Manifeste contre le dogmatisme universitaire

«Les universités et les cégeps québécois n’ont ainsi de français que le nom: pratiquement tout l’esprit est maintenant soumis à l’Empire», estiment les auteurs. 
Photo: Michaël Monnier Le Devoir «Les universités et les cégeps québécois n’ont ainsi de français que le nom: pratiquement tout l’esprit est maintenant soumis à l’Empire», estiment les auteurs. 

« Il faut subir son temps pour agir sur lui », nous disait Sainte-Beuve au XIXe siècle. Ce propos ne pourrait être plus vrai pour nombre d’étudiants actuels qui ont le malheur de ne pas souscrire à l’idéologie universitaire dominante. En effet, beaucoup de départements d’arts, de sciences humaines et de droit dans les universités et les cégeps sont, depuis plusieurs années, noyautés par des professeurs de la gauche postmoderne.

Ayant réussi à monopoliser les lieux de pouvoir, ils sélectionnent minutieusement leurs camarades idéologiques au sein du corps professoral. Véritables apôtres de la tolérance, ces enseignants ont ironiquement du mal à tolérer toute forme de pensée contraire à la leur. Leurs opinions sont présentées comme des faits, et les faits sont délogés au statut de « construction sociale ».

Amateurs de l’intersectionnalité, ils accumulent les luttes victimistes propulsées par les campus américains, tout en évitant soigneusement d’aborder la question de la subordination du Québec au Canada. On ne sélectionne que les victimes utiles pour mieux resserrer le cilice de la mauvaise conscience occidentale.

Ce qui s’avérait n’être d’abord qu’une mode idéologique tend de plus en plus à se cristalliser et à étendre ses tentacules. C’est l’extension du domaine de la lutte pour la reconnaissance. Tout comme l’avare n’est jamais assez riche en argent, le professeur n’est jamais trop bien nanti en signaux de vertu. Le goût prononcé pour l’école anglo-saxonne, de par sa présence hégémonique, révèle une forme avancée de colonisation mentale.

Les universités et les cégeps québécois n’ont ainsi de français que le nom : pratiquement tout l’esprit est maintenant soumis à l’Empire. En témoignent l’indifférence aux penseurs français et la tombée en pâmoison devant les real thinkers américains. Au mieux, les Français ne sont lus que lorsqu’ils font preuve d’anglophilie bien affichée. C’est un fait : le Bob Gratton de 2020 possède une charge de cours.

Novlangue

Dans ce sillage, la novlangue s’enrichit d’année en année : islamophobie, transphobie, décolonialisme, capacitisme, spécisme, séparatisme lesbien et système de domination genrée ne sont là que quelques termes du volapük universitaire. L’indifférenciation fait son oeuvre : il n’y a plus d’hommes et de femmes, simples sexes désignés à la naissance, ne reste que des genres fluidifiés dans les théories absconses.

C’est le retour au chaos originel, où la discrimination n’est pas de ce monde. Cette aspiration régressive fait même l’objet de programmes d’études féministes et de genres. En ce qui concerne les autres programmes, la matière est désincarnée et mortifiée au nom de la théorie critique : c’est l’âme de l’élève qui s’en trouve désarmée. La déconnexion au peuple est totale, autant que la simple considération, celui-ci n’étant après tout qu’un construit.

Le Québécois est réduit à l’état d’homme blanc privilégié, piétinant un territoire autochtone non cédé. Exit la réalité historique et la nuance : le réflexe autopénitentiel est de mise pour sauver nos âmes. Dans ce contexte, l’Histoire se répète, car après avoir une fois de plus perdu la mémoire, le peuple québécois se retrouve déboussolé, en perte de repères et faisant face à de graves dangers qui menacent son existence précaire.

Évoquer ce genre de problèmes fait l’objet de suspicion dans les établissements postsecondaires. Défendre une terre et son identité nationale ne suscite que roulements d’yeux et soupirs agacés, lorsque ce n’est pas une pluie d’invectives qui s’abat sur le dissident ou sa prise à partie par les autorités. Remettre en question la religion du Progrès déclenche un ahurissement généralisé devant une jeunesse écoanxieuse et manichéenne, au bas niveau de littératie.

Dissidence

Nous, jeunes signataires nationalistes, étudiants et finissants d’études postsecondaires, proclamons notre devoir de dissidence. Nous n’écrivons pas pour nous victimiser et nous plaindre d’une atteinte à nos droits. Non plus pour remplacer une idéologie par une autre. Nous ne nous asphyxions pas, mais l’air est vicié.

En bons écologistes, permettez-nous de préférer un air sain. Nous signons ce texte parce que nous savons que la médiocrité n’a pas vocation à l’éternité. Nous lançons ce manifeste pour encourager nos pairs à démolir le temple de la rectitude politique. Ils doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls. En temps d’incertitude et de tourmente, que Louis Pauwels les rassure : « il nage forcément à contre-courant, celui qui se dirige vers la source ».

Car lorsque l’un des nôtres ose remettre en question l’ordre établi, que ce soit par des conférences « controversées », des travaux aux thèses divergentes ou même l’expression d’une opinion discordante, son action ne demeure pas vaine. Chaque fois, ce sont les colonnes de l’empire du politiquement correct qui s’en trouvent ébranlées.

« Lentement la brèche s’élargit, se rétrécit, s’élargit encore. […] À nous l’imprévisible passion ; à nous le risque total dans le refus global », scandaient nos ancêtres en 1948. Soixante-dix ans plus tard, nous sommes toujours au poste. Face au dogmatisme global nous opposons la responsabilité entière.

Que les nouveaux curés se le tiennent pour dit : nous ne céderons rien, nous ne reculerons pas, nous ne nous tairons pas, nous ne donnerons aucun gage de respectabilité. Les universités et les cégeps doivent être le lieu de la pluralité des opinions et de leur échange dans un cadre respectueux et juste. Sans quoi, il faudra changer leur nom pour camps de rééducation. Nous ne voulons pas en arriver là.

*Jordanne Blais-Rochefort, étudiante en Sciences humaines
Gabriel Jarvis, étudiant en enseignement secondaire de l’Univers social, Université de Montréal 
Philippe Lorange, étudiant en science politique et philosophie, Université de Montréal 
Claude Pelletier, étudiant en administration publique, ENAP 
Samuel Vanasse, bachelier en philosophie, UQAM
Jérémie Allaire-Ménard, réalisateur
Tristan Ampleman-Tremblay, étudiant en Philosophie, Université Laval
Antoine Arbour, étudiant en Affaires publiques et Relations internationales, Université Laval
Guillaume Bédard, étudiant en Économie et politique, Université Laval
François-Xavier Bélanger, étudiant
Maxime Bell, étudiant en Sciences, lettres et arts, Cégep Lionel-Groulx
Vincent Benatar, étudiant en Administration, UQÀM
Maé Bonnet, étudiante en Sciences humaines, Cégep Limoilou
Félix Brassard, cinéaste
Ariane Brochu, étudiante en Sciences humaines, Cégep régional de Lanaudière à l’Assomption
Éric Chalut, musicien
Riccardo Chmielowiec, étudiant en Littérature comparée, UdeM
Jordan Craig Larouche, étudiant en Sciences humaines, Cégep Lionel-Groulx
Wolfgang D’Aoust, étudiant en Cinéma, Cégep Saint-Laurent
Vincent D’Astous, étudiant en Philosophie, Université Laval
Jean-Philip Desjardins-Warren, étudiant en Histoire, UQÀM
Mathieu Desroches, étudiant en Sciences économiques, UdeM
Orian Dorais, étudiant en Cinéma, UdeM
Léonard Duchesneau, étudiant en Urbanisme, UdeM
Philibert Dumontier-Ménard, étudiant en Science politique et philosophie, UdeM
Lukas Gagnon, étudiant en Droit, UdeM
Morgane Gauvin, étudiante en Langues modernes, Cégep Limoilou
François Gervais, étudiant en Histoire et civilisation, Cégep Lionel-Groulx
Marc-Antoine Gervais, étudiant en Enseignement secondaire de l’Univers social, UdeM
Samuel Hamelin, étudiant en Enseignement secondaire de l’Univers social, UdeM
Olivier Jolicoeur, étudiant en Géographie, UdeM
Alexis Kelly, étudiant en Histoire et civilisation, Cégep du Vieux-Montréal
Tomas Labelle, étudiant en Histoire, UdeM
Gabriel Laflamme, étudiant en Arts, lettres et communications, Cégep Limoilou
Matthieu Laflamme-Boucher, étudiant en Sciences économiques, UdeM
Olivier Lamanque Galarneau, étudiant en Histoire, UdeM
Mark Landry, étudiant, Montréal
Michaël Lauzon, ex-étudiant en Sociologie
William Lauzon, étudiant en Génie chimique, Université de Sherbrooke
Philippe Lavoie, étudiant en Immigration et relations interethniques, UQÀM
Léo Leclerc, étudiant en Questions internationales, Cégep du Vieux-Montréal
Maxime Lépine, caméraman
Louis-Philippe Le Sieur, étudiant
Félix L’Heureux Bilodeau, étudiant en Génie agroenvironnemental, Université Laval
Olivier Malo, LL. B, Université Laval
Samuel Massicotte, historien et étudiant en Enseignement secondaire
Yassir Najmaoui, étudiant en Génie informatique, Université de Sherbrooke
Isaac Prasow-Émond, étudiant en Science politique et philosophie, UdeM
Félix Racine, étudiant en Science politique et philosophie, UdeM
Samuel Rasmussen, étudiant à l’École de Politique appliquée de l’Université de Sherbrooke
Jonathan Raymond, étudiant en Électronique industrielle, Cégep de Sherbrooke
Nicolas Rioux, étudiant en Droit public, Université d’Ottawa
Benjamin Roy, étudiant en Science politique, UdeM
David Santarossa, enseignant au secondaire
Aram Shoujounian, étudiant en Études internationales, UdeM
Marius Tarigradschi, étudiant en Économie politique, UdeM
Sacha Thibault, ancien président du Forum Jeunesse du Bloc Québécois
Maxence Toureche, étudiant en Science politique, UdeM
Anthony Tremblay, ex-étudiant en Études politiques appliquées, Université de Sherbrooke
Natasha Tremblay, étudiante en Littérature anglaise et création littéraire, Université Concordia
Samuel Turcotte, étudiant en Économie politique, UdeM
Maxance Vincent, étudiant en Cinéma, UdeM

150 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 30 janvier 2020 03 h 04

    Bravo Mesdames, Messieurs

    Bravo et encore bravo, et encore plus fort le bravo Mesdames, Messieurs. Que de vérités...

    Mais attendez-vous à subir des représailles de ces bien-pensants... surtout de ceux qui sont en avant des classes... Qui eux ne manquent pas d'alliés obséquieux dans ces mêmes salles... et dans l'administration universitaire, ce qui comprend les associations étudiantes...

    • Cyril Dionne - Abonné 30 janvier 2020 08 h 54

      Je me joins à vous M. Pelletier pour leur dire aussi bravo.

      Enfin. La lumière au bout du tunnel commence à apparaître de ces fausses constructions sociales qui carburent à tous les « ismes ». Nos signataires du manifeste se sont permis de monter à la montagne, de regarder et ils ont vu la terre promise de gros bon sens qui n’a que faire de la médiocrité des biens-pensants.

      Bien oui, aujourd’hui, il en pleut de ces chargés de cours universitaires qui prêchent leur réalité qui ne peut pas être mise en doute tout comme pour les dogmes religieux. Cette bâtardisation des lieux de haut savoir ont été imprégnés depuis longtemps par une soi-disant élite intellectuelle. Tout passe par cette idéologie victimaire, digne héritière du colonialisme britannique, qui parle de tout sauf la réalité ambiante des citoyens de chez nous. Évidemment, tous ces gens qui carburent à ces fausses constructions sociales sont soit des gens de Québec solidaire ou ils partagent les mêmes affinités.

      L’autoflagellation n’est jamais loin pour ces apôtres de la tolérance qui nous parlent de tout sauf la réalité historique des Québécois et des faits pour ces déracinés mondialistes et citoyens du monde et de nulle part. Les territoires autochtones non cédés font partis de leur lubie sachant fort bien qu’ils ont été conquis et passé au moulin à viande culturel qu’on appelait le colonialisme britannique. Donc, défendre terre et une identité nationale francophone est proscrite tout comme ils disent qu’on peut avoir un premier ministre unilingue anglais mais pas un qui est francophone.

      Mais c’est la rectitude politique qui les guide dans toutes leurs entreprises. Ils carburent aux « safe space » et à la discrimination positive puisque toutes les paroles peuvent être interprétés comme offensantes pour les personnes appartenant à des groupes minoritaires. C’est la tyrannie des minorités qu’ils épousent, eux qui vivent sur une planète hyperconnectée et qui vibrent aux nations transnationales.

    • Gilbert Turp - Abonné 30 janvier 2020 09 h 23

      Bravo, en effet. Je suis heureux que ces jeunes se donnent la peine d'écrire un manifeste en forme d'appel d'air (contre un climat de plus en plus restreint, voire étouffant). Leur geste me semble absolument bienvenu, très sain et salutaire.

    • Yves Mercure - Abonné 30 janvier 2020 10 h 17

      Ouf... oui, constructivisme et déconstruction voyagent trop souvent dans le délire. L'adaptation psychologique donne à chacun des moyens qui divergent et qui, manifestement, s'avèrent parfois insuffisant pour calmer les tempêtes internes, d'où les débordements de déclarations bien bornées. Toutefois, la manière de lancer l'anathème, comme celle de l'élever au niveau de Vérité, prend des allures de marche triomphale au pas d'oie. Un cri tonitruant ne révèle pas plus de vérités qu'un silence tolérant.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 janvier 2020 16 h 48

      « Ben » oui M. Mercure. Lorsqu'on n'est pas d'accord avec des propos qui encouragent la discussion basée sur le sens critique, on les traite de nazis - voir votre « prend des allures de marche triomphale au pas d'oie ». Coudonc, vous avez le réflexe « Adil Charkaoui » bien aiguisé. Diantre, si les gens ne sont pas d’accord avec vous, ce sont des extrémistes parce que comme ceux mentionnés dans ce texte, vous savez, les bien-pensants et donneurs de leçons, ils ont beaucoup de problèmes à tolérer toute forme de pensée contraire à la leur parce qu’ils ont un besoin inné de croire dans leur propre démagogie qui repose sur le socle de la très sainte rectitude politique.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 31 janvier 2020 06 h 05

      La dernière réplique de monsieur Dionne est si convaincante qu'on dirait qu'il l'a rédigée d'une main en tenant un miroir dans l'autre.

    • Marc Therrien - Abonné 31 janvier 2020 07 h 33

      Et en évoluant dans sa "mal-pensance" dissidente, M. Dionne pourra nous expliquer un jour en quoi le "réflexe Cyril Dionne" se distingue du "réflexe Adil Charkaoui".

      Marc Therrien

  • Léonce Naud - Abonné 30 janvier 2020 04 h 35

    Il n'y a ni bonheur ni liberté sans courage (Périclès)

    Au cas où utile aux signataires, ci-après le témoignage d'un ancien Grec, Thucydide (460 – 395 av. J.-C.). Homme politique et historien Athénien, auteur de « La guerre du Péloponnèse », ce dernier attribua à Périclès la phrase qui suit dans l'éloge qu'il fit des combattants de sa ville morts face à Sparte : « Il n'y a pas de bonheur sans liberté et il n'y a pas de liberté sans courage. »

    • Clermont Domingue - Abonné 30 janvier 2020 10 h 58

      Y a-t-il du courage sans mort?

    • Marc Pelletier - Abonné 31 janvier 2020 15 h 52

      Beau titre : " Manifeste contre le dogmatisme ".

      J'ai lu et relu ce manifeste et une question monte à la surface : combien, parmi ceux et celles qui ont co-signé ce manifeste, se sont réellement impliqués dans leurs associations étudiantes ?

      C'est d'abord dans le milieu étudiant que l'on a le devoir de brasser les idées et de promouvoir ces idées en les acheminant et les défendant avec courage devant qui de droit.

      Le Devoir me semble une piste facile pour y recueillir facilement des approbations, et tout me porte à penser que votre choix de publier ici fait suite à votre implication au sein du groupe jeunesse du PQ.

      C'est votre plein droit, mais au lieu de vous présenter en victimes, j'aurais apprécié en apprendre plus sur votre implication dans vos association d'étudiants dans le but de faire avancer vos idées.

  • Jean Duchesneau - Abonné 30 janvier 2020 05 h 08

    Les dérives de la gauche dite progressiste

    Il s'agit là d'une prise de position très importante et courageuse en faveur de la liberté d'expression dans nos institutions d'enseignement supérieurs. À cet effet, il faut visionner sur UTube "Evergreen et les dérives du progrssisme" afin de constater jusqu'où peut aller cette idéologie néo marxiste qui gangrène les universités américaines et qui se répand à travers le monde. Nous devons être fier de notre héritage culturel francophone et préserver la culture du débat.

  • Nadia Alexan - Abonnée 30 janvier 2020 05 h 21

    Une forme avancée de colonisation mentale.

    Bravo, aux étudiants, dissidents, pour avoir osé contester le dogmatisme et la novlangue de nos universités dites modernes. «Véritables apôtres de la tolérance, ces enseignants ont ironiquement du mal à tolérer toute forme de pensée contraire à la leur».
    C'est vrai que la pluralité des idées, le dialogue et l'échange ne sont plus tolérés chez les apôtres du nouveau dogmatisme. Le temple de la rectitude politique exige la victimisation constante. Vous faites bien de démanteler la pensée unique de ces nouveaux prêtres de l'impérialisme américain.

    • Céline Delorme - Abonnée 30 janvier 2020 10 h 14

      Bravo aux étudiants en effet.
      Les intéressés pourront lire aussi: La Liberté surveillée. collectif de professeurs, sous la direction de Normand Baillargeon. Editions Leméac.
      On est content de savoir que les étudiants allumés et courageux ont aussi le soutien de certains professeurs. "La liberté d'expression et la liberté académique sont au nombre des piliers sur lesquels reposent la vie démocratique et la vie académique."
      Les rares commentateurs qui contredisent cette lettre en démontrent "à contrario" la justesse. On lit dans ces contradictions seulement des insultes et attaques personnes, sans aucune argumentation.

  • Réal Boivin - Abonné 30 janvier 2020 05 h 56

    Darwin et Einstein ont un avenir.

    À voir les noms des signataires et de leur champ d'étude respectif, on constate que la raison a de nombreux adeptes sur la bêtise humaine.
    Les CEGEP et les universités sont supposés aider les étudiants à se surpasser, à être plus grands que la génération précédente.

    Les idéologues qui déconstruisent la nature, l'humain et l'histoire doivent sortir des instituts d'enseignements sans quoi l'humain refera les erreurs du passé. Les gouvernements qui financent les CEGEP et les universités doivent reprendre le contrôle et sortir les ignares de la gauche sectariste qui polluent la pensée.

    • Clermont Domingue - Abonné 30 janvier 2020 11 h 03

      (Les gouvernements doivent reprendre le contrôle) Comment?

    • Maurício Pupo - Inscrit 30 janvier 2020 15 h 49

      Comment: c´est ça que le gouvernement Legault fait avec son projet de loi 40, quil les professeurs dénnoncent comme un gros récul de la democratisation dans les écoles, en trasnferant le pouvoir de décision hors des écoles. C´est un absurde.

    • Jean Duchesneau - Abonné 30 janvier 2020 19 h 52

      Vos professeurs dénoncent le projet de loi 40 qui réduirait le pouvoir des écoles. Puisque vous semblez vous y connaître, pouvez -vous M. Pupo m'expliquer votre propre point de vue sur le sujet, car les enjeux me semblent plutôt complexes.

    • Réal Boivin - Abonné 31 janvier 2020 06 h 23

      Les gouvernement doivent reprendre le contrôle en commençant par sortir des institutions d'enseignement les thèses non scientifiques qui déconstruisent la nature du vivant. L'évolution des espèces devrait réoccuper toute la place qui lui revient. Au fil du temps, les université ont laissées s'installer des théories toutes plus fumeuses les unes que les autres. Ce qui s'est passé à l'université Evergreen aux USA en dit long sur les dérives de la supposée ''pensée progressive''. Ne pas laisser des historiens refaire l'histoire des peuples racontant n'importe quoi pour endoctriner les étudiants dans un mode de pensée qui ne représente en rien la réalité de l'Histoire humaine. Et évidemment, permettre les débats contradictoires sans avoir peur de choquer les âmes sensibles. C'est le rôle des institutions d'enseignement. Les groupuscules qui menacent les conférenciers doivent être exclus.

    • Chantale Jeanrie - Abonnée 31 janvier 2020 17 h 34

      Pourtant, ce manifeste est lui aussi purement idéologique. Aucun exemple, aucune explication, aucune réelle argumentation en dehors d'un langage bien manié. Défendre l'importance de la pluralité des perspectives, certes, mais pas sans la distinguer du "j'ai l'd'wa d'dire n'importe quoi" très porté par l'air du temps. On ne peut vraiment être ni pour ni contre ce manifeste, qui omet de définir la nature de ce qu'il revendique et qui emprunte les défauts dont il targue "la bête": vocabulaire ronflant, procès d'intention, dénonciation d'un ennemi occulte et sous-entendu. Ce manifeste en est un d'indignation, pas d'esprit critique. La première, sans le second, s'apparente aux efforts d'un plaideur qui ne connaîtrait pas les lois. J'attends donc la suite...