Lettres : Le pire c'est la crédulité

Mme Boileau

Le pire, ce n'est pas André Arthur, ni Jeff Fillion, ni la jeune mythomane du métro de Paris, ni même le scandale des commandites, puisque nous y sommes.

Le pire, c'est la crédulité des foules, qui n'attendent que des fakirs, prestidigitateurs et magiciens pour résoudre les problèmes à coups de simagrées. Les progrès des sciences et des techniques n'ont guère changé l'instinct primitif de meute, que des meneurs ont toujours exploité pour prendre le pouvoir et le garder.

Les peuples avertis sont rares, de même les progrès d'une authentique éducation, dont l'objet demeure toujours de développer le jugement critique et le discernement qui permettent de prendre les distances qui libèrent. Il y a du travail à faire.