La forteresse libérale montréalaise

«Dans 16 des 22 circonscriptions, les résultats préliminaires montrent que les candidats libéraux ont confortablement obtenu 45% des votes ou plus», note l'auteur.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne «Dans 16 des 22 circonscriptions, les résultats préliminaires montrent que les candidats libéraux ont confortablement obtenu 45% des votes ou plus», note l'auteur.

Le 21 octobre, le parti de Justin Trudeau a remporté 20 des 22 circonscriptions de l’île de Montréal et de Laval, mais n’a réussi à faire élire ses candidats que dans 15 des 56 autres circonscriptions québécoises. Il y a là de quoi alimenter bien des analyses. Limitons-nous à une seule.

Au lendemain de l’élection fédérale, nombreuses sont les personnes prêtes à affirmer que les îles de Montréal et Laval sont redevenues une forteresse libérale quasi imprenable, contrairement au reste du Québec. Est-ce exact ?

Il y a plusieurs manières d’aborder le problème. Pour éviter toutes sortes de « si », notre analyse tient pour acquise une certaine constance de l’appui aux libéraux, d’élection en élection.

À l’interrogation sur l’existence d’une forteresse libérale, il y a une réponse évidente, une réponse nuancée et une réponse plus élaborée.

Une forteresse

La réponse évidente d’abord. Globalement, les candidats libéraux ont obtenu, en moyenne, presque 50 % des votes dans les îles de Montréal et Laval. Forteresse il y a donc.

Nuançons tout de suite cette réponse, car les moyennes cachent parfois une partie de la réalité.

Dans 16 des 22 circonscriptions, les résultats préliminaires montrent que les candidats libéraux ont confortablement obtenu 45 % des votes ou plus. Forteresse, assurément, mais avec quelques bastions théoriquement prenables et une possibilité de rares sièges pour l’opposition.

La possibilité de succès aurait été bien faible, même s’il n’y avait eu qu’un candidat à la droite des libéraux et un seul à leur gauche. Or, il y avait, dans chacune des six circonscriptions restantes, au moins deux candidatures à droite des libéraux et trois candidatures qu’on peut qualifier d’opposition « progressiste ».

Puisque, dans les faits, seuls le bloquiste Mario Beaulieu et le néodémocrate Alexandre Boulerice — exceptions remarquables — ont percé la forteresse libérale, respectivement dans La Pointe-de-l’Île et Rosemont–La Petite-Patrie, il faut reconnaître que celle-ci a dans l’ensemble bien résisté.

Quelques bastions prenables

La forteresse libérale montréalo-lavalloise aurait-elle pu être davantage ébranlée — toujours en tenant pour acquise la constance de l’appui libéral ? Si l’opposition « réactionnaire » avait été unie ou si l’opposition « progressiste » n’avait pas été divisée, d’autres bastions libéraux auraient-ils pu céder ?

Répondre à cette question exige un examen plus attentif des résultats, tout préliminaires qu’ils soient.

Regardons d’abord à droite : ici, la réponse est clairement non. En effet, les votes conjugués recueillis par le Parti conservateur d’Andrew Scheer et le Parti populaire de Maxime Bernier n’ont atteint le seuil de 20 % des votes valides dans aucune circonscription de Laval ou de l’île de Montréal, sauf Mont-Royal (avec 26 %).

Regardons maintenant du côté « progressiste » : dans les six circonscriptions de l’espace montréalo-lavallois où les libéraux n’ont pas atteint le seuil des 45 %, la combinaison des votes bloquistes, néodémocrates et verts a chaque fois surpassé les suffrages libéraux. Il y avait donc là des brèches possibles dans la forteresse.

La division du vote

Dans deux circonscriptions, seulement un parti d’opposition s’est suffisamment démarqué pour damer le pion aux libéraux.

Dans les quatre autres circonscriptions théoriquement prenables (LaSalle–Émard–Verdun, Laurier–Sainte-Marie, Marc-Aurèle-Fortin et Hochelaga), la division du vote a été fatale : l’écart entre l’élu libéral et le candidat en seconde place aurait pu être comblé par une coalition des appuis progressistes. Cas le plus crève-coeur, les bloquistes, néodémocrates et verts ont totalisé 31 152 voix dans Hochelaga, loin devant la libérale Soraya Martinez Ferrada qui a été élue avec 17 779 votes (seulement 319 de plus que le bloquiste Simon Marchand). Sur papier, ces quatre circonscriptions étaient prenables, bien qu’une seule fût à portée de main : même cette brèche ne fut pas exploitée.

Que nous apprend cette analyse (que l’espace ne nous permet pas nuancer davantage) ? L’union fait la force, mais, dans notre système électoral, rêver que chaque parti d’opposition, même progressiste, oublie ses particularités pour faire front commun dans l’une ou l’autre circonscription relève du rêve éveillé.

Alors, si l’électorat libéral demeure stable d’ici la prochaine élection (une hypothèse défendable), le meilleur espoir pour l’opposition progressiste dans les îles de Montréal et Laval est l’effondrement complet des néodémocrates — bien qu’on ne puisse absolument pas prédire la proportion de néo-démocrates désabusés qui pourrait déserter vers le Bloc québécois.

Mais même ceci ne ferait pas de miracle : si, dans la région, l’appui moyen au NPD passait d’environ 14 % à 5,5 % (avec migration de la différence au BQ), cela ne donnerait que deux circonscriptions supplémentaires au Bloc (Hochelaga et Laurier–Sainte-Marie). Il resterait encore 18 bastions libéraux.

En faisant la même supposition de stabilité libérale, l’autre espoir pour l’opposition progressiste, c’est de faire voter des milliers d’électeurs indifférents ou mécontents qui s’abstiennent habituellement. Mais ça aussi, c’est peut-être rêver en couleurs !

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34 commentaires
  • André Querry - Abonné 28 octobre 2019 00 h 30

    Dans les faits, le Bloc Québécois à terminer derrière le NPD, donc en 3e, dans les circonscriptions de Laurier-Sainte-Marie, Outremont, Papineau, Rosemont, Ville-Marie-Sud-Ouest-île-des-Soeurs, Saint-Laurent, Pierrefonds-Dollard. Sur l'île de Montréal le Bloc Québécois à obtenu 162,085 voix et le Nouveau Parti Démocratique 142,058 et le Parti Libéral 446,355. A Montréal, le Bloc serait-il un allié objectif du Parti libéral?

    • Nadia Alexan - Abonnée 28 octobre 2019 10 h 32

      On pourrait régler tous ces problèmes avec le scrutin proportionnel par lequel l'on pourrait voter "pour" un parti au lieu de voter pour "le moins pire" ou pour éviter la rentrée de la droite populiste.

  • Claude Bariteau - Abonné 28 octobre 2019 03 h 51

    Intéressante analyse qui, comme vous le dites, demeure partielle et demande une réponse plus élaborée.

    Vos prévisions présument la stabilité du vote pour le PLC et ne contient pas de données sur les taux de participation dans les deux îles et dans chaque comptés. Aussi vos prévisions ciblent-elles des rapprochements en imaginant un bloc libéral qui s'est exprimé en concordance avec l'effet peur bleu d'un retour au PCC au pouvoir, ce qui donne des cas qui auraient contribué aux deux exceptions sans que l'on sache quoi que ce soit sur les taux de participation par comtés.

    J'ai hâte de lire une réponse plus élaborée.

  • Samuel Prévert - Inscrit 28 octobre 2019 07 h 50

    Le vote contre ?

    Forteresse libérale ou vote contre les Québécois, contre la loi 21 ?

    • Marc Bourdeau - Abonné 28 octobre 2019 10 h 01

      Pour un sociologue ou un politologue, la réponse par sondage est facile à déterminer.

    • Cyril Dionne - Abonné 28 octobre 2019 13 h 10

      C'était un vote anti-francophone et contre la laïcité, point à la ligne M. Prévert.

      Saviez-vous que Jagmeet Singh, le chef néo-démocrate, est sous le radar des services de renseignement indiens pour sa propagande en faveur du Khalistan et du Pakistan. Maintenant, devinez pourquoi il n’a pas « pogné » dans les villes multiculturalistes comme Toronto et Montréal. C’est parce qu’il est un extrémiste identitaire sikh et les autres ethnies n’ont pas voté pour lui. Ailleurs, les seuls députés néo-démocrates élus tenaient à la valeur des candidats et non pas du chef parce qu’il a été renié partout. Pour Vancouver et la Colombie-Britannique, où on retrouve notamment un gouvernement néo-démocrate, c’est qu’il y a une concentration de Sikhs dans cette ville et ils ont réussi à faire élire quelques députés.

      Pour les Québécois, le NPD est un parti étranger, anglophone, fédéraliste, multiculturaliste, centralisateur, et pas à peu près. En plus, il a comme chef un extrémiste religieux qui a été rejeté partout au Canada et au Québec. À Montréal, tout comme pour Québec solidaire, le NPD est l'allié des libéraux puisqu'ils partagent les mêmes valeurs politiques qui sont aliénantes pour les Québécois.

  • Christian Montmarquette - Abonné 28 octobre 2019 08 h 03

    L'opposition progressiste ?

    L'erreur élémentaire de François-Pierre Gingras est de considérer le Bloc québécois comme progressiste.

    Alors que non seulement, Yves-François Blanchet a publiquement déclaré qu'il désirait porter la voix d'un parti de droite comme la CAQ à Ottawa. Mais qu'il en en endossé 4 canditats.tes ouvertement racistes dans ses rangs.

    - Est-il nécessaire de rappeler que le Bloc n'a présenté aucun candidat issus des minorités visibles aux dernières élections? Ce qui ne fait que confirmer la tendance xénophobe de cette formation politique.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 28 octobre 2019 09 h 40

      Quatre candidats qui ont tenu des propos islamophobes (comme chez le Parti vert, d'ailleurs) et cela fait du Bloc québécois un parti de droite (et pourquoi pas d'extrême droite, pendant qu'on n'y est?). Et ne pas avoir de candidats issus des minorités visibles serait donc une preuve de droitisme.

      Il faut être particulièrement dogmatique et jusqu'au-boutiste pour ne pas considérer le Bloc québécois comme un parti progressiste. Il faut être... quésoliste.

    • Louise Poulin - Abonnée 28 octobre 2019 09 h 50

      M. Montmarquette,
      Suis surprise de votre propos. C'est mince comme analyse. J'en attendais plus de votre part. Réducteur. Dites-moi en détail pourquoi la CAQ est à droite...peut-ere extreme droite?

    • Pierre Desautels - Abonné 28 octobre 2019 10 h 06


      Le Bloc Québécois a déjà été très progressiste et avec le NPD à la Chambre des communes, les deux partis étaient d'accord sur la plupart des dossiers. Pendant des années, le Bloc avait de nombreux candidats issus des communautés culturelles. Maka Kotto et Maria Mourani sont deux exemples d'élus qui apportaient au Bloc des votes d'immigrants progressistes et ouverts au nationalisme civique de Duceppe.

      La Charte des valeurs du PQ a tout changé et Daniel Paillé, chef intérimaire du Bloc, a montré la porte à Maria Mourani parce qu'elle n'appuyait pas cette foutue charte et ce fût une grossière erreur, erreur qui a divisé les souverainistes, comme l'avait prédit Jacques Parizeau.

      Depuis ce temps, la grosse majorité des comtés de Montréal boudent le Bloc, même les comtés francophones. Le Bloc, comme le PQ, est passé d'un nationalisme civique et inclusif à un nationalisme ethnique et il a perdu le vote de Montéal.

    • Bernard Dupuis - Abonné 28 octobre 2019 10 h 12

      Ce n’est pas parce que M. Blanchet a déclaré qu’il porterait les positions de l’Assemblée nationale à Ottawa qu’il serait nécessairement un porte-voix d’un parti de droite comme la CAQ. L’Assemblée nationale comporte des partis qui ne sont pas nécessairement de droite.

      Ce n’est pas parce que le Bloc n’a présenté aucun candidat issu des minorités visibles que cela « confirme la tendance xénophobe de cette formation politique ». On sait que Les minorités visibles sont fortement convaincues de canadianismes. Souvent elles ont peur d’afficher leur allégeance au nationalisme québécois qu’on leur présente, lors de leur arrivée au pays, comme inférieur au nationalisme canadien. Le drapeau du Québec est banni de toutes les salles des cérémonies d’immigration fédérales. De plus, le nationalisme québécois est souvent ignoré par l’histoire du Canada

      Je suppose que si Le Devoir laisse passer des propos aussi biaisés que ceux exprimés ci-dessus, c’est qu’il accorde une grande importance à la liberté d’expression.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2019 10 h 58

      "Est-il nécessaire de rappeler que le Bloc n'a présenté aucun candidat issus des minorités visibles aux dernières élections? Ce qui ne fait que confirmer la tendance xénophobe de cette formation politique." - CM

      Si l'on suit votre raisonnement tiré par les cheveux, le Parti Conservateur et le Parti Populaire, qui ont présenté à l'échelle nationale plusieurs candidats issus des minorités visibles, seraient donc des formations progressistes. Vraiment?

      La gauche qui se dit "progressiste" est rendue à catégoriser chaque individu suivant sa race, donc à raciser l'ensemble de la société. Navrante évolution, en vérité. Et qui est loin d'être à son honneur.

      Cette nouvelle manie gauchiste de jauger les candidats aux élections suivant leur appartenance aux minorités dites "visibles", donc à la couleur de leur peau ou à d'autres attributs purement physiques, pourrait certainement être qualifiée de "raciste". Cette pathétique dérive se doit d'être vertement dénoncée.

      D'autre part, grâce à des gens comme vous qui s'emploient continuellement à "varger" à tour de bras sur leurs alliés potentiels qu'ils voient comme leurs pires adversaires, l'immense majorité des "progressistes" de l'archipel montréalais est maintenant représentée par des députés libéraux sous la coupe du "pipelineux" Justin Trudeau qui a trahi sa promesse de réformer le système électoral. Bravo! Tout un exploit!

      À votre place, je braquerais mes énergies militantes sur le tripotage antidémocratique que se permet une de vos porte-parole dans le choix d'un candidat solidaire à la prochaine élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon.

    • Claude Bariteau - Abonné 28 octobre 2019 11 h 02

      M. Desautels, il manque une suite à votre analyse, qui est un BQ qui prend un virage de futurs citoyens et de futures citoyennes pour fonder un pays avec un régime républicain et un système politique en concordance.

      En clair, un système qui rend les élus des représentants des citoyens et des citoyennes, exercent des suivis serrés des membres de l'exécutif et disposent de fonds appropriés pour que les représentants du peuple préparent et adoptent des lois après des débats plutôt que d'être la courroie de transmission des vues d'un PM et de son exécutif qui se définissent au-dessus des élus et des citoyens et des citoyennes.

      Dans un tel univers politique, la donne politique ne serait plus un copié-collé mal ficelé importé de la Grande-Bretagne, mais un univers à l’image des exigences démocratiques du peuple québécois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 octobre 2019 11 h 08

      @ Bernard Dupuis et Louise Poulin,

      "Ce n’est pas parce que M. Blanchet a déclaré qu’il porterait les positions de l’Assemblée nationale à Ottawa qu’il serait nécessairement un porte-voix d’un parti de droite comme la CAQ." - Bernard Dupuis

      En plus de porter la voix d'un gouvernement clairement fédéraliste..

      "Le Bloc s'engage à porter la voix du gouvernement Legault à Ottawa"- La Presse, 15 février 2019

      "Dites-moi en détail pourquoi la CAQ est à droite" - Louise Poulin

      1 ) Je ne passerai pas en revue le paquet de lois libérales que la CAQ a appuyées au temps où elle était à l'opposition, dont les mémorables mesures d'austérité du PLQ. En plus d'avoir fourni aux libéraux plusieurs ministres issus de la CAQ dont l'ineffable Gaétan Barrette.

      2 ) Non seulement la CAQ défend bec et ongles un 3e lien anti-écologique dont certains évaluent coût à plus de 11 milliards pour transporter le dixième de la capacité du Pont Samuel de Champlain, pendant qu'il laisse toujours les BS crever de faim à 640$ par mois pour survivre, et que la CAQ a appuyé les ignobles coupures libérales de 200$ par mois sur des prestations de 600$ par mois à l'aide sociale.

      J'espère franchement que ça vous suffit.

    • Pierre Desautels - Abonné 28 octobre 2019 11 h 16


      @Claude Bariteau

      Je suis d'accord avec vous. Mais pour ce virage que devrait entreprendre le Bloc, je doute fort que l'on puisse y trouver un seul porte-étendard pour en faire la promotion.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 octobre 2019 11 h 49

      @ Jean-Charles Morin,

      "Si l'on suit votre raisonnement tiré par les cheveux, le Parti Conservateur et le Parti Populaire, qui ont présenté à l'échelle nationale plusieurs candidats issus des minorités visibles, seraient donc des formations progressistes."- Jean-Charles Morin

      Vous avez le don de passer à côté de la question.

      Je n'ai pas dit que l'absence de candidats issus des minorités visibles constituait une condition pour qualifier un parti de xénophobe. J'ai dit que ça ne faisait que confirmer une tendance.

      Pour qualifier le Bloc de raciste, je me réfère au refus du Bloc de disqualifier ses candidats.tes racistes et donc, d'assumer des racistes comme députés.es dans ses rangs:

      Référence : Journal de Montréal, 10 octobre 2019 :

      « La consanguinité massive dans la culture musulmane pourrait avoir causer des dommages virtuellement irréversibles au socle génétique musulman, notamment des dégâts majeurs sur leur intelligence, leur santé mentale, ou leur santé tout court. » Le texte affirme aussi qu’une « capacité intellectuelle diminuée est une autre conséquence dévastatrice de la consanguinité dans les mariages musulmans ». - JDM



    • Claude Bariteau - Abonné 28 octobre 2019 13 h 02

      M. Desautels, s'il n'y en n'a pas, le pays recherché disparaitra des écrans radar.

      Cela dit, les propos du chef Blanchet ne me sont pas apparus réfractaires à un tel virage.

      S'il est réfractaire, il obligera le BQ à jouer dans le carré de sable qu'est le Québec pour la CAQ alors que la loi 21, qu'a valorisé le BQ, le débordait parce qu'elle véhiculait une démarche pro-citoyenne hélas analysée par le PM Legault parce qu'elle l'amenait en terrain inconnu, là où il est n'est pas à laisse.

      Il ne faut pas oublier que la CAQ, en poursuivant des politiques de carré de sable pour conforter ses appuis, oublie que plusieurs électeurs et électrices ont voté en sa faveur pour limoger PLQ parce qu'il transformait le Québec en petit Canada et non pour construire des châteaux de sable dans un carré dont les horizons se sont ratatinés depuis 1995 et surtout depuis 2003 avec Charest et Couillard.

      Ça, le peuple québécois le sait, comme il sait qu'un pays se crée par de futurs citoyens et de futures citoyennes qui se battent pour qu'il advienne, pas par un groupe ethnoculturel qui se définit une « nation historique historique préexistante » alors que la création d'un pays a comme qualité première de fonder une nouvelle nation.

    • Bernard Dupuis - Abonné 28 octobre 2019 13 h 22

      Comme beaucoup de journalistes inexpérimentés, M. Montmarquette a tendance à confondre l’Assemblée nationale avec un parti politique, en l’occurrence la CAQ. Est-il besoin de rappeler que l’Assemblée nationale est le siège du gouvernement du Québec.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2019 13 h 25

      "Pour qualifier le Bloc de raciste, je me réfère au refus du Bloc de disqualifier ses candidats.tes racistes et donc, d'assumer des racistes comme députés.es dans ses rangs:" - CM

      À ma connaissance, les candidats en question se ont récusés leurs propos tout en s'excusant de les avoir proférés. Aux électeurs ensuite de juger. En donnant l'absolution aux contrits, le chef du Bloc savait qu'il prenait un risque politique et il l'a assumé. Si on excluait d'office tous les candidats ayant des préjugés, il n'y aurait plus personne pour qui voter.

      Il y en a marre à se draper dans sa vertu en voulant toujours laver plus blanc que blanc (sans mauvais jeu de mots). Savonarole est-il votre modèle à suivre?

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 octobre 2019 16 h 10

      @ Jean-Charles Morin,

      "À ma connaissance, les candidats en question se ont récusés leurs propos.." - Jean-Charles Morin

      Récusés, mon oeil.

      Une firme de communication a froidement rédigé la même foutue de lettre bidon pour les 4 candidats.

      Vous ne nous émouvrez-pas avec ce genres de larmes de crocodiles sans crédibilité.

      Quand le Bloc a soutenu, maintenu, aidé et défendu ses 4 candidats racistes, c'est tout le Bloc lui-même qui s'est affiché comme raciste, et ce n'est une surprise pour personne de la part ce parti de la droite identitaire.

      Les propos orduriers tenus notamment par Lizabel Nitoi, députée du Bloc dans Marc-Aurèle Fortin, étaient non seulement racistes, mais eugénistes.

      Une honte nationale pour le Québec.

      - Ayez au moins le courage de vous assumer.

    • Pierre Desautels - Abonné 28 octobre 2019 18 h 04

      @Bernard Dupuis

      Yves-François Blanchet, suite à son couronnement, a plusieurs fois déclaré qu’il s’engageait à porter la voix du gouvernement de la CAQ à Ottawa...

    • Jean-Henry Noël - Abonné 28 octobre 2019 18 h 21

      Moi, j'ai toujours pensé que la consanguinité est le lôt des Québécois, plutôt, Le Saguenay-Lac-St-Jean est le bassin des maladies génétiques. Des scientifiques du monde entier s'y intéressent, car cette région est favorable à l'expérimentation pour ce genre de maladies consanguines. Ceci peut être facilement vérifié. Quant aux musulmans, mes études n'ont jamais porté sur leur consanguinité.

      J.H. Noël, PhD

    • Jean-Charles Morin - Abonné 28 octobre 2019 20 h 47

      "Une firme de communication a froidement rédigé la même foutue de lettre bidon pour les 4 candidats." - CM

      Vous en savez des choses. C'est vous qui l'avez écrite? Information de toute façon non-pertinente: à supposer que cette lettre existe, l'important est que les personnes impliquées soient d'accord sur son contenu pour la signer. Vous jouez ici les tartufes.

      "Les propos orduriers tenus notamment par Lizabel Nitoi, députée du Bloc dans Marc-Aurèle Fortin, étaient non seulement racistes, mais eugénistes." - CM

      Après vérification, les propos "orduriers, racistes et eugénistes" que vous reprochez à Madame Nitoi (en passant, candidate du bloc et non députée dans MAF) ont en fait été tenus par un dénommé Boris le Lay. Madame Nitoi n'a fait qu'afficher un texte de ce dernier sur son blogue (ce que bien sûr elle n'aurait pas dû faire mais est-ce bien nécessaire de l'accabler de la sorte en mettant au pilori son malaise vis-à-vis de l'Islam).

      Vos cris d'orfraie et vos sermons culpabilisants sentent l'eau bénite à plein nez. Vous arrive-t-il de ranger le goupillon?

      Vous avez bien sûr droit à vos opinions mais vous avez trop tendance à vouloir "épicer" votre argumentaire par des demi-vérités, des raccourcis complaisants, des extrapolations douteuses, des amalgames vite-faits et des propos plus ou moins honnêtes où on peut passer un temps fou à décortiquer les faits réels de l'utilisation parfois tordue à laquelle vous les soumettez.

      Manifestement vous aimez jouer au curé mais je doute fort que votre comportement outrancier à l'emporte-pièce rende bien service à la formation politique pour laquelle vous vous agitez.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 28 octobre 2019 21 h 52

      J'ajoute la référence suivante à mon commentaire :

      Hereditary disorders in Saguenay-Lac-St-Jean (Quebec, Canada).

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1937486

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 octobre 2019 08 h 56

      C'est beau le déni..

      Sur les propos diffusés sur les réseaux sociaux entre 2013 et 2019 par les 4 candidats bloquistes: Caroline Desbiens, Beauport, Lizabel Nitoi, Marc-Aurèle-Fortin, Valérie Tremblay, de Chicoutimi–Le Fjord, et Claude Forgues, Sherbrooke :

      « Les captures d’écran que vous nous partagez sont sans conteste “islamophobes” en ce sens qu’elles participent à promouvoir des préjugés et/ou des croyances erronées à l’égard de l’islam et des musulmans les musulmans comme “consanguins”, comme “violents”, “violeurs”, etc.»

      - Benjamin Ducol, responsable de la recherche au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence.

      Claude Forgues


      Il a partagé en avril dernier une vidéo avec la mention « L’Islam n’est pas malade !... l’islam est maladie ! » sur son compte Facebook personnel. Dans cette vidéo, l’animatrice commence par dire que « l’Islam ne mérite pas le respect », et continue avec plusieurs propos grotesques comme : « les armées musulmanes prennent des femmes mariées et les violent. C’est accepté par l’Islam. »



      Pas une première

      Ce n’est pas la première fois qu’un candidat du Bloc se fait prendre à publier ou à partager des messages controversés sur internet.

      Mardi, TVA Nouvelles révélait que la candidate dans Saint-Maurice–Champlain, Nicole Morin, avait mis son parti dans l’embarras parce qu’elle avait partagé en 2017 une vidéo de propagande du groupe identitaire La Meute.

      Valérie Tremblay a relayé des dizaines de messages sur Twitter au sujet de l’islam dont un gazouillis disant qu’elle se bat contre « toute forme d’asservissement de la femme, #Islam inclus ». Dans une autre publication en 2016, elle a cité un message qui dit que « le voile, c’est le début. Après c’est : tu fais à manger et tu la fermes ».

      Caroline Desbiens, Beauport, a écrit qu’il fallait faire avancer la loi sur la laïcité pour éviter le que vos filles, soient obligées de se mettre un voile sur la tête pour aller faire des courses chez I

  • Cyril Dionne - Abonné 28 octobre 2019 08 h 15

    L’énigmatique forteresse québécoise

    Diviser pour mieux régner, voici le mantra de toujours des libéraux. Je suis toujours étonner d’entendre parler du vote progressiste. C’est quoi ça? La proportionnelle aux partis politiques?

    Oui, cette division du vote ne fait que le bon plaisir des libéraux des villes. Eux, ils ont une population anglophone et immigrante qui voteraient pour une boîte aux lettres en autant qu’elle soit rouge. En fait, c’est un vote anti-francophone et il ne faut pas se gêner pour le dire et l’exprimer. Les Anglos votent pour tout ce qui est contraire aux francophones. Pour les immigrants, la plupart ne se sont jamais véritablement intégrés à la population québécoise et continuent de vivre dans leur pays artificiel qu’ils ont créé au Québec, communautarisme oblige. En plus, ils votent pour un parti politique qui leur assure la réunification des familles, et donc ils peuvent venir les grands-parents, leurs vieilles matantes et leurs vieux mononcles qui deviennent une surcharge sur notre filet social et nos hôpitaux. Les libéraux de notre petit bambin Justin ont encore été réélus par les trois grandes villes du Canada, soit Montréal, Toronto et Vancouver. Enfin, c’est la tyrannie des minorités. Et si on diminuait les taux d’immigration pour arrêter de faire plaisir aux libéraux et à la Chambre de commerce pour qui, les immigrants assurent que les salaires restent bas?

    Ceci dit, si à Montréal, il y avait deux partis, un pour les Anglos et les immigrants non-intégrés et ensuite un autre pour les francophones et les immigrants progressistes, le vote refléterait vraiment la majorité de la population. Oui, les néo-démocrates doivent tout simplement disparaître de l’échiquier politique au Québec. Idem pour les conservateurs qui sont en fait, que des caquistes fédéraux. C’est cela faire front commun pour des valeurs sociétales intrinsèques et inaliénables. Et pour la proportionnelle, oubliez cela tout simplement dans une conjoncture de monarchie constitutionnelle.