Le climat ignore la vertu

«Qu’une ambulance transporte un blessé grave à l’hôpital ou qu’un chauffard prenne la fuite après un accident, chaque litre d’essence qui sera brûlé aura le même effet sur le climat», constate l'auteur.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir «Qu’une ambulance transporte un blessé grave à l’hôpital ou qu’un chauffard prenne la fuite après un accident, chaque litre d’essence qui sera brûlé aura le même effet sur le climat», constate l'auteur.

Depuis que le gouvernement du Québec a rendu public son Plan pour une économie verte 2030, les critiques se font nombreuses. J’aimerais attirer l’attention sur celles qui portent sur la proportion des réductions d’émissions qui sont attendues au Québec, par rapport à celles qui seraient faites à l’extérieur, principalement en Californie.

On déplore que les effets des mesures proposées dans le plan ne représentent qu’un peu moins de la moitié des réductions à faire pour atteindre l’objectif 2030. Contrairement à ce qu’en pensent plusieurs, cela est loin d’être un problème. Malheureusement, par sa comptabilité incomplète des réductions d’émissions de gaz à effet de serre (GES), le gouvernement contribue en partie à ce malentendu.

Le Québec émet bon an mal an environ 80 millions de tonnes de GES en équivalent CO2. Pour atteindre l’objectif 2030, il ne faudra pas dépasser les 54 millions de tonnes. Les principaux émetteurs de GES québécois (représentant de 80 à 85 % des émissions) sont assujettis à un système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions, qui se fait malencontreusement appeler « marché du carbone » ou, pire encore, « bourse du carbone ». Grosso modo, ce système implique que, pour émettre légalement une tonne de GES, il faut se procurer un permis. En 2030, le gouvernement du Québec prévoit de rendre disponibles 44 millions de permis. Avec environ 10 millions de tonnes non réglementées, on arrive à l’objectif de 54 millions.

80 millions
C’est le nombre de tonnes de gaz à effet de serre que le Québec émet bon an mal an.

Où est le problème alors ? Selon certains, il vient du fait que le secteur réglementé au Québec peut se procurer des permis délivrés par la Californie (et vice versa). Donc, on pourra dépasser la limite des 44 millions de permis en achetant au net des permis californiens. C’est ici qu’il faut bien voir que pour chaque tonne additionnelle achetée au Québec, il y aura une tonne de moins en Californie. C’est un pour un. Au total des deux territoires, pas de différence, comme si le Québec avait émis 44 millions de tonnes.

L’effet d’un kilo de GES sur le climat est le même, peu importe les circonstances de sa génération. Qu’une ambulance transporte un blessé grave à l’hôpital ou qu’un chauffard prenne la fuite après un accident, chaque litre d’essence qui sera brûlé aura le même effet sur le climat. Qu’une tonne de GES soit émise au Québec plutôt qu’en Californie, ça ne fait aucune différence pour la planète.

Si ça ne fait pas de différence, pourquoi le gouvernement du Québec achète-t-il des permis à la Californie ? D’une part, il est important de souligner que le gouvernement du Québec n’achète rien. Ce sont les entreprises réglementées qui achètent les permis supplémentaires. D’autre part, ces achats de permis se font uniquement si les entreprises jugent que cela leur permet de diminuer leurs coûts pour atteindre l’objectif de 44 millions de tonnes. Chaque émetteur juge selon sa propre situation s’il est plus avantageux de réduire davantage ses émissions ou d’acheter plus de permis.

Le gouvernement contribue en partie à la mauvaise perception de cette façon de diminuer les coûts pour atteindre notre objectif, car il n’inclut pas les achats nets de permis à la Californie dans ses calculs de réduction. Les 9 % de réduction en 2017 mentionnés dans le plan ignorent ces achats et sous-estiment ainsi les véritables efforts des émetteurs québécois.

On peut se sentir moins vertueux d’avoir payé la Californie pour faire certaines de nos réductions d’émissions plutôt que de les avoir faites nous-mêmes. Mais ça, la planète s’en moque.

15 commentaires
  • François Beaulé - Inscrit 23 novembre 2020 07 h 58

    Quels sont les engagements du Québec et de la Californie ?

    « En 2030, le gouvernement du Québec prévoit de rendre disponibles 44 millions de permis ». « prévoit » ? Est-ce un engagement ou est-ce que le gouvernement peut changer cette cible quand bon lui semble ? La Californie s'engage-t-elle à réduire ses droits d'émissions du même pourcentage que le Québec ? Sinon, la disponibilité d'un plus grand nombre de crédits californiens pourrait être lucratif pour la Californie au détriment du Québec.

    Ne faut-il donc pas que les engagements de réduction des permis d'émissions soient clairement établis et mutuels entre la Californie, le Québec et d'autres États qui pourraient se joindre au marché des permis d'émissions ?

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 23 novembre 2020 08 h 46

    La bourse du carbone? Une fumisterie!

    Oui, il s'agit bien d'une "bourse" et j'ajoute que c'est une fumisterie. Pourquoi?

    À cause d'une part ce que dans le langage feutré "globish" des agences onusiennes l'on appelle des "loop holes". Prenons-en quelques exemples, la destruction d'écosystèmes et les déplacements forcés de populations autochtones y vivant pour y planter des rangées d'Eucalypsus à croissance rapide afin d'obtenir des crédits de carbone pour les mettre en vente sur le "marché " en est une illustration criante, non seulement ces plantations détruisent des habitats plus diversifiés, mais aussi, elles sont d'une fragilité telle que des incendies répétés auront tôt fait de rendre au carbone sa forme gazeuse de dioxyde. La Russie pour ne nommer qu'un seul État a profité du recul de son industrialisation postsoviétique pour y trouver matière à cumuler des crédits de carbone. Autrement dit, il est bien facile de se doter de crédits 'ex nihilo" ouvrant la porte à toutes les mafias et à toutes les combines. Ainsi, le déplacement d'activités polluantes sous d'autres cieux plus permissifs a permis à des entreprises de réclamer des crédits carbone... et la liste pourrait s'allonger. Car ces crédits demeurent des fictions avec lesquelles l'on peut tricher allègrement, sans parler d'une spéculation ne changeant finalement rien à l'augmentation des taux d'émission depuis que ce "marché" existe. Si vous désirez prendre des vessies pour des lanternes, vous allez être servis par cette "bourse".

    Enfin, il faut être soit un idiot ou un économiste pour croire à "la main invisible du marché", démontrant encore une fois que l'économie est à l'écologie, ce que l'astrologie est à l'astronomie. Soit une arnaque!

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 novembre 2020 13 h 45

      Vous y allez un peu dur M. Cotnoir, mais vous n'avez pas tord. Ce système de bourse crédit sur papier, pour reprendre le titre de l'auteur, "ignore la vertu" lui aussi. La place pour la fraude et/ou pour des résultats qui ne sont effectif est énorme. Alors que la contrpartie des émissions permises elles sont bien concrètes. Sinon plus importante que celles déclarées.

      Exemple des dérives qui en découlent,
      http://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/2019-10
      http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/

      On peut ajouter que la plantation d'arbre a le dos large en terme de captation de CO2. Les arbres captent et rendent le carbone dans un cycle d'une centaine année + ou -. Tout terrain vacant (non utilisé) se reboise naturellement. Sauf si la région ou les conditions n'y sont pas propices.

  • Robert Mainville - Abonné 23 novembre 2020 09 h 29

    Le climat ignore la vertu ?

    Malheureusement, les économistes aussi.
    https://www.psychologytoday.com/us/blog/give-and-take/201310/does-studying-economics-breed-greed

  • Cyril Dionne - Abonné 23 novembre 2020 09 h 32

    Imposer la simplicité volontaire aux pauvres qui la font de façon involontaire est la vertu des faibles

    Primo, si on pense au Québec qu’on va réduire notre empreinte écologique de 33% tout en augmentant la population via l’immigration, eh bien, c’est seulement un mirage.

    Secundo, pensez réduire notre économie d’un tel pourcentage qui affectera tous les secteurs clés, oui ceux qui créés une croissance économique qui nous procure un certain niveau de vie et des emplois bien rémunérés, eh bien, ne pensez-y pas. Les gens aiment bien se dire qu’ils sont écologiques, mais essayez de leur enlever leur téléphone intelligent de leurs mains, c’est comme les amputer d’un de leurs membres. Les niveaux suggérés dans cette lettre nous rappellent plutôt la simplicité volontaire, un concept que les Québécois aiment tant et aussi longtemps qu’il demeure abstrait.

    Tertio, si on voudrait effacer notre 80 Mt de GES sans se fatiguer, eh bien, ce serait facile. Il s’agit seulement de convaincre l’Ontario qu’ils nous achètent 10% d'hydroélectricité pour palier à leur manque d’énergie. De cette façon, ils pourraient cesser de produire de l’électricité à partir de leurs centrales au gaz naturel et ceci représenterait une économie de 75 Mt de GES par année. Vous savez, les GES ne connaissent point les frontières géopolitiques.

    Quarto, il faut le dire, le Québec est seulement responsable de 0,17% de tous les GES mondiaux. Donc, pour ceux qui pensent au Québec qu’ils vont sauver la planète, c’est un conte démagogique à la Greta Thunberg.

    Quinto, les énergie dites vertes qui sont intermittentes et très dispendieuses, eh bien, elles ont besoin des produits fossiles. Les panneaux solaires sont faits de charbon et de quartz miné. Les éoliennes, de plastique. La biomasse a besoin de charbon pour atteindre la température critique.

    Sexto, la bourse de carbone n’est qu’un marché d’indulgences écologiques. On s’achète tout simplement une bonne conscience. Si les profits pour polluer sont supérieurs aux prix des indulgences (permis), eh bien, on polluera sans poser de question.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 23 novembre 2020 11 h 41

      « Quarto, il faut le dire, le Québec est seulement responsable de 0,17% de tous les GES mondiaux. Donc, pour ceux qui pensent au Québec qu’ils vont sauver la planète, c’est un conte démagogique à la Greta Thunberg.»

      Oui, mais... par tête de pipe, il est aux premières loges pour le nombre de tonnes de GES émises annuellement!

      D'accord je sais, le conte de la goutte d'eau du colibri n'est qu'une fable!

      N'empêche que si le 10% de la population humaine responsable de 50% des émissions de GES réduisaient les leurs, ça donnairait un peu d'air au 50% de l'humanité responsable de 10%...

      Mais on peut rêver... pourtant ce sont les rêveurs qui ont transformé leurs rêves en actions qui contribuent à changer le monde.

    • Jean Richard - Abonné 23 novembre 2020 11 h 43

      Vendre de l'électricité en Ontario pour réduire les émissions ? Voyons un peu...

      96 % de la production d'électricité de cette province sont considérées comme étant sans émissions de dioxyde de carbone. L'électricité en Ontario, c'est, selon les nombres de la Régie de l'énergie au Canada, 60 % de nucléaire, 26 % d’hydroélectricité, 7 % d’énergie éolienne, 2 % d’énergie solaire et enfin la biomasse (jusqu'à 1 %). Le reste ? Des centrales au gaz naturel.

      Il arrive, par grands froids, qu'Hydro-Québec doive se tourner vers ses voisins (l'Ontario surtout) parce que la demande est trop forte. Oui, HQ achète de l'électricité en Ontario, électricité produite grâce au gaz naturel (car les usines au gaz naturel sont les plus facile à mettre en service rapidement, ce qui n'est pas le cas du nucléaire ou de l'hydro. On doit donc considérer que chaque kwh acheté à l'Ontario provient du gaz naturel.

      Si, en cas d'urgence, le Québec peut acheter de l'électricité ontarienne, ça ne veut pas dire qu'en échange, l'Ontario va augmenter ses achats au Québec. M. Legault a bien tenté de convaincre Doug Ford mais ce dernier ne voit pas les choses du même œil : il veut que sa province investisse davantage dans le nucléaire.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 novembre 2020 13 h 11

      Non M. Richard, je me suis trompé. Ce n’est pas 10%, c’est pire. C’est plus de 29% en gaz naturel et en pétrole qu’ils utilisent en Ontario pour alimenter leur réseau énergétique aujourd’hui. Voir le lien ci-dessous du gouvernement de l’Ontario, circa 2020. Pardieu, seulement 10% en hydroélectricité provenant du Québec comblerait le gouffre du 80 Mt de GES.

      https://www.ieso.ca/en/Learn/Ontario-Supply-Mix/Ontario-Energy-Capacity

      Ceci dit, je sais que les réseaux électriques sont tous interconnectés an Amérique du Nord. Oui, le Québec achète de l’électricité quelques fois aux heures de pointe. Idem pour l’Ontario. J’ai travaillé pour Hydro Ontario dans le plus grand centre nucléaire civil de la planète (8 réacteurs CANDU). Eh oui, vous avez bien raison. Les kWh achetés de l’Ontario sont plus souvent qu’autrement, générés par les centrales au gaz naturel.

      Si l’Ontario n’achète pas de l’hydroélectricité de l’Ontario et qu’ils préfèrent générer leur propre énergie, c’est tout simplement parce que cela procure des emplois très bien payés en Ontario même si ce sont les consommateurs qui subventionnent le tout. Ajoutez à cela un racisme bien ancré chez nos orangistes et vous avez la tempête parfaite pour un « niet » à 100% sur l’énergie québécoise qui est renouvelable et propre à 100%.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 23 novembre 2020 14 h 06

      Pour les achats d'électricité en Ontario, les résidences de cette province il n'y a que 14% des résidences qui ont un système de chauffage qui fonctionne à l'électricité. Au Québec cette proportion est inversé, 85% des résidences sont chauffées à l'électricité. Donc quand le thermomètre plonge sous les -20 les installations d'Hydro Québec ne peuvent fournir elles seules. C'est pourquoi d'ailleurs qu'Hydro a déjà poussé l'utilisation de la bi-énergie pour les température sous les -12* -15* selon les régions.

      De base il y a moins de limite de puissance pour faire face au froid quand utilise un système de combustion. La puissance électrique, elle, est limité par la mécanique de sa fabrication. Quand l'alternateur a atteint son niveau maximal on ne peut pas en tirer plus d'énergie.

      Ce qui est moins comique c'est qu'avec ses projets de vente d'électricité à long terme au sud de notre frontière la puissance maximal d'Hydro Québec va être amputée en partie par les contrats avec ses clients extérieurs.
      A cela s'ajoute que l'ajout forcé de la filière éolienne qui réservée à Hydro Distribution, soit spécifiquement payé par les clients résidentiel, du commerce et de la petite entreprise, est une source d'énergie notoirement grandement absente par temps froid.

      Avec ces ventes et ces ajouts éoliens le problème va donc s'amplifier. Et la facture des solutions elle est réservée à ceux qui sont supposés être les actionnaires d'Hydro. C'est à dire nous tous...

    • Cyril Dionne - Abonné 23 novembre 2020 16 h 05

      M. Arès, personne n’a un système de chauffage qui fonctionne à l'électricité en Ontario. Personne. Beaucoup trop dispendieux. Les gens se chauffent au propane, au gaz naturel ou bien à l’huile. Je suis né et j’ai passé la majeure partie de ma vie en Ontario. Payer 15 cents du kWh, disons que ça réfléchir beaucoup de gens. C’était aussi dispendieux pour ma facture d’électricité que celle du chauffage. Disons que cela nous coûtait environ 475$ par mois pour l’électricité et le chauffage au gaz naturel. Au Québec, cela nous coûte la moitié du prix à l’électricité.

      Ceci dit, votre idée de la bi-énergie est excellente. Mais de toute façon, on va polluer.

      Enfin, si les nations occidentales sont aux premières loges pour le nombre de tonnes de GES émises annuellement comme vous le dites, il ne faudrait pas oublier la température annuelle dans ces pays. Et la plupart des gens des pays qui n’émettent pas beaucoup de GES par capita, eh bien, ils veulent tous venir ici pour polluer comme nous. Voyez-vous une différence en fait d’émanation de GES chez les nouveaux arrivants au Québec avec les Québécois de souche? Moi non. Et disons poliment que cela ne coûte pas trop cher de chauffer sa demeure dans les pays près de l’équateur. Je sais, vous allez me dire qu’il faut des climatiseurs. lol

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 novembre 2020 09 h 23

      Les chiffres de stat Canada de 2011 sur le chauffage sont pour l'électrique de 14% en Ontario contre 85% au Québec. Ils 76% au gaz Pour l'Ontario contre 3% pour le Québec. Mais le gaz a toujours été moins cher en Ontario, probablement car pour cause de plus grande proximité de la source, ainsi que sa structure de distribution plus complète.
      http://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11-526-s/11-526 (page 19 au format papier)

      Bien sûr la consommation d'énergie est nécessairement plus importante là ou les température sont plus basses en saison froide. Mais cet incontournable ne doit empêché de voir l'insupportabilité de tout le luxe que l'on considère comme nous être un minimum vitale (dont des véhicules ridiculement toujours plus gros) .

  • Simon Grenier - Abonné 23 novembre 2020 15 h 52

    Parlant d'analyse incomplète... Que la réduction des émissions de carbone aient lieu en Californie ne change rien pour le climat... mais change tout pour la qualité de l'air chez nous! (Entre autres nombreuses choses.)

    • Cyril Dionne - Abonné 23 novembre 2020 16 h 57

      M. Grenier, les émissions de carbone n'ont rien à voir avec la qualité de l'air. Le C02 entraîne surtout l'effet de serre et le réchauffement climatique. La qualité de l'air est appropriée à la pollution lorsque nous émettons des fines particules dans l'atmosphère. Ceci n’est pas sans dire que le C02 est aussi considéré comme de la pollution qui affecte la qualité de l’air, mais à une moindre échelle.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 23 novembre 2020 19 h 39

      @ M. Dionne

      Rien que de fines particules?

      Coudon qu'avez-vous fait de vos cours de chimie 101... Et le N0² et l'ozone troposphérique ?

    • Cyril Dionne - Abonné 23 novembre 2020 21 h 54

      Ben coudonc M. Arès. Depuis quand nous avons des smogs au Québec à la hauteur de ceux qu'on retrouve aux États-Unis, dans les pays asiatiques et en Afrique? Le dioxyde d'azote (N0²) et l'ozone troposphérique sont présents dans notre atmosphère au Québec, mais pas dans les mêmes concentrations qu'on retrouve ailleurs sur la planète. Même pas proche. J’ai connu les smogs de Los Angeles.

      Ceci dit, c’est la biodiversité qui mange la claque au Québec. Il faut protéger nos écosystèmes marins et terrestres. C’est cela qui presse, et pas à peu près. Mais sur ce sujet, c’est le silence radio de la plupart gauchistes dits « écologistes » au Québec.