sont importants: ils sont l'une des oreilles des élus gouvernant pour le peuple.

    Les incohérences mentionnées peuvent en être pour plusieurs. Toutefois elles résultent de compromis. Le compromis ne fait pas d'heureux et le consensus est, pour le moment, impossible. Ce dernier nécessite du temps; temps que nous n'avons pas. Le calcul d'évaluation des risques, la détermination des impacts ne

    • Alain DEer - Inscrit 9 janvier 2021 10 h 36

      C'est quoi le lien avec Mme Mandeville et M. Rousseau ?

    • Joël Tremblay - Abonné 9 janvier 2021 11 h 25

      Ce texte est un texte publié sous la chronique "opinion", donc pourquoi lui reprochez -vous cet aspect?

      Une opinion sera évidemment teintée par l'idéologie de la ou les personnes qui la véhiculent.

      Les gens n'ont plus le droit d'avoir une opinion?

      Aussi, la communication du gouvernement n'est pas "tendancieuse" elle?

      Elle ne vise pas à nous imposer des choses, un genre d'idéologie?

      SVP, un peu de cohérence.

    • Joël Tremblay - Abonné 9 janvier 2021 11 h 28

      aussi, j'oubliais, c'est toujours très chic de parler de manque de rigueur et de commencer son commentaire avec unne attaque Ad Hominem...

    • David Milot - Abonné 10 janvier 2021 11 h 24

      Le rapport est que Madame Mandeville est cosignataire du texte.

  • Jacques Pellerin - Abonné 9 janvier 2021 07 h 37

    Pauvres chous!

    En effet, notre système de santé est fragile et pourrait devoir bientôt abandonner des gens. Le gouvernement en est conscient, et essaie d'éviter ce point de rupture ....ce n'est pas parfait, et on n'a pas de recette, donc on joue conservateur.,pcq on ne pourra pas se rattrapper..

    Mais pour plusiurs d'entre nous, c'est la vie, que de gérer de tels arbitrages (j'imagine, à la lecture votre lettre, que ca n'est pas une contrainte dans le milieu de l'éducation supérieure)

    A cet effet, je me rappelle les profs de CEGEP et d'université, qui ont passé plusieurs années à me dire que dans la vie, il fallait toujours se réinventer, et que c'était Marveilleux. C'est pour vous l'occasion de mettre en valeur les commentaires de tous ces profs, et de vous réinventer!

    Quand au souci de brutalité et d'impacts pour les plus démunis, attendez d'etre au CHSLD pour le vivre (il n'y a jamais eu beaucoup d'intéret, des profs de CEGEP et d'Université, pour les CHSLD, d'autant que je me rappelle).

    Donc bienvenue dans la réalité