Il faut plus que le port du masque obligatoire

«Je crois sincèrement que le port obligatoire du masque n’est qu’un premier pas dans la bonne direction», écrit l'autrice.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne «Je crois sincèrement que le port obligatoire du masque n’est qu’un premier pas dans la bonne direction», écrit l'autrice.

Merci, monsieur Legault, d’avoir enfin rendu le port du masque obligatoire. Il était temps, plus que temps. Je n’ai d’ailleurs jamais saisi la logique du discours longtemps tenu par vous et M. Arruda, discours selon lequel il était inutile de porter un masque, car le masque ne protège pas celui qui le porte, mais les autres.

Si, en effet, nous partons de cette prémisse, il est pourtant facile de conclure que, si tout le monde le porte, chaque individu protège les autres et, du coup, tout le monde est protégé. Les restrictions des libertés individuelles ne doivent pas entrer en ligne de compte lorsque le bien commun est menacé. Comment pouvons-nous mettre en balance l’inconfort occasionné par le port d’un masque et des éclosions de COVID-19 et des morts ? Il aurait mieux valu dire que le port du masque serait une solution idéale pour contrer le virus, mais que le Québec n’en dispose pas en quantité suffisante. On aurait été stressés, mais on aurait connu la vérité.

Toutefois, je crois sincèrement que le port obligatoire du masque n’est qu’un premier pas dans la bonne direction. Au vu de ce qui se passe aux États-Unis, ne pouvons-nous pas tirer immédiatement des leçons avant d’en arriver à être confrontés à la situation dramatique dans laquelle les Américains sont plongés ? Plusieurs pays qui voient le nombre de contaminations exploser se reconfinent.

Comme si de rien était

Quand je regarde autour de moi, je me dis : c’est incroyable, on dirait qu’il n’y a plus aucun virus en circulation au Québec. Les restos, les bars, les salons de coiffure, d’esthétique, tout est ouvert, et parfois de façon anarchique. Où sont passés votre discours et vos recommandations inlassablement réitérés ? Je ne vois plus aucune distanciation.

Je fréquente une piscine où viennent des camps de jour. Agglutinés, les enfants s’ébrouent. Super, c’est l’été ! Comment feront les instituteurs en septembre pour leur apprendre qu’il faut rester prudents et garder ses distances ? Je vis dans un quartier calme. Mes voisins de gauche et de droite ont des enfants dans la petite vingtaine. Je ne peux pas dénombrer les partys qui se tiennent dans leurs cours depuis le 15 juin. Que se passe-t-il quand une vingtaine et plus de jeunes adultes sans masque boivent de l’alcool en fumant un petit joint ? On parle fort, on rit fort, on chante fort, et le joyeux festival de la gouttelette commence. Vous n’allez tout de même pas demander au corps policier de sillonner les rues de chaque quartier afin d’éviter les foyers d’éclosion. Après la fête, ces jeunes rentrent chez leurs parents ou retournent à leur boulot d’été et deviennent de potentiels vecteurs de contamination. Ce sont mes voisins, je les rencontre ensuite à l’épicerie, à la pharmacie, à la SAQ… Croyez-vous que les partys, les bars et les restos qui ont fait la manchette dernièrement ne sont que de malheureux épisodes peu susceptibles de se reproduire ?

Je sais, je sais, les gens en ont marre du confinement. Les gens ont accumulé de la frustration, de la colère face au confinement. C’est l’été et les gens veulent en profiter. Ils veulent voir les amis, faire la fête, s’embrasser et se faire des câlins. Ils veulent retrouver la vie d’avant… comme si on était rendus après.

Peut-on restreindre la liberté d’une population qui a été si sage pendant trois longs mois ? Eh bien, oui. Au nom du bien commun, on doit parfois limiter certaines libertés, car la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Je ne souhaite pas une deuxième vague et, contrairement à Descartes, je crois de moins en moins que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. Les gens n’agissent pas en suivant leur bon sens et leur conscience morale.

Les gens en ont ras le bol de la COVID et veulent vivre comme si de rien n’était. Or ce n’est pas le cas. Et si les citoyens manquent de bon sens et n’ont pas des comportements sécuritaires pour les autres, c’est au gouvernement d’y voir. Si vous n’êtes pas en mesure de maîtriser ceux qui ont des comportements déviants, vous devrez fermer les bars et interdire les partys privés qui mettent en danger des gens qui font tout pour se protéger mais qui peuvent être contaminés par quelques délinquants. Vous devez prévenir plutôt que guérir. C’est le rôle du gouvernement de protéger la population et nous sommes en plein milieu d’une crise sanitaire. Il faut plus que le port obligatoire du masque. Il faut imaginer ce qui se passera dans un mois ou deux. Sans quoi, avant l’automne et la saison des grippes, on aura perdu du terrain devant la COVID-19, terrain qui sera difficile à rattraper. Il faut réagir avec rigueur et célérité, sinon on pourra dire : Bienvenue à Miami, P.Q. (là, j’exagère).

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26 commentaires
  • Joël Tremblay - Abonné 18 juillet 2020 00 h 26

    Réflexion relativement embourgeoisée... le problème n'est pas le masque, c'est la notion d'obliger et de sanctionner sans rien faire pour aider la population

    Je commence en disant clairement, je ne suis pas opposé à la directive d'imposer le port du masque dans les endroits publics intérieurs.

    Je vais juste poser une question à l'autrice de la lettre. Vous allez payer mes masques?

    Vous allez commencer à en fabriquer pour les distribuer aux sans-abris, aux mères monoparentales?

    Vous aves remarqué que les masques sont taxables? Comment se fait-il qu'un produit obligatoire pour la santé ne soit pas exempté de taxes et déductible d'impôts? Pourquoi le gouvernemnt impose une mesure coercitive et force d,autres gens, les contribuables qui contribuent le plus, soit les PME à faire respecter les règles? Après les avoir largement ignorées durant la pandémie pour l'instauration de mesures de mitigation des impacts négatifs. Bref, du grand guignol de la part de la Caqistan et de Legault 1er.

    Donc en bref, comment allez-vous vous assurer que tout le monde a la capacité de repecter les règles que vous voulez adopter pour vous protéger? Pourquoi le gouvernement oublie que c'est lui qui est à notre service et non l'inverse. C'est ça les questions importantes selon moi que toute la bourgoeisie semble oublier.

    • Marie Nobert - Abonnée 18 juillet 2020 04 h 57

      @Joël (Tremblay). Non! L'auteure ne va pas payer vos masques; quiconque, non plus! Comme je ne veux pas «encorner» d'avantage (pulpe digitale incluse(!), je quitte. Misère! Vous aurez compris mon sarcasme «urbi et orbi»?! !? Bonne jounée! Ça va bien aller. Grosse fatigue.

      JHS Baril

    • Pierre Desautels - Abonné 18 juillet 2020 08 h 48


      Non, elle ne va pas payer vos masques. Oui, vous allez payer les vôtres. C'est $15 le paquet de dix jetables, ou $15.00 pour un lavable, plus taxes. C'est injuste. Nous compatissons sincèrement avec vous...

    • Cyril Dionne - Abonné 18 juillet 2020 09 h 15

      J’en ai ras-le-bol d’entendre parler des masques et de son efficacité M. Tremblay. C’est tout simplement faux.

      La transmission aéroportée, phénomène prouvé maintenant pour le coronavirus, se produit lorsque de minuscules particules d'aérosol sont expulsées par la parole, les éternuements ou la toux, et restent ensuite en suspension dans l'air. Les minuscules particules peuvent également s'éloigner d'une personne infectée en flottant sur les courants d'air. Dans les endroits fermés où les échangeurs d’air sont inefficaces et simplement absents, la contagion règne en maître. Que ferons-nous à l'automne durant la saison des grippes?

      Pour le N95 bien ajusté, c’est 85% d’efficacité, sinon il tombe à 34%. Pour les masques de coton ou autres, il y a entre 40 et 97% de pénétration. Pour la transmission aéroportée, ces figures risquent d’être plus hautes selon l’Université d’Oxford. Selon aussi l’Université de New South Wales à Sydney (Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis 2016), la pénétration des masques en tissu par des particules était de 97% et les masques médicaux de 44%.

      Maintenant, de nouvelles découvertes publiées dans les « Annals of Internal Medicine » en avril 2020 suggèrent que ni les masques chirurgicaux ni les masques en tissu sont efficaces pour arrêter la propagation du SRAS-CoV-2. Leur conclusion, les masques chirurgicaux et en coton semblent être futiles pour empêcher la dissémination du coronavirus de la toux des patients atteints de COVID-19 vers l'environnement et la surface externe du masque.

      Selon les chercheurs de l’étude « Testing the Efficacy of Homemade Masks: Would They Protect in an Influenza Pandemic? » (Anna Davies, BSc, Katy-Anne Thompson, BSc, Karthika Giri, BSc, George Kafatos, MSc, Jimmy Walker, PhD, and Allan Bennett, MSc, Cambridge University Press: 22 Mai, 2013), ils ne pouvaient pas recommander l'utilisation de masques faits maison comme méthode de réduction de la transmission des infections par aérosols.

    • Joël Tremblay - Abonné 18 juillet 2020 10 h 11

      Mme Nobert et M. Desautels, vous passez complètement à-côté de ce que je veux souligner.

      Cependant je conviens que ma formulation n'était pas la meilleure pour exprimer ma pensée. Enlevez juste la phrase où je demande " Vous allez payer mes masques?", et je pense que vous alllez comprendre. Enlevez uniquement cette phrase et SVP formulez une réponse cohérente à mon commentaire.

      Bone journée.

    • Joël Tremblay - Abonné 18 juillet 2020 10 h 26

      M. Dionne, vous passez également à-côté de l,essentiel de mon commentaire.

      Je ne me prononce pas sur l'efficacité ou non des masques. Je suis au courant des données que vous citez. Les masques collés sur le visage ne peuvent tout simplement pas protéger la personne qui les porte, c'est ridicule. Pour les masques N95, il n'y en a plus nulle-part, même le bon gouvernemaman n'en fournit pas à ses anges gardiens, c'est justement la base de l'obligation "universelle", soit que le seul masque qui est disponible est celui qui ne protège que pour empêcher les projections. Donc la base "théorique" de deernier recours est que si tout le monde limite ses projections, la contamination devrait être d'autant diminuée, ce qui fait du sens sur une base théorique. Si ça ne fonctionne pas on invoqiue le principe de précaution.

      Nous avons un règlement qui est basé sur les manquements de la chaîne d,approvisionnement. Mais en gros, ce que je souligne, c'est que si on est en mesure de se prononcer sur la fée des dents, on aurait du penser à comment aider les gens à avoir des masques.et faiure repecter le règleent et ne pas donner la job sale aux commerçants. Pour les personnes qui pensent que 10-15$ par semaine ou 2 semaines ce n'est rien, ou qu'acheter 2-3 masques réutilisables pour chaque membre d'une famille c'est rien, surtout qu'on ne sait pas combien de temps va durer la situation, grand bien vous en fasse.

      Déjà que le gouvernement prétende que nous faisons ça pour protéger les personnes vulnérables, quand on regarde le traitement du gouvernement envers ces mêmes personnes, l'argument ne tient pas la route.

      Mais bon...

    • Cyril Dionne - Abonné 18 juillet 2020 12 h 42

      Non M. Tremblay, je ne pense pas que vous m'avez compris sur l'efficacité du masque. Selon une étude très récente (avril 2020 - « Annals of Internal Medicine ») les masques chirurgicaux et en coton semblent être futiles pour empêcher la dissémination du coronavirus de la toux des patients atteints de la COVID-19 vers l'environnement et la surface externe du masque.

      Pour la limitation des projections, cela aussi semble être un mythe surtout que la dissémination par aérosol a été prouvée sans l'ombre d'un doute. Et comme vous l’avez noté (masque qui colle au visage), lorsque celui-ci est humide, non seulement il ne sert plus à rien, mais concentre les particules du virus sur sa surface quand elles ne passent pas au travers. Et personne ne sait combien de particules de virus a-t-on besoin pour devenir infecté. Pour certains virus, seulement une particule fait le travail alors que pour d’autres, il en faut plus.

      Le seul bienfait du masque, c'est qu'il conscientise le porteur de celui-ci au risque d'infection et donc, on espère en tout cas, qu'il respecte plus les règles sanitaires de base en temps de pandémie, soit la distance physique et le lavage fréquent des mains. Ici, on parle donc d'un bienfait psychologique. Oui, c’est une mesure qui sent le désespoir.

      Pour le prix du masque, cela est pénible pour les gens qui sont pauvres et la réutilisation du masque non lavable n'est pas à recommander. Pour les commerçants, eh bien, ils jouent le sale rôle de police puisque ce sont eux qui seront responsables en plus du récalcitrant. Mais le pire pour eux, c’est que cela va décourager les gens à magasiner dans les magasins en présentiel, vont acheter tout simplement en ligne et bonjour Amazon.

    • Marc Levesque - Inscrit 18 juillet 2020 19 h 26

      M. Dionne,

      "Selon les chercheurs de l’étude « Testing the Efficacy of Homemade Masks: Would They Protect in an Influenza Pandemic? »... ls ne pouvaient pas recommander l'utilisation de masques faits maison comme méthode de réduction de la transmission des infections par aérosols."

      Vous interprétez vraiment mal l'étude. Les chercheurs ont conclu que des masques bricolés avec des 't-shirt' de coton par les participants de l'étude étaient trois fois moins efficace que les masques chirurgicaux, et qu'il était tout de même mieux de porter ce genre de masque improvisé que de ne pas porter un masque.

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7108646/

    • Cyril Dionne - Abonné 18 juillet 2020 22 h 40

      @ Marc Levesque

      Je crois que vous ne lisez pas l’anglais correctement. Voici les dernières lignes de la conclusion de l'étude en anglais que j’ai ensuite traduites en français pour vous. La dernière phrase dit tout.

      « An improvised face mask should be viewed as the last possible alternative if a supply of commercial face masks is not available, irrespective of the disease against which it may be required for protection. Improvised homemade face masks may be used to help protect those who could potentially, for example, be at occupational risk from close or frequent contact with symptomatic patients. However, these masks would provide the wearers little protection from microorganisms from others persons who are infected with respiratory diseases. As a result, we would not recommend the use of homemade face masks as a method of reducing transmission of infection from aerosols. »

      « Un masque facial improvisé ou maison devrait être considéré comme la dernière alternative possible si un approvisionnement de masques faciaux commerciaux ne sont pas disponibles, quelle que soit la maladie contre laquelle il peut être requis pour la protection. Des masques improvisés faits maison peuvent être utilisés pour aider à protéger ceux qui pourraient, par exemple, être à risque d'un contact étroit ou fréquent avec des patients symptomatiques. Cependant, ces masques fourniraient aux porteurs peu de protection contre les micro-organismes des autres personnes infectées par des maladies respiratoires. Par conséquent, nous ne recommanderions pas l'utilisation de masques faciaux faits maison comme méthode pour réduire la transmission des infections par les aérosols. »

      Contre la contamination par voies aérosoles, ils sont inutiles. Et on sait maintenant que la contamination du coronavirus se répand aussi de cette façon. Ce qui veut que dans un endroit fermé comme un wagon de métro ou un autobus, porter un masque ne sert pas à grand-chose.

    • Serge Pelletier - Abonné 19 juillet 2020 01 h 08

      M. Dionne, normalement vos propos sont très biens. Mais là, il y a dérives. Un masque, soit-il très artisanal, protège des deux côtés - vers l'intérieur et vers l'extérieur. C'est certain que même les "sublimes M95" ne sont aucunement une garantie à 100% contre la transmission. Mais de là a tout jeté à la poubelle... Il y a une limite à l'absurde.

      Même avec un rhume et ou une grippe ordinaire, les gens se mettent généralement un "foulard sur le nez"... Pourquoi croyez-vous. Cela n'empêche pas la contamination absolue, mais protège un peu n'est-ce pas de la contamination à tout vent.

    • Marc Levesque - Inscrit 19 juillet 2020 10 h 45

      M. Dionne

      Petite correction, vous aviez dit "ils ne pouvaient pas recommander l'utilisation de masques faits maison comme méthode de réduction de la transmission des infections par aérosols" ce qui est exact si par masque maison vous voulez dire un masque improvisé avec un t-shirt par une personne sans habilité particulière.

      Au sujet de la conclusion de l'étude, je suis d'accord avec votre traduction (je suis anglophone). Voici aussi la conclusion dans le résumé de l'étude écrit par les auteures:

      "Our findings suggest that a homemade mask should only be considered as a last resort to prevent droplet transmission from infected individuals, but it would be better than no protection." et en français: "Nos résultats suggèrent qu'un masque fait maison ne devrait être considéré qu'en dernier recours pour empêcher la transmission de gouttelettes par des personnes infectées, mais ce serait mieux que pas de protection."

      Donc, en prenant en considération le tout, ils suggèrent seulement en dernier recours de porter un masque improvisé avec un t-shirt s'il n'y a pas de masques commerciaux disponibles car le masque improvisé n’empêche pas de façon significative les aérosols et peut être moins efficace pour les gouttelettes.

      En somme, ou que nous soyons, le gouvernement à raison de recommander qu'on garde nos distances et quand ce n'est pas possible d'utiliser des masques pour réduire autant que possible la transmission des gouttelettes et des aérosols.

    • Cyril Dionne - Abonné 19 juillet 2020 11 h 36

      M. Pelletier, je ne dis pas que le port du masque maison est complètement inutile s'il est fait en conjonction d’une certaine conscientisation de la distance physique et du lavage des mains de façon fréquente. Ce que je dis, les gens pensent qu'ils sont immunisés lorsqu'ils portent un masque maison et ils en oublient toutes les autres règles. La prochaine fois que vous allez sortir dans un endroit public assez fréquenté, regardez le nombre de gens qui oublient la distanciation physique, combien portent leur masque mal ajusté ou ne couvre que la bouche, se touchent le visage et vous allez comprendre. Pardieu, même les N95 deviennent efficace à seulement 40% si ceux-ci sont mal ajustés pour empêcher la dissémination du coronavirus de la toux des patients atteints de COVID-19 vers l'environnement et la surface externe du masque. Ici, je ne parlerai même pas du taux d'humidité présent dans ce couvre-face, surtout lorsqu'il fait chaud, qui rendent ces masques maisons complètement inutiles pour la contamination. Et la transmission aéroportée du virus inclut les yeux comme point d’entrée de contamination, un fait qui est oublié par presque tout le monde.

      Enfin, les scientifiques pensent que les tissus hybrides ou synthétiques et la soie, sont plus efficaces à filtrer les particules à cause de l’effet électrostatique combiné au filtrage mécanique. La soie et les tissus synthétiques fournissent une charge électrostatique qui emprisonne les particules. Évidemment, l’efficacité électrostatique est proportionnelle au taux d’humidité présent dans le masque.

    • Cyril Dionne - Abonné 19 juillet 2020 13 h 07

      Non M. Levesque. Les auteurs de cette recherche ne parlent pas juste de masque improvisé avec un t-shirt, mais de tous les produits utilisés dans la confection des masques maisons qui sont disponibles partout. On parle ici du coton, de la soie et de nombreux produits textiles antimicrobiens naturels ou synthétiques. Ils mentionnent aussi lorsqu'ils ont doublé le matériel dans certaines instances.

      En fait, ils ne font que répéter ce que toutes les autres recherches ont mentionné à propos du masque maison; sa limitation à la propagation des virus. Même les sources citées dans le site de la Santé publique du Québec y font référence. Les masques maisons sont un dernier recours extrêmement limité à la transmission des gouttelettes et des aérosols du coronavirus. Pourquoi pensez-vous que l’Organisation mondiale de la Santé ne le recommandait pas pour ensuite se raviser puisqu’ils n’ont rien d’autre de concret à proposer sans vaccin? Et pour les aérosols, oubliez tout simplement cela dans un endroit fermé. Presqu’aucun masque ne peut bloquer ce type de contagion, même le N95. Pour dire tout simplement, si vous faites face à une personne contagieuse plus de 10 minutes dans un autobus, dans le métro, au travail ou dans une manifestation importée des USA sans une distance de deux mètres, vous allez être contaminé avec ou sans masque maison.

      Pour moi, c’est simple, j’évite tout simplement Montréal et mon pourcentage de contamination possible descend presqu’à zéro tout en pratiquant ce qui est le plus important en temps de pandémie, la distance physique.

    • Cyril Dionne - Abonné 19 juillet 2020 15 h 34

      M. Levesque. J'avais oublié d'inclure justement le lien de l'Institut national de la santé publique du Québec qui parle de la limitation des masques maisons. Et là, il faut différencier entre les textes d'opinions (ceux qui n'ont pas été vérifiés par des pairs) et les autres.

      https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/covid/2972-couvre-visage-population-covid19.pdf

    • Marc Levesque - Inscrit 19 juillet 2020 16 h 28

      M. Dionne,

      "Non M. Levesque. Les auteurs de cette recherche ne parlent pas juste de masque improvisé avec un t-shirt"

      Et je n'ai pas dit que les auteurs parlaient juste des masques improvisé avec un t-shirt.

      "Pour dire tout simplement, si vous faites face à une personne contagieuse plus de 10 minutes dans un autobus, dans le métro, au travail ou dans une manifestation importée des USA sans une distance de deux mètres, vous allez être contaminé avec ou sans masque maison."

      Cela dépend de plusieurs facteurs, entre autre de la charge virale de la personne contagieuse, du movement de l'air, de la qualité de fabrication du masque, son ajustement, et du matériel utilisé.

    • Cyril Dionne - Abonné 19 juillet 2020 21 h 50

      Bien M. Levesque, vous n’en savez rien de la charge virale. Une particule du virus peut être suffisante pour contaminer la personne. Le mouvement de l’air dans le métro ou dans un autobus, eh bien, disons qu’il n’y en a pas beaucoup une fois les portes fermées. Pour l’extérieur, tout dépend des vents dominants, s’il y en a. Pour le masque, non seulement la fabrication de celui-ci est un facteur, mais aussi et surtout le taux d’humidité à l’intérieur lorsqu’une personne respire. Pour les masques maisons, disons que la qualité des matériaux n’est pas au rendez-vous. Pour l’ajustement, la plupart des gens ne savent pas comment le porter. Aussi, il ne faut pas oublier que les yeux, en aucun cas, sont protégés. Pour finir, une personne touche son visage plus de 26 fois par heure selon des études.

      Ceci dit, bien oui je porterai un masque dans les endroits requis. Mais SVP, ne nous prenez pas les gens pour des valises. Les études scientifiques sérieuses disent le contraire de ce qui est véhiculé présentement.

  • François Caron - Abonné 18 juillet 2020 08 h 29

    Qui doit payer les masques ?

    Chacun doit se doter d'un ou de quelques masques, beaucoup beaucoup d'individus l'ont fait.
    Pour les cas de sans abris et autres personnes démunies, je suis pour un distribution aux frais de l'état (donc, de nous tous), c'est une question de santé publique.

    • Joël Tremblay - Abonné 18 juillet 2020 10 h 12

      Oui, et si c'est obligatoire, il est normal que ce serait non-taxable et aussi déductible d'impôt.

    • Serge Pelletier - Abonné 19 juillet 2020 01 h 20

      On dirait que personne, y compris chez les bien-pensants du GV-Q, n'a souvenirs des tickets de rationnements. Rationnements qui étaient pour tous, et pour tous les types de biens incluant les aliments.
      Le GV-Q a via le "BS", et le RRQ, des sources fiables de qui a besoin de tickets... Et les raports d'impôts du GV-Q peuvent aussi être d'une grande utilité, les garderies, les écoles, etc. peuvent faciliter le recoupement des besoins en tickets de rationnement.

      De plus, le GV-Q peut demander au GV-C la liste des personnes qui reçoivent le SRG... Noter que le SRG est l'équivalent du BS pour les retraités... Donc, les pauvres parmis les pauvres.

      À l'ère numérique, cela est simple. Ils, le GV-Q et le GV-C. l'ont fait à l'époque sur papier et sans même l'aide d'une calculatrice numérique... Aujourd'hui, ne pas le faire relève de l'insignifiance intellectuelle et de la mauvaise foi... Et possiblement des deux simultanément.

  • Marc Therrien - Abonné 18 juillet 2020 09 h 57

    Commencez vous-mêmes par convaincre vos petits-enfants


    Plutôt que de se fier encore et encore au « gouvernemaman », pourquoi chaque grand-parent ne chercherait pas plutôt à convaincre ses petits-enfants de porter le masque afin de le protéger? Bien entendu, il serait désespérant de constater que le manque d’amour dans les familles empêche cette action pourtant simple à envisager.

    Marc Therrien

  • Serge Pelletier - Abonné 19 juillet 2020 01 h 41

    Bravo pour votre texte Mme Marie Benoit.

    Quant aux deux individus que vous mentionnez ne pas les comprendre, c'est simple ce sont "des esprits lourds et pesants".

    Les historiens, dans 50 ans, vont très bien le démontrer. Pire, ils les trouveront menteurs pathalogiques, et très imbus d'eux-mêmes. Et que dire des bénis-oui-oui de journalistes qui n'osaient pas les mettre immédiatement (dès le début) devant leurs mensonges... Au contraire, ils les ont élever en quasi-dieux, des veaux en or... Comment après descendre de l'estrade de l'idolâtrie ces piètres personnes?

  • Ginette . - Inscrite 19 juillet 2020 09 h 20

    Masques faits maison

    Il est possible de se fabriquer des masques à faible coût avec des retailles de tissus, une bonne aiguille et du fil. Il y a des modèles faciles èa réaliser sur l'Internet. Pour ce qui est de la distribution sans frais de masques aux sans-abris, c'est une bonne idée mais il faut s'assurer qu'ils seront lavés régulièrement.