Environnement: recycler ou réutiliser le verre?

Le verre représente un volume considérable de nos matières résiduelles et devrait non seulement être revalorisé, mais bonifié.
Photo: iStock Le verre représente un volume considérable de nos matières résiduelles et devrait non seulement être revalorisé, mais bonifié.

Il est réjouissant de constater que l’on parle davantage des « vraies affaires » en matière d’environnement. Il est question de pesticides, de zones inondables, d’étalement urbain, etc. La gestion de nos matières résiduelles, notamment le verre, est d’actualité et il faut dire qu’elle soulève plus de questions que de réponses. Nos ministres de l’Environnement et RECYC-QUÉBEC ont échoué en tant que chefs de file d’un mouvement qui n’a jamais pris son envol ; ils ont même entraîné le recyclage dans une impasse. Heureusement, des remises en question de nos habitudes et moyens semblent poindre. Il sera important de prendre les bonnes décisions, de s’assurer qu’elles seront à la hauteur des défis qui se dressent et de faire preuve de courage politique devant les différentes parties prenantes de cet enjeu.

Le verre est un matériau singulier de par sa nature. Il nécessite une importante quantité d’énergie et de matière première pour sa fabrication, mais en revanche, il offre un produit neutre, hygiénique et par-dessus tout réutilisable un nombre important de fois ; les bouteilles de bière et nos pots Mason en sont une preuve. Le verre représente un volume considérable de nos matières résiduelles et devrait non seulement être revalorisé, mais bonifié. Plusieurs boissons et produits alimentaires offerts dans des contenants de plastique pourraient être offerts dans du verre.

La présence de produits non durables en plastique est fortement remise en question en raison de l’omniprésence des résidus que l’on trouve aux quatre coins de la planète. De plus en plus de consommateurs réagissent au suremballage et à l’impact négatif de nos déchets. Ils exigent des contenants réutilisables pour leurs achats en alimentation, souvent en fournissant les leurs. Cette avenue, bien qu’elle lance un message clair aux détaillants, n’est pas la plus viable d’un point de vue pratique, sanitaire et hygiénique, mais le secteur agroalimentaire doit prendre acte de ces enjeux et viser à standardiser ses contenants qui pourraient ainsi être consignés et réutilisés. Plusieurs acteurs devront faire preuve d’inventivité, de clairvoyance et d’audace et poser des gestes concrets en matière de réutilisation de nos ressources. La SAQ, Loblaws, Metro, Couche-Tard et cie devront affronter ces défis et adopter des attitudes constructives. Le mode de gestion des contenants consignés n’a pas été revu depuis les caisses de Coke en bois… Des points de dépôt et de gestion des contenants consignés pourraient être implantés, comme il en existe chez nos voisins ontariens, ils pourraient être financés par l’industrie et en partie par RECYC-QUÉBEC. Ceci, en plus de libérer les détaillants d’un fardeau quotidien, ouvrirait la porte à une grande variété de contenants consignés. Il est urgent de hausser le montant des consignes ; parions qu’à un dollar le morceau, ils ne se retrouveront plus enfouis dans nos dépotoirs.

Le moment semble propice pour mettre la main à la pâte et profiter de cette période de remue-méninges pour instaurer de nouvelles balises véritablement appuyées sur un développement durable ; notre environnement l’exige.

 

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12 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 5 septembre 2019 07 h 12

    100% d’accord

    Oui pour le verre et les sacs en papier. Cela semble évident mais les entreprises n’aiment pas beaucoup cela parce que ceux-ci coûtent plus chers. Même s’ils vont receler la note aux consommateurs, les prix vont augmenter. Aussi, ils s’agissent de quelques-uns qui ne font pas preuve de la même morale écologique et qu’ils continuent à donner des sacs et contenants de plastique tout en gardant leurs prix plus bas et l’équation économique sera déséquilibrée.

    • Jean Richard - Abonné 5 septembre 2019 10 h 43

      La réglementation municipale ne me laisse pas le choix : je dois emballer des déchets dans un sac de plastique. Or depuis quelques temps, je n'ai plus le choix : pour respecter la réglementation municipale, je dois acheter des sacs de plastique. Ces sacs sont malheureusement beaucoup plus polluants que les sacs légers qu'ils remplacent. Premièrement, ils sont plus grands sans offrir un volume intérieur supérieur. Et les plus petits qu'on retrouve sur les tablettes des marchands sont trop grands (on ne veut pas passer trois semaines à les remplir car on doit y disposer certains résidus interdits dans les bacs brun et vert.
      En plus d'être trop grands, ces sacs sont beaucoup plus épais. Sur la balance, ils font pratiquement dix fois la masse des sacs légers. Plus de masse, plus de plastiques et plus de pétrole... Sans oublier que ce sont des sacs vendus emballés à leur tour – et que les véritables sacs à usage unique, ce sont eux.
      On nous objectera que le défaut des sacs très légers, c'était de partir au vent. Or, remplis de déchets, ils ne partaient pas plus au vent que les sacs Glad utilisés de la même façon. Et advenant qu'on ait un ou deux sacs qui ne puisse pas servir au moins une deuxième fois, la solution était simple : un petit nœud pour les empêcher de gonfler, rien de plus.
      Bref, où est la vertu ? On remplace un sac léger par un sac nettement plus lourd ayant nécessité plus de pétrole pour sa fabrication. On remplace un sac pouvant, contrairement aux allégations, être utilisés plusieurs fois pour faire le marché et une dernière fois pour y mettre ses déchets, par un sac Glad qui lui, est le véritable sac à usage unique. Car il y a une chose qu'on ne dit pas trop fort mais qui est mentionné sur l'emballage : les sacs Glad sont toxiques et ne doivent pas être utilisés pour conserver les aliments.

  • Daniel Grant - Abonné 5 septembre 2019 08 h 48

    Alstublieft !

    Incroyable qu’en l’an 2000 quand je vivais en Hollande c’était la chose la plus naturelle au monde que de trier ses bouteilles par la couleur, chaque verre dans son trou, verre blanc ici, verre vert là et verre brun ici pcq chaque épicerie collectait les bouteilles, consignées ou pas.

    Et la journée de collecte des « oud papier » c’était pris au sérieux, il n’était pas question de mélanger un Tim Horton avec un restant de café dans votre lot de vieux papiers pcq tout le lot aurait été laissé à votre porte et les voisins vous auraient regardé avec un petit air de dédain.


    Au QC on débat encore en 2019 sur ce sujet??
    Je grinche des dents à chaque fois que je dois mettre une bouteille dans le bac à recyclage.

    Mais cher Ministre de l’environnement payez vous une fin de semaine en Hollande et allez voir comment ça se passe (et apportez votre habillement pour faire du vélo).
    Et en même temps regardez ce qui se passe avec les bagnoles à pétrole en diminution de 20% et les VE en augmentation de 75%
    https://cleantechnica.com/2019/09/02/the-netherlands-fossil-cars-down-20-electrics-up-75/


    Et comment se fait-il qu’un commerçant qui fait de l’argent en nous vendant une bouteille de son produit peut se déresponsabiliser de ce qui arrive avec sa bouteille après usage?

    • Jean Richard - Abonné 5 septembre 2019 14 h 15

      « Et en même temps regardez ce qui se passe avec les bagnoles à pétrole en diminution de 20% et les VE en augmentation de 75% »

      Sûrement que les Pays-Bas ont quelque chose à nous apprendre en matière d'environnement, mais il aurait peut-être mieux valu insister sur les vélos et parler des transports publics plutôt que d'applaudir l'explosion des ventes de véhicules électriques. Car aux Pays-Bas, l'électricité était, il y a moins de 3 ans, produite à 46,8 % à partir du gaz naturel, 34,2 % du charbon, 1,1 % du pétrole, 3,4 % du nucléaire, ce qui ne laisse pas grand place pour le renouvelable. Alors, on a changé des bagnoles au pétrole contre des bagnoles au gaz, au charbon et au nucléaire.

      Et puisque nous parlons de déchets, il faut savoir qu'avant d'avoir parcouru son premier kilomètre, une voiture électrique a produit beaucoup plus de déchets industriels que sa vis-à-vis conventionnelle. C'est que pour fabriquer une énorme batterie de 600 kg (parfois plus), il a fallu transformer plusieurs tonnes de matières premières, la provenance de chacune d'elles étant dispersée aux quatre coins de la planète, et chaque étape de la transformation entraînant son lot de déchets.

      On ne cesse de le dire : les énormes batteries des véhicules électriques sont des bombes à retardement. Les constructeurs automobiles ont beau tenter de nous rassurer en nous disant que ces batteries sont recyclables à l'infini, on a le droit de rester critique et sceptique. Si nous ne sommes pas capables de recycler de simples bouts de papier ou des bouteilles de verre, serons-nous capables de recycler des machins de 600 kg faits d'une multitude de matériaux disparates, délicats à manipuler ?

      Et restons dans les déchets : il y en a qui ne sont pas recyclés mais qui sont enfouis quelque part, les déchets radioactifs des centrales nucléaires. Jusqu'à maintenant, on fait confiance à ceux qui doivent les manipuler, mais sommes-nous à l'abri d'un désastre ?

    • Daniel Grant - Abonné 5 septembre 2019 20 h 47

      @M. Richard
      Vous diabolisez le VE sans vous rendre compte du manque de rationalité dans vos propos, vous répétez la même propagande des pétroleux.
      1. un VE est zéro émission quand il roule contrairement à la bagnole à pétrole qui va nous polluer toute sa vie

      2. un VE qui est branché est comme un appareil électro-ménager ou votre iPhone.

      Dans le cas où le réseau est sale, qui est à blâmer le fournisseur ou l’utilisateur?


      Je n’ai jamais lu votre indignation sur le fait que les électro-ménagers seraient branchés sur un réseau polluant, surtout que ma Tesla ne consomme que 6% du total de ma facture électrique.
      Alors si c’était par souci écologique commencez donc par le bon bout du problème, que le fournisseur donne de l’énergie propre d'abord.

      

Votre caricature du VE qui fonctionne au gaz s’applique aussi à tous vos électro-ménagers, changez le mot VE pour frigo et vous allez réaliser l’irrationnel de vos 
propos.


      3. Il est temps que vous révisiez vos informations à propos des batteries et de l’extraction des minerais. 
D’abord depuis un siècle qu’on utilise des batteries jamais a-t-on entendu autant de demi-vérités pour diaboliser la batterie depuis qu’elle dérange le statu quo de la pompe à fric.



      Oui la mobilité électrique dérange énormément et surtout dans un état pétrolier comme le Canada. Alors Koch et ses acolytes dépensent des millions sinon des milliards pour répandre de la désinformation et vous accrochez à ça.



      Cessez de croire à ces balivernes vous perdez toute crédibilité aux yeux de ceux qui suivent l’évolution de la batterie dans le cas de la mobilité ou du stockage d’énergie en générale.



      Les mêmes minéraux que vous diabolisez quand il s’agit de VE sont les même utilisés pour les appareils médicaux qui sauvent des vies et fonctionnent à batterie pour éviter les interruptions de courant, alors si la mine est sale c’est la minière qui faut changer et non pas l’utilisateur.

    • Joël Tremblay - Abonné 6 septembre 2019 04 h 51

      M. Grant, votre réaction est un peu forte, car M. Richard apporte des points très valides, tout comme vous.

      Je ne vois pas la "diabolisation du VE" dans son commentaire, juste un effort de relativisation dans un débat souvent teinté d'idéologie. Son argument que les voitures électriques fonctionnent indirectement au charbon et au gaz naturel est simpliste, mais pas complètement erroné.

      J'ai vu récemment un vidéo qui expliquait, avec références à l'appui, les différences d'émissions sur la durée de vie du véhicule selon différents scénarios (capacité de la batterie, durée de vie de la batterie, distances parcourues, méthodes de production de l'électricité, etc.) Ce qui ressort est que les VE produisent systématiquement (50 - 150%) plus d'émissions lors de leur production, principalement à cause de la production de la batterie et les émissions sont environ proportionnelles à la capacité de celle-ci. Selon le vidéo, une batterie de LEAF génère 3 fois moins qu'une TESLA.

      La méthode de production de l'électricité est définitivement pertinente, selon les projections du vidéo, selon les différents contextes le VE prend entre 2 et 6 ans avant de devenir "moins polluant". Ici on ne parle même pas du fait que ce n'est pas tous les pays qui ont la possibilité de produire de l'hydroélectricité. Le calcul n'incluait pas un fait important; l'impact de la températrure sur la batterie, l'hiver c'est près de 2 fois moins de distance parcourue pour la même charge et usure.

      Pour le transport lourd, la batterie serait tellement grosse qu'elle prendrait le quart de la remorque, sans compter la logistique du temps de recharge! Je pennse aussi que c'est clair que le recyclage de toutes ces batteries va être une chose à gérer.

      Bref, je crois que ce que M. Richard souhaitait souligner, c'est que le VE n'est pas la solution miracle que certains prétendent et que le changement ne peut pas se faire instantanément et que cette solution peut ne pas convenir dans certains cont

    • Daniel Grant - Abonné 6 septembre 2019 09 h 48

      @ M,Tremblay
      Ce n’est pas un argument qu’un VE roule au gaz, c’est une caricature inventée par les industries de l’auto et du pétrole qui voient leur modèle économique s’effrité devant l’intelligence de la mobilité électrique.

      Ce n’est pas le cycle de vie des choses qui fait problème, ce qui est malhonnête est de singulariser le VE.

      Ma Tesla ne consomme moins de 6% de ma consommation électrique, ce qui veut dire que 94% sont des appareils ménagers et regardez ce que les marchands de doute font de ce petit 6%.

      Jamais vous n’entendez ces marchands de doute dire que les variables qui sont entrées dans leurs formules pour arriver à des conclusions insensées semblables sont fournies par les lobbyistes du pétrole (Total / CIRAIG pour ne citer qu’un exemple) et basées sur un amoncellement de demi-vérités obsolètes.

      Le VE fait « parti » de la solution dans la mobilité, personne ne dit que c’est LA solution miracle, mais avec la technologie actuelle c’est la meilleure en attendant le tapis volant.

      Vous prenez aussi des exemples qui sont bien sélectionnés par les pétroleux pour ne faire ressortir que les faiblesses du VE.

      Comme J. Richard vous picorez seulement les éléments qui peuvent justifier votre conclusion.

      J’aimerais que vous entendiez toutes les bonnes raisons pour acheter un VE.

      Ceux qui sont dans un réseau sale ont recours à des panneaux solaires pour générer de l’électricité propre et toutes bornes rapides de Tesla sont soient dans un réseau propre ou solaire.

      Et encore une fois pourquoi ne pas vous en prendre au fournisseurs de réseau sale, c’est là le problème.

      Je vous suggère d’aller faire un essai routier d’une Tesla, j’avais perdu le goût de conduire depuis très longtemps, mais maintenant j’aime chaque seconde à bord de ma Tesla.

  • Sylvain Auclair - Abonné 5 septembre 2019 09 h 31

    Réutiliser, puis recycler, vraiment

    Il est toujours gagnant de réutiliser, mais cela nécessite un raccourcissement de nos cycles de production. Pas question de renvoyer des bouteilles de vin en Australie, n'est-ce pas? Alors, il faudra souvent recycler. Et, pour les produits locaux, il faudra certainement standardiser.

    Par contre, ce qu'on appelle recyclage du verre n'en est souvent pas vraiment. Ce n'est pas réellement recycler du verre que de l'intégrer à du béton ou à je ne sais quoi. Recycler du verre, c'est fabriquer de nouveaux produits en verre, pas s'en débarrasser de manière plus ou moins sensée.

    Deux remarques. Premièrement, si on veut se débarrasser des contenants à usage unique, il faudra autoriser davantage les contenants en verre, qui sont actuellement interdits dans maints endroits publics. J'imagine qu'une consigne élevée rendrait les usages plus attentionnés à ne pas casser les bouteilles.

    En second, il faut cesser de se focaliser sur les bouteilles. Dans mon bac, la moitié des contenants en verre sont plutôt des pots: confiture, cornichons, etc.Sans oublier, de temps en temps, un verre brisé. Il faut aussi s'en préoccuper.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 5 septembre 2019 13 h 34

      Entièrement d'accord. Environ 25% du vin vendu a la SAQ est embouteillé au Québec, ce qui donne de la place a la réutilisation pour peut qu'on réduise le nombre de forme.

      Et il y a bien d'autre chose que des bouteilles de vin qui est fait de verre. Un trie a source ne demande pourtant pas un effort titanesque...

  • Jean Richard - Abonné 5 septembre 2019 10 h 23

    La consigne ?

    « Des points de dépôt et de gestion des contenants consignés pourraient être implantés, comme il en existe chez nos voisins ontariens, »

    En théorie, ça semble beau. En pratique, c'est une autre chanson.

    La meilleure façon de récupérer ce qui est récupérable, c'est de mettre en place une méthode qui vise en priorité la convivialité. Or, si vous voulez savoir à quoi ressemble un processus aux antipodes de la convivialité, il suffit de se rendre à un écocentre de la ville de Montréal. Envoyer un vieil appareil au recyclage en passant par un écocentre est un exercice totalement dissuasif, qui peut vous faire perdre plusieurs minutes, sinon quelques heures.

    La consigne à 1 $ ou autre politique pseudo-vertueuse, ça n'a pas le même prix pour tous et ça mène à ce qu'on appelle l'habitude au surcoût. Qu'importe si je paie ma bière 3 ou 4 $ : après tout, cette même bière sera à 7 ou 8 $ si je la consomme sur une une terrasse ou dans une brasserie. Et puis, un système qui se finance à même la non participation (comme c'est le cas actuellement) en est un carrément vicieux. Autrement dit, si l'argent des bouteilles non récupérées sert à financer la cueillette (c'est le cas au Québec et en Ontario), on n'aura aucun intérêt à obtenir un taux de récupération de 100 % car on se retrouverait en déficit. On préfèrera donc laisser quelques éléments dissuasifs pour assurer la viabilité du système en place.

    • Sylvain Auclair - Abonné 5 septembre 2019 12 h 34

      Aller à un écocentre nécessite d'avoir une voiture...

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 5 septembre 2019 11 h 21

    « De plus en plus de consommateurs réagissent au suremballage» (Marc-André Blain)



    Bien! Je m'emballe en songeant au ridicule suremballage auquel a recourt la SQDC avec le cannabis à fumer.

    Par exemple, un pétard d'un demi gramme est dans un étui de plastique scellé avec une pellicule plastique et cet étui est dans une boîte de carton surdimensionnée, et l'on délivre l'achat dans un sac de papier.

    Et au-delà du gramme, les contenants de plastique sont d'une étonnante épaisseur.

    Bref! Il y a une surenchère de contenants en plastique à la SQDC.