Lettres : La morale de cette histoire...

Je crois qu'on fait fausse route en pointant du doigt le CRTC, qui, j'en suis sûr, n'est pas qu'un ramassis de technocrates et de bureaucrates. Ici, il est plutôt question de responsabilité morale. Le CRTC a été créé pour surveiller ce qui se dit sur les ondes radiophoniques au Canada. Il a tout simplement rempli le mandat que le gouvernement lui a confié.

Le problème se pose beaucoup plus en regard de toute la question de l'appréciation de ce qui est bien et de ce qui est mal (objet de la morale) lorsqu'on émet une idée ou une opinion, que ce soit à la radio ou ailleurs. En effet, dans une société individualiste et égoïste où le «chacun pour soi» règne en maître, l'intérêt du plus faible est rarement pris en compte avant que soit posé un geste public. En laissant des animateurs user de propos jugés répréhensibles et trop souvent répétés, les dirigeants de la station CHOI-FM se sont rendus coupables tout autant que ceux qui prirent le micro.

Je crois que la véritable liberté d'expression réside d'abord dans le fait de choisir de faire le bien, et ce, dans le respect le plus complet des autres autour de nous. Quand on ne peut s'empêcher d'attaquer la réputation d'autrui en le méprisant, cela ne fait que prouver au fond qu'on n'est pas... libre, mais esclave de ses penchants mauvais.

Demain, il y aura une autre radio numéro 1 à Québec. Espérons que ceux qui s'y exprimeront seront vraiment libres!