L’affaire Weinstock, une dérive inquiétante

Le ministre Jean-François Roberge (photo) s’est excusé dimanche et il a réinvité Daniel Weinstock, mettant ainsi fin à «l’affaire».
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre Jean-François Roberge (photo) s’est excusé dimanche et il a réinvité Daniel Weinstock, mettant ainsi fin à «l’affaire».

Mercredi dernier, Richard Martineau remettait en question dans Le Journal de Montréal les compétences du philosophe Daniel Weinstock, professeur d’éthique à la Faculté de droit de l’Université McGill.

S’appuyant sur les propos qu’aurait tenus le philosophe lors d’une table ronde en 2012 à Montréal, il laissait entendre que ce dernier serait favorable à un accommodement raisonnable consistant à remplacer l’excision par une mutilation génitale « symbolique ».

Martineau interpellait aussi le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge : comment se fait-il que ce « spécialiste inquiétant » ait été invité au forum sur la réforme de cours d’éthique et culture religieuse ? Quelques heures plus tard, nous apprenions que le ministère avait retiré son invitation.

Citations tronquées

En 2012, Daniel Weinstock répondait à une question de Louise Mailloux. Celle-ci avait pourtant dénaturé son propos à partir d’extraits d’une conférence qu’il avait prononcée à l’Université de Berkeley en 2009.

Des citations tronquées le faisaient paraître comme appuyant cet accommodement, alors qu’il le rejetait. C’est un procédé intellectuellement malhonnête, qui brise les normes d’un débat ouvert dans une société qui se veut démocratique, surtout si son résultat est avalisé par le gouvernement.

   

Le ministère de l’Éducation a rapidement reconnu son erreur par la voix d’un porte-parole, mais n’a pas immédiatement réinvité le professeur Weinstock. Plutôt que de dénoncer un grave manquement à l’éthique journalistique de la part du chroniqueur, on retenait plutôt, selon ce porte-parole, que les propos du professeur « portent à confusion ».

Un tel raisonnement ne peut tenir la route : il suffirait alors de tenir des propos diffamatoires sur une tribune médiatique pour discréditer aux yeux du gouvernement un spécialiste de réputation internationale. On parle beaucoup ces jours-ci d’atteintes à la liberté d’expression, or nous avions ici une tentative claire de « réduire au silence » qui met aussi en cause la liberté universitaire.

Heureusement, le ministre Jean-François Roberge s’est excusé dimanche et il a réinvité Daniel Weinstock, mettant ainsi fin à « l’affaire ». Si la tentative de faire taire a échoué, cette « affaire » a cependant révélé de graves lacunes dans notre débat démocratique.

Diffamation

Le ministre avait nié vendredi que la décision de retirer l’invitation faite à Daniel Weinstock avait été prise en réaction à l’article de Martineau. Il déclarait vendredi : « Nous avons fait nos propres recherches, nous avons constaté qu’il y avait de la controverse. »

Bien sûr, il est possible que le ministère ait fait ses recherches, ou encore que l’information mensongère relayée par Martineau ait été portée indépendamment à l’attention du ministère par de tierces personnes. Il n’en demeure pas moins que toute recherche sur ces allégations lancées en 2012-2013 aurait dû arriver à la même conclusion : elles sont fausses et diffamatoires.

Il n’y avait donc pas matière à « controverse ». Néanmoins, en retirant son invitation le ministère avalisait une atteinte à la réputation du professeur Weinstock, tout en envoyant un très mauvais signal, soit d’encourager d’autres manoeuvres de ce genre où le gouvernement prend acte de fausses « controverses », ce qui aurait pour effet d’éroder une des conditions nécessaires de notre démocratie, à savoir la possibilité même d’un véritable débat ouvert.

Il y a aussi lieu de souligner le peu de cas qui est fait dans cette « affaire » de la philosophie. À quoi bon passer une carrière entière à discuter de questions d’éthique et à se bâtir une réputation internationale auprès des pairs, si un tribun étranger à la discipline peut vous discréditer au point de vous faire, ne serait-ce temporairement, désinviter d’un forum gouvernemental avec quelques lignes assassines fondées sur un mensonge ? La philosophie ou, le cas échéant, toute discipline universitaire ou collégiale mérite certainement un meilleur sort.

De telles dérives ne peuvent jamais rester sans réplique. Il est à espérer qu’une leçon aura été retenue et que le gouvernement ne sera plus jamais susceptible d’agir de la sorte.

Ont signé en appui aux trois auteurs:
Jocelyn Maclure, professeur de philosophie, Université Laval
Ludvic Moquin-Beaudry, professeur de philosophie, Cégep de St-Jérôme
Christian Nadeau, professeur de philosophie, Université de Montréal
Georges Leroux, professeur émérite de philosophie, UQAM
Robert Leckey, doyen et professeur, Faculté de droit, Université McGill
France Houle, doyenne et professeure, Faculté de droit, Université de Montréal
Marie-Ève Sylvestre, doyenne et professeure titulaire, Faculté de droit civil, Université d’Ottawa
Hugo Cyr, doyen et professeur de droit, UQAM
Pierre Bosset, professeur de droit, UQAM
Louis-Philippe Lampron, professeur titulaire, Faculté de droit, Université Laval
Jean-François Gaudreault-DesBiens, professeur, Faculté de droit, Université de Montréal
David Koussens, professeur, Faculté de droit, Université de Sherbrooke
Louis Rousseau, professeur émérite, département de science des religions, UQAM
Pierre Nepveu, écrivain, professeur émérite, Université de Montréal
Valérie Amiraux, professeure de sociologie, UdeM
Frédéric Mérand, professeur de science politique, Université de Montréal
Ryoa Chung, professeure de philosophie, UdeM
Alain-G. Gagnon, professeur titulaire, département de science politique, UQAM
Maryse Potvin, Professeure titulaire, sociologie de l’éducation/diversité et rapports ethniques, Université du Québec à Montréal            
Silvestra Mariniello professeure honoraire, Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques, UdeM
Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé, École de psychoéducation, Université de Montréal
Philippe Despoix, professeur de littérature et langues du monde, Université de Montréal
Dario Perinetti, professeur de philosophie, UQAM
Jean-Charles Pelland, enseignant de Philosophie
Benoît Castelnérac, professeur de philosophie, Université de Sherbrooke
Isabelle Larrivée, professeure de littérature, Collège Rosemont
Stéphane Thellen, professeur de sociologie, Cégep du Vieux Montréal
Véronique Fortin, Professeure, Faculté de droit, Université de Sherbrooke
Finn Makela, professeur, Faculté de droit, Université de Sherbrooke 
Diane Gendron, professeure de philosophie, Collège de Maisonneuve
Isabelle Bouchard, professeure de philosophie, Cégep de Jonquière
Marie-Noëlle Ryan, professeure de philosophie, Université de Moncton 
Yannick Delbecque, professeur de mathématiques, Cégep Saint-Laurent
Julien Fecteau Robertson, enseignant de philosophie, Cégep de Rimouski
Nancy Delagrave, enseignante de physique, Collège de Maisonneuve
Chrystian Ouellet, professeur de philosophie, Collège de Valleyfield
Stéphanie Bourbeau, professeure de philosophie, Cégep de Rimouski
Michel Paquette, professeur retraité de philosophie, Collège de Maisonneuve
Patrick Finlay, philosophe
Frédérick Guillaume Dufour, professeur de sociologie, Université du Québec à Montréal
Martin Papillon, professeur de science politique, Université de Montréal
Philippe de Grosbois, enseignant de sociologie, Collège Ahuntsic
Frédéric Bérard, docteur en droit, Université de Montréal
Philippe Boudreau, professeur de science politique, Collège Ahuntsic
Mélissa Grégoire, professeure de littérature, Cégep de L’Assomption
Renée Bilodeau, professeure de philosophie, Université Laval
Yvon Rivard, professeur retraité, Université McGill
Annie O’Bomsawin-Bégin, professeure de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme
Jacques Boulet, professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme
Delphine Abadie, docteure en philosophie, chercheure associée au LLCP (U. Paris 8)
Roxana Paniagua Humeres, professeure de sociologie, Collège de Maisonneuve
Jean-Nicholas Audet, professeur de philosophie, Cégep de Rimouski
Mélanie Roy, professeure d’histoire, Cégep Maisonneuve
Valérie Vézina, professeure de science politique, Kwantlen Polytechnic University
René Bolduc, professeur de philosophie, Cégep Garneau
Xavier Camus, enseignant de philosophie, Cégep
Julie Chateauvert, professeure École d’innovation sociale Elisabeth-Bruyère, Université Saint-Paul
Simon Tremblay-Pepin, professeur à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère, Université Saint-Paul
Benoit Tellier, professeur de sociologie, Cégep de Saint-Jérôme
Michel Lacroix, professeur d’études littéraires, UQAM
Delphine Abadie, docteure en philosophie, chercheure associée LLCP (U. Paris 8)
Arash Abizadeh, professeur de science politique, Université McGill
Manon Niquette, professeure titulaire, Département d’information et de communication, Université Laval
Maxime Coulombe, Professeur titulaire, Département des sciences historiques, Université Laval. 
Vincent Guillin, professeur de philosophie, UQAM
Madeleine Pastinelli, professeure titulaire, Département de sociologie, Université Laval
Véronica Ponce, professeure de philosophie, Collège Marianopolis
Élyse Dupras, professeure de littérature, Cégep de Saint-Jérôme
François-Michel Denis, professeur de philosophie à la retraite, Collège de Maisonneuve
Manon Plante, professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent
Catherine Leclerc, professeure de Littérature et Traduction, Université McGill 
Benjamin Gingras, professeur de psychologie, Collège Lionel-Groulx
Michel Milot, professeur de mathématiques, Collège Lionel-Groulx
Claude Paradis, professeur de français, Cégep de Sainte-Foy
Julien Villeneuve, professeur de philosophie, Collège de Maisonneuve
Anick Desrosiers, enseignante en travail social, Université de Montréal
Christian Goyette, professeur de sociologie, Collège Ahuntsic 
Michèle Nevert, professeure titulaire, Études littéraires, UQAM
Karim-Mathieu Lapierre, professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme
Vincent Romani, professeur régulier, science politique, UQAM
Iain Macdonald, professeur de philosophie, Université de Montréal
Laetitia Monteils-Laeng, professeure de philosophie, Université de Montréal
Issiaka Mandé, Professeur Département science politique, UQAM
Jonathan Martineau, Professeur de science politique, Université Bishop’s
Maxime Vinet-Béland, Enseignant en adaptation scolaire et sociale, CSDM
Vincent Fortier, professeur de philosophie, Collège de Valleyfield
Pierrot Ross-Tremblay, professeur, Université d'Ottawa.
Martin Pâquet, professeur, département des sciences historiques, Université Laval
Dyala Hamzah, professeure d’histoire, Université de Montréal
Murielle Chapuis, professeure de littérature, Collège Lionel-Groulx
Carine Tremblay, professeure de littérature, Cégep de Saint-Jérôme
Dolores Chew, Professor of History and Humanities, Marianopolis College
Any Guay, sociologie, Collège de Maisonneuve
Dia Dabby, professeure, Département des sciences juridiques, UQÀM
Louis-Gilles Gagnon, professeur de sociologie, Cégep de St-Jérôme
Jacques Pelletier, professeur retraité, Études littéraires, UQAM
Olivier Huot-Beaulieu, professeur de philosophie, Cégep Édouard-Montpetit
Audrey Gonin, professeure, École de travail social, UQAM
Simon Viviers, professeur, Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval
Max Roy, ex-président FQPPU, Prof associé, UQAM
Yves Hallée, Faculté des sciences sociales, Université Laval
Dirk Schlimm, professeur de philosophie, Université McGill 
Gregory Lavers, Département de philosophie, Concordia
Emily Carson, professeure de philosophie, Université McGill
Michael Hallett, professeur de philosophie, Université McGill
Amandine Catala, professeure de philosophie, UQAM
Hasana Sharp, professeure de philosophie, Université McGill
Pablo Gilabert, professeur de philosophie, Université Concordia
Frédérique Godefroid, professeure de littérature, cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Philippe Bernier Arcand, Professeur à temps partiel, Faculté des sciences humaines, Université Saint Paul 
Bilal Issaoui Mansouri, Professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme
Yanick Noiseux, professeur de sociologie, Université de Montréal
Carl Bouchard, professeur d’histoire, Université de Montréal
Marie-Joëlle Zahar, professeure de science politique, Université de Montréal
Yves Winter, professeur agrégé de science politique, Université McGill
Nicolas Paradis, professeur de philosophie, Cégep de Drummondville
William Clare Roberts, professeur de science politique, Université McGill
Michelle Hartman, professeure, Institut d’études islamiques, Université McGill
Mathieu St-Jean, enseignant de sociologie, Cégep de Joliette
Laurent Jérôme, Professeur d’anthropologie, Département de sciences des religions, UQAM
Frédérick Plamondon, chargé de cours, Département des relations industrielles, Université Laval.
Frédérique Bernier, Professeur de littérature, Cégep Saint-Laurent 
Brigitte Faivre-Duboz, professeure, Cégep de Saint-Laurent
Isabelle Pontbriand, professeure de littérature, Collège Lionel-Groulx
Catherine Gosselin, professeure, Département d’éducation et formation spécialisées, UQAM
Louis Riopel, professeur de littérature, Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Dany Rondeau, Professeure de philosophie et d’éthique, Université du Québec à Rimouski
Claude Marois, Professeur associé de géographie, Université de Montréal
Christiane Carrère, professeure d'anthropologie, Collège Lionel-Groulx
Andrée-Anne Cormier, professeure de philosophie, York University 
Jérémie McEwen, professeur de philosophie, Collège Montmorency
Mauro Rossi, professeur de philosophie, UQAM 
Louise Blais, Professeure, Faculté des science sociales, Université d’Ottawa
Jean Thibault, professeur d’anthropologie, Collège Lionel-Groulx
Stéphane Leman-Langlois, Professeur titulaire, École de travail social et de criminologie, Université Laval
Pierre-Marc Daigneault, Professeur agrégé, Département de science politique, Université Laval
Christine Vézina, professeure agrégée, faculté de droit, Université Laval
Stéphanie Chouinard, professeure, Science politique, Université Queens
Dominique Goubau, professeur titulaire, Faculté de droit, Université Laval
Alain Létourneau, professeur titulaire, Faculté des lettres et sciences humaines/philosophie et éthique appliquée, Université de Sherbrooke
Luc Turgeon, professeur agrégé, École d’études politiques, Université d’Ottawa
Patrick Turmel, professeur titulaire, Faculté de philosophie, Université Laval
Miguel Charlebois, enseignant en histoire, Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue
Patrice Renaud, professeur titulaire, Département de psychoéducation et de psychologie,  Université du Québec en Outaouais
Jean-Pierre Couture, professeur de sciences politiques, Université d’Ottawa
Barbara Thériault, professeure de sociologie, Université de Montréal 
Josée Déziel, professeure de psychologie, Collège Ahuntsic
Maxime Doyon, professeur de philosophie, Université de Montréal
Catherine Huart, professeure de sociologie et criminologie, Champlain College Lennoxville
Anne-Marie Bélanger, professeure de littérature, Cégep de Joliette
Benoit Gaulin, professeur de sociologie, Collège Ahuntsic
Jade Bourdages, professeure, École de travail social, UQAM
Daniel Robichaud, professeur, Université de Montréal
Louis-André Dorion, professeur de philosophie, Université de Montréal
Michael Nafi, professeur au département de Humanities, Cégep John Abbott College 
Sonia Déragon, professeure en philosophie, Cégep Saint-Laurent
Luc Haché, professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme
Catherine Guindon, professeure en philosophie, Cégep de Saint-Laurent
Marcos Ancelovici, professeur de sociologie, Université du Québec à Montréal
Alexandre Côté, professeur de philosophie, Cégep de Rimouski
Yannick Malouin, enseignant en urbanisme, Cégep de Matane
Nicolas Lecomte, enseignant en sociologie, Champlain Regional College - Lennoxville
Patrick Straehl, professeur en techniques d’éducation spécialisée, Cégep de Sherbrooke
Mathieu Poulin-Lamarre, professeur d’anthropologie, Cégep de Sherbrooke
Benoit Mercier, Professeur de philosophie, Cégep de Montmorency
Élise Dubuc, Professeure agrégée, Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques, Université de Montréal
François Claveau, Professeur adjoint, Département de philosophie et d’éthique appliquée, Université de Sherbrooke
Jean Leclair, Professeur titulaire, Faculté de droit, Université de Montréal
Michel Jean, Professeur de philosophie, Cégep de Saint-Laurent
Myriam Pruneau, Professeure en études hispaniques, Bishop's University et Collège Champlain Lennoxville
Julien Lacombe, professeur en informatique, Collège Champlain Lennoxville
Micheline Rioux, professeure d’administration, Cégep de Drummondville.
Philippe Langlois, professeur de philosophie, Cégep de Sherbrooke
Line Gallant, professeure de littérature, Cégep de Saint-Jérôme
David Meren, professeur d’histoire, Université de Montréal
Nathalie Mamias, professeure de français, Champlain College Lennoxville
Mélissa Lortie, professeure de psychologie, Cégep de Sherbrooke
Maria Nengeh Mensah, professeure, École de travail social, UQAM
Dan Furukawa Marques, professeur de sociologie, Université Laval
Louis-Philippe Caron Lanteigne, enseignant en philosophie, cégep Montmorency 
Jean-Guy Lacroix, professeur retraité de philosophie, Cégep du Vieux-Montréal
Youri Blanchet, professeur en arts visuels, Cégep de Rivière-du-Loup
Bruno Tremblay, professeur de philosophie, Cégep de Rimouski
Myriam Boivin-Comtois, Professeure, Cégep Marie-Victorin
Ricardo Peñafiel, professeur de science politique, Université du Québec à Montréal
Jacques St-Pierre, professeur, Champlain College Lennoxville
Viviana Fridman, enseignante en études internationales, Université de Montréal
Victor Armony, professeur de sociologie, UQAM
Jennifer Beaudry, Enseignante de littérature, Cégep de Saint-Laurent
René Dansereau, Professeur de philosophie, Cégep du Vieux-Montréal
Steve McKay, Professeur de philosophie, Cégep de Sherbrooke
Julie Charron, enseignante en sociologie, Collège Lionel-Groulx
Nawel Hamidi, chargée d’enseignement, Université St-Paul 
Sophie Tremblay, Professeure de philosophie, Cégep du Vieux Montréal
Suzanne Paquet, professeure agrégée, Université de Montréal
Pierre-Olivier Bois, professeur de philosophie, Collège Montmorency
Alain Roy, Professeur titulaire, Faculté de droit, Université de Montréal
Simon Leduc, professeur de français, Collège Montmorency
Allison Marchildon, professeure d’éthique appliquée, Université de Sherbrooke
Allison Harell, professeure de science politique, UQAM
Anne-Marie Claret, professeure de philosophie, Cegep du Vieux Montréal 
Isabelle Dumont, professeure de travail social, UQAM
Guylaine Vignola, professeure d’économie, Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu
Robert Marcoux, professeur agrégé histoire de l’art, Université Laval
Catherine Paradis, professeure de littérature, Cégep de Rimouski
Stéphane Imbeault, professeur de philosophie, Cégep de Rimouski
Stéphanie Pache, professeure de sociologie, UQAM
Jennyfer Philippe, enseignante de littérature, Collège LaSalle
Marcelo Otero, professeur de sociologie, UQAM
William Duclos, enseignant en électronique industrielle, Cégep de Matane
Frédéric Dejean, professeur de Sciences des religions, UQAM
Sibel Ataogul, chargée de cours en droit, UQAM et Université de Montréal
Marie-Nathalie Leblanc, professeure de sociologie, UQAM
Thomas Collombat, professeur de science politique, UQO
Micheline Milot, professeure de sociologie, UQAM
Martin Laberge, professeur d’histoire, UQO
Alex Pelchat, enseignant au primaire, CSDM
Naïma Hamrouni, professeure de philosophie, UQTR
Sophie-Jan Arrien, professeure titulaire, Faculté de philosophie, Université Laval
Donald Landes, professeur de philosophie, Université Laval
Hugo Boulanger, enseignant au programme de technologie d'analyses biomédicales, Cégep de Rimouski
Sébastien Rioux, professeur en géographie, Université de Montréal
Valérie Lapointe-Gagnon, Professeure d’histoire, Université de l’Alberta
David Grondin, Professeur de communication, Université de Montréal
Xavier Lafrance, professeur de science politique, UQAM
Martin Leblanc, professeur de philosophie, Collège Montmorency
Lucie Piché, professeure d’histoire, Cégep de Sainte-Foy
Sandrine Ricci, chargée de cours, sociologie et études féministes, UQAM
Xavier Brouillette, professeur de philosophie, Cégep du Vieux Montréal
Yves Daniel Garnier, professeur d’histoire, Cégep de la Gaspésie et des Îles
Silvie Lemelin, professeure de philosophie, Cégep de Victoriaville
Anne-Marie Voisard, professeure au département de sciences humaines du Cégep de Saint-Laurent
Nadine Bédard St-Pierre, professeure de science politique, Cégep de Sainte-Foy
Annie Martel, professeure en soins infirmiers, Collège de Bois-de-Boulogne
Benoit Léger, enseignant en français langue seconde, École secondaire La Voie, Montréal
Noémie Verhoef, professeure de philosophie, Cégep de Victoriaville
Bryn Williams-Jones, professeur de bioéthique, École de santé publique de l’Université de Montréal
Dominic Hébert Sherman, professeur de sociologie, Cégep de Saint-Jérôme
Valérie Beauchamp, enseignante en travail social, Cégep du Vieux-Montréal
Jonas-Sébastien Beaudry, professeur, Faculté de droit, Université McGill
Payam Akhavan, professeur, Faculté de droit, Université McGill
Vrinda Narain, professeure, Faculté de droit, Université McGill
Alana Klein, professeure, Faculté de droit, Université McGill
Evan Fox-Decent, professeur, Faculté de droit, Université McGill
Yaell Emerich, professeure, Faculté de droit, Université McGill
Catherine Lu, professeure de sciences politiques, Université McGill
Geoffrey Sigalet, chercheur post-doctoral, Faculté de droit, Université McGill
Rodolphe de Koninck, professeur émérite de géographie, Université de Montréal
Julie Talbot, professeure de géographie, Université de Montréal
Violaine Jolivet, professeure de géographie, Université de Montréal
François Courchesne, professeur de géographie, Université de Montréal
Daniel Fortier, professeur de géographie, Université de Montréal
Patricia Martin, professeure de géographie, Université de Montréal
Christopher Bryant, professeur de géographie, Université de Montréal
Claude Marois, professeur de géographie, Université de Montréal
Alain Saulnier, professeur invité, département de communication, Université de Montréal
Catherine Rioux, professeure de philosophie, Université Laval
Mathieu Gauthier, Professeur de philosophie, Cégep Garneau
Mathieu Lang, Professeur de philosophie de l’éducation, Université de Moncton
Annick Desjardins, chargée de cours, Faculté de droit et École de relations industrielles, Université de Montréal
Victor Piché, professeur honoraire, Université de Montréal et chercheur associé, Chaire Oppenheimer, Université McGill
Benjamin Lavoie, Enseignant de philosophie, Cégep de Rimouski
Geneviève Pagé, professeure, Faculté de science politique et de droit, UQAM
Derek McKee, professeur, Faculté de droit, Université de Montréal
Gabrielle Thibeault-Brisson, Enseignante en philosophie, Cégep de Rimouski
Denis Fisette, professeur, département de philosophie, UQAM
Bonnie Campbell, Professeure émérite, Faculté de science politique et de droit, UQAM   
Luc Faucher, Directeur du département de philosophie, UQAM
Katharina Nieswandt, professeure adjointe de philosophie, co-directrice du Social Justice Centre, Université Concordia
Luc Bégin, Professeur titulaire, Faculté de philosophie, Université Laval
Mireille Paquet, Professeure aggregée, Université Concordia     
François Cavayas, professeur de géographie, Université de Montréal
Sébastien Nobert, professeur de géographie, Université de Montréal
Olivier Blarquez, professeur de géographie, Université de Montréal

96 commentaires
  • Jacques Desmarais - Inscrit 25 février 2020 00 h 31

    Essentiel!

    Merci!

  • Nadia Alexan - Abonnée 25 février 2020 02 h 09

    Les propos du professeur Weinstock vont à l'encontre de la laïcité de l'état.

    Peut-être, le professeur Daniel Weinstock a changé d'opinion depuis ses propos à l'université Berkeley quand il avait donné l'exemple d'accommodement auprès de la communauté somalienne qui exige l'excision de ses petites filles, une tradition africaine, avec une excision symbolique qui serait moins nocive à l'hôpital avec de vrais médecins, selon lui, que la mutilation faite en cachette. Aucune condamnation ferme de la part du professeur, de l'excision comme une pratique barbare pour laquelle aucun compromis n'est envisageable!
    De plus, en conclusion de la conférence, le professeur Weinstock avait donnait comme exemple d'accommodement plausible, la Commission Boyd qui recommandait le recours à des tribunaux de la charia dans le cas de litiges familiaux. Donc l'abandon de recours aux tribunaux de la charia serait, selon Monsieur Weinstock, une honte pour le gouvernement de l'Ontario!!
    Le professeur est bien connu pour son opposition à la laïcité de l'état et pour son ouverture aux accommodements religieux à n'importe quel prix. Pour voir la conférence de Daniel Weinstock à Berkeley dans son intégralité, voici le lien: ‪http://www.youtube.com/watch?v=-Xl72fwbHt0&fea (De la 4e minute à la 31e minute). L’extrait sur l’excision se trouve à la 26e minute. Celui sur le rapport Boyd et la charia se trouve aux minutes 30-31. (Blogue de Louise Mailloux)

    • Pierre Desautels - Abonné 25 février 2020 09 h 08


      Vous reprenez les propos tordus de Richard Martineau et Louise Mailloux. Trop facile. Vous êtes de mauvaise foi.

    • Marc-François Bernier - Abonné 25 février 2020 09 h 21

      Si vous écoutez bien toutes ses interventions, au complet, vous ne pouvez pas soutenir ce que vous dites. Il expose les arguments et le dilemme de ceux favorables à ce compromis, ce qui est la règle de la discussion rationnelle, avant de dire qu'il s'y oppose. Il l'a même écrit dans un chapitre de livre. Son opposition à la Loi 21 n'a rien à voir avec le dilemme des médecins américains et de l'excision symbolique, vous faite un amalgame.

    • Nadia Alexan - Abonnée 25 février 2020 10 h 04

      À monsieur Pierre Desautels: Les insultes en guise d'argumentation ne sont pas propices au dialogue. Où sont vos arguments contre les propos que j'avance ici?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 février 2020 10 h 10

      En effet, madame Alexan: vous faites ici preuve d'une telle mauvaise foi que même ceux dont vous vous prétendez l'alliée devraient regarder ailleurs plutôt que de vous couvrir de pouce en l'air.

      ÉDITORIAL :
      L’ÈRE DU LYNCHAGE
      PAUL JOURNET
      LA PRESSE

      Craignant d’être mal compris, le professeur a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’il ne faisait que rapporter la position des médecins américains, avant de la critiquer. Il ajoutait même ne pas appartenir à l’école dite conséquentialiste. Selon lui, certains principes ne peuvent pas faire l’objet de compromis, comme celui du contrôle du corps des femmes par des hommes. Un autre panéliste avait reproché au professeur de ne pas avoir dénoncé l'excision avec assez de vigueur. Cela peut se défendre, mais il serait malhonnête de prétendre que M. Weinstock la cautionne, même indirectement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 février 2020 10 h 33

      @Nadia Alexan,

      "Aucune condamnation ferme de la part du professeur, de l'excision.." - Nadia Alexan

      - Quel raccourcis tordu et quel procès d'intention de mauvaise foi.

      - Nulle part dans votre commentaire vous ne condamnez le racisme et l'islamophobie. - Serait-ce à dire que vous seriez raciste et islamophobe?

      Que ce soit François Doyon, Richard Martineau ou même le Ministre François Roberge, tous ceux qui ont condamné à tort Daniel Weinstock se sont rétractés, excusés ou admis leur erreur publiquement. Ce qui ne vous empêche pas de vous entêter de calomnier Daniel Weinstock.

      Votre mauvaise foi n'a d'égale que l'obsession qui vous aveugle et votre lassant radotage.

      Si vous disposiez du dixième de la droiture intellectuelle de Daniel Weinstock, vous pourriez au moins admettre que dans une situation où il n'y aurait que ces deux possibilités, il serait quand même moins pire de faire une excision symbolique qu'une excision réelle qui handicape ces jeunes filles pour la vie. Mais je crois que genre de subtilités et d'ouverture d'esprit vous échappe comme il échappe à tous les fanatiques anti-musulmans qui hantent les tribunes du Web.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 février 2020 11 h 19

      "Plutôt que de vous couvrir de pouce en l'air..." - Richard Maltais Desjardins

      On s'entend que lesdits "pouces en l'air" ne veulent plus rien dire sur cette tribune?

    • Cyril Dionne - Abonné 25 février 2020 12 h 14

      La position agnostique et ésotérique du cher professeur vis-à-vis une religion qui se dit d'amour et d'eau fraîche qui pratique des rites barbares misogynes encore en 2020 détonne plus qu'elle convainc. Évidemment, nos subventionnés qui prêchent tous à l'autel de la très sainte rectitude politique vont supporter ce monsieur même s'il ne sont pas d'accord avec ses positions en guise de solidarité. Quelqu'un subventionné à même l'état laïque qu'est le Québec, peut se permettre d'être un supporteur incondionnel des accommodements déraisonnables. Nous vivons en démocratie. Mais cela n'oblige aucunement de l'inviter à une conférence sur la réforme du fameux cours religieux.

      Lorsque j'ai lu le nom de Michel Seymour, on savait à quoi à s'en tenir. Il fait parti des fiers défenseurs des religions obscurantistes qui carburent aux amis imaginaires. Peut-être qu'un jour, ils nous rejoindront au 21e siècle. Vous savez, des idéologies politico-religieuses qui prêchent la ségrégation des femmes, la misogynie et l'homophobie n'ont pas leur place au sein des écoles publiques. Encore moins leurs supporteurs subventionnés à même l'état.

    • Marc Therrien - Abonné 25 février 2020 12 h 20

      Madame Alexan démontre ce que l'on veut dire quand on prétend que le débordement d'émotion embrouille la capacité de raisonner rationnellement. Et même si les propos de Daniel Weinstock allaient à l'encontre de la laïcité de l'État, ils méritent d'être entendus dans un débat contradictoire puisque semble-t-il on n'a pas encore atteint le niveau de compétence émotivo-rationnelle requise pour tendre vers le dialogue.

      Marc Therrien

    • Nadia Alexan - Abonnée 25 février 2020 16 h 27

      Aux monsieurs Desjardins et Montmarquette: Les insultes gratuites démontrent un manque d'arguments.
      La position de monsieur Weinstock pour les accommodements dits raisonnables est bien connue. Il favorise une laïcité «ouverte» avec les accommodements religieux qui s'imposent. Le professeur est contre toutes interdictions de pratiques religieuses par l'état. Regarder le vidéo de l'évenement «Quel modèle de laïcité pour le Québec : "Ouverte" ou "Sans adjectif" ? au Centre Saint-Pierre, en 2012. Voici le lien:
      https://www.youtube.com/watch?v=eeT-xrJErR0&list=UU9y6fctk3uOsyWtk_1GJ8fQ&index=1&feature=plcp
      Mais pour le philosophe et auteur, Henri Peña-Ruiz, il ne faut jamais se compromettre avec les pratiques barbares religieuses. Il donne l'exemple des témoins de Jéhovah qui interdisent la transmission du sang, même dans un cas de vie ou de mort. Peut-on les laissait tuer leurs enfants au nom d'une croyance farfelue, au lieu de les interdire avec une loi qui protège leur progéniture?
      La gauche qui a toujours défendu les citoyens de l'emprise de la religion se fait maintenant l'allier, ou «l'idiot utile» selon Lénin, des pratiques barbares et fanatiques de l'intégrisme religieux. C'est seulement avec une loi contraignante contre l'homophobie que l'on a réussi à éliminer la discrimination contre l'homosexualité condamnée de toute part par les religions.

    • Nadia Alexan - Abonnée 25 février 2020 16 h 57

      À monsieur Richard Maltais Desjardins: La mauvaise foi provient de ceux et celles qui font de l'aveuglement volontaire en ce faisant «les idiots utiles» de l'intégrisme religieux, en justifiant les pratiques barbares injustifiables qui en découlent.

    • François Leduc - Abonné 25 février 2020 17 h 24

      @ Richard Maltais Desjardins

      Écoutez bien la conférence à laquelle participe Daniel Weinstock en 2009 à Berkeley (que l’on trouve encore sur YouTube - autour de la 26e minute), il use effectivement de conséquentialisme, la trouvant même importante, et conclut que l’excision symbolique serait en somme, du point de vue de l’intérêt de la femme, la moins dommageable en estimant ceci : « this might be an entirely sensible proposition » (cela pourrait être une proposition tout à fait sensée – et il ajoutera que ce serait en principe très difficile à atteindre ce qui laisse croire que ce ne serait pas impossible).

      D’autant que cette analyse fondée sur le conséquentialisme est en phase avec ses convictions philosophiques libérales profondes.

      Il a cependent par la suite modifié sa position.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 février 2020 20 h 16

      @ Nadia Alexan,

      Je constate que vous ne répondez-pas aux arguments et maintenez l'intégrisme de votre position en préférant voir des jeunes filles se faire véritablement exciser, plutôt que de subir une excision symbolique.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 février 2020 20 h 34

      @ Nadia Alexan,

      "La gauche qui a toujours défendu les citoyens de l'emprise de la religion.." - Nadia Alexan

      Vous interprétez Marx de travers.

      Marx pense que la racine de la croyance religieuse se trouve dans les conditions de vie misérables de la plus grande partie de la population. C'est la raison pour laquelle il ne pense pas que la lutte contre la religion doit se trouver au centre du militantisme communiste. Après avoir défini la religion comme « l'âme dans un monde sans âme… l'opium du peuple », il poursuit :

      « L'abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l'exigence de son bonheur réel. Exiger qu'il renonce aux illusions sur sa situation c'est exiger qu'il renonce à une situation qui a besoin d'illusions.

      Autrement dit, dépouiller une personne de croyances qui l'aide à survivre dans des conditions de vie pénibles, c'est mettre la charrue avant les boeufs et empirer sa situation au lieu de l'aider.

      Et encore une fois, vous vous attaquez aux victimes plutôt qu'aux bourreaux.

      - CQFD

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 février 2020 22 h 31

      Merci, monsieur Leduc. Je répéterai donc une autre fois que monsieur Weinstock ne faisait que rendre compte de l'argument de type conséquentialiste élaboré par ces médecins en indiquant tout de suite après, à la 27e minute, que cette approche, qui POURRAIT être sensée n'est PAS une solution décisive, d'abord parce que l'enjeu n'en est pas un d'utilité mais encore parce qu'il n'y a pas de justification a priori de la validité philosphique du conséquentialisme.Vous avez mal saisi, je crois.

    • Françoise Labelle - Abonnée 26 février 2020 07 h 35

      Mme Alexan,
      Vous avez sans doute raison quant aux intentions générales de M. Seymour mais en l'occurrence, Roberge et Martineau ont erré.

      Cependant le passage de la lettre «À quoi bon passer une carrière entière à discuter de questions d’éthique et à se bâtir une réputation internationale auprès des pairs, si un tribun étranger à la discipline peut vous discréditer» pourrait suggérer la réhabilitation du sophisme d'autorité: c'est vrai parce que je connais ça et que mes pairs sont d'accord! On devrait accepter l'opinion de MM.Maclure, Bouchard et Taylor sur une version de la laïcité de l'État parce «qu'ils connaissent ça». Alan Sokal s'est bien moqué de l'approbation des pairs.

      Plusieurs philosophes s'opposent sur diverses questions et certains ont erré historiquement: Heidegger soutenant le nazisme, Sartre soutenant le maoïsme, les intellectuels qui se sont porté au secours de la pédophilie. Devant une argumentation, on oublie le «Lui, y connaît ça».
      Ayant floché Facebook et les autres GAFAM, je ne peux plus faire de «pouces en l'air».

      M.Montmarquette,
      Je me demande ce que Marx penserait de votre défense du salafisme (indifférence masculine serait plus juste). Mme Alexan fait allusion à ce qu'elle considère être la gauche aujourd'hui.

    • Françoise Labelle - Abonnée 26 février 2020 08 h 28

      M.Montmarquette,
      vous confondez allègrement religion, bigoterie et prosélytisme religieux. Tommy Douglas mettait sa foi en pratique sans ostentation, tel que définie dans la vidéo de 2012.
      La vente d'opium n'est pas une solution envisagée par Marx et encore moins par Mao devant les ravages de l'opium en Chine au début du XXe s.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 février 2020 09 h 57

      Madame Labelle, il y aurait en effet sophisme d'autorité de leur part s'ils prétendaient se soustraire à un examen critique rigoureux de leur travail.

    • François Leduc - Abonné 26 février 2020 10 h 49

      Ne vous en déplaise, j'ai très bien saisi, monsieur Desjardins. L'argumentaire de Weinstock en 2009 reposait sur deux possibilités : l'interdiction d'une pratique, comme l'excision, ou, puisqu'il serait selon lui impossible d'empêcher cette pratique, son aménagement en considérant ses effets les moins mauvaises pour la femme. La première fait appel à l'universalisme moral (un principe moral supérieur inviolable - la vie et l'intégrité physique humaine par exemple) et le second le relativisme moral. Il fait un raisonnement par élimination en montrant que seule la seconde serait une proposition tout à fait sensée pour reprendre sa conclusion. Vous escamotez d'ailleurs le verbatim de celle-ci, que j'avais reproduite dans mon intervention précédente, ce qui change son sens et sa portée et vous permet du même coup de prétendre à une incompréhension de votre opinion qui manqe de toute évidence d'objectivité.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2020 11 h 42

      @ Françoise Labelle,

      Il n'y pas de prosélytisme dans le port passif d'un signe religieux. Personne n'a jamais été converti à l'islam à la simple vu d'un voile.

      La laïcité c'est la séparation du pouvoir politique du pouvoir de l'État et non la séparation des individus des services publics en vertu de ce qu'ils ont sur le dos. Nadia Alexan a décrété ce qu'elle considère être la gauche depuis "toujours". Et "toujours", ça remonte à pas mal longtemps.

      Ici comme ailleurs la droite identitaire préfère s'attaquer aux victimes plutôt qu'aux bourreaux et à la conséquence plutôt qu'à la cause.

      On ne change pas les convictions des gens par la force et par la loi, mais par l'éducation, l'Information et les arguments.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 février 2020 13 h 13

      Monsieur Leduc, je vous serais reconnaissant de me donner votre avis sur mon intervention de 9h34 (sous celle de monsieur Langlois).

  • Tremblay Hugo - Inscrit 25 février 2020 02 h 28

    Il y avait controverse.

    Ou 40 nuances de gris... Oui, Martineau s'est grossièrement trompé lorsqu'il parle de médecins québécois qui pourraient faire des excisions symboliques, oui le ministre a agi de façon prématuré , et...OUI en 2012, les propos de Weinstock portaient à controverse.

    Combien de gens dans ce Who's who universitaire ont vu la vidéo du débat au Centre St-pierre pour se faire sa propre idée... ? Les auteurs de la lettre ne font que rapporter la version de Weinstock paru en 2014 dans le Huffington Post. Il faut voir cette vidéo sur Youtube "Quel modèle de laicité pour le Québec" pour voir Weinstock en habile philosophe, se sachant en territoire ennemi dans ce débat dire qu'il est contre l'excision et d'enchainer ensuite sur les accomodements raisonnables. De répondre à Louise Mailloux qu'il ne valide pas l'excision symbolique mais qu'il ne peut l'écarter non plus. Et d'établir un lien entre cette pratique et le rapport Boyd sur les tribunaux islamiques, on le sent volubile quand il en parle, Weinstock aurait été un des rares intellectuels à louanger ce rapport..L'autre philosophe présent, Henri Pons-Ruiz trouve ses propos "hallucinants" . Weinstock recule, dira qu'il partage sa vision mais n'utilisera pas le langage catégorique de Ruiz.
    Ces mots fermes, Weinstock les utilisera publiquement uniquement que 2 ans plus tard dans le Huffington en disant qu'il s'oppose et rejette l'excision symbolique

    • Dominique Boucher - Abonné 25 février 2020 08 h 18

      Jʼavais déjà vu cette vidéo et lʼai visionné à nouveau hier. Pour moi, il est clair que Monsieur Weinstock non seulement nʼécarte pas lʼidée de lʼexcision symbolique, mais y est plutôt sympathique. Sa comparaison avec le problème de lʼhéroine et la solution des seringues fournies par lʼétat en fait foi. Je serais curieux de savoir parmi ces doctes signataires, outrés par «[...] le peu de cas qui est fait dans cette “affaire” de la philosophie» (pauvres petits!), ont vu la vidéo (sur la chaîne YouTube de lʼAssociation humaniste du Québec). Alors, oui, controverse. Pas de mal à ça en soi. Et si jʼétais le Ministre, je réinviterais probablement Monsieur Weinstock.

      Jean-Marc Gélineau, Montréal

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 février 2020 10 h 38

      Daniel Weinstock a rappelé très posément qu'il ne faisait que rendre compte de la problématique soulevée par les médecins avant de préciser qu'il était parfaitement d'accord avec la condamnation morale prononcée par monsieur Pons-Ruiz. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage...

    • Françoise Labelle - Abonnée 26 février 2020 08 h 17

      M.Maltais Desjardins,
      Le chien n'a pas été noyé en 2012, à l'époque de cette vidéo (la portion pertinente commence à 1h51).

      La loi de pertinence (Grice) exige qu'on ne relate que les faits pertinents à la discussion. M.Weinstock a donc mentionné en 2009 le problème de l'excision symbolique comme solution à d'éventuelles excisions clandestines. Il a sciemment omis d'évoquer la possibilité de renvoyer au Moyen-Âge ceux qui veulent vivre au Moyen-Âge, un moyen de pression qui aurait peut-être été efficace, comme le suggère Ruiz dans la vidéo.
      L'analogie de Weinstock avec l'héroïne est farfelue, l'usager ne mettant que sa vie en danger. La vie des femmes est secondaire, comme toujours au yeux du phallus maître, selon les mots de Ruiz.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 février 2020 10 h 10

      Je me soucie assez peu des règlements, soient-ils évoqués en prenant appui sur la pensée de Grice. L'exemple était pertinent en ceci qu'il visait à illustrer les limites au moins pratiques de l'approche conséquentialiste, avant d'en montrer l'insuffisance théorique, sur laquelle il n'a pu élaborer faute de temps. Votre proposition de les renvoyer au Moyen-Âge procède d'une conviction éthique qu'il partage sans aucun doute mais qu'il mettait entre parenthèses pour les fins de l'examen des voies de rencontres entre les cultures et les religions. Monsieur Ruiz avait beau faire cesser les applaudissements, il ne pouvait ignorer que sa protestation de vertu était aussi infâme qu'infâmante.

  • Jacques-André Lambert - Abonné 25 février 2020 03 h 34

    Impressionnant. Impressionné.

    Impressionné par la longue liste de signataires.
    Indignation éthique ? Réflexe corporatif ?

    À la base, il est requis d'indiquer ses sources.
    D'où la faute vénielle du chroniqueur (son ordinaire). Et le péché capital du ministre.

    Misère que ça en prend des noms de spécialistes pour comprendre ce que mémère aurait pu vous expliquer entre deux poches de thé..

    .

    • Jean-Yves Arès - Abonné 25 février 2020 11 h 24


      " Réflexe corporatif ? "

      La liste contient quelques 273 signatures, en excluant les auteurs de la lettre.

      Non seulement cela a toute les apparences d'un réflexe corporatif/syndical, mais on peut se demander ou est le l'approche philosophique face a cette contreverse quand on organise ainsi une grande muraille d'indignation pour une chose somme toute plutôt petite.

    • Alain Boisvert - Abonné 25 février 2020 12 h 23

      Et on dirait que c'est le même troupeau qui s'est opposé au projet de loi 21. L'assemblée des grands vertueux du Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 février 2020 14 h 37

      @Alain Boisvert,

      "Le même troupeau qui s'est opposé au projet de loi 21." - Alain Boisvert

      On repassera pour le respect.

      Sachez que les nationalistes n'ont pas le monopole de la définition de la laïcité.

      Et comme je le dis plus haut, ce n'est pas parce qu'on est contre la loi 21 qu'on est contre la laïcité de l'État. Alors que le principe même de la laïcité est d'inclure tout le monde dans la société, quelques soient ses croyances, son agnosticisme ou son athéisme et non d'imposer une nouvelle doctrine néo-athée.

      Mais comment s'attendre au moindre respect de la part de ceux qui n'ont pas de respect pour les convictions des autres ?

      Ça va de pair, hein?

    • Léonce Naud - Abonné 26 février 2020 16 h 33

      Cher Monsieur Montmarquette : Je suis d’accord avec vous que le qualificatif de « troupeau » est inexact dans le cas qui nous occupe. En effet, dans un troupeau, il y a toujours quelques têtes fortes qui décident de brouter à droite et à gauche et qui finissent par être dévorées par le grand méchant loup...un type connu. Ici, on a plutôt affaire au comportement maintes fois observé d’un banc de poissons.

  • Claude Gélinas - Abonné 25 février 2020 04 h 46

    Cesser de parler des deux côtés de la bouche.

    Face à la crise des médias comment expliquer que le Gouvernement fédéral ne prenne pas le virage qui s'impose en cessant de payer de la publicité à des entreprises qui ne contribuent en rien au financement public. Mesure simple qui si elle était adoptée permettait aux médias d'ici de souffler un peu,

    • Claude Gélinas - Abonné 25 février 2020 04 h 49

      Ce commentaire aurait dû se raaporter à l'article portant sur les magazines québécois et les GAFAM. Toutes mes excuses.