La souveraineté du Québec, plus nécessaire que jamais

Les raisons profondes qui ont toujours motivé le mouvement souverainiste restent d’actualité, affirme l’auteur. 
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Les raisons profondes qui ont toujours motivé le mouvement souverainiste restent d’actualité, affirme l’auteur. 

Du point de vue de notre avenir politique, deux leçons peuvent être tirées de l’actuelle pandémie. Nous avons pu constater que, presque partout, les populations plongées dans l’insécurité se sont tournées vers leur nation pour se protéger. Les instances supranationales, à commencer par l’Union européenne, se sont montrées étonnamment impuissantes à mettre en œuvre des initiatives efficaces pour contrer la pandémie.

Chacun a pu ainsi prendre conscience du recours indispensable que l’État-nation continue de représenter comme rempart dans un contexte de crise. Cette enceinte a montré une grande capacité à susciter une solidarité, montrant ainsi qu’elle est loin d’avoir perdu sa pertinence. Il y a intérêt à la soutenir et à la perpétuer. C’est la première leçon.

La pandémie a aussi révélé la fragilité des réseaux supranationaux. La mondialisation ne s’en trouve pas pour autant condamnée, loin de là, mais elle a accusé d’inquiétantes carences. Il sera prudent de mieux définir nos engagements et nos articulations avec cette sphère qui demeure largement chaotique et imprévisible. On voit l’importance de pouvoir se reposer sur un État doté de tous les pouvoirs essentiels. C’est la deuxième leçon.

Les raisons profondes qui ont toujours motivé le mouvement souverainiste restent d’actualité : le combat pour le français, l’émancipation économique, sociale et culturelle de notre société, le renforcement d’une francophonie nord-américaine et, plus généralement, une plus grande liberté collective pour traiter à notre façon, suivant nos traditions et nos choix, les grands problèmes de l’heure. Ces raisons sont clairement rappelées et mises à jour dans le dernier numéro de la revue Action nationale. La pandémie en fait voir d’autres : renforcer la nation-refuge et procurer à l’État une marge de manœuvre accrue qui lui permet de mieux naviguer à travers les écueils de la sphère planétaire.

Sur l’enjeu identitaire

Tout cela survient au moment où le Parti québécois, occupé à se redéfinir, se donnera bientôt un nouveau chef. J’aimerais, dans ce contexte, soumettre trois réflexions. La première concerne la thématique identitaire, toujours bien vivante au sein de ce parti. Écartons d’abord un malentendu. Il est incontestable qu’une nation a besoin d’une identité comme expression d’une appartenance et source de solidarité. On imagine mal comment, privée de ces ressorts, elle pourrait mobiliser ses citoyens et ses citoyennes autour d’idéaux et de projets communs.

Le danger, c’est lorsque la quête d’une identité glisse vers une auscultation de soi qui l’appauvrit et rétrécit le « nous » de la nation. Un déplacement de ce genre est néfaste pour une société diversifiée. Il tend aussi à diminuer la place d’une dimension essentielle, celle de l’action collective, des grands projets que nous pourrions réaliser tous ensemble comme Québécois. Or, la mémoire de ces réalisations contribue justement à fortifier l’identité.

La population québécoise est de plus en plus diversifiée et le vieux noyau francophone jadis largement majoritaire se contracte progressivement (de 79 % en 1971, sa proportion serait passée à 64 % en 2014). Il est donc nécessaire d’ajuster la définition de la nation et de l’identité à la nouvelle réalité.

Photo: Alice Chiche Le Devoir Gérard Bouchard 

Est-ce là succomber au multiculturalisme ? On en est loin. Premièrement, il s’agit simplement de reconnaître les droits de tous les citoyens du Québec, en particulier là où ils sont compromis. Cette règle n’est pas copiée du multiculturalisme, elle fait partie de l’héritage général de toutes les horreurs commises durant la première moitié du XXe siècle en Occident. L’éthique qu’elles ont engendrée invite à respecter la diversité plutôt que de la broyer. Le multiculturalisme canadien en est lui-même une expression parmi bien d’autres, tout comme l’interculturalisme québécois.

Deuxièmement, le modèle canadien en matière de relations interculturelles est très différent de l’approche québécoise. Dans le premier cas, les groupes ethnoculturels se voient accorder une latitude exceptionnelle, si bien que le souci de cimenter ces minorités devient quasiment secondaire.

Au Québec, au contraire, c’est une priorité. Nous sommes une petite nation constamment soucieuse d’intégration, de solidarité, de concertation, de rassemblement — et de survie. Troisièmement, le multiculturalisme canadien reconnaît l’existence de minorités mais nie celle d’une majorité. Comment ce modèle pourrait-il s’appliquer ici ?

Le prochain chef du PQ

Je reviens au Parti québécois. La recherche d’une identité forte, au sens défini plus haut, et la promotion d’une conception vraiment inclusive de la nation ne sont nullement incompatibles. Il suffit de revenir à la tradition instaurée par le parti à ses années glorieuses. La loi 101 en est une parfaite illustration. D’un côté, elle servait les intérêts de la majorité en renforçant le français. De l’autre, elle servait les intérêts des minorités en leur procurant le moyen de mieux s’intégrer à la société et d’y faire leur chemin.

Dans l’intérêt du parti et de celui du Québec, il est éminemment souhaitable qu’il renoue avec cette philosophie qui lui a valu une grande partie de ses succès. Cette tradition est toujours porteuse d’avenir parce qu’elle est étroitement alignée sur le Québec en devenir que les fondateurs avaient remarquablement anticipé.

Concernant la course à la chefferie, ces réflexions invitent à favoriser le candidat qui incarne le mieux à la fois la grande tradition et l’avenir du parti suivant les voies esquissées ici. Parmi les candidatures en lice, celle de Sylvain Gaudreault me semble la plus proche de ce profil.

104 commentaires
  • Serge Trudel - Inscrit 22 août 2020 01 h 22

    Beaucoup de bruit pour pas grand-chose

    Une collection de lieux communs qui fait penser à un chien essayant d'attraper sa queue. Les gens ne sont quand même pas dupes et l'ont manifesté assez clairement aux dernières élections provinciales en reléguant le Parti québécois au statut de troisième opposition officielle. N'eût été de la charité de la CAQ et du bon vouloir du Parti libéral, le PQ ne disposerait même pas de la dénomination de véritable parti reconnu à l'Assemblée nationale du Québec. Ce n'est que partie remise, car lors de la prochaine élection provincial, je vous prédis que le PQ moribond décrochera au maximum cinq (5) petits comtés regroupés dans la région du Lac Saint-Jean. Et je me demande même si je ne me montre pas trop généreux...

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 août 2020 10 h 11

      M. Trudel, Le PQ n'est pas le seul parti indépendantiste à l'Assemblée Nationale. En outre, il ne faut pas minimiser le fait que le PQ a mis sous le tapis la souveraineté lors des dernières élections et que M. Lisée ne pognait pas auprès de la population. Cela dit, il est possible que ce parti ne reprenne pas du mieux lors du prochain rendez-vous électoral. Actuellement, les sondages ne sont pas bons pour cette formation politique sans chef... À suivre!

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 22 août 2020 14 h 03

      Avant que Montréal ne devienne effectivement Montreal, l'indépendance du Québec entier est urgente, primordiale et vitale.

      Arrêtons de niaiser, de tergiverser, et surtout, d'avoir peur de notre ombre.

      Disons à tous les membres des Nations-Unies de se tasser pour nous faire notre place.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 août 2020 23 h 35

      Bien d'accord avec vous M. Marcoux. On devient un pays indépendant et nul besoin d'en demander la permission.

  • Nadia Alexan - Abonnée 22 août 2020 05 h 32

    L'ouverture à la diversité ne veut pas dire succomber à l'obscurantisme.

    Oui. C'est très important de comprendre que la mondialisation nous a pas bien servi comme citoyens/citoyennes.
    L'importance de la nation est primordiale. Lorsque la mort de la pandémie nous a harcelés, nous ne nous sommes pas tournés vers les banquiers, les dirigeants d'entreprise ou les gestionnaires de fonds spéculatifs, nous nous sommes tournés vers nos gouvernements pour obtenir notre protection. La citoyenneté est primordiale.
    Arrêtons de diaboliser nos gouvernements et dorloter le commerce.

  • Michel Lebel - Abonné 22 août 2020 06 h 30

    Que de mots!

    Bref, un article pour promouvoir le PQ et la candidature comme chef de Sylvain Gaudreault; le reste, un déluge de poncifs!

    M.L.

    • Marc Therrien - Abonné 22 août 2020 10 h 13

      Quand on sait maintenant qu’avec l’omniprésence des médias de masse l’électeur est devenu plus émotionnel que rationnel, j’ai bien hâte de voir comment Sylvain Gaudreault s’y prendra pour soulever les passions de la majorité francophone historique de façon à ce que l’on ait spontanément le désir de le suivre sur la route de l’eldorado du Québec libéré du multiculturalisme canadien.

      Marc Therrien

    • François Beaulne - Abonné 22 août 2020 10 h 20

      Ça vaut bien vos propos unilatéraux habituels sur les vertus du PLC-PLQ multilatéralistes et négationistes de la nation Québécoise ainsi que sur vos efforts de constamment dédouaner Trudeau avec sa langue de bois et ses scandales.

    • Claude Gélinas - Abonné 22 août 2020 11 h 04

      Une véritable fixation que ce désamour du PQ.

    • Léonce Naud - Abonné 22 août 2020 16 h 43

      M. Therrien : le multiculturalisme est un néo-tribalisme.

  • Pierre Desautels - Abonné 22 août 2020 06 h 59

    Merci.


    Comme membre fondateur du Parti québécois, je partage parfaitement votre analyse, Monsieur Bouchard. Le PQ, depuis trop d'années, est noyauté par des miltants qui ne partagent malheureusement pas votre vision et qui sont restés figés avec un argumentaire de victimisation qui avait cours il y a quarante ans, sinon plus. Vous appelez à une modernisation, une diversification et une vision plus rassembleuse et inclusive de l'identité, ce qui est rafraîchissant.

    • Claude Bariteau - Abonné 22 août 2020 10 h 05

      Il s'agit d'une réflexion qui fait le lien avec les vues de messieurs Lévesque et Parizeau sur la souveraineté, qui impliquait l'indépendance, dans le contexte présent traversé par trois crises : l'environnement, la pandémie et l’ordre économique international.

      Cet ordre a nourri les deux premières parce qu’il est le produit d’une fièvre néolibérale après la chute du Mur de Berlin et mit fin au monde de Yalta. En découla des regroupements régionaux qui ont sapé les assises des États indépendants et placé leurs nations à sa remorque.

      M. Bouchard y voit une urgece réaffirmation de l’État. S’il recourt à l’État-nation qui s’irradia avec l’industrialisation, il sait par contre que sa relance ne peut faire abstraction des mouvements de population qui ont marqué la période actuelle. Il sait aussi qu’un État souverain, qui est un État indépendant, ne peut aujourd’hui faire abstraction d’une appartenance commune comme source de solidarité.

      Comparant le multiculturalisme canadien à son inter-culturalisme, il signale que son approche implique dorénavant de mobiliser « les citoyens et citoyennes du Québec autour d’idéaux et de projets communs ». C'est nouveau.

      Comme ces crises révèlent la fragilité des structures internationales, pour lui, la mondialisation se redéfinira par des États souverains qui disposent des pouvoirs essentiels », qui sont les pouvoirs régaliens. Aussi voit-il le Québec de demain se redéfinir à l’interne et sur la scène internationale en détenant ces pouvoirs propres de tout État indépendant. Ça, il ne le dit pas.

      J’ai un manuscrit à l’étude qui privilégie la création d'un État indépendant et fait des futurs citoyens et des futures citoyennes le moteur de sa création. Ce sont deux différences. Il y en a d'autres. Elles révèlent que ce sont eux qui créeront l'État indépendant du Québec, définiront après débat leur système politique et aligneront et leur développement selon les axes de leurs choix.

    • Jean Lacoursière - Abonné 22 août 2020 13 h 28

      Ça veut dire quoi, concrètement, « une vision plus inclusive de l'identité » ?

    • Claude Bariteau - Abonné 22 août 2020 17 h 24

      Pour moi, M. Lacoursière, une vision inclusive passe par la création d'une citoyenneté québécoise découlant de la création par ses futures citoyennes et ses futurs citoyens de l'État indépendant du Québec. Ce n'est pas une question d'identité, mais un rapport politique institué par les futurs citoyens et les futures citoyennes.

  • Cyril Dionne - Abonné 22 août 2020 07 h 40

    Parti québécois, le phénix qui pour renaître a besoin de revenir à l’essentiel

    Bon. On ne fait que répéter le mantra des multiculturalistes. Oui, misère. Le père des accords déraisonnables peut aller se faire voir ailleurs.

    Ceci dit, tous savaient que seul l’État ou le nationalisme peut protéger ses citoyens en temps de crise. Les ententes internationales ne veulent rien dire lorsque les peuples en sont appelés à leur survie. Le monde a changé en 2020 et la mondialisation est maintenant vue, et à juste titre, comme l’antithèse de la démocratie et des populations. La régionalisation et les frontières solides ont bien meilleur goût.

    L’action collective ne peut se faire lorsque toutes les cultures et leurs différences foisonnent au sein de l’État. Ceci ne veut pas dire que les droits inaliénables de tous les citoyens ne sont pas respectés, mais qu’ils conjuguent tous dans la même direction pour une communion sociétale. Le Québec est francophone, tous sont égaux et jouissent d’une liberté en autant qu’elle ne va à l’encontre des autres et de la collectivité. Sinon, les grands projets sont irréalisables et ne sont que des éléphants blancs.

    Enfin, Sylvain Goudreault est le candidat de l’establishment et des vieux, non porté vers l’avenir mais dans un refuge de « safe space ». Dans un « no man’s land » de la très sainte rectitude politique, il compose avec son obsession de l’inclusion progressiste qui n’est qu’un mirage multiculturel d’assimilation au carcan de la culture anglo-américaine. Pardieu, on semble entendre les sirènes de Québec solidaire, vous savez, les politiques qui sont rejetées à plus de 90% de la population avec leur concept de l’immigration à l’infini, la francisation sélective et la théorie des territoires non cédés.

    La CAQ a été élue avec une grande majorité à cause de son nationalisme exprimé qu’elle renie aujourd’hui. La place est faite pour un chef dynamique et non pas un politicien professionnel. Pardieu, l’expérience politique en 2020 n’est plus un atout, mais une béquille qu’on traîne.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 août 2020 10 h 17

      Erratum

      C'est bien Sylvain Gaudreault

    • Marc Therrien - Abonné 22 août 2020 10 h 25

      Mais savez-vous combien d’électeurs en 2020 sont familiers avec l’essentiel du PQ? Et si oui, sont-ils encore assez nombreux pour avoir une force d’attraction qui pourrait influencer tous les autres qui ne savent foutrement rien de comment le PQ, en leur promettant l’eldorado d’un Québec libéré du multiculturalisme canadien, pourrait contribuer à leur bonheur et enrichissement personnels?

      Marc Therrien

    • Claude Bariteau - Abonné 22 août 2020 12 h 56

      L'applaudimètre me semble porter un intérêt à votre promotion de la CAQ et à son chef déjà en place. Est-ce là l'idée que vous avez développée ?

    • Cyril Dionne - Abonné 22 août 2020 16 h 11

      Non M. Bariteau. Relisez SVP. Je n'ai que faire de la CAQ et de son chef qui nous ont menti en pleine pandémie tout en imposant des mesures drastiques et draconiennes sans résultat. Oui, ça va bien aller avec plus de 679 décès par million de population et Montréal qui oscille vers les 2 000 (1 947). Misère.

      Non, je suis membre du Parti québécois et les trois candidats, soit Guy Nantel, Frédéric Bastien et Paul Saint-Pierre Plamondon, sont tous excellents. Ce sera difficile d'en choisir un. J’attends pour les débats afin de faire un choix final. Guy Nantel serait un qui pourrait aller chercher un maximum de votes. Pour Sylvain Gaudreault, c'est un non catégorique. On ne veut pas retourner en arrière avec un modus operandi qui a failli lamentablement avec une approche multiculturaliste pour ne pas dire fédéraliste de M. Gaudreault. Si M. Bouchard, l’interculturaliste des accommodements déraisonnables le supporte, ça veut tout dire. Non merci.

      Et la CAQ a commencé sa descente aux enfers même s'ils ne le savent pas encore et tout ce que le Parti québécois a besoin, c'est un chef crédible pour reconquérir les gens qui l'ont délaissé. Deux ans en politique, c’est une éternité. Et l'approche à gauche toute ne fonctionne tout simplement pas. C'est un centriste sans renier l’article 1 dont nous avons besoin.

    • Claude Bariteau - Abonné 22 août 2020 21 h 30

      Je pensais que votre réponse serait claire.

      Elle l'est.

      Grand merci.

      M. Bouchard a fait un pas arrière par rapport à la décision du congrès du PQ de cibler l'indépendance

      La cibler implique plus que d'avoir un chef crédible qui ne renie pas le premier article.

      Il faut beaucoup plus pour que les futurs citoyens et les futures citoyennes mettent l'épaule à la roue pour créer l'État indépendant du Québec, ce qui doit être l'approche à privilégier.

      Ce plus nécessite de bien clarifier ce qu'est un État indépendant, comment il naît et comment ses citoyens et ses citoyennes se dotent d'un système politique à la hauteur de leurs ambitions pour jeter démocratiquement les bases de son développement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 août 2020 07 h 47

      "L'approche à gauche toute ne fonctionne tout simplement pas.." - Cyril Dionne

      Ça fait 50 ans que le PQ nous propose une indépendance "coquille-vide" ni de gauche ni de droite, ou mieux, à droite avec son «Entente du 12 juin 1995» négociée avec la droite nationaliste de l'ADQ, et ça fait 50 ans que l'indépendance ne fonctionne pas, et même pire, ne fait que reculer.

      On ne change pas de pays pour le plaisir de changer de pays, mais dans l'objectif légitime d'améliorer son sort. Et ce n'est certainement pas un parti de droite qui va nous proposer d'améliorer les conditions de vie dans un Québec indépendant afin d'augmenter la désirabilité sociale du projet. Ils sont beaucoup trop pingres, bourgeois, inconscients et à la solde des profiteurs et des petites élites économiques pour faire ça.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 août 2020 11 h 10

      Bon M. Montmarquette, c'est avec la création d'un parti fédéraliste comme Québec solidaire qui ne fait que diviser le vote que l'option d'indépendance n'avance pas.

      QS ne fait que de mettre des conditions à l'emporte pièce pour l'indépendance parce qu'ils sont non seulement des fédéralistes, mais aussi des multiculturalistes convaincus. Avec les néoliberalistes libéraux, ils se sont opposés à la loi 21. Misère.

      Ce que veut Québec solidaire, c'est une société pauvre, même très pauvre dans une soi-disant égalité comme on a vu dans les régimes russes et chinois où la classe politique dominante vit dans l'opulence.

      QS préfère que le Québec continue de vivre comme des Tanguy où le ROC lui dicte les conditions des ses impôts, taxes et cotisations. C'est pour cela que le système de santé à un manque à gagner.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 août 2020 14 h 40

      @Cyril Dionne,

      "C'est avec la création d'un parti fédéraliste comme Québec solidaire qui ne fait que diviser le vote que l'option d'indépendance n'avance pas..." - Cyril Dionne

      Alors, expliquez-nous donc comment un parti fédéraliste comme Québec solidaire parvient à diviser le vote souveraniste?

      Mieux encore,

      Comment un parti de gauche inclusif comme Québec solidaire parviendrait à diviser un parti de la droite identitaire comme le PQ ?

      Ce sont les nationalistes identitaires de la CAQ qui divisent les votes du PQ et personne d'autre en s'adressant à la même clientèle..

      Comme c'est à force d'attaquer le mauvais joueur que les péquistes ont fini par perdre 40 députés.

    • Nicole Faucher - Abonné 23 août 2020 15 h 04

      Paul St-Pierre Plamondon....Un programme structuré et une vision à long terme !

    • Cyril Dionne - Abonné 23 août 2020 16 h 57

      Le parti fédéraliste communément appelé Québec solidaire est la 5e colonne du mouvement indépendantiste. Ils prétendent être des souverainistes, mais dans les faits, ce sont de pures multiculturalistes. C’est pour cela qu’ils s’alignent toujours avec le NPD durant les élections fédérales travaillant à défaire les candidats du Bloc québécois pour mieux faire passer les libéraux. Oui, merci les champions.

      Ceci dit, nous parlons de moins de 4% qui si disent indépendantistes dans ce parti et leur engagement est toujours attaché avec des centaines de conditions. Ce sont des extrémistes de gauche qui rêvent encore au grand soir d’une révolution à saveur bolchévique. Ce sont les mêmes que René Lévesque s’est attarder à faire disparaître dans son parti. L’autre 5% de QS, eh bien, ce sont de pures fédéralistes qui votent contre le Québec et le fait français en Amérique. Et ce 4 ou 5% de supposés indépendantistes est assez pour faire la différence afin de faire élire, plus souvent qu’autrement, des libéraux ou des gens de la CAQ. Encore une fois, merci les champions.

    • Hélène Paulette - Abonnée 23 août 2020 17 h 09

      Moi aussi madame Faucher...

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 août 2020 19 h 30

      @ Cyril Dionne,

      Toutes vos hallucinations politiques n'expliquent en rien comment un parti soi-disant fédéraliste pourrait parvenir à diviser le vote souverainiste.

      Et tant qu'à ça, on pourrait en dire autant du PQ qui dispose de moins de députés que QS, et qui donc, lui-même, divise désormais le vote souverainiste. D'ailleurs vous reculez, en admettant que des indépendantistes votent pour QS, tout comme il y a des fédéralistes qui votent pour le Bloc et le PQ. Comme il y a même un paquet de bloquistes qui ont voté NPD en 2011 en lavant le Bloc et en passant de UN à 50 députés en une seule élection.

      Ceci dit, c'est le PQ qui a largué la question nationale pour deux mandats aux dernières élections et non Québec solidaire qui s'est toujours engagé à faire un référendum dans un premier mandat.

      Québec solidaire n'a dont aucune leçon d'indépendance à recevoir des capitulards de l'indépendance du PQ, qui d'ailleurs, on encore zigonné sur la question lors de leur dernier Congrès et ont encore refuser à faire un référendum dans un premier mandat.

      Le moins qu'on puisse dire c'est que c'est pas l'indépendance qui vous sort par les oreilles au Parti québécois.