Des défis de la diffusion des connaissances en français

«L’usage que fait la communauté scientifique québécoise des différents périodiques nous éclaire sur l’importance des revues», écrivent les auteurs.
Photo: iStock «L’usage que fait la communauté scientifique québécoise des différents périodiques nous éclaire sur l’importance des revues», écrivent les auteurs.

Les revues québécoises occupent encore une grande place.

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4 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 28 janvier 2020 04 h 39

    Même les anglais ont remarqué des problèmes

    La revue Scientific American a aussi mentionné des effets pervers. Le problème vient du fait que les recherches et les articles sont cotés par le nombre de citations qu'ils recoivent. La tendance va donc être de publier dans des revues plus lues et plus renommées, qui sont anglaises. Mais à un moment donné, avec tout le monde faisant la même chose, on ne fait que se perdre dans la masse. De plus, comme dans tous domaines, les chercheurs ont tendance à citer leurs petits copains plus que d'autres. Les chercheurs ont aussi tendance à étendre des trouvailles sur plus d'articles qui se citent et se recitent eux-mêmes. Une dilution éhontée. Tout ça fait que ce système est manipulé et la valeur de la recherche devrait être évaluée autrement.

    • Gilles Théberge - Abonné 28 janvier 2020 13 h 21

      Autrement dit monsieur Lamarche, c'est le chien qui court après sa ...queue !

      Il me semble, même en science, que lorsque le système est trop gros, il a tendance à s'effondrer. Mais quand ?

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 28 janvier 2020 12 h 00

    « Plusieurs se demandent si, dans 50 ans, le français n’aura pas disparu des écrits scientifiques.» (Les auteurs)



    En effet, nous tous et tousses, on.e se demandeE bien pour quelle raison cette belle langue régionale qu'est le québécois ne serait plus lue et écrite par les scientifiques et les scientifiquees… d'ici quelques années.

  • François Réal Gosselin - Abonné 29 janvier 2020 06 h 45

    Une langue, une pensée

    Chaque langue porte en elle le génie de son existence. Chaque langue marque une époque et est le vecteur privilégié d'une éphémère domination. Reste à savoir si la marque de notre ère n'est pas celle du marketing et le règne du superficiel.
    Néanmoins le français demeure et restera un vecteur de pensée profonde, porteur d'une réflexion complexe et non complaisante.
    Ah l'illusion d'être vu en appartenant à un groupe alors que c'est le groupe qui parait et l'individu qui s'efface.
    J'ose espérer que l'université de Montréal n'est pas la seule à faire partie des statistiques positives, mais j'en doute. Certains professeurs universitaires francophones déplorant l'engouement de ses étudiants pour publier en anglais.