Le PQ, QS, le Bloc et le NPD: trouvez l’erreur

«Dans une dizaine de circonscriptions, le vote des électeurs de QS pour le NPD a entraîné la victoire des libéraux, de justesse, aux dépens du Bloc», écrit l'auteur.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Dans une dizaine de circonscriptions, le vote des électeurs de QS pour le NPD a entraîné la victoire des libéraux, de justesse, aux dépens du Bloc», écrit l'auteur.

Même si le Bloc québécois a effectué un beau retour en force, ce qui est de bon augure pour le Parti québécois, la vague bleue fleurdelisée aurait pu déferler avec encore plus de puissance lors des élections fédérales du 21 octobre.

Le parti indépendantiste a recueilli 1 377 554 voix, soit 32,5 % des suffrages au Québec, et fait élire 32 députés. S’il n’a pu obtenir davantage, c’est à cause notamment du vote en faveur du NPD, un parti fédéraliste, d’une forte proportion de l’électorat de Québec solidaire, un parti qui se dit indépendantiste. Et ce, à l’instigation de plusieurs dirigeants et militants de Québec solidaire (QS).

Selon des données non diffusées dans les médias et tirées d’un vaste sondage Léger en date du 17 octobre, juste avant le scrutin, une majorité relative des électeurs de QS (37 %) ont répondu qu’ils allaient voter pour le NPD ; 28 % seulement optaient pour le Bloc.

En comparaison, près des trois quarts (72 %) des électeurs du PQ ont choisi le Bloc, tout comme 39 % des électeurs de la Coalition avenir Québec. Le Bloc arrive largement en tête chez ces deux partis, surtout au sein du PQ, parti indépendantiste où milite la gauche modérée, sociale-démocrate. De son côté, QS montre, une fois de plus, qu’il est une officine de la gauche radicale avant d’être un parti indépendantiste.

Dans une dizaine de circonscriptions, le vote des électeurs de QS pour le NPD a entraîné la victoire des libéraux, de justesse, aux dépens du Bloc. Ce fut le cas dans deux circonscriptions où l’on a dû procéder à des recomptages, Hochelaga dans l’est de Montréal et Québec au coeur de la Capitale-Nationale, où le Parti libéral l’a emporté à l’arraché.

Même scénario dans d’autres circonscriptions où le Bloc a essuyé des défaites crève-coeur : Longueuil–Charles-LeMoyne, Gaspésie–Les-Îles-de-la-Madeleine, Argenteuil–La-Petite-Nation, Brome-Missisquoi, Châteauguay-Lacolle et Compton-Stanstead. Dans Chicoutimi-Le Fjord, c’est le député conservateur sortant qui l’a emporté sur le Bloc par un score serré.

Les accointances QS-NPD

Alors que le PQ a appuyé son parti frère, le Bloc, publiquement et sur le terrain comme à l’accoutumée, QS n’a appuyé — officiellement — aucun parti, divisé entre une direction en majorité pro-NPD et une minorité qui penchait vers le Bloc.

Beaucoup de dirigeants et militants de QS ont oeuvré pour le NPD. Le seul député néodémocrate rescapé au Québec, Alexandre Boulerice, est un militant de longue date de QS, tout comme la candidate vedette Nima Machouf battue dans Laurier–Sainte-Marie. Il en va de même de plusieurs autres députés et candidats défaits. La raclée subie par le NPD a aussi été une cinglante défaite pour Québec solidaire.

Au sein de QS, les appuis les plus forts au NPD sont venus des nombreux et infatigables militants gauchistes issus des groupes révolutionnaires trotskystes, c’est-à-dire communistes, qui ont participé à la fondation du parti. Ces militants d’extrême gauche, disciplinés, ont noyauté QS et y occupent plusieurs postes de direction, selon la bonne vieille tactique de l’entrisme. Le programme marxiste très radical du parti leur doit beaucoup. Ils se sont opposés en bloc à toute « convergence » avec le PQ. Leurs camarades au Canada anglais appuient eux aussi le NPD.

Si QS appuyait franchement les pleins pouvoirs pour le Québec, il aurait invité son électorat à voter pour le Bloc, la seule force souverainiste en lice comme l’a martelé à moult reprises son chef, Yves-François Blanchet, qui s’est engagé à « promouvoir inlassablement l’indépendance ». Après les élections, le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé, a rappelé cette évidence : « Tous les candidats du Bloc étaient indépendantistes et tous ses élus le sont ! »

À QS, on prétexte que la souveraineté du Québec n’était pas du tout à l’ordre du jour des élections. Or, quel que soit le théâtre d’opérations, elle l’est toujours lorsqu’on veut défendre les intérêts du Québec et, en même temps, faire avancer la cause de l’indépendance. Et puis comment peut-on voter pour un parti fédéraliste lorsqu’on veut faire du Québec un pays ? Trouvez l’erreur.

Les indépendantistes savent donc pour quel parti voter : le Bloc à Ottawa et le PQ à Québec. Grâce à un effet de vases communicants, la montée en puissance du Bloc devrait favoriser le retour en force du PQ. Un parti refondé et recentré sur sa raison d’être, l’indépendance, puis uni derrière une figure de proue qui serait aussi remarquable qu’Yves-François Blanchet. Il est sûrement possible d’en trouver une…

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81 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 18 novembre 2019 00 h 56

    Humour?

    Comme ça, les communistes seraient tellement puissants et nombreux qu'ils auraient «fait perdre» 10 circonscriptions au Bloc! On ne rit plus!

    L'auteur pense-t-il vraiment qu'aucun péquiste n'a contribué à la vague orange de NPD en 2011, à l'époque où ils étaient bien plus nombreux que les solidaires? Normal, car ces personnes savaient que, de fait, l'indépendance ne se décidera pas à Ottawa. N'a-t-il pas remarqué que le Bloc n'a presque pas parlé d'indépendance dans sa dernière campagne, mais l'a plutôt axée sur la défense de la loi sur les signes religieux, qui n'est pourtant pas du tout manacée par un gouvernement fédéral (c'est le pouvoir judiciaire qui tranchera, pas le pouvoir politique fédéral)? Sait-il que QS s'est opposé à cette loi? Ne sait-il pas que le Bloc a accordé son appui total au PQ lors de la dernière élection provinciale, allant jusqu'à rabrouer la seule association qui a appuyée QS lors de cette élection? Ne tire-t-il aucune conclusion de ces faits? Avec tout cela, 28 % du vote des solidaires pour le Bloc, c'est déjà beaucoup!

    • Mario Jodoin - Abonné 18 novembre 2019 01 h 51

      «un parti qui se dit indépendantiste»

      Cette opinion est encore plus risible au lendemain d'un congrès au cours duquel QS a justement adopté une position indépendantiste beaucoup plus ferme que celle du PQ. Les délégués auraient-ils démasqué les «militants d’extrême gauche, disciplinés, [qui] ont noyauté QS et [qui] y occupent plusieurs postes de direction», selon les fantasmes de l'auteur?

    • Claude Bariteau - Abonné 18 novembre 2019 05 h 47

      Construire un argumentaire autour des sondages et des origines d'un parti demeurera toujours une aventure semée d’embuches. Mieux vaut y aller mollo.

      Dire, selon un sondage sur les intentions de vote pro-QS, que 39% ont voté NPD et 28% BQ, aurait du être « auraient voté » et compléter par 33% ont pu voté pour d’autres partis associés au fédéralisme.

      Cela dit, l’auteur lit cette élection hors du contexte d’une élection fédérale opposant des partis, sauf un, qui ambitionnaient prendre le pouvoir, le PLC et le PCC, ou se positionner pour leur forcer la main, voire les renverser.

      Sous cet angle, ni le PLC, ni le PCC n’ont atteint leur objectif bien que le PLC ait obtenu assez d’appui pour diriger un gouvernement minoritaire.

      Depuis, trois constances ressortent :

      1. le PV n’a aucun atome crochu avec le PLC sur l’environnement ;
      2) le PCC et le NPD ont invité le PM Trudeau à ne pas s’occuper du BQ, un parti non fédéraliste ;
      3) le BQ a ciblé trois dossiers: l’environnement, les sommes dues aux agriculteurs et le coût de la vie des personnes âgées.

      À moins d’impairs provocateurs dans le discours du trône, il est peut probable qu’un vote renverse le gouvernement du PLC.

      Sans impair, il est difficile de prévoir un tel vote. Si le budget allonge de sous pour poursuivre le projet 2 de Trans Mountain, ce qui a déjà été souligné, seuls le PV, le BPD et BQ voteront contre.

      Dans ce contexte, au Québec, il y aura de l’espace pour que les partis pro-indépendance et pro-environnement poussent dans les câbles le gouvernement Legault et forcent le PLQ à se positionner.

      Ce sera peut-être un espace historique en concordance avec la grande manifestation à Montréal pour l’environnement, la plus grande à l’échelle mondiale.

      Cet espace pourrait même devenir un point tournant stimulé par les résultats des primaires démocrates aux États-Unis en vue des élections en 2020 avec le retour scène du dossier de l’environnement.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 18 novembre 2019 07 h 56

      Mais, le BQ a surtout profité de la masse des anti-turbans québécois. Treize députés NDP, y compris le pilier Ruth Ellen Rousseau, ont ainsi été arrachés par le BQ. Regardons les choses en face. Qui craint la vérité ? Et pourquoi ? Ne clame pas-t-on au Devoir : «Ni racisme, ni xénophobie au Québéc.» ? Qu'a-t-on fait du rapport sur la discrimination systémique des Noirs, des Arabes et des Autotochnes ? Si on parlait des «vraies affaires» ?

      «La pipe au papa du papa Pie pue»

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 novembre 2019 08 h 05

      Comme vous dites, M. Jodoin, il n'y a pas tant de "communistes" que ça. Seulement ils sont bien placés.

      Le noyau de QS est formé de marxistes radicaux incapables de penser hors de la lutte des classes qui se foutent de la souveraineté et sont prêts à dire n'importe quoi, ce qu'ils font d'ailleurs, pour leur chère cause.

      On fait croire aux membres, par exemple, que le parti est "social-démocrate", grossier mensonge, et qu'on fera l'indépendance dans un premier mandat avec une assemblée constituante élue, ce qui signifie au strict minimum 50% de fédéralistes dans ladite assemblée, en fait bien plus : Ottawa mettra des millions dans la campagne.

      À l'intérieur du parti le respect de la démocratie est total, tout comme dans le Parti Socialiste d'URSS autrefois. Non seulement on y nage en pleine connivence (et préjugés qui vont avec), mais en plus le choix de ce qui sera voté y est décidé d'avance, comme dans n'importe quel parti d'ailleurs. Un congrès, ça se prépare.
      Le fonctionnement interne d'un parti ne l'a jamais rendu plus démocratique qu'un autre.

      Je me demande comment GND ce matin peut appeler "les souverainistes de toutes les générations" à se joindre à QS, alors que QS rejette un "vieux souverainisme" qu'il est incapable de définir autrement qu'en condamnant une vague "identité" exactement comme le vieux discours sur l'Internationale de Staline, soudain devenu très "identitaire" pour soulever des troupes en 1941.

      Le pari de GND n'est formé que par ça, l'identité! La connivence des "T'sé veux dire" y est grosse comme une tour illuminée.
      M. Nadeau-Dubois, ou bien on est marxiste et on donne sa chemise pour la cause, ou bien on se préoccupe des gens et de leur réalité. Ce sont des antinomies.
      QS est idéologique, pour une idée envers et contre les gens, et ne changera pas, En faire une coalition alors que c'est le gros reproche que QS fait au PQ? Hé ben!

    • Cyril Dionne - Abonné 18 novembre 2019 08 h 46

      « Boswell », les bérets orange n’ont rien d’indépendantistes lorsqu’ils s’alignent avec un parti fédéraliste, multiculturaliste et centralisateur. Ils ont travaillé, surtout à Montréal, pour faire élire des candidats du NPD et tout ce que leur stratagème a accompli, c’est de faire passer les libéraux. Bravo!

      Québec solidaire est un parti fédéraliste tout comme pour le NPD. Et ils ont essuyé toute une rebuffade le 21 octobre dernier puisque le NDP a littéralement disparu du Québec. Alors, QS en vient à son millième repositionnement pour essayer d’attirer la faveur publique.

      Bien oui, ils nous disent sans rire qu’ils sont indépendantistes après avoir caché tous les islamistes qui se retrouvent au sein de leur parti lors de leur dernier conclave. Ils savent fort bien qu’un vent nationaliste souffle sur le Québec, mais malheureusement pour eux, il souffle à droite. Bien oui, ils nous disent qu’ils vont créer un pays et une armée dissuasive, eux qui ne récolté seulement 10% des appuis le 1er octobre 2018.

      Mais la cerise sur le sundae, c’est bien leur « bibitte » d’Assemblée constituante, un gouvernement parallèle qui n’est pas inscrit dans notre démocratie. Et c’est alors qu’ils proposent l’indépendance pour contrer les changements climatiques.

      Ceci dit, ce parti et ses membres n’ont aucune culture scientifique. Comment arrêter les changements climatiques lorsque les frontières sont imaginaires de nature et que le Québec est responsable de seulement 0,17% des GES mondiaux? En plus, ils ont déposé cette semaine une pétition remplie de fourberies qui disait que les compteurs intelligents nuisent à la santé des Québécois. Les téléphones cellulaires sont en moyenne 20 fois plus dangereux que les compteurs électriques en plus de représenter 11% du total des GES mondiaux. Il ne manque plus de dire que la photosynthèse est accélérée par les changements climatiques en occultant le fait que celle-ci est la résultante et proportionnelle au rayonnement lumineux.

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 novembre 2019 08 h 53

      M. Jodoin, vous trippez fort.

      La stratégie de QS est un exemple parfait de ce qui se dé.cide pour ne pas arriver.

      L'assmblée constitutive élue, c'est biaen beau sur papier. Qu'arrivera-t-il lors de l'élection de ladite assemblée, et surtout le lendemain ?

      Pendant l'élection, Ottawa va mettre des millions dans la campagne, nonobstant les lois électorales du Québec ou même du Canada, ou les obervateurs de l'ONU. Ce sera probablement encore pire que lors du référendum, où Ottawa avait mis plus du double des deux parapluies ensemble!

      Le jour de l'élection, comme en 95, l'armée sera massée aux portes du Québec et les journaux en feront grand cas. Si nécessaire selon la cas, des avions militaires voleront à basse altitude au-dessus des "points chauds" qui auront été discernés.

      Au soir des élections,
      Il est absolument impossible que la constituante soit formée de moins que 50% de purs fédéralistes déclarés. En fait je prévois putôt une forte majorité, mais bon, on va supposer un miracle.

      Le lendemain, les techniques d'obstruction en Assemblée débuteront. Oui oui, le "mandat" sera de faire l'indépendance, au grand dam des "vrais de vrais" qui forment QS, mais jamais quoi que ce soit n'en sortira. La moindre petite entente sera immédiatement contestée devant les tribunaux, et pourquoi pas le Cour Suprême du Canada!! On rit pus, c'est suprême!

      Le papier de constitution sur lequel QS dit vouloir passer un référencdum, ben il va être soit blanc, soit fédéraliste. Donc il sera blanc, hé! Il y avait un "mandat"!

      Ensuite QS aura tout le loisir de condamner le parti des "identitaires", comme si QS n'était pas identitaire!!!!

      QS veut un référendum le plus vite possible, pour le perdre au plus sacrant en enfin établir "sa" vérité.
      Jamais l'un des meneurs de QS n'a expliqué pourquoi il est indépendantiste.

      Manon a plus parlé de l'indépendance de la Catalogne que de celle du Québec, même au lendemain du congrès.

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 novembre 2019 08 h 56

      M. Noël, réalisez-vous à quel point vos propos sont racistes? C'en est mênme puant.

      Un minimum d'introspection je vous prie. On croirait lire un franco-Manitobain intoxiqué par la belle pensée bourrée de préjugés purely canadian.

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2019 09 h 13

      Michel David rapporte ceci à propos du congrès de recentrage du PQ sur l'indépendance:

      "Plutôt que de proposer une « voie d’accession à l’indépendance dans un premier mandat », il a été résolu de « prendre chacune de nos décisions de façon à nous rapprocher de ce but ultime » et de chercher à « rassembler tous les indépendantistes »."

      Et: "En atelier, un délégué de Montréal-Ville-Marie a proposé l’amendement suivant : « Par conséquent, notre parti proposera lors de chaque scrutin une voie d’accession à l’indépendance dans un premier mandat ». Un membre de la commission politique a immédiatement objecté qu’il fallait s’en tenir à une affirmation de principe, sans s’égarer dans la stratégie.

      Sinon, « la population va se sentir brusquée », a-t-il expliqué. C’est précisément pour éviter de brusquer les électeurs que le PQ s’est employé depuis plus de vingt ans à réunir les « conditions gagnantes », se contentant de proposer une « gouvernance souverainiste ». La grande majorité des participants à l’atelier se sont rangés à son avis."

      Tiré de: https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/566773/la-revanche-de-martine


      Congrès de QS:

      "Les membres d’un gouvernement solidaire bloqueront tout projet d’oléoduc ou de gazoduc, imposeront des mesures d’écofiscalité aux entreprises, percevront et redistribueront les impôts, taxes et contributions fédéraux payés sur le territoire québécois, et ce, même si la Constitution du Canada leur interdit d’aller de l’avant. « L’acte d’autodétermination exige inévitablement des ruptures. Alors, le jour où on va accéder au pouvoir, ça ne sera pas une surprise », a précisé Mme Massé dans une mêlée de presse."

      Tiré de: https://www.ledevoir.com/politique/quebec/567224/pour-qs-legault-fait-fi-de-la-science-comme-harper

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 09 h 52

      @Cyril Dionne,

      "En plus, "ILS" ont déposé cette semaine une pétition remplie de fourberies qui disait que les compteurs intelligents nuisent à la santé des Québécois." Cyril Dionne

      ILS.. oui..

      QS n'a pas endossé cette position, Ruba Ghazal n'a fait que donner la chance aux citoyens de s'exprimer.

      Ruba Ghazal @RubaGhazalQS 13 nov. sur Twitter :

      Le droit de pétitionner est LE SEUL pouvoir accordé aux citoyens et citoyennes à l'Assemblée nationale.

      C'est le devoir du ou de la député-e d'être la courroie de transmission entre les citoyens et le Salon bleu.

      C'est d'ailleurs inscrit dans un document officiel.

      Fin de l'histoire.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 18 novembre 2019 10 h 02

      "Cette opinion est encore plus risible au lendemain d'un congrès au cours duquel QS a justement adopté une position indépendantiste beaucoup plus ferme que celle du PQ." - Mario Jodoin

      Monsieur Jodoin tente de justifier le vote fédéraliste des Solidaires en usant d'arguments de petite politique partisane. Libre à lui et aux autres comme lui de continuer à vivre dans le déni. Dans les faits, QS est aussi indépendantiste qu'une poignée de porte.

      De plus, lors du dernier congrès de QS, ses dirigeants n'ont mis l'accent sur l'indépendance que pour tenter d'enfoncer le dernier clou dans le cercueil du PQ, leur adversaire déclaré. Leur volonté de poser des gestes carrément illégaux lorsqu'ils formeront le gouvernement, notamment en s'arrogeant des pouvoirs qui appartiennent au fédéral, va agir comme repoussoir auprès de l'électorat. Chez QS, tous les moyens possibles et imaginables sont ainsi mis en oeuvre pour que le Québec ne devienne jamais un pays indépendant. De ce nombre, la mise en place d'une assemblée constituante où les fédéralistes seront sans doute majoritaires. QS croit-il vraiment que des fédéralistes feront l'indépendance?

      Gabriel Nadeau-Dubois a même prétendu ne pas connaître de fédéraliste de gauche au sein des rangs de QS, même pas Alexandre Boulerice, le seul député du NPD au Québec. Il faut croire qu'il ne connaît pas grand monde au sein de son propre parti en dehors des membres du politburo.

    • Pierre Desautels - Abonné 18 novembre 2019 10 h 14


      Bien dit, Monsieur Jodoin. Monsieur Fournier a fait une bonne contribution à la cause, mais son analyse est du réchauffé. Non, ça va faire, le coup du grand soir, du fantasme et de la nostalgie ce ces faux indépendantistes du PQ et du Bloc qui n'ont pas le courage de leurs idées.

      Monsieur Fournier écrit : "Dans une dizaine de circonscriptions, le vote des électeurs de QS pour le NPD a entraîné la victoire des libéraux, de justesse, aux dépens du Bloc". Mais d'après ses propres chiffres, 63% des électeurs de Québec solidaire n'ont pas voté pour le NPD. C'est donc du n'importe quoi.

      Il y a des lustres que les élections fédérales ne se déroulent plus selon un axe indépendantistes-fédéralistes, mais plutôt selon un axe gauche-droite. C'est pourquoi le NPD et le Bloc se disputent parfois la même clientèle, et, ne voulant jamais parler d'indépendance pendant les campagnes électorales, le Bloc a libéré beaucoup d'électeurs indépendantistes qui vont magasiner ailleurs, et pas seulement au NPD.

      Au fédéral, des souverainistes ont par le passé voté Conservateur (1984), NPD (2011), Libéral (68% des voix en 1980). La couardise des leaders et militants du Bloc et du PQ depuis 1995 au sujet de l'indépendance est bien documentée. Quand des gens cachent leur option comme si c'était une honte, ils ne méritent de toute façon aucune victoire.

      Quant au complot des marxistes et "communisses" personne ne croira que Jack Layton, Thomas Mulcair et Jagmeet Singh attirent leurs sympathies.

    • Marc Pelletier - Abonné 18 novembre 2019 10 h 33

      Nous savons tous que le Bloc a connu son heure de gloire dans la foulée de l'élection de la CAQ au Québec : il y a loin de la coupe au lèvres entre une fièvre nationaliste et une fièvre indépendantiste.

      Je comprends bien que les indépendantistes, au Québec, puissent être regaillardis par les résultats obtenus par le Bloc au Fédéral et ils sont justifiés de l'être. Toutefois, le PQ est au plus bas et il semble utopique de penser qu'un regain de force leur viendra d'Ottawa : ils auront encore bien des " croutes à manger ".

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 11 h 45

      Angry un jour..

      Il est assez cocasse de voir nos "Angry péquistes" redoubler de hargne et faire dans leur froc à la seule évocation que Québec solidaire s'affirme d'avantage sur la question nationale. Et qui plus est, avec plusieurs éléments proposés par le péquiste Jean-Martin Aussant, notamment, en ce qui concerne les "gestes de rupture" avec l'État canadien quand il était chef d'Option nationale.

      Non, plutôt que de s'en réjouir, cela enrage nos chauvins de la souveraineté intermittente de se faire non seulement doubler sur leur gauche, mais doubler sur l'indépendance elle-même.

      Quant aux reproche au sujet du NPD, il faudrait leur rappeler que l'ex-ministre péquiste Daniel Breton s'est présenté pour le NPD dans Jeanne Le Ber et que cet autre ministre péquiste de la Santé Réjean Hébert ,s'est présenté pour les libéraux fédéraux dans la circonscription de Longueuil—Saint-Hubert aux dernières élections fédérales.

      Référence :

      Discours de Daniel Breton, candidat du NPD dans Jeanne Le Ber :

      https://www.youtube.com/watch?v=Nr406WkrQpk&t=201s

    • Gaetane Derome - Abonnée 18 novembre 2019 12 h 23

      M.Jodoin,
      S'il y a eu cette vague orange au Québec(seulement)c'est parcque les Québécois.es ont eu de l'empathie pour M.Jack Layton qui était atteint d'un cancer.Je n'ai pas voté pour lui,étant dans le milieu de la santé je savais qu'il décéderait sous peu..J'ai voté pour le Bloc.
      Je suis d'accord avec l'auteur de la lettre lorsqu'il suppose que les membres de QS ont une tendance fédéraliste.Par ailleurs,quand vous parlez des signes religieux il a noter que QS a trahi une partie de ses membres,car ce parti prônait auparavant l'absence de signes chez les personnes en autorité..Tant qu'au PQ il a toujours eu son option1 c'est à dire l'indépendance et ce même si à la dernière campagne on voulait d'abord former un "bon gouvernement".Il est vrai que dans ce cas de figure plusieurs membres se sont tournés vers la CAQ.Mais l'option 1 du PQ a toujours été et sera là.Tant qu'à QS leur nouvelle position "indépendantiste" c'est comme a déjà dit M.Khadir d'ailleurs:"L'indépendance peut-être mais pas nécessairement".Je me souviens!

    • Cyril Dionne - Abonné 18 novembre 2019 13 h 25

      @Montmarquette

      Qu’une députée dépose une pétition qui ne tient pas la route d’un point de vue scientifique, ce n’est pas une courroie de transmission entre les citoyens et le Salon bleu, c’est de la démagogie et la consécration de la stupidité scientifique. Ce qui pose un danger imminent pour les gens, eh bien, ce sont les téléphones cellulaires qui ont un rayonnement électromagnétique (EM) en moyenne de 20 fois supérieur à celui du compteur. Et les jeunes collent leur cerveau sur ces appareils tout le temps, pas sur les compteurs. Disons poliment aussi que pour votre sèche-cheveux, c’est 100 fois plus pire que pour votre cellulaire. En passant, le rayonnement solaire produit aussi une radiation électromagnétique et beaucoup plus que le dit compteur électrique par mètre2. Donc, pour nos êtres sensibles des ondes EM, ils ne sortent jamais à l’extérieur et ils n’ont aucun appareil électrique dans leur maison?

      Mais non seulement on parlait des ondes EM des compteurs électriques dans cette pétition, on soutenait aussi la fable que ceux-ci installés aux quatre coins du Québec étaient directement liés à plusieurs cas d’incendies. En plus, les données de consommation récoltées par Hydro-Québec étaient vendues à profit. Misère.

      La culture scientifique est totalement absente de ce groupuscule de parti. Il y avait même le p’tit Nadeau-Dubois qui affirmait sans rire cet été, que les nombreuses pannes électriques étaient causées par les changements climatiques. Bien oui, selon lui, les arbres poussaient plus vite et on pouvait en déduire que selon sa théorie, la photosynthèse était en processus accélérée au Québec mais pas ailleurs. Wow.

      Disons que si on doublait le budget des émondeurs d’Hydro Québec, on résoudrait facilement la moitié des pannes électriques partout sur le territoire québécois comme on le fait ailleurs. Ce problème en Ontario n’existe pas parce que les arbres qui sont trop près des lignes électriques sont coupés. Bon dieu que c’est simple.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 18 novembre 2019 13 h 44

      Ah bon ! M. Trottier.

      Primo, selon la science, les races, çà n'existe pas. C'est un concept créé les Européens, lorsque, â partir de 1492, avec Christophe Colomb, ils envahirent le reste du monde. Nous sommes tous du genre Homo ( homo sapiens sapiens).

      Secundo, tout ce que j' avance ici a été tiré des mêmes médias que vous lisez. Prenez -en votre parti !
      ..

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 14 h 45

      @Cyril Dionne,

      Épargnez-nous le lassant radotage de vos copiés-collés.

      Vous encombrez inutilement ce fil en ajoutant rien de neuf depuis des semaines.

      On a compris.

      Pour vous, Québec solidaire est un parti d'islamos-fascistes, pro-religieux, anti-science et crypto-fédéraliste.

      Ça vous va?

      À vos théories farfelues, on est quand même en droit de penser que vous manquez de la plus élémentaire capacité de jugement politique en vous vautrant sans cesse dans vos théories du complot.

      Alors sachez que si l'on peut tromper des gens de temps en temps.
      On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.

      Québec solidaire ne cessera de progresser, et ce, malgré vos frasques et votre mépris.

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2019 15 h 25

      QS et le PQ m'étonnent chacun, bien entendu pour des raisons différentes, dans leur approche de la souveraineté.

      QS:

      Pour faire des gestes de rupture impliquant des actions qui exigent d’avoir obtenu la souveraineté, comme par exemple la perception et l'usage des impôts actuellement perceptibles et perçus par le gouvernement fédéral, il me semble qu'il faut d'abord avoir obtenu le mandat de faire la souveraineté.

      On nous dira que si QS est élu c'est qu'il a obtenu ce mandat, mais n'oublions pas que dans notre système, on peut avoir un gouvernement majoritaire avec moins de 50%, quelquefois avec aussi peu que 38% du vote. Engager le Québec dans la cage à homards de la souveraineté avec un tel mandat me semble poser un sérieux problème démocratique. Dans le fond, je dis ici la même chose que M. Bariteau en d'autres mots.

      PQ:

      Au grand congrès de recentrage sur la souveraineté, on fait très attention de ne pas proposer de faire un référendum dans le premier mandat. Avec l’idée qu’il ne faut pas brusquer la population. On se demande quelle est la différence d’avec la politique des conditions gagnantes et de ses autres surnoms depuis le référendum de 1995.

      Si le PQ était élu avec disons, 40% des votes, par des gens qui savent qu’il va faire un référendum pendant le mandat, cela ressemble à l’ampleur du mandat obtenu par M. Parizeau en 1994, et on connaît le résultat de 1995. Bien sûr, il y a traumatisme compréhensible et c’est de la gestion de risque, j’en conviens.

      C’est juste qu’on se demande ce que signifie ce recentrage sur la souveraineté annoncé tambours et trompettes par le PQ. Je m’attendais à tenter d’obtenir un mandat en proposant de faire un référendum pendant celui-ci.

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 novembre 2019 16 h 46

      M. Noël, libre à vous de refuser de penser.

      En effet vous n'êtes pas le seul à insulter des mllions de personnes, en leur prêtant des préjugés par exemple. Vous ne faites que ressortir les vôtres.

      Quand aux races, ce terme a été utilisé comme une valeur hautement morale et honorée par les nazis. Il est depuis, et même avant, accepté en général pour décrire les actes des gens qui vomissent sur une nation au complet par exemple, en l'occurence la nation québécoise, comme vous le faites.

      Vous devirez augmenter un peu votre culture générale.

  • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2019 03 h 46

    Le but d'une élection fédérale...

    ...est d'offrir un choix parmi des propositions de programmes législatif et exécutif de gouvernement fédéral.

    Comme de façon générale quant à des élections pour un ordre donné de gouvernement, le but de l'exercice est d'offrir un choix parmi des propositions de programmes législatif et exécutif de ce ordre de gouvernement.

    Procéder d'une autre logique est un détournement du but premier de l'exercice.

    Le Bloc avait été créé dans des circonstances exceptionnelles - on pouvait raisonnablement croire qu'il y aurait référendum gagnant, ce qui implique des négociations avec le gouvernement fédéral - le Bloc aurait servi d'appui. On n'en est plus là, pour dire le moins.

    Sur le premier T-shirt du Bloc québécois il était écrit: "on n'est pas là pour longtemps". La mémoire est une faculté qui oublie.

    • Marc Therrien - Abonné 18 novembre 2019 08 h 47

      Ou la mémoire (sélective) est une faculté qui lorsqu'elle se souvient trop des mêmes choses peut figer dans le passé la possibilité de naître. de l'avenir. Victor Hugo nous dirait qu' « un peuple qui a la liberté, doit aussi avoir la volonté. »

      Marc Therrien

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2019 15 h 37

      Pas mal comme précision M. Therrien. La mémoire est une faculté qui oublie sélectivement et se sur-rappelle de certaines autres choses en les modifiant selon son interprétation. Très puissant les biais cognitifs. Ça demande beaucoup d'humilité, d'abnégation et de discernement à chacun pour ne pas glisser sur cette pente naturelle pour toutes et pour tous.

    • Léonce Naud - Abonné 18 novembre 2019 17 h 17

      Raymond Labelle : On ne gagne pas une partie de hockey en s'interdisant de franchir la ligne bleue.

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2019 21 h 05

      Toutefois, quand on dépasse la ligne bleue avant la rondelle, on est hors-jeu.

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 18 novembre 2019 06 h 46

    Les indépendantistes pour le NON !

    QS : « « L’acte d’autodétermination exige inévitablement des ruptures. »

    En attendant QS est derrière le NPD, le parti le plus centralisateur à Ottawa !. Les indépendantistes pour le NON.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 09 h 20

      @Jean Claude Pomerleau ,

      "Les indépendantistes pour le non." - Jean Claude Pomerleau

      Toujours le même vieil argument usé à la corde mon Jean-Claude?

      Québec solidaire n'a jamais appuyé aucun parti aux élections fédérales.

      Et l'indépendance ne se fera pas à Ottawa.

      En attendant, jamais aucun parti de l'Assemblée nationale n'est jamais allé aussi loin que QS dans des gestes de ruptures avec l'État fédéral:

      PLEINS GAZ VERS L'INDÉPENDANCE - La Presse, 17 novembre 2019 :

      "Un gouvernement solidaire refuserait de se soumettre à la Constitution et s'approprierait des pouvoirs fédéraux avant même la tenue d'un référendum.

      Un gouvernement de Québec solidaire mettrait en place des «gestes de rupture» avec le Canada dès son arrivée au pouvoir. Il percevrait taxes et impôts destinés au fédéral avant même la tenue d'un référendum sur l’indépendance, revendiquerait la compétence sur ses ports et agirait rapidement contre les entreprises pollueuses."

      À bon entendeur..

    • Cyril Dionne - Abonné 18 novembre 2019 10 h 00

      Vous avez raison M. Pomerleau, Québec solidaire, le parti des islamo-gauchistes et des multiculturalistes au Québec, est soudé avec le NPD vu son axe marxiste aux accents de politburo qui résonne et détonne toujours en 2019. C'est toute une contradiction que de vouloir l'indépendance en votant « NON » pour le NDP. Comme disait la conjointe d’Amir Khadir, Nima Machouf qui s’est présentée sous la bannière NPD dans Laurier-Sainte-Marie, elle qui avait milité pendant des années au sein de Québec solidaire : « aujourd'hui le débat n'est pas là, puisque pour devenir députée à la Chambre des communes, la question de l'indépendance du Québec ne se pose pas ». Pire en anglais, elle a dit « Not that much - Pas tant que ça » lorsqu’on lui a posé la question si elle était indépendantiste. Quels hypocrites.

    • Claude Bariteau - Abonné 18 novembre 2019 10 h 16

      M.Montmarquette, dire n'est pas faire. Et faire ce que dit vouloir faire QS implique plus que des lois d'une province pour s'approprier des pouvoirs régaliens qui relèvent du Canada.

      Percevoir les taxes fédérales nécessite un accord avec le Canada.

      Revendiquer la compétence sur les ports canadiens implique l'aval du Canada. Il y a plusieurs ports en décrépitude que le Canada est prêt à laisser au Québec et n'entend pas se départir de ceux qui assurent l'économie canadienne.

      Agir contre les entreprises pollueuses, c'est plus à la portée d'un gouvernement provincial si ces entreprises sont reconnues détentrices d'un titre québécois. Ce sera plus difficile si leurs titres est canadien.

      Refuser de se soumettre à la constitution canadienne quarante ans plus tard, ça se dit. Le faire est autre chose. Puis, s'approprier des pouvoirs fédéraux, ce n'est pas un geste de rupture, c'est un geste qui ne peut découler que de la reconnaissance de l'indépendance du Québec par le Canada.

      M. Parizeau le savait très bien et était préparé en conséquence pour assurer une transition qui, en droit internationale, a pour nom une succession des pouvoirs. Or, pour qu'il y a succession, il faut au préalable un État de droit indépendant décidé par choix par le peuple québécois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 10 h 32

      @Claude Bariteau,

      "Ce que dit vouloir faire QS implique plus que des lois d'une province pour s'approprier des pouvoirs régaliens qui relèvent du Canada." - Claude Bariteau

      1 ) Que je sache, le Québec n'est pas signataire de la Constitution canadienne et sa soumission à celle-ci est donc contestable.

      2 ) Québec solidaire pourrait aussi utiliser la clause dérogatoire, mais pour augmenter ses droits et non les réduire comme la CAQ.

      3 ) Si certaines propositions sont mises en échec par le Canada, cela mettra en lumière les limites des droits du Québec et contribuera à la mobilisation pour l'indépendance.

    • Claude Bariteau - Abonné 18 novembre 2019 14 h 16

      M. Montmarquette,

      le peuple québécois n'a jamais approuvé les constitutions de 1774, de 1791, de 1840, de 1867 et de 1982. Ni donné son aval au statut d'État souverain canadien reconnu en 1931 par Londres. Il a par contre appuyé à la majorité des votes la révolution tranquille et la nationalisation de l'électricité, devenue un grand atout dans le contexte actuel.

      Des gestes ruptures, le plus important fut celui des Patriotes en 1836 qui ont appuyé les résolutions des parlementaires de l'Assemblée législative à 77 contre 88. Londres refusa et réaffirma son pouvoir avec son armée, les Britanniques et des élites locales.

      Sans être un geste de ruptures, Duplessis créa une taxe spéciale afin de reprendre son dû, les points d'impôt prêtés à Ottawa avec obligation de retour la guerre terminée en 1945. Ce n'est que 17 ans plus tard, dans un contexte d'ouverture des Nations Unies en faveur du droit à l'autodétermination externe que le gouvernement du PLQ, majoritaire en votes et en élus, a conclu une entente concernant ces points à la condition qu'ils soient utilisés pour mettre le Québec à niveau avec des programmes canadiens et une plus grande marge de manœuvre.

      Les PQ des Lévesque et Parizeau ont cherché à hausser les pouvoirs de l'État du Québec. La résultante aurait créé un système politique asymétrique. Le PM Trudeau a refusé l'asymétrie des commissions Laurendeau-Dunton et Pépin-Roberts, puis imposa, comme Londres à répétition, sa vision centralisatrice canadienne. Elle est devenue le nouveau mythe de ce pays qui s'affiche post-nationale, reconnaît comme seules « nations », les Premières, et fait des citoyens des ayants droits.

      Pour changer ça, seule la création de l'État indépendant avec l'appui du peuple québécois peut le faire. Ça implique de penser cet État en république avec un système politique républicain. Des gestes de ruptures partielles n’y parviendront jamais, car ils ne donneront pas au Québec des pouvoirs régaliens propres à tout État in

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 17 h 44

      @Claude Bariteau,

      "Des gestes ruptures, le plus important fut celui des Patriotes en 1836 qui ont appuyé les résolutions des parlementaires de l'Assemblée législative à 77 contre 88. Londres refusa et réaffirma son pouvoir avec son armée.." - Claude Bariteau

      - Vous imaginez-vous une seconde la posture du gouvernement fédéral face à l'ensemble des citoyens d'envisager d'envoyer l'armée canadienne pour contester un rapport d'impôt unique, pendant que le Québec est en pleine délibérations de son l'Assemblée constituante pour la rédaction d'une constitution d'un Québec indépendant?

      Un geste aussi agressif ne ferait que radicaliser les Québécois pour foutre le camp de la fédération canadienne.

    • Claude Bariteau - Abonné 18 novembre 2019 21 h 49

      M. Montmarquette, il ne sera pas nécessaire pour le Canada d'envoyer l'armée canadienne pour contester un rapport d'impôt unique voté au Québec.

      Cessez de rêver. Le Canada n'aura qu'à refuser d'appliquer cette loi car non conforme aux règles respectant les juridictions du Québec et du Canada comme lui a rappelé l'avis de la cour suprême dont il a obtenu l,avis avant que la loi soit votée à l'Assemblée nationale.

      Quant à la délibération au Québec de l'assemblée constituante sur une constitution d'un Québec indépendant, comment QS va-t-il s'assurer que les membres de cette assemblée, dont les critères de choix ne précisent pas que ce sont des promoteurs de l'indépendance, rédigeront une constitution d'un État indépendant si cet État ne l'est pas ?

      Cela dit, le geste, que vous présumez agressif, ne radicalisera pas le peuple québécois, parce que l'armée n'interviendra que s'il y a des attaques armées qui sont déployés par des radicaux ou simulés par des para-militaires au service du Canada.

      Une telle approche fait plutôt partie des plans du Canada pour mâter les aspirations du peuple québécois à se doter d'un État indépendant parce que ses dirigeants savent très bien qu'une démarche citoyenne sera difficilement neutralisable.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 22 h 35

      @Claude Bariteau,

      "Comment QS va-t-il s'assurer que les membres de cette assemblée, dont les critères de choix ne précisent pas que ce sont des promoteurs de l'indépendance, rédigeront une constitution d'un État indépendant si cet État ne l'est pas?" - Claude Bariteau

      Le mandat des constituants est clair.

      Les constituants sont chargés de d'entendre les propositions constitutionnelles des citoyens à travers tout le Québec; d'en faire la synthèse et de rédiger la constitution d'un Québec indépendant inspirée des propositions des citoyens durant une large consultation populaire de 2 ans soutenue par un financement public.

      À la suite de quoi, ladite constitution d'un Québec indépendant sera soumise au peuple par voie référendaire et constituera l'acte de naissance d'un Québec indépendant consacrant la rupture du Québec avec l'État fédéral une fois le référendum gagné.

      À savoir... "Comment rédigeront une constitution d'un État indépendant si cet État ne l'est pas?"

      Cette ligne n'a pas de sens.

      Il est évident que le Québec ne sera pas indépendant durant la rédaction de la constitution, mais seulement une fois le référendum constitutionnel gagné à majorité.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 novembre 2019 09 h 09

      Selon vous, la fondation de l'État indépendant du Québec passe par l'adoption d'une constitution des constituants indépendantistes chargés par QS de l'élaborer et inviter à en faire la promotion, car j’imagine que ce n’est pas l’Assemblée nationale qui en fera puisqu’elle n’aura pas à approuver ce projet.

      Alors le choix des constituants devient très important ? Le sera-t-il par les instances de QS ? Par les élus QS à l'Assemblée nationale ? Par des partis indépendantistes ? Par le mouvement indépendantiste ? Lors d’une élection ? Puis, qui leur donnera le mandat d’écrire la constitution de l’État indépendant ?

      Je pose ces questions parce que ce choix aura une incidence sur le contenu du texte et sa réceptivité, car, avec votre approche, les constituants deviennent les promoteurs de l’État indépendant plutôt que les élus mandatés par le peuple de créer un État indépendant.

      Dans la majorité des États indépendants s'étant dotés d'une constitution, ce choix précède l’écriture d’une constitution, car est déterminante la décision des futurs citoyens et des futures citoyennes de se doter d'un tel État le fonde, la constitution étant précisée après cette décision.

      Dans les deux cas, le peuple affirme sa souveraineté en se dotant d’un tel État et affirme aussi sa souveraineté en se dotant ultérieurement d’une constitution.

      Lier la création de l’État indépendant du Québec au contenu d’une constitution fait de l’adoption de la constitution l’acte créateur et non du choix du peuple de se doter d’un État indépendant et d’adopter sa constitution dans un deuxième temps parce que son contenu est générateur de dissensions et de retouches, ce qui n’est plus le cas du choix de fonder un État indépendant.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 novembre 2019 13 h 42

      "Selon vous, la fondation de l'État indépendant du Québec passe par l'adoption d'une constitution" - Claude Bariteau

      J'ai dit que la constitution était l'acte de naissance d'un pays, parce que dans un État de droit, tant que la nouvelle constitution n'est pas adoptée, c'est la constitution en cours qui prévaut.

      "Alors le choix des constituants devient très important ? Le sera-t-il par les instances de QS ?" - CB

      Après 13 ans d'existence de QS, je ne peux pas croire que vous n'êtes pas au courant que les constituants seront élus au suffrage universel et indépendants des partis politiques dans la procédure de Québec solidaire.

      Selon ce que je sais, il y aura référendum, et c'est l'Assemblée nationale qui proclamera l'indépendance.

      Pour le reste, vous devriez vous renseigner avant de faire des suppositions, et à mon avis, cesser de chercher des problèmes aux solutions.

      Le principe de base est simple:

      Le peuple ne se refusera pas un projet de pays qu'il aura lui-même élaboré.

      Je laisse les détails de la tuyauterie aux experts constitutionnalistes.

      Mais j'ai confiance qu'une fois au pouvoir, Québec solidaire saura faire le travail correctement avec les moyens dont on dispose quand on est aux commandes de l'État.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 novembre 2019 17 h 32


      M. Montmarquette, je pinaille pas.

      Je sais que les constituants seront choisis par élection. Cela en fait des élus qui ont le mandat d'écrire et de soumettre leur texte à un référendum sans qu'il soit approprié par les élus de l'Assemblée nationale.

      Il en découlera un problème de légitimité parce que ces élus ne seront que des pions dans ce processus et les constituants les détenteurs du pouvoir si le référendum donne les résultats concluants.

      Autre point. Le Québec possède déjà une constitution dite matérielle, c'est-à-dire qui regroupe des textes ayant cette portée et font office de constitution selon le constitutionnaliste André Binette.

      À la suite d'une décision du peuple québécois de fonder un État indépendant par référendum ou élection plébiscitaire, cet État peut être fondé par les parlementaires de l'Assemblée nationale et ceux-ci peuvent décider de facto que cette constitution sera en opération d’ici l’adoption d’une nouvelle constitution.

      Dans un tel processus, disparaissent le vide présumé, le problème de légitimité et les problèmes découlant des dissensions sur plusieurs points, que vous banalisez.

      J'ai à coeur la création d'un État indépendant à la suite d'une décision du peuple québécois. C'est la priorité. L'approche de QS introduit des éléments inutiles à la prise de décision de créer l'État indépendant du Québec par le peuple québécois.

      C'est mon point de vue d'indépendantiste convaincu.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 novembre 2019 20 h 20

      Je respecte votre point de vue, mais j'ai remis à jour mes informations que je vous donne,

      Processus d’accès à l’indépendance de Québec solidaire

      1 ) Élection d'un gouvernement solidaire 

 

      1.5) Un gouvernement de Québec solidaire posera des «gestes de rupture» avec le Canada

      2 ) Élections au suffrage universel d'une Assemblée constituante indépendante des partis politiques et des députés.es

      3 ) Large consultation populaire sur l’élaboration de la constitution

      4 ) Rédaction de la constitution d'un Québec indépendant par les constituants sur la base des résultats de la consultation populaire

      5 ) Référendum consultatif gagnant sur la constitution d'un Québec indépendant

      6 ) Proclamation officielle de l'indépendance du Québec par l'Assemblée nationale par un vote à majoritaire des députés.es

  • Marc O. Rainville - Abonné 18 novembre 2019 07 h 39

    Trouver l’erreur ?

    La seule erreur qui me saute au visage à chaque fois que je lis des opinions de cette eau stagnante, c’est que que la braguette de son auteur est largement ouverte sur une petite lorgnette enfoncée profond par le mauvais bout.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 18 novembre 2019 12 h 31

      Ce qui saute au visage en lisant les "opinions" que ce monsieur se plaît à étaler, ce sont leur caractère totalement gratuit et volontairement blessant qui montrent toute la considération que cet individu entretient envers ses semblables.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 16 h 12

      "Ce qui saute au visage en lisant les "opinions" que ce monsieur se plaît à étaler, ce sont leur caractère totalement gratuit et volontairement blessant." - Jean-Charles Morin

      Que dites-vous du caractère totalement gratuit et volontairement blessant de celle-là, M. Morin?

      « QS est aussi indépendantiste qu'une poignée de porte »- Jean-Charles Morin

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 18 novembre 2019 07 h 48

    Super texte

    C'est exactement ce que je pense. Les Montmarquette et cie vont se déchaîner.

    Beaucoup de quésolistes ont voté le 21 octobre pour le parti fédéral le plus centralisateur qui soit; il faut le faire quand même. Ils ne peuvent pas se dire indépendantistes, tout au plus indépendantistes du dimanche.

    Même en 2011, les vrais indépendantistes ont voté Bloc.

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2019 08 h 46

      Le NPD n'est pas le parti le plus centralisateur qui soit.

      Suite à la déclaration de Sherbrooke, il reconnaît le droit du Québec à l'autodétermination à 50%+1. Ses propositions impliquant d'exercer un pouvoir de dépenser en matière de santé offre la possibilité d'un droit de retrait avec compensation financière. Il laisse entièrement au Québec le choix en matière d'oléoducs. Et j'en passe.

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 novembre 2019 11 h 54

      @Sylvio Le Blanc

      La question nationale n'est pas un enjeu des élections fédérales.

      Votre petit chantage a assez duré.

      Le PQ est en train de s'effondrer et les péquistes ne trouvent rien de mieux à faire que de s'en prendre au parti souverainiste qui a le plus d'avenir.

      Pas étonnant que le PQ soit au fond du baril, ils sont incapables même d'identifier leurs véritables adversaires.

    • Cyril Dionne - Abonné 18 novembre 2019 12 h 38

      Cher M. Labelle,

      Je suis Franco-Ontarien et le discours prononcé hors Québec n'est pas le même qu'au Québec. Les néo-démocrates sont des fédéralistes et des multiculturalistes « full pin » et se moquent bien des Québécois hors Québec. Ils parlent des deux côtés de la bouche en même temps. Ils reconnaissent le droit du Québec à l'autodétermination à 50%+1 au Québec, et hors Québec, ils disent que les Québécois sont très fiers d'être des « full Canadians ». « Et j'en passe. »

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 18 novembre 2019 13 h 55

      M. Montmarquette et Labelle, la couleur fétiche des quésolistes n'est pas l'orange pour rien. Qu'attend Mme Dorion pour se mettre un fichu orange sur le coco ?

    • Raynald Rouette - Abonné 18 novembre 2019 14 h 22


      QS a fait en sorte que Catherine Dorion se fasse discrète durant ce congrès. Il semble bien qu'il en a été de même pour sa frange islamiste (fédéralistes) qui semble ne pas s'être manifestée cette fois-ci. Ont-ils déserté QS? GND pourrait-il nous dire ce qu'il en est?