L’opposition au pouvoir en place demeure essentielle

«Les partis d’opposition doivent faire un travail parlementaire robuste pour forcer les gouvernements à mieux faire. Les médias doivent remettre en question tous les éléments de l’action gouvernementale et toutes les stratégies communicationnelles de celle-ci», affirme l'auteur.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Les partis d’opposition doivent faire un travail parlementaire robuste pour forcer les gouvernements à mieux faire. Les médias doivent remettre en question tous les éléments de l’action gouvernementale et toutes les stratégies communicationnelles de celle-ci», affirme l'auteur.

Dans un ouvrage classique à propos des éléments constitutifs du libéralisme politique, le politologue Robert A. Dahl nous apprend que l’idéal démocratique doit s’appuyer sur deux piliers essentiels : la participation et la compétition. Une participation politique large et effective aux affaires publiques est évidemment nécessaire, mais cela n’est en effet pas suffisant. Il faut également une compétition saine entre une multitude de centres de pouvoir pour espérer se rapprocher d’une vie démocratique véritable. En d’autres mots, il n’y a pas de pouvoir démocratique sans opposition effective.

Dahl se situe ainsi dans une perspective pluraliste et s’oppose à une supposée volonté générale unique. Il insiste également sur le fait que la gestion de la diversité par la distribution du pouvoir entre plusieurs pôles est plus efficace que toute tentative vaine d’écrasement des désaccords. Mieux vaut ne pas forcer les individus à être libres, quoi qu’en pense Jean-Jacques Rousseau.

Au moment où toute notre attention se concentre sur la menace sanitaire de la COVID-19, l’effacement des lieux d’opposition est spectaculaire. On n’entend que les gouvernants, tous les jours, à heures fixes. En plus, on découvre avec effroi que le consensus est devenu valeur cardinale. Il nous faut toutes et tous répéter le même message pour éviter de miner l’effort commun. Il faut dénoncer ceux qui posent des questions et mettre à l’index les idées marginales. Pire, on valorise une forme de délation citoyenne sordide qui pousse les uns à épier les autres. On nous dit évidemment que c’est pour notre sécurité. Des réflexes politiques réactionnaires font surface, comme si 200 ans de libéralisme n’avaient pas réussi à effacer une histoire humaine marquée par la domination, la peur et le dogmatisme.

Un devoir civique

Il faut le répéter, l’opposition (sous toutes ses formes) est essentielle au bon fonctionnement de nos institutions. On doit ajouter que cela est d’autant plus important en période de crise. Les décisions prises ces jours-ci par les gouvernements du Québec et du Canada ont des conséquences extraordinaires sur la vie des gens. Les contraintes imposées sur nos libertés sont lourdes. Les sommes dépensées donnent le vertige. Les conséquences économiques et sociales sont catastrophiques. Peut-être ces décisions sont-elles nécessaires. Là n’est pas la question. L’opposition au pouvoir en place doit exister, quel que soit l’enjeu.

Les partis d’opposition doivent faire un travail parlementaire robuste pour forcer les gouvernements à mieux faire. Les médias doivent remettre en question tous les éléments de l’action gouvernementale et toutes les stratégies communicationnelles de celle-ci. Les scientifiques de toutes disciplines doivent attaquer sans relâche les idées reçues et les théories dominantes à l’aide de leurs expertises respectives. Ce travail d’opposition a lieu en temps normal, il suffit de continuer le travail.

Ceci n’est pas un appel à la désobéissance. L’État joue son rôle et le fait avec la meilleure volonté du monde. Mais s’opposer est un devoir civique pour tous les acteurs en moyen de le faire. Paul Simon se demandait autrefois qui il pouvait bien être pour souffler contre le vent. On a le goût de lui dire que le geste de s’opposer est tout ce qui reste entre la démocratie et autre chose de très inquiétant.

29 commentaires
  • Léonce Naud - Abonné 28 mars 2020 05 h 54

    Quand un danger mortel menace la Cité

    Les Romains, auprès desquels nos propres constructions nationales sont plutôt chétives, ont longtemps pratiqué en temps ordinaire une sorte de gouvernement délibératif, comme en témoigne l'importance accordée aux débats publics qui prenaient place au Forum. Cependant, quand un danger imminent et mortel menaçait visiblement l'ensemble de la Cité, ils faisaient parfois appel à l'un des plus sages et des plus valeureux d'entre eux et lui confiaient pour un temps limité la charge de Dictateur, possesseur absolu de tous les pouvoirs, auquel tous se soumettaient immédiatement sans ergoter ni discuter. Ainsi Rome fut sauvée à maintes reprises par le gouvernement d'un seul, l'exemple le plus célèbre étant celui de Cincinnatus.

    C'est pourquoi la thèse de ce professeur de science politique ne tient pas debout, à savoir que s'opposer est un devoir civique en démocratie quelles que soient les circonstances. Quand un troupeau de moutons est menacé dans son existence même, il faut un berger fort et implacable pour obliger l’ensemble du troupeau à agir en bloc pour contrer la menace. Si chaque mouton tient à son « devoir civique de s’opposer » et décide d’aller brouter ici et là, il ne restera éventuellement plus de moutons et le berger connaîtra le chômage.

    • André Labelle - Abonné 28 mars 2020 15 h 43

      Je suis entièrement d'accord avec votre commentaire. Je pense que certaines personnes sont incapables de prendre la réelle mesure du danger qui assaille notre société aujourd'hui. Comme la menace est invisible beaucoup ont tendance à la considérer comme une menace théorique. Si nous étions en face d'un envahisseur armé, qu'on peut voir, filmer voir même sur lequel on pourrait tirer des balles réelles, je suis loin d'être certain que les individus comme l'auteur de ce billet tiendrait le même langage.
      Marc André Bodet va jusqu'à écrire : « on valorise une forme de délation citoyenne sordide » ! De quoi parle-t-il ? Le terme "délation" est en soit chargé négativement puisque la définition usuelle de ce mot est : « dénonciation inspirée par des motifs méprisables.» À l'évidence pour M. Bodet une "dénonciation" ne peut pas être citoyenne, honnête et responsable. Des mesures sévères temporaires visant le bien publique sont promulguées pour "in fine" sauver des vies, dont particulièrement celles des personnes les plus âgées. Ne pas y obéir est un lui un crime « sordide » à ne pas en douter. Alors parler de délation quand un citoyen ou une citoyenne dénonce ce crime est d'une bassesse et d'une sordidité écœurante. Voilà comment je vois les choses.
      De toute évidence ce «professeur agréé» correspond à ce que disait feu ma vielle mère qui n'avait qu'une 3 ième année : « Il est chanceux d'être instruit car autrement il serait tellement niaiseux !»
      « Avec de tels amis, on n'a pas besoin d'ennemis ! » disait-il !
      «Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.» [Georges Bernanos]

    • Marc Therrien - Abonné 29 mars 2020 11 h 46

      M. Labelle,

      Je découvre de plus en plus que vous maniez intelligemment les citations pour distribuer élégamment des attaques ad personam.

      Marc Therrien

  • François Beaulne - Abonné 28 mars 2020 09 h 57

    Renforcer la séparation des pouvoirs

    Votre analyse tout à fait pertinente met le doigt sur la nécessité de renforcer la pluralité des pouvoirs pour garantir un équilibre démocratique.

    Or notre système actuel, de type britannique ne favorise pas cet équilibre. Il vise davantage à confier au gouvernement une assise stable pour gouverner pendant la durée se son mandat.
    Contrairement au système présidentiel qui distingue nettement le pouvoir exécutif du pouvoir législatif, le système parlementaire de type britannique confert au pouvoir exécutif le contôle du pouvoir législatif en exigeant, notamment, que le gouvernement soit issu des élus majoritaires du parlement.

    Au delà de la rhétorique traditionnelle à laquelle on a habitué les populations du Commonwealth britannique, dont le Canada et le Québec, le système parlementaire type Westminster va, dans son application, à l'encontre du principe de la séparation des pouvoirs, principe pourtant reconnu comme fondamental en démocratie parlementaire, alors que le système présidentiel le reflète davantage.

    • Jacques Patenaude - Abonné 28 mars 2020 20 h 15

      Pensez-vous vraiment que la séparation des pouvoirs est la garantie suprème de la démocratie? moi non. Je crois davantange au principe de gouvernement responsable que nous avons gagné si aprement contre la volonté des britanniques.
      Le système présidentiel américain est l'exemple même du système de séparation des pouvoirs (chek and balance). Qui a présentement envie de le prendre pour modèle? Ce système où chaque instance de pouvoir peut en bloquer une autre démontre présentement son échec à tous les niveaux. En fait le pouvoir de dernier recours étant le judiciaire et celui-ci étant nommé par le président cela lui permet de prolonger au delà de son règne la portée de ses politiques. Reagan en son temps l'avait compris et Trump aussi.
      Il me semble que le problème le plus urgent à régler n'est pas la séparation des pouvoirs qui est un principe important mais pas ultime de la démocratie, mais plutôt la dérive auquel nous assistons vers un pouvoir du premier ministre de plus en plus porté vers un fonctionnement présidentiel où le cabinet du premier ministre est le véritable lieu du pouvoir et ses ministes de simples agents de commiunications au service du cabinet du premier ministre. À l'époque de René Lévesque Ça n'aurait pu être le cas.
      En fait il me semble qu'au nom de la démocratie il est préférable de renforcer les pouvoir des élus de l'assemblée nationale et du cabinet des ministres plutôt que de dériver vers un système présidentiel qui ultimement saura renforcer son pouvoir. D'ailleurs, si on le fait de la bonne façon, le scrutin proportionnel serait un atout précieux en ce domaine.

  • Marc Therrien - Abonné 28 mars 2020 10 h 31

    Aimer la vie en s'opposant à la mort, sa promise


    Parmi les voies de sagesse qui pourraient être empruntées pour réfléchir tout en agissant, celle du stoïcisme qui valorise l’acceptation rationnelle de l'ordre du monde et de son évolution ne semble pas la privilégiée actuellement. Peu de gens acceptent qu’il soit vain d"aimer la vie en s’opposant à la mort, sa promise. Tous ces gens convaincus qui suivent les ordres en se taisant et qui sont prêts à collaorer avec le Gouvernement pour contraindre les récalcitrants cherchent le sens de la vie heureuse ailleurs que dans l’acceptation des déterminismes basés sur les lois de la nature que Nietzsche appelait « amor fati », l’amour du destin.

    Marc Therrien

    • André Labelle - Abonné 28 mars 2020 16 h 06

      Franchement M. Thérien vous me décevez. « [..] acceptation des déterminismes basés sur les lois de la nature [...] » écrivez-vous ! C'est complètement ridicule.
      Si l'humanité avait suivi votre philosophie on ne serait pas encore sorti des cavernes. Et sans doute vos lointains ancêtres seraient morts sans vous permettre d'exister.
      Vous n'êtes sans doute pas à l'agonie pour penser de cette façon. Mais peut-être l'êtes-vous aussi. Quoi qu'il en soit même les personnes en phases terminales qui ne sont pas profondément déprimées (elles existent, j'en ai connu quelques-unes) n'hésiteraient jamais à trouver une solution leur permettant de vivre normalement.
      Bref je trouve votre commentaire complètement irréaliste et "fumistement" théorique.
      « Que répondre à un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ? »
      [Voltaire]

    • Marc Therrien - Abonné 28 mars 2020 21 h 59

      J'imagine que c'est en acceptant les déterminismes basés sur les lois de la nature que les médecins en Italie et bientôt à New-York, en manque d'équipement, décident au moyen d'un algorithme qui bénéficiera d'un respirateur et qui mourra au bout de son souffle. Comme dirait Marc Aurèle, un stoïcien: « On n'est pas moins injuste en ne faisant pas ce qu'on doit faire qu'en faisant ce qu'on ne doit pas faire. »

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 29 mars 2020 08 h 01

      M. Labelle,

      Lorsque certains utilisent la philosophie pour parler de la pandémie, eh bien, le ridicule est toujours au rendez-vous. C’est un problème médical et scientifique et les énergies devraient être utilisées et consacrées à se protéger de celui-ci et aussi, pour trouver un vaccin ou des vaccins à cet énigme enrobée dans un mystère. Ce n’est pas le temps de parler de droits individuels, mais plutôt des droits collectifs. Des politiques réactionnaires vont faire empirer le problème et il y aura beaucoup plus de morts. La fin du mois d’avril risque d’être très pénible, et ceci, non seulement au Québec, mais sur toute la planète.

      Ceci dit, au pays de Greta Thunberg, la Suède, ils ont décidé de laisser sévir le virus à sa guise sans se protéger. Les restaurants sont ouverts, ainsi que les écoles et les rassemblements de plus de 500 personnes n’étaient pas interdits il n’y a pas si longtemps (hier). Le tout est basé sur une pseudoscience de l’immunité de groupe sans savoir de quelle immunité parle-t-on et si elle existe à long terme au sujet du COVID-19. Et on dira bientôt, bonjour Italie en Suédois.

      En passant, il y en a d'autres qui se demandent si des accoutrements d’apiculteurs religieux constituent un bon écran protecteur pour le COVID-19. Misère. Lorsque je lis de telles idioties, c’est là où je perds toute confiance dans la race humaine de s’en sortir de cette pandémie. Seulement les respirateurs du type N95, ceux utilisés par les professionnels de la santé, atteignent une capacité de filtration minimale de 95% lorsqu'ils sont portés correctement. Les respirateurs N95 (pas les masques médicaux et certainement pas les accoutrements d’apiculteurs religieux) sont conçus pour réduire le risque d'inhalation de particules et d'aérosols dangereux en suspension dans l'air.

      Si seulement une culture scientifique serait répandue partout au lieu de se vouer à tous les philosophes ou saints qui peuplent la Terre et l'éther sidéral.

      Oui, misère.

    • Cyril Dionne - Abonné 29 mars 2020 10 h 08

      Addendum

      Les Pays-Bas connaissent une explosion de personnes atteintes du COVID-19 présentement. Eux aussi, ils ont pratiqué la méthode de l’immunité collective comme la Suède avant de se raviser tout dernièrement. Maintenant, avec plus de 771 morts et 1 104 cas nouveaux aujourd’hui sur un total de 10 866 pour une population de 17 millions, disons qu’ils ne sont pas sortis du bois. Le Québec évite le pire de cette crise avec ses mesures contraignantes et cela aurait été mieux si on avait contrôlé les entrées et sorties à l’aéroport de Dorval (aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal) au tout début de cette pandémie. Encore une fois, merci Justin (not).

    • Marc Therrien - Abonné 29 mars 2020 10 h 19

      M. Dionne,

      En tout respect de l’évolution de l’histoire des idées qui progresse vers une meilleure compréhension du monde, on ne peut détacher si facilement la science de la philosophie surtout quand il s’agit actuellement de se demander qu’est-ce qu’une vie heureuse dans la conscience d’être mortel? Vous qui êtes amant de la science avez peut-être du respect pour Karl Popper, philosophe des sciences, qui nous interpellait ainsi : « Refusez la fragmentation des connaissances, pensez à tout, ne vous laissez pas noyer par la montée des informations puisque vous avez la chance de vivre en cette fin du XXe siècle. » Et, bien entendu, j’ajoute en ce début de XXI ième siècle.

      Marc Therrien

  • Jean-François Trottier - Abonné 28 mars 2020 11 h 03

    Juste en général mais....

    ... mais une grosse niaiserie est passée dans votre texte, M. Bodet.

    Je comprends que vous aimez les contre-pouvoirs. Moi aussi. Mais la compétition n'oblige pas le désaccord contrairement à ce que votre texte soutient.

    Nommément,
    " on découvre avec effroi que le consensus est devenu valeur cardinale"
    Je n'ai aucun effroi envers le consensus, au contraire!
    C'est le but de toute négociation. J'irai même plus loin, sans consensus rien n'est possible.

    Il faut consensus pour s'entendre sur un lieu ou une date de rendez-vous. Consensus pour parler la même langue et des mêmes sujets, qui font objet de litige et demandent une nouvelle recherche de consensus. Celui-ci apparaîtra sous forme de contrat signé, ou de loi selon une majorité de voix, en accord espère-t-on avec les principaux organismes considérés, accord qui n'est jamais complet évidemment, d'où cette nécessaire recherche de consensus. Sinon tout ce règlera à coup de guerre civile, tout simplement.

    Vous parlez d'unanimité et non de consensus, ce qui est largement, énormément, monstrueusement différent.

    La démocratie fonctionne sur le consensus que 50% plus un vote forme une majorité suffisante, sauf quand il s'agit de renouveler des institutions qui forment les bases d'une société, pour éviter les mouvements inconsidérés suite à une crise.
    Si vous rejetez ce consensus, alors que dire de la démocratie?

    J'espère corriger une erreur de vocabulaire et non une vision générale.

    Toutefois, à la réflexion la compétition n'est pas nécessaire à la démocratie contrairement à ce que dit M. Dahl.
    Elle est nécessaire à la survie d'une société comme un remède à l'auto-destruction inhérente aux pensées cohérentes.

    Elle est un chaos officialisé. Une fausse note dans le concert de la rectitude.
    En tout cas elle dépasse de loin la démocratie parce qu'elle est un moteur de vie... en autant qu'on parle de compétition pacifique bien sûr!

    • André Labelle - Abonné 28 mars 2020 16 h 20

      Bien dit J-F Trottier !
      On devrait créer une brigade dont l'objectif serait de dénicher tous ces bien-pensants englués dans leur philosophie qui ne se rendent pas compte qu'ils vivent dans leur tour d'ivoire. Pour eux si leur verbe s'accorde avec leur sujet, la phrase est bonne et peut être énoncée comme une vérité absolue surtout si on indique qu'elle sort de la cervelle d'un professeur agrégé
      «La poule qui chante le plus haut n'est pas celle qui pond le mieux.»
      [Thomas Fuller]

  • Bernard Dupuis - Abonné 28 mars 2020 11 h 43

    L'histoire qui se perd

    Il faut se souvenir que « celui qui se demandait autrefois qui il pouvait bien être pour souffler contre le vent » ne s’appelait pas Paul Simon, mais Bob Dylan.

    Bernard Dupuis, 28/03/2020

    • Marc-André - Abonné 28 mars 2020 20 h 17

      Dans la pièce "I know what I know" de l'album Graceland, Paul Simon chante "I said who am I to blow against the wind". J'aurais dû ajouter la référence.

    • Bernard Dupuis - Abonné 29 mars 2020 00 h 06

      Vous avez bien raison. Mille excuses. C’est moi qui ai confondu les deux chanteurs. Il faudra que je les écoute avec plus d’attention.