La question de la question

«Il faut que le projet national et démocratique rebâtisse des structures multilatérales de coopération», pense l'auteur.
Photomontage: «Nouveaux cahiers du socialisme», automne 2020, no 24 «Il faut que le projet national et démocratique rebâtisse des structures multilatérales de coopération», pense l'auteur.

Au tournant des années 1960, la question québécoise est ressortie avec force. Après la défaite des patriotes de 1837-1838, le projet d’émancipation était refoulé pour trouver refuge dans le nationalisme de survivance qui a atteint son paroxysme durant la période de la « Grande Noirceur » sous Maurice Le Noblet Duplessis. Au fil des transformations de la société et sous l’impulsion de luttes populaires, le basculement de la Révolution tranquille a rouvert le débat. L’univers politique s’est alors scindé de sorte qu’une proposition visant à donner au peuple ses pleines capacités débouchait sur un appel à lutter pour un État indépendant. Cette proposition ressortait d’une colère juste et légitime, du fond des tripes et de l’intellect, des taudis de Ville Jacques-Cartier comme du Quartier latin et de la Gaspésie. Dans le beau film de Félix Rose, on voit, on entend, on respire cette aspiration à la justice.

Par la suite, de l’ascendance du Parti québécois a émergé un projet hybride, contre l’optique plus radicale d’une rupture globale préconisée par le Rassemblement pour l’indépendance nationale et les mouvements de gauche. Le projet préconisait un « accommodement raisonnable » avec le Canada en préservant une grande partie de la structure confédérale. Un État semi-indépendant devait prendre forme, inséré dans le cadre canadien et nord-américain. Mais l’échec de 1980 a marqué le refus du pouvoir canadien d’une telle réforme. Par la suite, le PQ a tenté de garder la flamme jusqu’au deuxième échec de 1995, en bonne partie dû au même refus brutal du côté canadien.

À travers ce long parcours, le PQ misait sur une élite d’affaires émergente qui devait, pensait-on, passer du côté de la souveraineté. En réalité, la grande majorité des entrepreneurs québécois — le futur Québec inc. — n’ont pas embarqué et ont préféré continuer avec les appuis tant de l’État québécois que de l’État canadien, en évitant des soubresauts politiques qui leur apparaissaient inévitables avec une souveraineté même diminuée par l’association. En 1995, ce débat a été clos.

Vingt-cinq ans plus tard, les faiseurs d’opinion disent que la question ne se pose plus. La posture de la CAQ, qui relance l’autonomisme provincial de vogue avec Duplessis, semble confortable. Mais cela pourrait être une illusion.

La situation économique du Québec repose la question. Dans la logique du capitalisme, les gros mangent les petits et les très gros mangent les gros. Ainsi, Québec inc. se retrouve mal placé devant un cadre canadien et nord-américain, qui cherche des relais (pour ne pas dire des filiales) où les méga-entreprises continentales visent les « beaux fleurons » québécois. Même si l’économie et la société se sont modernisées et diversifiées, avec la pandémie et la récession économique mondiale, le capitalisme québécois est fragilisé. Si le problème n’est pas seulement québécois, la fragilité ici est plus grande. Conclusion, il faudra repenser le projet d’un développement autocentré (ce qui ne veut pas dire autarcique), au-delà du modèle néolibéral de la financiarisation et de l’extractivisme. Sans cela, il n’y aura ni souveraineté ni prospérité.

Initialement, le « nous » du peuple québécois était relativement homogène, même s’il était basé sur le déni que le Québec est également la terre des Premières Nations. Aujourd’hui, le « nous » tricoté serré ne va nulle part sinon que vers un nationalisme de droite, voire vers un rétrécissement identitaire. À moins de reléguer immigrants et Autochtones à l’arrière-plan, il faudra reconstruire un « nous » apte à réunir une société et un peuple en construction, au lieu de laisser aller une fragmentation identitaire sans fin. Cela implique de terminer, entre autres, l’œuvre inachevée de la loi 101, grugée par l’anglicisation qui va de pair avec l’américanisation. Voilà un autre défi énorme.

Le Québec, comme le reste du monde, est confronté à la tempête environnementale, dont les liens avec la pandémie ne sont plus mis en doute. Faire face à cette situation exige des réponses concertées à l’échelle internationale. Le nationalisme traditionnel ne peut être un outil efficace à ce niveau. La coopération entre les États et les peuples étant indispensable, le projet d’une souveraineté doit effectivement être internationaliste. Il faut que le projet national et démocratique rebâtisse des structures multilatérales de coopération.

On pourrait ajouter à cette liste plusieurs autres défis. D’où la nécessité de revisiter la question nationale. Notre point de vue est partisan, loin du langage universitaire ou médiatique : nous sommes pour l’indépendance du Québec ou, dit autrement, pour la souveraineté populaire ! La question nationale continue de nous habiter, dans les contradictions profondes auxquelles fait face notre société. Elle aspire à réémerger dans un nouveau projet pour promouvoir la justice sociale et environnementale, l’égalité, la dignité et la solidarité.

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Des Idées en revues

Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d’un périodique. Cette semaine, nous vous proposons un texte-synthèse du thème de la revue Nouveaux cahiers du socialisme, automne 2020, no 24.
11 commentaires
  • Jean-Charles Morin - Abonné 6 octobre 2020 00 h 59

    Des demi-vérités au service d'une vieille thèse.

    "Par la suite, de l’ascendance du Parti québécois a émergé un projet hybride, contre l’optique plus radicale d’une rupture globale préconisée par le Rassemblement pour l’indépendance nationale et les mouvements de gauche... Un État semi-indépendant devait prendre forme, inséré dans le cadre canadien et nord-américain. Mais l’échec de 1980 a marqué le refus du pouvoir canadien d’une telle réforme. Par la suite, le PQ a tenté de garder la flamme jusqu’au deuxième échec de 1995, en bonne partie dû au même refus brutal du côté canadien." - Pierre Beaudet

    L'auteur fait ici étalage de demi-vérités parce que cela fait son affaire et sert au final sa thèse.

    Sans les faits, s'il est vrai que le gouvernement du Canada n'aurait pas négocié en cas de victoire du "oui", il s'est bien gardé de le dire à l'époque. Les deux échecs référendaires sont dus d'abord et avant tout au refus d'une majorité de Québécois d'appuyer le projet "hybride" de souveraineté-association proposé d'abord par René Lévesque et ensuite par Jacques Parizeau.

    Est-ce qu'un projet plus radical, plus à gauche, aurait récolté alors davantage d'appuis? Tout porte à croire le contraire. Si l'électeur québécois était trop conservateur et trop timoré pour se commettre envers un projet distillé dans une modération toute crypto-libérale, on peut imaginer la débandade qui se serait produite si un gouvernement provincial plus téméraire l'avait mis en demeure de cautionner un projet de société carrément révolutionnaire. Pour l'électeur québécois moyen, le drapeau rouge a historiquement toujours fait office de repoussoir.

    L'auteur conclut en disant qu'un Québec indépendant ne saurait être qu'anti-néo-libéral et anti-identitaire. Il vient d'énoncer malgré lui les deux raisons pour lesquelles un tel pays ne pourra jamais compter sur un réel appui de l'électorat (qu'il soit francophone, allophone ou autochtone) et restera pour toujours dans le domaine du fantasme géopolitique.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 octobre 2020 09 h 23

      Vous dites des demi-vérités M. Morin, moi je serais moins poli et diplomate.

      Bon, on fait encore l’apologie des terroristes. Bien oui, une colère juste et légitime pour kidnapper des gens, planter des bombes et tuer un prisonnier. Bravo les champions. Le FLQ n’était pas composé de combattants de la liberté, mais autre chose que je ne nommerai pas ici et il ne faisait que le jeu du Canada anglais afin de supprimer l’émancipation de la première nation française de l’Amérique. Ils ont presque réussi.

      Bon, être obnubilé par des concepts comme l’appropriation culturelle, le racisme systémique, la discrimination positive, la culture du bannissement, les « safe space », les territoires non cédés et j’en passe, le tout dans un sundae à saveur de rectitude politique, eh bien, je suis « pu capable ». Rien de plus comique que de voir ces marxistes de deux siècles passés venir nous parler d’injustices et de pauvreté alors que ceux-ci nagent dans une quiétude économique des tours d'ivoire et à l’abri des intempéries sociales. En fait, ils sont plus concernés par les pistes cyclables « boboesques » et les « méchantes » voitures.

      Bon, la formation d’un pays devrait être le seul argument pour ceux qui sont dotés de droits inaliénables et de bonne conscience. On parlera ensuite de la justice sociale et environnementale, parce que sinon, elles n’arriveront jamais au port si la première prémisse n’est pas satisfaite. Et des mots comme solidarité nous font toujours penser à Québec solidaire d’où nous vient cette missive d’un de leurs apôtres inconditionnels. « Ben » oui, presse-toi à gauche!

      Enfin, n’est-ce pas pour venir nous parler de leur soi-disant supériorité morale qu’ils viennent prêcher aux non élus de la Vérité? Être obsédés par la race, le féministe et la religion et ceci, tout en même temps, en laisse beaucoup songeur. Ces concepts d’obscure clarté cornélienne riment avec l’intelligence policière, militaire et la liberté dans la servitude.

      Oui, misère.

    • Nadia Alexan - Abonnée 6 octobre 2020 10 h 19

      Selon l'auteur: «Il faut que le projet national et démocratique rebâtisse des structures multilatérales de coopération.»
      L'un n'exclut pas l'autre. L'on peut y être de fières nationalistes et en même temps avoir une ouverture à l'inclusion et à la coopération multilatérale.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 octobre 2020 14 h 59

      Mes excuses M. Morin. Les demi-vérités sont de l'auteur en question. Vous mettez les points sur les "i" et je vous en remercie.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 6 octobre 2020 16 h 07

      @Cyril Dionne

      En effet, Monsieur Dionne, je constate que vous dites ce que vous ressentez "comme ça sort". Mais néanmoins vos propos résument bien pourquoi l'approche des poseurs de la "nouvelle gauche" mondialiste, écologique et intersectionnelle, qui veulent réduire la réalité à leur propre vision du monde au moyen de leur nouveau prisme idéologique, a le don d'exaspérer pas mal de gens par les temps qui courent.

      La gauche, quand elle se manifeste en dehors de son repaire, est d'ordinaire perçue comme un repoussoir par une bonne partie de la population du fait de son incommensurable arrogance.

      Elle dit parler pour l'ensemble des gens alors qu'elle ne représente qu'elle-même. Elle a la prétention de tout pouvoir expliquer alors que des pans importants de la réalité lui échappent complètement.

      À titre d'exemple, ses savantes équations politiques ne prennent jamais en compte la réaction du ROC et des USA à l'instauration d'un état collectiviste néo-révolutionnaire à leur frontière. Pourtant les exemples récents d'ingérence, d'infiltration et d'intervention unilatérale (Cuba, Bolivie, Venezuela) démontrent parfaitement une non-indifférence, pour ne pas dire une franche hostilité de leur part à toute velléité qui ne cadre pas avec leur propre vision.

      Les trous béants qui émaillent les raisonnements de la gauche actuelle, de même que les déphasages importants par rapport aux réalités économiques et techniques que peut y constater n'importe qui ayant la moindre culture scientifique, compromettent irrémédiablement la crédibilité de tout son programme, aussi idéaliste qu'inapplicable.

      La gauche s'est toujours plainte des sombres manigances de la droite à son endroit et de la lenteur du "monde ordinaire" à saisir tout l'éblouissant génie de son message. C'est plutôt cette dernière qui est lente à se mettre à l'écoute et au diapason des préoccupations concrètes de ceux et celles à qui incombe la tâche de lui accorder le pouvoir.

    • Marc Therrien - Abonné 6 octobre 2020 17 h 30

      M. Dionne,

      Vous seriez un bien meilleur franc-tireur encore si vous preniez le temps de bien viser avant de tirer sur le penseur.

      Marc Therrien

  • Pierre Rousseau - Abonné 6 octobre 2020 08 h 24

    Projet de société ?

    L'auteur en parle en passant mais il y a une réalité incontournable au Québec en cas de velléités de sécession : la réalité autochtone. M. Lévesque y pensait mais jamais on a su comment l'aborder sauf quand on était acculé au pied du mur par les Cris et les Inuits pour les travaux de la Baie-James. Or, il reste une question de droits des peuples autochtones et du fait que les Premiers Peuples ont des droits sur leurs territoires ancestraux quoiqu'en pensent les politiciens québécois.

    Les peuples autochtones ont autant sinon plus de droits au territoire que l'état québécois qui est une création artificielle de gouvernements coloniaux dans un marchandage entre deux nations issues du colonialisme européen, les francophones et les anglophones. On a raison de parler des deux nations fondatrices du Canada car les autres nations qui étaient ici bien avant les colonisateurs européens n'ont jamais été consultées ni impliquées dans la « fondation » de ce pays.

    Il est fort probable qu'en droit, les peuples autochtones du Québec aient pu refuser le projet indépendantiste du Québec, et préféré un statut quo canadien plutôt que de faire partie d'une nation qui était loin de leur garantir une amélioration de la relation entre elles et un gouvernement toujours colonialiste. C'est un fait que le Québec ne traite pas mieux les peuples autochtones que les autres provinces et surtout pas les territoires car dans bien des secteurs c'est plutôt le contraire (j'ai vu les 2 côtés de la médaille). Il aurait fallu faire la paix avec les peuples autochtones par des traités entre nations pour s'assurer de leur appui au projet indépendantiste. Sans cet appui et légalement, il est fort probable qu'une grande partie du territoire de la province de Québec n'ait pas suivi le projet indépendantiste.

    Si on veut avancer, la prochaine étape serait de faire la paix et des traités avec les peuples autochtones du Québec et cela prendra le temps qu'il faudra. Après on pourra passer à autre chose...

    • Claude Bariteau - Abonné 6 octobre 2020 09 h 55

      M. Rousseau, je présume que vous connaissez les accords d'Oswegatchie font des Sept Nations confédérées du Canada des sujets associés aux Britanniques. Ils furent négociés à la mi-août 1760 avant la reddition de Montréal et ratifiés par les Sept nations après celle-ci.

      Ces accords rendaient les Sept nations sous l'autorité britannique, comme le fut la France après la Grande Paix de Montréal de 1701. Non respectés par les Britanniques, ils devinrent une source de mécontentement et du mouvement sou l'égide de Pontiac.

      Stoppé en 1763, les Nations autochtones cherchèrent un autre accord. Il fut signé en août 1769. Londres assura alors aux Nations autochtones des territoires au sud des Grands Lacs, qui furent intégrés dans l'Acte de Québec de 1774 à l'encontre des demandes des colonies de la Nouvelle-Angleterre.

      L’indépendance des États de la Nouvelle-Angleterre changea tout, car ces territoires devinrent américains. La guerre de 1812 entre le Royaume-Uni et les États-Unis permit, entre autre, de tracer les limites territoriales entre les deux États. Puis, après l’écrasement des Patriotes par l’armée britannique et la connivence d’élites locales, c’est le gouvernement d’Union qui devint responsable du dossier autochtone, qu’il refila au Dominion of Canada en 1867 qui vota la loi des Indiens en 1876.

      Le Canada de 1931 assuma cette responsabilité et incita par la suite les provinces à assurer les services sociaux relevant de leurs autorités. Le rapatriement de la constitution de 1982 fit des Premières Nations les seules « nations » reconnues de l’empire canadien post-national.

      En avançant que pour avancer avec le dossier autochtone, le Québec doit signer des traités avec ces nations, vous présumez qu’il n’est qu’un gestionnaire provincial des vues du Canada en la matière, ce qui fait de vous un promoteur du Canada de 1982.

  • Claude Bariteau - Abonné 6 octobre 2020 09 h 25

    Rappel depuis 1830 fort bien condensé. Y compris la fragilité d'entreprises québécoises créées dans le sillage de la nationalisation de l'hydroélectricité et de la création de la CDPQ. Après l’échec de 1995, déjà ciblées par Team Canada du PM Chrétien, leur vulnérabilité s’est accrue, dont témoignent les rachats de plusieurs d’entre elles et leurs difficultés avec la pandémie.

    En fait, les charges canadiennes depuis 1968 ont cherché à « canadianiser » la Révolution tranquille et ses suites avec le PQ en santé par des coupures, en énergie avec le Programme énergétique national (PEN), en enseignement supérieur par les programmes canadiens et les Chaires du Canada, dans les programmes sociaux, en culture, mais surtout en redéfinissant le Canada en 1982 et, après 1995, en contrôlant le gouvernement du Québec avec un PLQ à son service pour saper les acquis et insuffler les vues du Canada.

    M. Beaudet a raison d’appeler une redéfinition du « nous » québécois et de porter une attention à la langue française comme à l’environnement dans un contexte où l’autonomie et la résistance n’ont plus leur place. Mais il y a plus. Son appel à une souveraineté populaire avec comme cible l’indépendance va dans ce sens.

    Pour qu’une mobilisation constructive puisse lever, ses acteurs et ses actrices doivent se voir en futurs citoyens et futures citoyennes du Québec, surtout le moteur de la création de l’État indépendant du Québec, de la création d’un système politique dont ils seront les décideurs comme des grandes décisions qui les concernent.

    Les gouvernements Trudeau et Chrétien ont ramené le Québec dans le giron canadien. Le PM Trudeau-fils se voit aujourd’hui à la tête d’un empire composé de communautés et d’ayants droit. Le déferlement de leurs vues annonce la subordination du peuple québécois, dont seule sa mobilisation pro-citoyenne assurera son extraction de cette emprise par sa prise en charge de son essor au Québec et sur la scène internationale.

  • Léonce Naud - Abonné 6 octobre 2020 13 h 52

    La Gauche cogite fort dans la cabane !

    L’auteur est « habité par la question nationale ». Grand bien lui fasse ! Mais il est habité encore davantage par les « contradictions profondes auxquelles fait face notre société ». Et de nous jeter en priorité des pelletées de justice sociale et environnementale, d’égalité, de dignité, de solidarité, alouette !

    Ce type n’a jamais examiné de près une carte géographique de l’Amérique du Nord. Car il n'est pas dans l'intérêt des fort modestes débris de l’Empire français d'Amérique de s'étriper entre eux dans leur réserve de l'Est du continent pour des questions de Gauche ou de Droite, comme un certain Parti politique y prend un suicidaire plaisir. Vu de l'extérieur, semblable auto-oblitération d'une minorité exotique de French-speaking natives offre un spectacle curieux.

  • Denis Blondin - Abonné 6 octobre 2020 14 h 12

    Avec la CAQ, nous sommes très mal engagés

    Comme monsieur Beaudet, j'ai vraiment l'impression que Nous (les Québécois au complet) sommes mal engagés, et cela à tous points de vue: autant pour les militants d'une indépendance qui pourrait permettre d'organiser une société pour cohérente, pour les militants écologistes, pour tous ceux qui souhaiteraient s'attaquer aux problèmes que vivent les Premières Nations dans leurs rapports avec les deux gouvernement qui s'en partagent la mise en tutelle, pour tous ceux qui souhaiteraient amérliorer les rapports entre anciens et néo-Québécsois, réorganiser nos services de santé, notre système d'éducation, etc. Même les supporteurs de la CAQ, qu'ils soient des gens d'affaire ou des frileux identitaires, les politiques de ce parti et de ce gouvernement ne mèneront qu'à des déceptions ou à des résultats qui seront à l'inverse de ceux annoncés.