Se masquer ou ne pas se masquer?

«Avant d’imiter, de peur d’une deuxième vague, des décisions prises ailleurs pour des raisons complexes et parfois obscures, on devrait plutôt prendre le temps de se demander si le contexte local justifie qu’on les imite», pense Yves Gingras .
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir «Avant d’imiter, de peur d’une deuxième vague, des décisions prises ailleurs pour des raisons complexes et parfois obscures, on devrait plutôt prendre le temps de se demander si le contexte local justifie qu’on les imite», pense Yves Gingras .

Comme on l’a observé dans de nombreux pays, la pandémie a fait émerger dans les médias — télévisés surtout — de nouvelles figures médiatiques. Des médecins, le plus souvent spécialisés en infectiologie, en microbiologie ou en épidémiologie sont ainsi devenus du jour au lendemain des références incontournables pour décrire jour après jour, de façon simple et compréhensible pour un large public, l’évolution de la propagation du virus et les fameuses mesures barrières.

Cependant, au fil des semaines, on a aussi observé une certaine propension chez certains à glisser de la description objective des faits aux opinions moins fondées et plus intuitives — parfois même aux discours purement subjectifs sur le « respect » dû à leur « profession ». Ces médecins ont aujourd’hui franchi une autre étape en passant carrément aux prescriptions. Regroupés le moment d’une conférence de presse ils exigent que le gouvernement décrète l’obligation du port du masque même lorsque la distance de deux mètres est respectée. Ils invoquent bien sûr « la science », mais ce semble plutôt leur soudaine notoriété qui les fait réagir en groupe, comme si le nombre faisait preuve et pouvait remplacer les fameuses « données probantes » — vérifiées et tenant compte de plusieurs variables (et pas la seule contagion possible) — pour fonder une décision de santé publique. Cela conduit à s’interroger sur les effets pervers des médias en temps de crise.

Alors que le maître mot de la direction de la santé publique et même du premier ministre Legault a été, depuis le début de cette crise sanitaire, de prendre des décisions « fondées sur la science et les données probantes », on ne peut que trouver surprenante l’intervention soudaine d’un « collectif » de médecins médiatiques. Ainsi, un docteur affirme à la télévision que « le masque est plus efficace que le lavage des mains ». Cela est possible, mais où sont les fameuses « données probantes » publiées sur cette question ? Et est-ce vraiment le cas quand la distance minimale de deux mètres est respectée ? Une autre affirme au Devoir (12 juin) que le masque diminue « grandement le risque de contagion lors de contacts contagieux ». Oui, mais à plus de deux mètres aussi ? Et, surtout, la majorité des contacts ne sont pas entre contagieux, ceux-ci n’étant pas distribués de manière homogène dans l’espace.

Le sens commun suggère le port du masque, mais la science se méfie justement du « sens commun ». C’est d’ailleurs pour cela que les méthodes du début du XXe siècle qui laissaient au seul médecin le soin de décider en raison de son expérience auprès des patients quel traitement était efficace ont été remplacées au milieu des années 1940 par des essais cliniques randomisés et avec placebo.

Le fait que le Dr Amir Khadir, ancien député de Québec solidaire, semble (à la télévision) le porte-parole du groupe est intéressant. À titre d’ancien député, il était déjà connu, et sa verve en fait naturellement le porte-parole de cette nouvelle cause. Il était d’ailleurs vite réapparu à la petite lucarne pour nous parler non plus de politique, mais de la COVID-19. C’est dans ce contexte qu’il avait pris rapidement fait et cause pour la fameuse chloroquine, alors vantée en France par un autre médecin devenu soudainement médiatique au moment de la pandémie, le Pr Didier Raoult.

Alors qu’aucune étude n’était encore parue, à l’exception de celle du Pr Raoult, fondée sur des données limitées et plus que problématiques, le Dr Khadir affirmait avec conviction « que ce médicament devrait être déjà utilisé, à tout le moins pour prévenir les infections chez les travailleurs de la santé » (La Presse, 29 mars). Au même moment, une étude clinique plus sérieuse était alors en cours à Montréal et ailleurs pour confirmer la validité de ces résultats préliminaires. Or, les auteurs de cette étude considéraient plutôt qu’il était « trop tôt pour adopter ce type de mesure, étant donné le risque que peut représenter la prise d’hydroxychloroquine (HCQ), et son utilité pour soigner d’autres maladies, ce qui soulève le spectre d’une pénurie » (La Presse, 29 mars). Le temps du militantisme n’est pas le temps de la science : à vouloir aller trop vite et sauter aux conclusions sur la base d’une « intuition », on peut générer plus de problèmes (et de coûts) que de solutions.

Le Dr Arruda note d’ailleurs que les études sur le port obligatoire du masque sont encore critiquées. On ose espérer que les pressions médiatiques ne le feront pas changer de méthode et que, s’il modifie la petite phrase publiée chaque jour recommandant de « porter le masque SI la distance de deux mètres n’est pas respectée », cela sera justifié en s’appuyant sur des études sérieuses et non le fait de pressions médiatiques. Car dire que telle ville ou tel pays a rendu le masque obligatoire et que tel endroit a aussi moins de morts est loin de constituer une donnée probante, étant donné le grand nombre de variables en jeu.

Avant d’imiter, de peur d’une deuxième vague, des décisions prises ailleurs pour des raisons complexes et parfois obscures, on devrait plutôt prendre le temps de se demander si le contexte local justifie qu’on les imite. Les pétitions et les manifestations publiques ne peuvent se substituer aux analyses complexes effectuées par les nombreux experts de la santé publique du Québec.

45 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 22 juin 2020 00 h 53

    La distance de deux mètres

    C'est bien beau de dire «si la distance de deux mètres est respectée», mais elle ne l'est pas toujours sur les trottoirs de la ville, dans les commerces et surtout dans les transports en commun. Voilà donc un «si» qu'on ne peut pas prévoir en sortant de chez soi. Le principe de précaution demande donc de porter un masque quand on sort de chez soi, à tous le moins dans les milieux urbains.

    • Marc Therrien - Abonné 22 juin 2020 07 h 19

      Il reste à démontrer la probabilité d’être infecté lors d’une rencontre très brève avec un passant où aucune parole n’a été échangée et où ni l’un ni l’autre n’a toussé ou éternué, ce qui, en ce qui me concerne, constitue sûrement presque 100% des situations où je me suis « aventuré » hors de chez moi ou hors du bureau. À ce que je sache la contagion se fait lors d’un contact prolongé entre deux personnes situées à l’intérieur des 2 mètres voire même du un mètre de distance recommandé.

      Marc Therrien

    • Françoise Labelle - Abonnée 22 juin 2020 07 h 48

      C'est raisonnable, dans un milieu urbain dense, et quand la distance ne peut être respectée. Mais quand le pic de la pandémie sévit (sévira), le confinement et toujours le lavage de main me semblent préférables. La Nouvelle-Zélande a confiné strictement et tôt; je n'ai pas vu la PM porter un masque. Une personne asymptomatique peut émettre des micro-gouttelettes? Les postillons (la sueur?) peuvent être projetés à plus d'un mètre dans des conditions de laboratoire? C'est olympique.
      À Québec, dans mon coin, il y a peu de trottoirs et peu de piétons. Je mets un masque en entrant à l'épicerie, la SAQ ou la pharmacie.

      Le Danemark, plus densément peuplé que la Suède a confiné strictement et tôt. Elle a traversé la pandémie mieux que son voisin. Les autorités danoises ne suggèrent pas le port du masque. Parce qu'il n'y a pas de preuve de bénéfice pour les personnes bien portantes (souligné), que l'approvisionnement sera plus difficile, qu'on se touche le visage quand on ajuste le masque, que les personnes se croyant protégées respecteront moins la distanciation ou porteront un masque périmé.
      «Why is Denmark not recommending face masks to the public? » TheLocal, 11 mai 2020

    • Yves Mercure - Abonné 22 juin 2020 07 h 56

      Non seulement le ´deux mètres' n'est généralement pas respecté si l'on base sur nos observations en direct ou par média interposé (j'entend déjà M. Gingras vitupérer et rappeler les biais systématiques des médias), mais le bon sens peut, mais ne s'oppose pas par principe à la science. Se méfier se ce qu'on c oit voir ou entendre est prudent, ce qui n veut pas dire qu'il soit nécessaire d'être sourd-muet-aveugle de naissance pour penser rigoureusement. L'auteur n'a pas tord de dénoncer l'instrumentalisation du virus pour certains qui en font une politique générale ou auto-promotionnelle. Toutefois, bête est de prétendre simplistement en l'absence de données probantes pour le masque. Le même type de raisonnement nous imposerait de nier que la pluie puisse être humide jusqu'à ce que M. Gingras ait procédé par une étude en double aveugle avec hygromètre et belle méthode. Que conclure? La charge vise des personnes plutôt que le "fait masque"? La dénonciation cible les médias qui font dans la fausse nouvelle? Ou bien la réaction serait-elle une intolérance personnelle au masque? N'ayant pas faits et détails nécessaires pour répondre de touts ces questions qui m'assaillent, dois-je quérir une subvention de recherche ... afin de vérifier l'humidité d'un liquide tombé du ciel? Ou prendre le peu de bon sens qui m'habite pour porter un masque pour mes déambulations publiques... la science ne doit pas être si bête!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 22 juin 2020 08 h 05

      Il a le dos un peu large, le principe de précaution. A ce compte, on devrait décourager tout à fait la pratique du vélo sur route.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 juin 2020 09 h 09

      Cher M. Jodouin. Pour attraper un virus, il faut être devant la personne contaminée sur une distance de moins de deux mètres pour une période d'environ 10 minutes, avec ou sans masques maisons. Même les professionnels de la santé qui sont équipés jusqu'aux dents et formés n'arrivent pas à contrer la contamination lorsque la distanciation physique n'est pas respectée pour une certaine période de temps. Le masque maison est devenu le dada de la gauche tonitruante et plurielle qui cache un agenda politique qui va au-delà de la crise sanitaire.

    • Marc Therrien - Abonné 22 juin 2020 12 h 10

      Parlant du principe de précaution, avec l’été et ses chaleurs accablantes qui arrivent, on se remettra bientôt à compter le nombre de décès par noyade. Et on constatera peut-être alors que la baignade et les loisirs nautiques sont plus dangereux que la Covid-19 pour les personnes âgées de moins de 70 ans.

      Marc Therrien

    • Hermel Cyr - Abonné 22 juin 2020 14 h 59

      Si « d’autres facteurs » peuvent hypothétiquement intervenir lors du port du masque, que vous n’aviez pas prévu, il se peut que celui-ci ne soit plus une précaution, mais plutôt un vecteur de propagation du virus.

      Si par exemple, les porteurs du masque surestiment sa fonction protectrice et négligent les autres facteurs de protection connus, s’ils en font un mauvais usage, s’ils le manipulent inadéquatement; s’ils négligent d’en disposer sanitairement lorsqu’enlevé, le masque peut devenir un vecteur de propagation virale plutôt qu’un principe de précaution.

      J’ai vu des personnes porter le masque sous le nez, j’en ai même vu un le porter au menton! Et j’ai vu des masques trainer sur les tableaux de bord de voitures, d’autres jetés dans la rue ou oubliés sur des bancs publics.

      Votre argument est plein de sens, mais à la condition que le port du masque soit réellement une mesure d’évitement de propagation du virus. Alors vous appliquez correctement le principe de précaution. Mais ce que soutient le prof Gingras, c’est que ceci n’est pas prouvé scientifiquement.

    • Christian Roy - Abonné 22 juin 2020 18 h 26

      Cyril Dionne: "Le masque maison est devenu le dada de la gauche tonitruante et plurielle qui cache un agenda politique qui va au-delà de la crise sanitaire."

      Cher M. Dionne,

      De que c'est que ce masque multicouches ?

      Pour faire une telle affirmation, il faut avoir des contacts...

      Vous me faites pensez à Bolton avec ses révélations percutantes !

  • Yvon Montoya - Inscrit 22 juin 2020 05 h 05

    Votre texte démontre un manque total de rigueur scientifique parce que vous offrez votre opinion personnelle non un résultat scientifique quant au port du masque ou non. On se demande pourquoi un tel texte? Merci.

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 juin 2020 08 h 41

      Tout ce qu'il faut, c'est demander des données. En quoi est-ce épistémologiquement invalide?

    • Hermel Cyr - Abonné 22 juin 2020 10 h 13

      M. Gingras ne s’oppose ni ne soutient le port du masque. Il dénonce une campagne médiatique non fondée scientifiquement. Il dénonce l’argument d’autorité (par le titre de « docteur », et personnalités médiatiques) pour appuyer le port du masque.
      Qu’on prouve l’utilité du masque par des données probantes, basées sur des variables contrôlées et on trouvera l’auteur le prof Gingras du côté de ses défenseurs.
      Ici, c’est vous qui manquez de rigueur scientifique.

    • Christian Roy - Abonné 22 juin 2020 18 h 40

      Moi ce que j'aurais aimé c'est de savoir si M. Gingras s'était branché sur la question. Que se prescrit-il à lui-même ? Masque ou pas ? De procédure ? N 95 ?

      À titre de directeur scientifique de l’Observatoire des sciences et des technologies de l'UQAM, j'aurais bien pris sa décision en compte. Je lui voue une autorité certaine.

      Pour l'instant, je ne prends pas de risque. Je reste cloîtré jusqu'à la troisième vague... Heureusement, il y a Le Devoir que je veux pouvoir lire et commenter encore longtemps.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 22 juin 2020 21 h 29

      Monsieur Roy, c'est justement le genre d'appréciation fondé sur les « à titre de » que monsieur Gingras critique ici.

      Un sarau et un stétoscope, cela ne confère pas un sceau de scientificité équivalent à celui qui résulte de l'examen minutieux de données probantes. Or cet aréopage autoproclamé s'est comporté comme si de telles données existaient, comme si elles commandaient à tout scientifique avisé la conclusion qu'ils tiraient de la modélisation statistique de Cambridge.

      Ce faisant - et cela est beaucoup plus important -, ils ont donné à conclure que les gens de la santé publique et du MESSS n'agissaient pas dans le meilleur intérêt de la population, soit par calcul, soit par incompétence, soit les deux mis ensemble. Pour une telle suggestion, il faut bien mieux que ce pitoyable show de boucane.

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 22 juin 2020 08 h 44

    Le même Amir

    qui prescrit des antibiotiques à fortes doses et longues durées pour le traitement de la maladie de Lyme en l'absence de données probantes et en dépit des conséquences potentiellement néfastes d'une telle utilisation massive.

    L'étude sur laquelle les signataires s'appuie ne relève pas de leur champ de compétence mais sur des modélisations mathématiques. Les aspects biochimiques de la contagiosité et des modes de transmission n'y reçoivent pas un éclairage nouveau.

  • Michel Paquette - Abonné 22 juin 2020 08 h 58

    De nombreuses études confirment l'efficacité du masque

    Votre attaque contre les médecins qui se sont prononcés en faveur du masque n'est pas crédible. Il y a de nombreuses études scientifiques rigoureuses qui appuient (sans démontrer) l'efficacité de l'usage généralisé du masque. Elles ont été publiées dans des journaux réputés, comme Le NEJM et le Lancet à un rythme qui s'est intensifié dans les derniers mois. Il y a des débats sains au sujet du degré de protection qu'offre un "couvre-visage" pour celui qui le porte. Cependant, il y a désormais un consensus d'experts en épidémiologie et en virologie à l'effet que les personnes qui portent un masque protègent les autres qui sont autour d'eux dans une pièce fermée plus ou dans les transports en commun. La contagion par les aérosols et la propagation du virus par des porteurs asymptomatiques sont désormais reconnues et peuvent être considérées comme des faits établis. L'INSPQ, jadis très sceptique, a révisé régulièrement ses positions. En médecine et en temps d'épidémie, la méthodologie que vous préconisez n'est pas applicable. Les délais font des morts. C'est pourquoi on se contente d'études qui offrent des corroborations moins que parfaites. Vous évitez de confronter ces arguments. Par ailleurs, on remarque que l'attaque ad hominem contre le Dr. A. Khadir ne fait pas honneur à votre titre et à vos distinctions académiques. Le temps est venu de vous renseigner, de réviser vos croyances et de calmer votre obsession avec le Dr. Raoult.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 juin 2020 10 h 15

      Faux, lorsqu'on lit justement ces revues scientifiques comme le Lancet, le diable est toujours dans les détails. Ils n'offrent aucune donné probante sur l'efficacité de ces masques maisons en temps de pandémie. Ils font des observations suggestives tout en invoquant qu’il y a probablement d’autres facteurs qui ne sont pas tenus en ligne de compte comme la discipline exercée par certaines populations aux directives données, lavage de main et distanciation sociale obligent. Pardieu, même les professionnels de la santé comme les médecins et infirmières, malgré leur équipement sophistiqué et formation deviennent contaminés lorsque la distanciation physique n’est plus respectée. La contagion par les porteurs asymptomatiques n'est plus reconnue et n'est plus considérée comme un fait établi puisqu’ils ne transmettent que très rarement le SARS-CoV-2 selon l'Organisation mondiale de la santé (OMF).

    • Carl Séguin - Abonné 22 juin 2020 14 h 19

      Une étude récente, publiée dans la très prestigieuse et crédible revue PNAS, par des chercheurs du Texas et de de Californie, révèle que « ... le port du masque est déterminant dans l.évolution de la pandémie. Cette mesure de protection réduit significativement le nombre d' infections. les autres mesure d'atténuation comme la distanciation sociale .... sont insuffisantes pour protéger le publique (CS, traduction libre).
      «Our analysis reveals that the difference with and without mandated face covering represents the determinant in shaping the trends of the pandemic. This protective measure significantly reduces the number of infections. Other mitigation measures, such as social distancing implemented in the United States, are insufficient by themselves in protecting the public.»
      https://www.pnas.org/content/early/2020/06/10/2009637117#ref-16
      Par ailleurs, affirmer que: « ... même les professionnels de la santé comme les médecins et infirmières, malgré leur équipement sophistiqué et formation deviennent contaminés lorsque la distanciation physique n’est plus respectée.» est trompeur. Il y a fort à parier que s'ils n'en avaient pas porté, le nombre de professionnals contaminés aurait été largement supérieur....

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 22 juin 2020 14 h 27

      Je suis de l'avis de M.Paquette.Je porte le masque en publique c'est une protection supplémentaire,ça m'incite à respecter le 2 metres

      même si ce n'est pas plaisant mais je n'y suis pas allergique.Je pense à ceux qui traverse un terrain sachant qu'il est miné sans appareil

      de détection,ils risquent gros....et le gros bon sens me dit :prend garde à toi et aux autres. Ce que tu ne visualise pas comme le virus ou

      une mine anti-personnelle égale danger.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 juin 2020 17 h 30

      Chers porteurs de masque maison,

      On est tous biens contents que vous portiez votre masque à Montréal. Et pourtant, dans cette ville, on retrouve plus de 1 870 décès par million, faisant d'elle le deuxième pire endroit sur la planète. Si le Québec serait un pays, il se classerait bon 2e encore une fois derrière la Belgique et devant le Royaume-Uni en ce qui a trait au nombre de décès par million en proportion de sa population. Juste pour dire que c’est deux fois plus pire qu'aux États-Unis qu’on ne cesse de fustiger. Si le Québec avait la population des USA, on retrouverait plus de 211 000 morts et non pas le 122 000 qu’ils ont présentement.

      Juste pour dire qu’une étude ne fait pas le printemps en sciences. Sur celle qui est énumérée, on en retrouve cinq à 10 autres qui affirment le contraire. Ah ! Si la culture scientifique était pour tout le monde, on comprendrait comment le Québec à échoué lamentablement durant la 1ère vague de cette pandémie. Et attention aux ides de novembre...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 22 juin 2020 21 h 43

      Monsieur Dionne, vous ne l'avez manifestement pas entendu, mais « Si le Massachussets serait (sic) un pays, il se classerait bon 1er, loin devant la Belgique en ce qui a trait au nombre de décès par million en proportion de sa population ».

      Vous allez rétorquer que c'est parce que ça vote à gauche, par là, comme au NJ, NY, CT, DE, RH et DC juste en dessous de la Belgique. Un peu forcé comme lien de causalité, mais on vous comprend. On sympathiserait même quelquefois au vu d'un aveuglement si résolu.

    • Cyril Dionne - Abonné 22 juin 2020 23 h 29

      Bon, encore une fois M. Desjardins, désolé de « péter votre baloune », mais pour le Massachussetts, c’est 7 millions de population pour 27 337 km2 de superficie. Le Québec, c’est 8,5 millions de population pour 1 668 000 km2, soit 45 fois la superficie de l’état américain que vous mentionnez. Et c’est la densité de population qui tue avec ce coronavirus. Avec tous les facteurs physiques de son côté, le Québec a failli misérablement à cette première vague. On espère que la 2e, qui risque d’être plus virulente et contagieuse, on pourra mieux la contrer.

      Eh oui, pour les états dits de gauche américains, eux aussi ont échoué lamentablement.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 23 juin 2020 09 h 09

      Vous êtes vraiment impayable, monsieur Dionne. Vous savez très bien que le virus a touché au Québec la partie du territoire la plus densément peuplée : Montréal/Laval (2544 h/km2. J'ai pas fait l'exercice au plus fin, mais si vous découpez autour de Montréal une aire de 27000 km2 (superficie du Mass.) vous obtiendrez des valeurs très semblables en termes de densité de population. Mais il est vrai que le fait de disposer de vastes espaces comme l'Ungava aurait dû nous permettre d'y mettre nos citoyens aux abris!

    • Cyril Dionne - Abonné 23 juin 2020 11 h 58

      Bon M. Desjardins. Vous dites que Montréal/Laval et ses 2544 h/km2, ont mieux fait avec leurs 3 988 décès à l’heure de ce commentaire? Vous devriez savoir que le District de Columbia (177 km2 pour 5,3 millions de population) avec ses 29 943 h/km2 n’en a eu que 537. Pourtant, ils n’ont pas un régime de santé public et toute la panoplie de services gouvernementaux gratuits comme au Québec.

      On imagine que tout est relatif dans la vie. La densité de population du Québec est de 5 h/km2. Celle du Connecticut, 248 h/km2, celle du Delaware, 153 h/km2, celle du Rhode Island, 318 h/km2, celle du New Jersey, 411 h/km2 et de l’état de New York, 132 h/km2. Et toutes ces villes ont des agglomérations (villes) où on retrouve une très grande densité de population comparable ou supérieure à Montréal. Et pourtant Toronto, la ville voisine de Montréal, avec une superficie de 630 km2 et une population de 2,93 millions, on y retrouve seulement 1 000 décès pour 4 651 h/km2. L’Ontario, avec presque le double de population du Québec (14,5 millions), n’a eu que le quart de morts par million de population.

      Il faut le dire, la gestion de la crise épidémique est un échec complet au Québec. Le directeur de la Santé publique, Horacio Arruda, devrait être mis à la porte tête première. La CAQ devrait retourner sur les bancs d’école pour apprendre à comment gérer une crise avec leur note de C+. Seulement au Québec, on transforme une catastrophe en un succès éclatant. Oui, c’est « ben » pour dire.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 23 juin 2020 15 h 38

      Ce n'est pas que vous nuanciez votre propos initial : ce n'est pas votre genre. Mais cette manière de lancer une volée de chiffres comme on ferait lever la boucane sur votre propre feu en un dernier effort d'enfumage est plutôt comique. Une petite quinte de toux plus tard, on oublierait la grosse bêtise que vous aviez au moins le mérite de ne pas avoir inventée tout seul.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 juin 2020 23 h 35

      Bon. Malheureusement pour nos élus des sciences sociales, les chiffres ne mentent pas. Alors, lorsqu'ils sont confrontés aux faits, ils changent de tactique pour ne pas perdre la face. Ceci dit, seul la distanciation physique a bien meilleur goût contre ce petit virus d'un diamètre de 157 nanomètres; les masques d'Halloween, non. Cela, il y a longtemps que je l'ai compris tout en évitant des villes comme Montréal.

  • Yves Corbeil - Inscrit 22 juin 2020 09 h 03

    Le masque

    Que plusieurs manipulent comme un kleenex après usage est tellement ridicule que s'en est drôle. En sortant d'un commerce, on l'enlève et le mets dans la console de sa voiture, dans ses poches ou bien dans sa sacoche pour ensuite le resortir au besoin comme un mouchoir de poches dans le temps. Je préfere continuer à me laver les mains, garder mes distances et éviter la cohue quand faire se peut en attendant de meilleurs mesures prouvées. Et si il s'avère que le masque devienne obligatoire, je me demande comment je ferais pour vivre masquer pendant des années car mon tour pour un vaccin sur 7 milliards risque d'être loin sur la liste, si il trouve un jour un vaccin. Il y a plus de chance qu'un autre virus apparaisse avant qu'ils trouvent un vaccin pour celui-ci, enfin je crois. Le sida, ça fait combien d'années?