Prendre congé de la gauche identitaire

«Il ne s’agit pas de nier la diversité sociale ni de l’ignorer; il s’agit plutôt de constater qu’il est impossible de formuler un projet politique à partir de cette célébration des différences en ce que celles-ci tendent à ériger des cloisons et non des ponts entre nous», écrit l'auteur.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne «Il ne s’agit pas de nier la diversité sociale ni de l’ignorer; il s’agit plutôt de constater qu’il est impossible de formuler un projet politique à partir de cette célébration des différences en ce que celles-ci tendent à ériger des cloisons et non des ponts entre nous», écrit l'auteur.

Ils sont identitaires ! Tel est le qualificatif employé pour désigner ceux qui, le plus souvent à la droite du spectre politique, se réclament de l’histoire longue du Québec et veulent que celui-ci poursuive sa route sans rougir de son passé. Or, un des obstacles à l’atteinte de l’objectif de faire société au Québec est cette tendance à sectionner la société en de multiples fragments. L’identité nationale, que plusieurs jugent dépassée, invite pourtant au rassemblement, tandis que la politique des identités oblige à se concentrer sur ce qui nous divise.

Précisons d’abord ce qu’on entend par ce terme de gauche identitaire, moins connu du grand public au Québec, dont font partie les wokes (les éveillés). On entend par là une mouvance de la gauche qui tourne le dos au « nous » démocratique, se concentre sur l’expression de soi des individus, fétichise ce qui différencie les citoyens les uns des autres, privilégie l’hystérie morale en lieu et place de l’argumentation raisonnée. La politique démocratique repose toutefois sur la citoyenneté et non sur les caractéristiques individuelles, qui doivent être dépassées et non sanctifiées, car nous devons nous rassembler sous un parapluie commun malgré nos différences.

L’extraordinaire force de la gauche est d’avoir concouru à la réalisation d’une certaine unité des communautés politiques dans le monde moderne, alors que, en des temps plus reculés, les populations étaient divisées en des schémas historiques classificatoires et en trois ordres qui ne se reconnaissaient pas un statut politique commun. En France, lors de la Révolution, les privilèges féodaux ont été abolis dans la nuit du 4 août 1789 : il devait exister dorénavant une telle chose qu’une nation, des citoyens vivant sous une loi commune, cependant que le tiers état, soit l’immense majorité de la population, était jusque-là étouffé par la noblesse et par le clergé.

On ne saurait guère se réjouir au Québec de cette nouveauté sociale, qui nous vient des États-Unis, selon laquelle on s’identifie avant tout à la couleur de sa peau, son continent d’origine, son orientation sexuelle et toutes les caractéristiques qui précèdent l’appartenance nationale. Il ne s’agit pas de nier la diversité sociale ni de l’ignorer ; il s’agit plutôt de constater qu’il est impossible de formuler un projet politique à partir de cette célébration des différences en ce que celles-ci tendent à ériger des cloisons et non des ponts entre nous. Le vivre-ensemble n’est-il pas en passe de se transformer en une sorte de vivre séparé ? Le risque est grand de se replier sur sa nature et de ne tenir compte que de ses propres opinions : le prix à payer serait celui de ne plus pouvoir donner une direction claire à notre démocratie.

Une identité partagée

La gauche identitaire prend en grippe ce qu’elle nomme elle-même les « identitaires », à savoir ceux qui, plus nombreux que l’on pense, se réclament de la nation au Québec plutôt que des identités multiples. Se réclamer ici de la nation, c’est vouloir fouler le chemin de la permanence que nos prédécesseurs ont commencé d’aménager et dont l’œuvre est à poursuivre. L’histoire est cette arme pacifique permettant au Québec de s’expliquer à lui-même et de trouver les raisons de poursuivre son aventure sur un continent où sa présence ne va pas de soi. La nation est un canal de communication par lequel les vivants peuvent échanger avec ceux qui nous ont quittés, en tenant compte de ceux qui vont naître. L’identité que la nation a engendrée au fil du temps permet le dépassement des différences quand celle-là est aussi arrimée à un esprit civique. Pour tout dire, une identité partagée empêche de faire bande à part, de disloquer le lien social et de rompre la conversation démocratique.

Au XVIIIe siècle, Jean-Jacques Rousseau écrivait dans Du contrat social : « Il est impossible de vivre en paix avec des gens qu’on croit damnés. » Être woke, c’est se croire en éveil pendant que les autres sommeillent, et cela implique d’avoir reçu une révélation pendant que la masse serait en proie à l’aliénation. Il est impossible, en effet, de vivre en société avec des gens qu’on pense atteints d’apnée du sommeil. Au risque de répéter ce qui était encore hier une banalité, nous devons nous reconnaître comme des interlocuteurs légitimes en dépit de nos désaccords inévitables. Il ne saurait y avoir de vérité céleste dans cette arène éminemment profane qu’est le domaine politique.

71 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 9 décembre 2020 04 h 36

    Favoriser la citoyenneté et le civisme est salutaire.

    Vous avez tout à fait raison, monsieur Alexandre Poulin. Les identitaires ne sont pas les nationalistes qui veulent le bienêtre de tout le monde. Les identitaires sont les communautaristes qui veulent diviser les citoyens en silos séparés, selon leurs origines culturelles ou religieux.
    Ces divisions favorisent la globalisation mercantile contre une cohésion citoyenne qui peut revendiquer des droits collectifs. Soyons lucides, il ne faut pas tomber dans le piège de «diviser pour régner»!

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 13 h 23

      "Les identitaires ne sont pas les nationalistes .." - Nadia Alexan

      Comme énormité, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est dur à battre.

      "Les identitaires sont les communautaristes qui veulent diviser les citoyens en silos séparés, selon leurs origines culturelles ou religieux.." - Nadia Alexan

      Il ne faut pas craindre le ridicule, quand on sait que c'est la loi 21 qui bloque l'emploi et exclue certains du système public sous critères religieux.

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 9 décembre 2020 18 h 48

      À M.Montmarquette,

      Vous déchirez votre chemise, sans plus, avez vous des arguments, quelque chose à dire de plus concis peut-être?
      Car comme Mme.Alexan je ne vois rien de nationaliste non plus chez les identitaires..encore moin chez QS.

      La loi 21 n'exclue personne, elle exclut les signes religieux, nuance...

      Et de la gauche qui déchire sa chemise pour défendre des intérets misogynes et homophobes, je n'appelle plus ça de la gauche mais de la droite déguisée..
      Diviser pour mieux régner...chez Qs c'est plutôt diviser et ne pas régner ...triste cette division gratuite.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 21 h 28

      Comme si ne pas vouloir être discriminé en fonction de son identité faisait de toi un "identitaire". C'est vraiment le monde à l'envers. Ainsi, toutes les différences qui vous heurtent devraient s'effacer au nom de "l'identité" commune. Et ceux qui disent "hey ! je peux aussi avoir une identité propre tout en participant à un projet collectif" sont traités de "communautaristes" qui "divisent"... - N'importe quoi.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 21 h 31

      " la gauche qui déchire sa chemise pour défendre des intérets misogynes.." - DP

      Vous irez dire ça à Françoise David qui milite pour le droit des femmes depuis des décénnies.

      Ce n'est pas en excluant des femmes du marché du travail qu'on contribue à les libérer.

    • Daphnee Geoffrion - Abonnée 10 décembre 2020 08 h 22

      À M. Montmarquette,
      Je n'aurais aucune gêne à questionner Françoise David sur la dérive de son parti.
      Ce n'est pas la première fois que ca arrive, un parti qui perd ses répères avec le départ du fondateur.
      Et malheureusement une bonne réputation prend des années à bâtir et avec une mauvaise décision on peut en perdre une bonne partie, c'est ce qui arrive avec Francoise David et Amir Khadir, tourner le dos à la loi 21 enlève beaucoup de crédibilité à leur parcour malheureusement.
      C'est un paradoxe incompréhensible d'être à gauche et pro religion, être à gauche et préférer défendre la religion versus la liberté de conscience des enfants, au Québec en 2020.
      Incroyable, si Qs n'est pas interessé à saisir cette occasion unique d'éloigner religion et pouvoir et bien laissez les québécois être un leader en la matière, le monde nous regarde et j'espère bien que nous l'influencerons..

  • Pierre Deschênes - Abonné 9 décembre 2020 06 h 51

    Un texte fort et bienvenu

    On aurait tendance à associer le discours différencié de ladite « gauche identitaire » au concept de bien-pensance, alors qu'il donne froid dans le dos de penser à l'existence même de schémas dirigés de pensée. Un texte fort et bienvenu que le vôtre, qui ramène de bon droit des perspectives nécessaires et l’argumentaire raisonné

  • Claude Bariteau - Abonné 9 décembre 2020 07 h 37

    La seule façon de prendre congé des identitaires qui ne sont pas nécessairement à gauche, car il y en a au centre et à droite, consiste à se définir en futurs citoyens et futures citoyennes du Québec.

    Faire ça implique de se doter d'une citoyenneté québécoise, d'un système politique et d'un vivre-ensemble, l'un et l'autre définis par le peuple québécois après des débats constructifs. Ça implique aussi d'affirmer une façon québécoise de développer une économie québécoise qui s'affirme dans un monde actuellement en changement.

    La citoyenneté comme les décisions collectives ne sont pas des symboles désincarnés. Les deux bécessitent un ancrage et celui-ci demeure la création d'un État indépendant.

    • Claude Bernard - Abonné 9 décembre 2020 16 h 13

      M Bariteau
      Ce que cachent les «identitaires», c'est l'idée qu'il y a deux catégories de Québécois: les «vrais» (généralement appelés «de souche», mais pas exclusivement), et les «faux» ou «pas tout à fait québécois», car il leur manque racine et langue (peut-être aussi la laïcité).
      Or donc, comme l'écrivait Jean Giraudoux, un pays ne peut survivre accroché à un passé qui ne passe pas et s'il n'a pas l'âge de son époque.
      Avoir l'âge de son époque, n'est-ce pas accepter la diversité des races et des coutumes dans la cité?
      Si ceci est fondé, ne faudrait-il pas mieux éviter le vocable «de souche»?

    • Claude Bariteau - Abonné 9 décembre 2020 17 h 20

      Les Premières Nations, les « de souches », les descendants des Britanniques, les nouveaux arrivants et j'en passe, sont des catégorisations qui ont pour assises un passé autochtone sur le territoire du Québec auquel se sont ajoutés des gens de l'immigration française qui sont demeurés sur place après la conquête territoriale britannique reconnue en 1763, des gens venus du Royaume-Uni et des Loyalistes en provenance des États-Unis, des gens de l'immigration après la Première Guerre mondiale, d’autres après la Deuxième Guerre mondiale et, après 1990 des gens de l'immigration sélectionnés selon divers critères canadiens et québécois.

      Le problème qui se pose au Québec découle du fait qu'il s'agit d'une province d'un pays, le Canada, hier du Royaume-Uni, pays qui sous le PM Trudeau-père, a modifié le mythe de 1867, car c'en fut un, et en a créé en 1982 un nouveau donnant assise aux droits individuels de gens associés à des communautés, reconnaissant comme seules nations les Premières Nations et définissant l'ensemble politique en un État post-national tels les empires d'antan après les traités de Westphalie de 1648.

      Les fièvres identitaires au Québec s'expriment sur cette base de 1982 avec plus de vigueur après 1995 à la suite de la poussée adéquiste et péquiste pour définir le Québec hors du créneau de la citoyenneté alors que le Canada, avec la collaboration du PLQ, chercha à irradier au Québec sa conception d'un État post-national regroupant des communautés et dont les provinces sont devenues des gestionnaires régionaux de cet ensemble.

      Le modèle post-national canadien de 1982 valorise la diversité des coutumes et gère politiquement leurs expressions en reconnaissant, sauf exception, les choix individuels prioritaires sur les choix collectifs. Le Québec, comme province, peut chercher des aménagements, mais ne dispose pas d'un État indépendant, ni une Cour suprême pour affirmer après débats la cadre du vivre-ensemble qu'il préconise.

    • Marc Therrien - Abonné 9 décembre 2020 18 h 39

      Il y a donc cette difficulté d'unir en un "nous" commun ceux d’ici dont l’histoire continue et ceux d’ailleurs dont l’histoire commence.

      Marc Therrien

  • Cyril Dionne - Abonné 9 décembre 2020 07 h 37

    L’antiraciste est celui qui voit du racisme partout sauf celui qui est ancré au plus profond de son être

    Bravo au texte de M. Poulin. Il appelle un chat, un chat. Rare en ces temps ténébreux et obscurantistes.

    « Woke » ou « awoke » nous parvient d’un syllogisme américain qui a la même signification que le terme des adeptes du renouveau charismatique ou « born again ». Les gens qui se prétendent de cette idéologie sont ceux qui se disent éclairés et en plus, ils sont les élus autoproclamés de la bonne nouvelle. En fait, tout comme les « p’tits » programmes à la télévision comme TLMEP et la Joute qui profitent de la misère des autres pour s'enrichir.

    Ceci dit, si on ne sait pas qui nous sommes, d’où nous venons, comment savoir où nous nous en allons? L’identité nationale a pour but de rassembler les gens et non pas de les réduire à leur plus simple expression basée sur des critères génétiques qui sont indépendants de l’individu comme la race, la couleur, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques. Personne n’est gagnant lorsqu’on s’efforce à réduire l’équation d’un individu à sa couleur d’épiderme pour les camper dans une soi-disant ségrégation volontaire.

    Mais dans tout cela, c’est le culte de l’hyper-individualisme qui est célébré, tambours et trompettes compris. La collectivité, cette notion sociale indispensable à une société qui traite tous les gens de façon équitable est occultée pour faire place à des revendications personnalisées empreintes d’homophobie, de misogynie et de haine envers l’autre. C’est la tyrannie de l’avant Grande Charte qui nous revient par la porte de derrière.

    Nous en sommes toujours au Yin-Yang d’évolution contradictoire où le nationalisme tend à établir l’unité et la communion sociétale pendant que l’autre amplifie les items qui nous divisent dans une soupe multiculturaliste sans goût et sans nom. Rien de plus normal que d’avoir des gens qui partagent les même affinités et les mêmes valeurs dans un territoire déterminé sans pour autant vouloir du mal à leurs voisins. C’est le principe même du concept de famille.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 9 décembre 2020 10 h 08

      Maudit que j'aime ça parfois être d'accord avec vous M. Dionne... Disons que ça me réconcilie!

  • André Joyal - Inscrit 9 décembre 2020 08 h 18

    «...ce qu’on entend par ce terme de gauche identitaire, moins connu du grand public au Québec, dont font partie les wokes (les éveillés).»...

    Ouf! J'ai eu peur. Même si, depuis une quinzaine d'années, je ne m'identifie plus comme étant de gauche, j'ai crains en lisant le titre de ce texte que cet auteur m'en fasse porter le chapeau. Car je défendrai notre identité jusqu'à mon dernier souffre. Le chapeau convient-il mieux à QS? Ce que je sache tout ce qui est identitaire suscite de l'urticaire aux militants QS. Ce devient mêlant...

    Le recteur Frémont de l'UO ne m'apparait pas comme un homme de gauche, idem pour la haute direction de Concordia. Mais, à la lecture de ce texte, je comprends que ces deux institutions - auxquelles d'aucuns ajouteraient l'UQAM -, plient sous l'influence de cette gauche ici décrite. Affaire à suivre de près.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 9 décembre 2020 09 h 47

      « jusqu'à mon dernier souffre »

      Ça risque d'être à la fois souffrant et sulfureux !

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 11 h 17

      @ André Joyal,

      "Ce que je sache tout ce qui est identitaire suscite de l'urticaire aux militants QS." - AJ

      Comme la plupart des solidaire que je connais, je n'ai AUCUN problème avec l'identité québécoise, bien au contraire.

      Mais ça passe par des choses comme le soutien aux artistes et à la culture et non par le mépris de la culture des autres . Alors qu'on sait combien les "partis identitaires" comme le PQ et la CAQ ont abandonné les artistes à leurs misères. Et que le soutien économique à la culture québécoise est famélique.

      Ici encore, on assiste à une belle diversion qui se concentre sur la désignation de faux problèmes et de faux "ennemis" pour lesquels on se pose en héros et qui ne coutent rien au gouvernement pour éviter de régler les vrais, comme de financer, soutenir et promouvoir la culture québécoise adéquatement.

    • Dominique Boucher - Abonné 9 décembre 2020 11 h 22

      Faut être spécifique. Quand quelquʼun dit «je suis de gauche» ou «je suis de droite», il faudrait lui demander: de gauche (ou de droite) sur quel axe? Économique? Moral? Écologique? Identitaire? (Il y en a probablement dʼautres.) Vous pouvez très bien être néolibéral en matières économiques, «ouvert» à toute les formes de sexualités possibles, très nationaliste et animaliste. Ou à la fois en faveur dʼune économie très planifiée, puritain en matière de sexe, sans-frontièriste et grand amateur de chasse et de viande. «And everything in between» comme on disait dans M*A*S*H... Gauche, droite, ça ne devrait pas être des «packages» à prendre ou à laisser en bloc...

      Jean-Marc Gélineau, Montréal

    • Cyril Dionne - Abonné 9 décembre 2020 17 h 02

      « L’identité nationale, que plusieurs jugent dépassée, invite pourtant au rassemblement, tandis que la politique des identités oblige à se concentrer sur ce qui nous divise. »

      Cette phrase de M. Poulin dit tout M. Joyal. Les autres, les « Wokes », c’est Québec solidaire tout craché, vous savez, la politique de l’apartheid multiculturaliste. Ils se disent féministe et pro diversités sexuelles, et pourtant, supporte des groupes religieux qui sont misogynes et homophobes. Ils ont même essayé d’instrumentaliser l’Holocauste pour satisfaire leur besoin pour combattre la loi 21. Quelle honte. Comme le disait si bien Evelyne Abitol, une juive de Montréal : « Comment peut-on oser comparer une loi basée sur le sang et l’honneur (les lois de Nuremberg) et faire valoir que la loi 21 sur la laïcité est discriminatoire, qu’elle vise à exclure alors qu’elle évoque tout le contraire? » Elle ajoutait : « La religion a sa place dans un espace personnel, spirituel et individuel. Elle n’a pas sa place dans la collectivité qui doit se reconnaître, entre autres, dans un espace éducationnel neutre. »

      La gauche qui représentait les travailleurs et les moins nantis de la société n’existe pas dans ce mouvement à la Québec solidaire. En fait la gauche de Victor Hugo, de René Lévesque n’existe plus aujourd’hui dans cette culture du bannissement. Ce sont des « bobos » qui du haut de leur condo à plusieurs millions, font la morale aux autres. Ils prêchent la simplicité aux pauvres qui la font involontairement alors qu'eux, se payent des voitures électriques subventionnées par la classe moyenne.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 18 h 45

      "La gauche qui représentait les travailleurs et les moins nantis de la société n’existe pas dans ce mouvement à la Québec solidaire.." - Cyril Dionne

      Comme n'importe quoi et affirmations gratuites, c'est difficile à battre.

      Sortez un peu de votre cocon et googlez "QS Québec solidaire travailleurs logement pauvreté".

      Ça va vous ouvrir les ornières.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 18 h 52

      "Québec solidaire tout craché, vous savez, la politique de l’apartheid multiculturaliste. Ils se disent féministe et pro diversités sexuelles, et pourtant, supporte des groupes religieux.." - Cyril Dionne

      Québec solidaire ne supporte aucun groupe religieux.

      Il défend la liberté d'expression quelque soit la religion ou l'incroyance des citoyens.

      - Manquez-vous à ce point d'arguments pour en inventer ?

      D'ailleurs, seul Québec solidaire veut mettre fin au financement public des écoles confessionnelle et abolir les exemptions de taxes et d'impôts aux organismes religieux.

    • Jean Richard - Abonné 9 décembre 2020 19 h 22

      @Christian Montmarquette – Vous avez touché juste : la culture québécoise est davantage menacée par le non soutien des élus politiques, et non par la présence des cultures dites étrangères.

      Un bel exemple : la télé. La télé québécoise, Télé-Québec (jadis Radio-Québec) avait à l'origine une mission éducative et culturelle. Qu'en reste-t-il ? Pourquoi cette télé d'état occupe-t-elle la majorité de son temps d'antenne à des reprises ? Se pourrait-il que la réponse à cette question ait quelque chose à voir avec la maigreur des ressources ?

    • Cyril Dionne - Abonné 9 décembre 2020 19 h 39

      @ Montmarquette de Québec solidaire

      « Québec solidaire ne supporte aucun groupe religieux. Il défend la liberté d'expression quelque soit la religion ou l'incroyance des citoyens. »

      Vous irez dire cela Evelyne Abitol. Vous n’aimerez pas sa réponse.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 décembre 2020 19 h 47

      @ Jean Richard

      Un bel exemple : la télé. La télé québécoise, Radio-Pravda (jadis Radio-Canada) avait à l'origine une mission éducative et culturelle pour les deux solitudes. Moi je dis trois avec les autochtones. Qu'en reste-t-il? C’est la culture du bannissement « wokienne » subventionnée par les contribuables qui n’ont rien à cirer de cette entité multiculturaliste médiatique au Québec. Il faut sortir du 514 et dépasser le métro de Montréal de temps en temps pour comprendre le Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 19 h 53

      @Jean Richard,

      "Vous avez touché juste : la culture québécoise est davantage menacée par le non soutien des élus politiques, et non par la présence des cultures dites étrangères." - Jean Richard

      Merci M. Richard.

      Malheureusement, nous sommes sans doute bien peu à le penser sur cette tribune bondés de nationalistes qui semblent se foutre autant du soutien à notre culture et aux artistes qu'aux 800,000 citoyens de notre "nation" (préfixe de nationalisme) qui vivent dans la pauvreté.

      Un nationalisme replié et poussiéreux et dépassé, de chicanes de signes religieux, de drapeaux et de ceintures fléchées tant qu'à moi.

      D'ailleurs, l'apport des cultures étrangères est un enrichissement et non une menace pour la culture d'accueil et contribue à en faire une culture vivante à l'abris de sa folklorisation.

    • Christian Roy - Abonné 9 décembre 2020 22 h 29

      @ M. Montmarquette,

      Tellement bien écrit: "Ici encore, on assiste à une belle diversion qui se concentre sur la désignation de faux problèmes et de faux "ennemis" pour lesquels on se pose en héros (...)"

      Cela s'applique fort bien à l'article de M. Poulin.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 23 h 45

      "Un bel exemple : la télé. La télé québécoise, Radio-Pravda..." - Cyril Dionne

      Il n'était pas néncessaire de nous le dire.

      Ça parait que vous avez encore le piton accorché sur le Canal 10.

      Un nouveau Réal Giguère avec ça pour former les esprits ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 décembre 2020 23 h 54

      "Vous irez dire cela Evelyne Abitol.." - Cyril Dionne

      Je suis littéralement assomé par la puissance de votre argumentaire.