Pour une philosophie au service du bien commun

Les études divergent sur le degré d’efficacité du masque, mais pas sur le fait qu’il y ait une certaine efficacité, insiste l'auteur.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Les études divergent sur le degré d’efficacité du masque, mais pas sur le fait qu’il y ait une certaine efficacité, insiste l'auteur.

J’ai sourcillé en lisant la lettre ouverte de David Vachon, doctorant en philosophie à l’Université de Montréal, qui tente de déboulonner certains arguments pour le port du masque en invoquant des éléments de logique du premier cours de philosophie au collégial. Comme j’enseigne ce cours depuis huit ans, il me semble nécessaire de corriger plusieurs erreurs majeures dans son argumentation.

La science et la philosophie doivent travailler ensemble. Malheureusement, ce texte à prétention philosophique s’appuie sur plusieurs affirmations scientifiquement douteuses. D’abord, que le taux de létalité « semble » avoir été surestimé n’est pas un argument suffisant pour le sous-estimer. Le calcul diffère d’un endroit à l’autre, mais la surmortalité demeure significative partout. Ensuite, certes, les études divergent sur le degré d’efficacité du masque, mais pas vraiment sur le fait qu’il y ait une certaine efficacité. Comme il ne peut occasionner que de rares et mineurs inconvénients, le principe de prudence s’applique. Ajoutons que la comparaison avec l’influenza a été réfutée à de nombreuses reprises, notamment à cause de l’existence de vaccins.

L’auteur dénonce ce qu’il croit être un sophisme ad hominem, consistant à s’en prendre aux gens qui soutiennent un argument plutôt qu’à l’argument en tant que tel. Selon lui, les experts en santé publique et autres défenseurs du masque se contenteraient d’accuser ses détracteurs de conspirationnisme au lieu d’utiliser des arguments rationnels. Or, critiquer un argument pour en conclure que ceux qui le soutiennent adhèrent à un courant de pensée inquiétant, ce n’est pas un ad hominem.

L’argument suivant est un sophisme de la pente fatale, impliquant une conclusion désastreuse et exagérée : « Et pourquoi ne pas fermer tous les fast-foods de la planète et obliger la population à faire 30 minutes de jogging par jour ? » De plus, l’analogie ne tient même pas : les mauvaises habitudes de vie ne nuisent qu’à la personne qui les adopte, contrairement à un virus contagieux.

Liberté

Autre passage troublant : « La rhétorique émotivo-sentimentale de la “peur de la mort” n’est que charlatanisme et arnaque intellectuelle. » Cette caricature montre que l’auteur ne prend pas au sérieux les arguments auxquels il répond, comme on doit le faire en philosophie. Mais le plus inquiétant, c’est cette idée selon laquelle la liberté individuelle serait un principe si important qu’elle permettrait de mépriser le droit à la vie.

On pourrait voir dans notre opposition une confrontation classique entre les deux grands courants éthiques : je défendrais une thèse utilitariste visant à minimiser le nombre de morts, alors que monsieur Vachon défendrait une thèse déontologique valorisant la dignité humaine et la liberté. Mais aucun déontologue sérieux ne défendra le droit de poser un geste qui pourrait menacer, directement, la vie et la liberté d’autrui. Ne pas respecter les mesures sanitaires, ce n’est pas une attitude innocente avec des externalités négatives dont on pourrait se déresponsabiliser. Contaminer quelqu’un à la COVID-19, c’est s’en prendre directement à sa vie, et donc à sa liberté. On en revient à un principe que la plupart d’entre nous avons appris non pas au cégep, mais au primaire : ma liberté s’arrête là où commence celle de l’autre.

L’auteur soulève des questions légitimes concernant le moment et la manière d’imposer le port du masque, mais affirme qu’elles sont souvent laissées sans réponses, ce qui laisse croire qu’il n’a pas fait ses recherches avant d’écrire. Il en tire une conclusion surprenante : « Ainsi, le masque permet d’entretenir un état anxiogène de peur, justifiant des mesures liberticides. » Encore une fois, en plus d’une exagération, on a affaire à une erreur de raisonnement : parce que les justifications des experts nous semblent insuffisantes, on en conclut que la seule explication possible doit se trouver dans de noirs desseins inavouables. C’est le propre d’une logique conspirationniste.

Le texte termine sur une envolée rhétorique qui ferait un excellent exemple à présenter à nos étudiants : « Devrons-nous porter ad vitam æternam ce satané chiffon au visage ? Est-ce vraiment ce visage glauque et sinistre que nous désirons proposer aux prochaines générations ? Bref, devons-nous réellement museler la vie pour mieux sauver la mort ? » Difficile après ce passage de prendre au sérieux la prétention d’opposer un argumentaire rationnel et critique face aux appels aux sentiments et aux autres sophismes qu’il reproche à ses adversaires.

La science et la philosophie abordent des sujets différents, mais elles sont plus proches qu’on le pense, dans la mesure où toutes deux exigent une certaine rigueur. J’ose espérer que Le Devoir n’aurait pas publié la lettre ouverte d’un scientifique truffée d’autant d’erreurs de raisonnement. J’espère que ma réponse aura le mérite de sauver au moins un peu la face de ma discipline.

42 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 25 juillet 2020 00 h 32

    Merci!

    J'avais aussi reproché à M. Vachon son sophisme de la pente glissante (ou savonneuse ou fatale), mais cette réplique va plus loin en faisant le tour des erreurs de raisonnement et de faits que contenait cette lettre. Merci!

  • Raymond Labelle - Abonné 25 juillet 2020 03 h 17

    Sophismes démasqués...

    Bravo!

    • Cyril Dionne - Abonné 25 juillet 2020 11 h 36

      Julien Fecteau Robertson est un militant de Québec solidaire, le co-porte-parole de Québec solidaire dans Rimouski et donc, d'Amir Khadir et de sa conjointe dans la promotion du masque non médical. Moi je préfère demasquer ceux qui se cachent sous un masque.

    • Simon Grenier - Abonné 25 juillet 2020 12 h 43

      M. Dionne, en quoi cela concerne-t-il la question actuelle? Et en quoi cela discrédite-t-il qui ou quoi que ce soit?

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 juillet 2020 13 h 39

      @ Cyril Dionne,

      "Moi je préfère démasquer ceux qui se cachent sous un masque." - Cyril Dionne

      ...quand c'est rendu que ta face est publiée comme candidature de QS aux élections dans un article de Radio-Canada..

      Faut être tordu pour essayer de laisser croire que Julien Fecteau-Robertson essaye de se cacher.

      "Québec Solidaire Rimouski enthousiaste en vue des élections" - Radio-Canada

      "Julien Fecteau-Robertson et Carol-Ann Kack réfléchissent tous les deux à se présenter comme candidat à Rimouski. Le premier assure la position de porte-parole depuis deux ans, et la deuxième pourrait probablement être nommée co-porte-parole dans un avenir rapproché."

      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1084589/quebec-solidaire-rimouski-qs-elections

    • Raymond Labelle - Abonné 25 juillet 2020 14 h 57

      Le port du masque a été déclaré obligatoire par le gouvernement actuel de la CAQ. M. Robertson ne lui fait aucun reproche dans cet article. Il décortique plutôt un article reprenant les mauvais arguments contre une telle mesure. En ce sens, on peut qualifier cette intervention-ci de M. Robertson de non-partisane.

    • Annie-Ève Collin - Abonnée 26 juillet 2020 15 h 10

      Monsieur Dionne, qu'est-ce que les allégeances de Julien Fecteau-Robertson ont à voir avec le sujet du texte que nous commentons ici? Vous voyez, un sophisme d'argumentum ad hominem, c'est exactement ça.

    • Marc Therrien - Abonné 26 juillet 2020 16 h 59

      Madame Collin,

      J'apprécie de voir que vous avez trouvé une meilleure façon que moi de le dire de façon à ce que nouis puissions le lire.

      Marc Therrien

  • Yvon Montoya - Inscrit 25 juillet 2020 07 h 09

    Oui merci pour votre mise au point. On avait remarqué du moins certain(e)s commentateurs des manques d’un véritable travail de philosophe digne de ce nom. C’est comme pour le texte sur les haitiens d’un chroniqueur. Le diagnostique pour tout ces textes fut bien compris: manque de cohérence et trop idéologique. Et hélas ignorance et idéologie vont souvent ensemble. Que vous vous disiez doctorant ou lecteur de Fanon, on peut ne pas savoir lire ni comprendre (CQFD). Merci.

  • Cyril Dionne - Abonné 25 juillet 2020 08 h 46

    La gauche de QS à l'oeuvre

    Bon, la science n’a rien à voir avec la philosophie. Rien. Nada. Nothing. En science, on parle des faits vérifiables et reproductibles le tout évalué par les pairs. En philosophie, on parle des sophismes, de pensée abstraite et de toutes sortes de phénomènes ésotériques qui n’ont pas subi le test des données empiriques et de vérifications exhaustives et reproductibles. On y retrouve notamment les religions basées sur les amis imaginaires.

    Bon, pour les masques non médicaux maintenant. On parle ici de masques qui nous viennent de Chine avec une étiquette qui dit qu’ils ne sont pas recommandés pour les maladies infectieuses comme la COVID-19 puisqu’ils sont des masques servant à protéger les gens contre la pollution atmosphérique. Wow ! Les N95 sont réservés seulement par le personnel médical et il est illégal d’en porter un.

    Oui, rien ne peut vous protéger contre les aérosols suspendus dans l’air dans des endroits fermés sans ventilation adéquate et une protection personnelle efficace. Rien. Le seul mode de protection que les gens ont à l’intérieur d’un bâtiment est la distanciation physique et c’est impossible dans un autobus ou dans le métro.

    • Jason CARON-MICHAUD - Abonné 25 juillet 2020 10 h 55

      M.Dionne,

      «Bon, la science n’a rien à voir avec la philosophie. Rien. Nada. Nothing.»

      Cette formule est-elle scientifique? Par quelles inférences valides justifiez-vous cette proposition?

    • Marc Therrien - Abonné 25 juillet 2020 10 h 57

      Et que faites-vous de l’épistémologie, ce domaine philosophique qui analyse , étudie et critique toutes les disciplines de la science ainsi que leurs méthodes et leurs découvertes?

      Marc Therrien

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 juillet 2020 11 h 04

      « Bon, la science n’a rien à voir avec la philosophie. Rien. Nada. Nothing. »

      À force de vous époumonner à chasser les ennemis imaginaires, vous finissez par soutenir des idées que les scientifiques mêmes dont vous vous réclamez récusent. A croire que votre culture scientifique n'est pas si vaste...

    • Cyril Dionne - Abonné 25 juillet 2020 12 h 10

      En passant M. Desjardins, selon l’Association of American Physicians and Surgeons (AAPS), tous les masques et matériaux en tissu avaient une efficacité presque nulle à 0,3 µm, la taille des particules en aérosol qui pénètrent facilement dans les poumons. Évidemment, tous ces chercheurs et médecins doivent se tromper selon les dogmes de la gauche qui cultive la culture du bannissement. Oui, on devrait se fier aux philosophes au lieu des professionnels de la santé.

      Pour ajouter, le quatre états américains dont vous parliez dans un autre commentaire et qui ont fait pire que le Québec, eh bien, ils sont tous démocrates ou de gauche. Ils ont tous des gouverneurs démocrates, des maires démocrates, la plupart de leurs représentants au Congrès sont démocrates tout comme pour leurs deux sénateurs alloués par état selon la constitution américaine. C'est "ben" pour dire.

      Et le Québec deviendra un pays bien avant ces états.

    • Simon Grenier - Abonné 25 juillet 2020 12 h 49

      Des concepts abstraits ou intangibles ne sont pas moins crédibles pour autant - du moins, on ne trouvera pas là une raison de les rejeter. Ils sont plus difficiles à critiquer, comme vous le démontrez bien, car il faut les comprendre. Du fait du nombre plus limité de gens capable de réflexion abstraite, ils sont dans les faits encore plus importants que les données quantifiables, mesurables, froides et inchangeantes, si facile à obtenir et à reproduire, reproduire, reproduire, reproduire encore.

      Il semble que vous confondiez "réflexion" et "facilité".

    • Raymond Labelle - Abonné 25 juillet 2020 15 h 49

      Méta-analyse: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1477893920302301

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 juillet 2020 16 h 19

      "La gauche de QS à l'oeuvre" - Cyril Dionne

      C'est étrange comme Cyril Dionne attaque systématiquement Québec solidaire pour l'obligation du port du masque, alors que c'est son "très bon gouvernement" de la CAQ qui a adopté ce règlement, et même, son propre parti, le PQ, qui l'a fortement appuyé depuis le mois de mai dernier.

      Comme incohérence...

      Il faut reconnaitre que Cyril Dionne est assez champion dans son genre.

      "Le Parti Québécois (PQ) réclame du gouvernement Legault qu’il rende obligatoire le port du masque dans les lieux publics et les transports en commun à Montréal." - Journal de Québec

      https://www.journaldequebec.com/2020/05/13/covid-19-le-port-du-masque-devrait-etre-obligatoire-a-montreal-croit-le-pq

    • Marc Therrien - Abonné 25 juillet 2020 16 h 32

      M. Dionne,

      Faites-vous exprès pour ne pas comprendre? Quand R M-D vous dit que « vous finissez par soutenir des idées que les scientifiques mêmes dont vous vous réclamez récusent » il ne parle plus du débat sur l’efficacité du masque, mais il vous dit qu’il serait étonnant que l’on trouve des scientifiques qui affirment que la philosophie n’a rien à voir avec la science alors qu’on la situe comme la mère de toutes les sciences dans l’histoire des idées.

      Marc Therrien

    • Annie-Ève Collin - Abonnée 26 juillet 2020 15 h 12

      Vous avez très bien montré que vous ne savez rien de la philosophie, en prétendant qu'on y parle de phénomènes ésotériques, et en y incluant les religions. En fait, votre commentaire incite aussi à se demander si vous savez vraiment ce qu'est la science.

  • François Doyon - Inscrit 25 juillet 2020 09 h 46

    Pour une philosophie qui ne déforme pas les faits

    J’enseigne la philosophie au cégep depuis 13 ans. Depuis 13 ans, j’enseigne dans le cours Philosophie et rationalité qu’un bon raisonnement doit avoir une forme logiquement valide et des prémisses acceptables, c’est-à-dire des prémisses qu’un sujet raisonnable devrait tenir pour vraies parce que correspondants à la réalité. Quand Julien Fecteau Robertson écrit, pour réfuter la plus importante prémisse du raisonnement de David Vachon, que « les études divergent sur le degré d’efficacité du masque, mais pas vraiment sur le fait qu’il y ait une certaine efficacité » ce qu’il écrit est faux. Les études ne parlent pas d’efficacité certaine, mais seulement possible. Des chercheurs affirment même que le port du masque en tissu en milieu communautaire est nuisible.

    En effet, David Vachon a raison de dire qu’il manque encore une démonstration positive que le masque est utile pour le citoyen lambda, suffisamment pour justifier une obligation. Au mieux, jusqu’à maintenant, les analyses voient un « possible » (lire « petit »/probable, pas certain) effet des masques chirurgicaux (lire : jetable, et non des couvre-visages réutilisés sans être lavés) dans des contextes de lieux fermés (collège et hôpitaux). Et bon, la seule que j’ai trouvée est une méta-analyse très récente (bon, on parle de la covid, donc ça ne peut qu’être récent)… ce qui augmente ses risques de biais. Bref, on est loin de la quelque chose de certain, bien au contraire, voici ce qu’on peut lire dans un avis de l’INSPQ du 8 juillet dernier (https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/covid/2972-couvre-visage-population-covid19.pdf) :

    « Les travailleurs de la santé ayant porté des masques en tissu ont eu plus de syndromes d’allure grippale que ceux qui ont porté le masque médical (RR = 13,3) ou que le groupe contrôle (RR = 3,8). »
    ..

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 juillet 2020 11 h 01

      La validité d'un raisonnement déductif ne repose pas que sur l'acceptabilité des prémisses de faits mais sur la pertinence des principes qui leur sort associés. En l'occurrence, on lie le fait que les divers couvre-visage ont un coefficient d'efficacité variable (mais malheureusement non quantifié correctement, comme le relève monsieur Dionne ici et ailleurs) avec une formulation du principe de précaution, sur laquelle il faudrait aussi mieux s'entendre.

    • Alain Bouchez - Inscrit 25 juillet 2020 11 h 13

      Monsieur Doyon,
      une certaine efficacité est moindre qu'une efficacité certaine. donc il n'y a pas d'erreur de la part de M. Fecteau-Robertson...
      Quant au masque en tissu efficace pour son porteur, il ne l'est qu'à 70%; mais le but du masque n'est pas de protéger le porteur, mais bien de protéger les autres et non soi-même; et là, il a une certaine efficacité...
      Merci à M. Fecteau-Robertson pour sa mise au point, j'étais un peu inquiet de ce qu'un doctorant eût pu écrire un tel argumentaire... la philosophie (que moi aussi j'ai enseignée 35 ans) en prenait un coup...

    • Hélène Paulette - Abonnée 25 juillet 2020 11 h 28

      Monsieur Doyon, une certaine efficacité et une efficacité certaine ne veulent pas dire la même chose. Ou vous avez mal lu ou vous employez un procédé biaisé pour discréditer l’auteur. Le reste de votre démonstration est tout aussi biaisée: quelle démonstration positive vous manque-t-il quand on se compare aux pays qui ont utilisé le masque dès l’apparition de la maladie et quand on voit la résurgence de la Covid-19 suite aux débordements du déconfinement? Alors que vous vous plaignez du manque d’études, vous considérez qu’une étude récente risque nécessairement d’être biaisée, quel paradoxe. Autre procédé douteux, votre assimilation des milieux fermés avec les hôpitaux, qui sont des milieux très à risques, pour mieux défendre votre thèse… Faut-il nécessairement être philosophe pour enseigner la philosophie?

    • David Vachon - Inscrit 25 juillet 2020 12 h 57

      Bonjour,
      Je crois que nous nous perdons un peu. Le fait que je sois étudiant en philosophie n'est pas important. Mon texte se voulait un appel au débat. Le titre original était "Le masque : est-il encore possible de nous questionner?"
      Je désirais faire trois choses : 1) Critiquer le fait qu'il devient de plus en plus difficile dans la sphère publique de critiquer les politiques gouvernementales face à la crise actuelle ; 2) Démontrer qu'on instrumentalise la "peur de la mort" à outrance pour faire passer des décrets qui, selon mon humble perspective personnelle (donc ni celle de la Science, ni celle de la Philosophie), sont disproportionnés vis-à-vis la situation actuelle, en particulier le nombre de décès quotidiens qui se comptent sur les doigts d'une main ; 3) Poser la question si l'on désire vraiment que se normalise cette habitude et que le port du couvre-visage devienne la nouvelle normativité pour les prochaines années.
      Il s'agit seulement de mon opinion. Il faut arrêter avec les histoires de qui serait le plus chevronné en curiculum vitae pour parler au nom de la Philosophie ou de la Science...
      De plus, l'efficacité du masque n'était pas du tout au centre de l'argumentaire, ce n'est pas mon point. Que tel masque soit efficace à 20%, 30% ou 55,2% ne m'importe pas vraiment. Je désire simplement présenter une opinion, qui n'est pas celle dominante, mais qui n'en reste pas moins importante. Et mon opinion c'est que le décret gouvernemental du port du masque obligatoire est absurde et risque de causer plus de dommages qu'il n'en préviendra. Ainsi, ne venez pas dire que "je fais perdre la face à cette charmante dame Philosophie" parce que je pense différemment de vous. C'est ridicule...
      Cordialement,
      David

    • Raymond Labelle - Abonné 25 juillet 2020 15 h 03

      « Les travailleurs de la santé ayant porté des masques en tissu ont eu plus de syndromes d’allure grippale que ceux qui ont porté le masque médical (RR = 13,3) ou que le groupe contrôle (RR = 3,8). »

      C'est bien ce que dit l'auteur: efficacité variable, mais certaine efficacité. Ne pas confondre différence d'efficacité avec inefficacité.

      De plus, corrélation n'est pas raison, on ne sait pas si ces travailleurs étaient également exposés.

    • Hélène Paulette - Abonnée 26 juillet 2020 08 h 43

      Monsieur Doyon le fait que des travailleurs de la santé masqués ont été victimes de la Covid ne démontre en rien l'inefficacité du masque mais plutôt la pénurie de masques à haute efficacité dont ils auraient dû être équipés.

    • Hélène Paulette - Abonnée 26 juillet 2020 09 h 11

      Monsieur Vachon, vous oubliez l'effet sychologique du port du masque qui nous rappelle que des mesures de distanciation sont toujours nécessaires dans l'euphorie du déconfinement...