Greta Thunberg et l’éveil populaire

Le militantisme de Greta Thunberg inspire des milliers de jeunes à travers le monde.
Photo: Jonathan Nackstrand Agence France-Presse Le militantisme de Greta Thunberg inspire des milliers de jeunes à travers le monde.

Lettre à Christian Rioux

J’ai lu avec grand intérêt votre dernière chronique, intitulée « Sainte Greta ». Il fallait un certain courage pour oser ainsi s’attaquer publiquement (et non à l’ombre des réseaux sociaux) à, et je vous cite, « la pasionaria du climat », soit Greta Thunberg.

Je partage tout à fait votre opinion sur le fait qu’il est ridicule d’inviter une enfant à l’Assemblée nationale française pour parler aux élus du climat et d’en faire de la pâture à journalistes à sensation. Toutefois, et c’est ici que mon analyse diverge complètement de la vôtre, le ridicule de cette situation n’est pas que nous ayons été fascinés par cette jeune fille et l’énergie qu’elle a insufflée au mouvement écologiste, mais le fait que nous en soyons rendus là : 30 ans d’inertie politique malgré les rapports qui s’accumulent, le climat qui se dégrade et un consensus scientifique qui ne peut plus être ignoré, 30 ans d’inertie face à une enfant de 16 ans qui n’était donc même pas née ni imaginée lorsque nous avons commencé à discuter sérieusement des changements climatiques.

Une question de priorité

Je trouve d’ailleurs hautement ironique et très significatif que vous mentionniez : « Mais que pourra donc apprendre cette militante en nattes et en baskets aux élus français et aux spécialistes du climat réunis à l’Assemblée nationale, eux qui en savent beaucoup plus long qu’elle sur le sujet ? » Ah oui, vraiment ? Mais s’ils sont si savants, que font-ils ? Pourquoi ne puisent-ils pas dans ces connaissances pour réfléchir nuit et jour à des politiques environnementales au lieu de rester assis à écouter Greta et à se faire prendre en égoportrait avec elle ? Pourquoi Nicolas Hulot a-t-il jugé nécessaire de démissionner de son poste de ministre de la Transition écologique ? Il jugeait, avec raison, que « l’écologie n’était pas la priorité de ce gouvernement ».

En fait, l’écologie n’est la priorité d’aucun gouvernement. Le Canada n’atteindra pas les cibles qu’il s’est fixées pour 2020 et il est hautement improbable qu’il atteigne celles de 2030. Et cette situation est généralisée, selon le rapport de 2017 des Nations unies sur l’évolution des GES : nous sommes sur une courbe ascendante d’émissions qui n’a jamais flanché, sauf durant les dernières crises économiques, comme celle de 2008, pour ensuite repartir à la hausse de plus belle. Pourtant, les études sérieuses sur les effets climatiques de notre dépendance au pétrole remontent aux années 1950, au point qu’en 1988 (je souligne : en 1988), James Hansen, directeur du Goddard Institute de la NASA, mentionna lors d’une conférence internationale qu’il était sûr à 99 % que notre climat se réchauffe à cause des activités humaines ; la Terre en péril fit même la une du Times cette année-là. Une conscience populaire et politique du réchauffement climatique était née : tout cela aboutit au protocole de Kyoto en 1997. Maintenant que l’on regarde ces efforts avec des yeux de 2019, toute cette ébullition a l’air d’une bien bonne blague. Car avons-nous progressé ? Non, pas d’un iota.

Frapper le coeur

Vous accusez Greta de « répéter des formules simples qui n’ont rien à envier aux litanies d’autrefois » afin de dénoncer le simplisme des formules employées. Pourtant, la science et la raison ont tenté pendant 30 ans de convaincre le politique de l’urgence de la situation climatique sans succès : les journaux scientifiques, les rapports de l’Organisation météorologique mondiale, de la NASA, rien n’y fit. Les analyses et arguments complexes, nombreux et étoffés, ne sont donc pas parvenus à convaincre les décideurs. La raison et l’intérêt suprême de notre humanité et de notre biosphère n’ont pas eu le dessus sur la politicaillerie, la partisanerie et les vues économiques à court terme. Tous les yeux, dont les vôtres, sont obstinément fixés sur la laïcité et les problèmes migratoires. Alors, que nous reste-t-il, à nous, scientifiques de formation, militants écologistes de longue date, pour attirer enfin l’attention sur cette catastrophe annoncée ? Un éveil populaire. Des formules simples qui frappent au coeur. Un cri primal. Celui-ci a spontanément pris la forme d’une jeune fille et de milliers de jeunes dans le monde qui ont réalisé que cet avenir sombre était LEUR avenir. Pas le vôtre ni le mien, M. Rioux. Il semble que ce n’ait pas été non plus celui des premiers ministres provinciaux quinquagénaires lors de la dernière rencontre du Conseil de la fédération, où le climat n’a été abordé que sous l’aspect de la contestation à la taxe carbone fédérale. Les jeunes ont pris cet enjeu à bras-le-corps, sans notre approbation, de leur propre volonté, et espérons qu’ils ne le laisseront pas tomber.

Je ne peux m’empêcher, en vous voyant faire un parallèle entre le phénomène Greta et la ferveur religieuse, de vous rappeler la définition de ce qu’est la religion : « Ensemble déterminé de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré » (Petit Larousse). Est-ce à dire que la science du climat est pour vous un ensemble de croyances et de dogmes ? C’est en tout cas ce que les climatonégationnistes (donnons-leur leur vrai nom) essaient de nous faire croire. Vous apportez donc de l’eau à leur moulin. Était-ce votre intention ? Je retiens toutefois que le Larousse propose également une définition parallèle de la religion, qualifiée de « littéraire» : «Toute organisation ou activité pour lesquelles on a un sentiment de respect ou de devoir à accomplir. » Si telle est votre définition, alors oui, nous, jeunes et vieux unis pour faire changer les choses, avons certainement le sentiment d’un devoir à accomplir.

Réponse de Christian Rioux

Souligner le caractère irrationnel de cet engouement empreint de religiosité autour d’une enfant de 16 ans n’a rien à voir avec ce que vous appelez le « climatonégationnisme ». Faudrait-il taire toute critique de peur d’apporter, comme vous l’écrivez, « de l’eau » au « moulin » des climatosceptiques ? Face à la difficulté réelle de convaincre les gouvernements, permettez que certains demeurent dans le camp de la rationalité et ne sombrent pas dans les prophéties apocalyptiques. Même portée par la voix d’une enfant sincère, cette dictature de l’émotion fera toujours plus de tort que de bien à la lutte contre le réchauffement climatique.

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50 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 24 juillet 2019 00 h 41

    Dictature de l’émotion?

    Pourtant, le discours de Mme Thunberg est résumé dans Le Devoir d'aujourd'hui par «Unissez-vous derrière la science». Drôle de discours religieux et émotif!

    • Mario Jodoin - Abonné 24 juillet 2019 02 h 13

      Ajout :

      «On sait depuis 40 ans que nous sommes dans une situation critique. Tous ceux qui s'y intéressent le savent. 15 000 scientifiques ont alerté sur la gravité de situation. Rien n'a été fait. Les experts internationaux alertent, rien n'est fait, et là, ils s'indignent du fait qu'une jeune femme vienne précisément relayer ce message ?! Soyons bien clairs, la Science est du côté de Greta.» Aurelien Barrau, astrophysicien français

    • Cyril Dionne - Abonné 24 juillet 2019 07 h 28

      Bon, les soldats de Québec solidaire à l'œuvre; les bérets oranges comme on aime les appeler.

      Ce sont toujours les non-dits qui sont tonitruants dans cette lettre. Mme Chénier est une militante de Québec solidaire qui a défendu la position Bouchard-Taylor à son dernier Congrès et qui allait même plus loin que cette dernière dans la mesure où elle souhaitait un État laïc. Maintenant, elle embrasse la religion du climat.

      On critique les politiciens et les gouvernements, mais eux, ne font que refléter les populations qu’ils desservent. Le jour où un se lèvera pour dire qu’il faut faire de la simplicité volontaire une loi, ce sera la révolution dans la rue. Et lorsqu’on critique la consommation des autres, il faut toujours se regarder le petit nombril. Vous savez, les voyages transatlantiques polluent bien plus que le pauvre petit travailleur qui a besoin de son camion pour travailler.

      Mais la cerise sur le sundae, on ne peut pas critiquer les scientifiques en disant que s’ils sont si savants que cela, que font-ils et enchaîner ensuite avec une litanie que ce sont les scientifiques qui nous ont averti il y a plus de 30 ans. En fait, Jacques-Yves Cousteau nous avait avertis il y a plus de 60 ans que nous détruisions les écosystèmes marins et terrestres et que cela ne pouvait pas continuer. Où était tout le monde?

      Ceci dit, les changements climatiques semblent être un problème sociétal des nations riches. Le discours est un peu plus silencieux dans les pays en voie de développement. La réponse de l'église de la rectitude écologique; une petite fille naïve, autiste, instrumentalisée par ses parents et des lobbies de tout acabit qui parasitent autour d’elle et qui s’en servent comme fer de lance. Le discours émotionnel qui en découle n’aide personne et certainement pas la cause qui est défendu. Tout le monde sait qu’il y a urgence dans la demeure. C’est le comment qui est important et pourtant ils n’apportent aucune réponse à part de crier. Misère.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 24 juillet 2019 09 h 44

      @ Cyril Dionne — Vous plaidez que le « discours émotionnel qui en découle n’aide personne ». Selon moi, vous vous méprenez sur la nature humaine. Ce sont nos émotions qui guident nos actions, la motivation en étant le produit. C’est un fait scientifique bien connu que devant un danger qui ne soit pas perçu comme imminent, la réaction du système limbique se fait attendre, l’humain réagissant comme la grenouille de la fable plongée dans de l’eau tempérée dont on hausserait la température lentement mais sûrement…

      Les émotions mariées aux représentations mémorielles et à la cognition prennent la forme de qualias plus subtiles qu’on nomme les « sentiments ». Or c’est bien ce que réussit à susciter le discours de Mme Thunberg et c’est tant mieux. Car tant et aussi longtemps qu’un sentiment d’urgence ne se répandra pas au sein de la population, nos gouvernants n’en auront que pour les ploutocrates qui profitent du « business as usual ». Or le temps presse.

      Vous savez comme moi que les engagements nationaux des États pris à la suite de la COP21 entraînent l’humanité sur un parcours menant à une hausse de 3,5° à 4 ° C. Pire, vous savez aussi, que ces engagements demeureront des vœux pieux pour la majorité des pays. Le climat se dirige donc vers quelque chose qui, s’il n’est pas l’apocalypse, risque de s’en rapprocher dangereusement. Dois-je vous citer ? Vous écriviez récemment : « Nous nous dirigeons vers une augmentation de température de l’ordre de 3 à 4 degrés Celsius par 2100. A ce niveau, les mers et les terres ne pourront plus absorber le carbone qui émane et il s’en ira directement dans l’atmosphère. En plus, à cause de ce réchauffement, les terres et les mers vont relâcher du C02 dans l’atmosphère. Présentement, la terre et les mers absorbent plus de la moitié du C02 produit. L’effet amplificateur du C02 annonce une catastrophe. »

      Il ne suffit donc plus de parler à la raison du primate humain, mais il faut aussi toucher ses émotions!

    • Cyril Dionne - Abonné 24 juillet 2019 15 h 14

      Alors M. Cotnoir, que proposez-vous pour diminuer la surpopulation mondiale qui est le véritable litige des changements climatiques? On va faire une thérapie de groupe dirigé par Justin l’adolescent et on va pleurer? Au pays des licornes et de la pensée magique, les gens diminuent leur empreinte écologique, mais dans la réalité, c'est autre chose.

      Mais vous nous avez perdus avec vos « représentations mémorielles et à la cognition qui prennent la forme de qualia plus subtiles qu’on nomme les sentiments ». C’est de la pseudoscience tout simplement. Le neuropsychologue Antonio Damasio sourcillerait à entendre des propos pareils. Les qualia ou la conscience phénoménale sont le contenu SUBJECTIF de l’expérience d'un état mental. Les qualia découlent de la philosophie de l'esprit et donc, cela ne fait pas très sérieux en sciences. Les GES n’ont pas de conscience phénoménale et ne connaissent pas non plus les frontières géopolitiques.

      Et oui, les engagements demeureront des vœux pieux pour la majorité des pays et le Canada fait chef de file dans ce domaine avec son pétrole sale qu’il veut exporter partout dans le monde. Ici au Québec, pays du 0,1% des GES mondiaux, des illuminés de l’autel de la, ô combien sainte, rectitude écologique donneront des coups d’épée dans l’eau, signeront des Pactes, marcheront dans la rue, feront de l’école buissionniere et ensuite, ils continueront de consommer comme ils le faisaient auparavant. C’est comme pour les apôtres écologiques qui vous disent de faire attention à votre consommation, mais eux, vivent dans des maisons de plus de 3 000 pieds carrés, font des voyages transatlantiques plusieurs fois par année en plus de conduire des SUV, électrique ou non. Si ce n’était pas le comble de l’incongruité, on les voit faire des annonces publicitaires nous incitant à consommer davantage. Misère.

      Alors, Sainte Greta Thunberg, priez pour nous et nos péchés écologiques.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 24 juillet 2019 19 h 12

      @ Cyril Dionne —Je constate à la lecture de votre commentaire à mon égard que vous semblez avoir beaucoup de mal à contrôler votre affectivité par les propos enflammés que vous tenez. Donc, allons-y, pas à pas, sans vouloir surexciter votre susceptibilité qui me semble à fleur de peau.

      Commençons donc avec la surpopulation qui constitue votre marotte. Bien sûr que la démographie croissante dans certaines régions du monde est préoccupante. Toutefois, l’impact tant en termes de consommation énergétique qu’en consommation d’autres ressources, d’une naissance au Bengladesh pour prendre un exemple de pays surpeuplé n’équivaut pas à celui d’une naissance se produisant au Canada. Or, la production de GES dépend bien plus largement de la consommation d’énergie fossile que d’autres choses. Vous soulevez souvent la production de GES en Chine qui est colossale, comme l’est la population de ce pays, mais une grande partie de la consommation d’énergie de ce vaste pays sert à fabriquer des produits pour nous vêtir, nous connecter, nous laver, bref nous entretenir de par ce que nous leur achetons. Il s’agit donc de GES déportés sur la Chine, mais qui dépendent de nous au bout du compte.

      Puis, vous vous en prenez à la démonstration que je fais succinctement concernant les liens entre émotion et cognition… cette fois en qualifiant de pseudoscience ce que j’avance. Vous appelez même à la rescousse Antonio Damasio pour tenter de me clore le bec. Mal vous en prend, car Damasio lui-même utilise ce terme pour définir l’état perçu des sentiments, je le cite pour votre gouverne : « Les sentiments, qui trouvent leur origine dans l’état homéostatique d’arrière-plan et dans d’innombrables réponses émotionnelles générées par les images du monde extérieur, comptent parmi les piliers de notre esprit conscient. Ils sont à l’origine des qualia, éléments souvent évoqués dans le cadre des discussions abordant le problème de la conscience. » (« L’Ordre étrange des choses », Odile Jacob, 2017)

  • Jérôme Faivre - Inscrit 24 juillet 2019 05 h 01

    Canicula

    Hier, comme prévu, Mme Thunberg a enfoncé des portes ouvertes et, grâce à l'émotion communiquée, toute la classe politique française a été transfigurée par la Révélation.

    Sinon, l'auteure de cette lettre, même si elle s'en défend, associe en effet les critiques de la jeune Pythie nordique avec la mort de l'Espoir dans la lutte aux changements climatiques, voire avec la négation de cet enjeu critique pour toutes nos sociétés.

    Mais l'action ou l'inaction dans ce dossier ne dépendent aucunement de «l’énergie insufflée au mouvement écologiste» par telle ou telle vedette juvénile à la mode. L'utilisation des enfants comme émissaires d'une cause est un vieux truc de marketing des organismes de charité et de bienfaisance. Ça fait sympa auprès des déjà convaincues. Impact nul chez les autres et pire, probablement des réactions viscérales de rejet à la Cause.

    On trouve ici la critique récurrente et très convenue des gouvernements. Et de refaire l'historique de la Mobilisation. Comme si les mouvements écologistes avaient entendu des Voix pour sauver l'Humanité et avaient toujours le monopole des solutions très opérationnelles pouvant aboutir à des résultats concrets.

    Quand on parle ici avec dédain des premiers ministres « provinciaux» et «quinquagénaires» par contraste naturellement avec les «jeunes-ouverts-sur-le-monde», on est bien loin d'être rassembleur, bien au contraire. C'est comme si je disais que tout est foutu quand on constate le gaspillage honteux de ressources planétaires par les nouvelles générations d'enfants-roi qui voyagent sans arrêt, les yeux rivés à leur téléphones qu'ils jettent tous les deux ans.

    Sinon, au passage, on a ici une petite mention d'un comité interne de la «Faculté de médecine vétérinaire». Puisque l'on est en France ces jours-ci, qui dit vétérinaire, dit chien. Et qui dit chien, dit canin, donc canicule, évènement climatique extrême ! Tout est dans toute, c'est l'écologie circulaire !

    • Christian Roy - Abonné 24 juillet 2019 12 h 56

      "Tout est dans toute, c'est l'écologie circulaire !" et malheureusement , M. Faivre vos propos tournent en rond. Comme s'il fallait ménager la susceptibilité des boomers occidentaux afin qu'ils engagent dans une cause qui au fond les dépasse, vos propos en faisant foi.

      Notre environnement à tous n'a pas besoin de crâneurs qui défendront leurs droits acquis à surconsommer comme des goinfres.

      Elle a besoin d'adultes matures, ce qui nous manque comme jamais. Plutôt que de demander à la jeunesse "d'être raisonnable" sans quoi elle méritera une bonne fessée (!), les adultes d'aujourd'hui peuvent-ils tenir compte qu'il faudra bientôt que quelqu'un paie la note du party dans lequel ils s'épivardent présentement ?

      Si je me souviens bien, Fifi Brindacier n'avait pas de parents... Greta, pour sa part, fait appel au sens des responsabilité des dirigeants actuels qui restent un temps les intendants de la planète Terre. Ces derners répondront-ils absents ou présents ?

  • Yvon Montoya - Inscrit 24 juillet 2019 06 h 27

    Ce qui est significatif c’est de s’apercevoir que de Bolsonaro, Trump et consorts, ce sont des forces politiques toxiques qui sont contre l’action des jeunes pour la problématique climat et/ ou destruction de notre planète. En general ces forces politiques de Droite, Extreme-Droite et conservatrices manient l’arme de l’humiliation insultante. Ces forces politiques absolument irrationnelles sont encore bien vivantes depuis la fin de la seconde guerre mondiale depuis la chute des responsables du grand carnage du 20ieme siècle et cela continue. L’homme n’apprend donc rien de son histoire. On n’a pas besoin d'être progressiste ou de Gauche pour réaliser que l’action de Greta Thunberg nous est nécessaire dans ce monde sauvage et de plus en plus inculte d’un point de vue humaniste. Ils ne contredisent jamais cette jeune fille avec des arguments rationnels issus de la science. Non, ils la traitent comme on le fit au Moyen-age on traita des sorcières et autres hérétiques avant de les mettre au feu. Epeurant.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 juillet 2019 09 h 49

      Ce qui est significatif ici, c'est que les changements climatiques ont eu lieu bien avant les Bolsonaro, Trump et consorts de ce monde. En fait, ce sont nos citoyens du monde qui ont contribué le plus au scénario apocalyptique que nous avons présentement devant nous. Moi, j'aime bien l'analyse de M. Faivre parce que c'est exactement cela; l'écologie est devenue une religion dépourvue de gros bon sens et surtout, de solutions pratiques, pragmatiques et réelles. « Ben » non, on se fie à une jeune fille autiste pour nous montrer la voie. On imagine que si on le dit un million ou des milliards de fois, le problème des changements climatiques va se résoudre par lui-même, ô intervention divine. Sainte Greta Thunberg, priez pour nous.

    • Christian Roy - Abonné 24 juillet 2019 13 h 10

      @ M. Dionne,

      Vous utilisez les mêmes techniques humiliantes et irrespectueuses que Trumpette en basant votre argumentaire sur le rabaissement du messager et non pas sur son message.

      Vous ne démontrez rien d'autre à part peut-être votre découragement à trouver, de la part d'une adolescente des "solutions pratiques, pragmatiques et réelles." De toute manière, je peux imaginer que si elle vous en faisait part, vous résisteriez... bouclant ainsi la boucle...

      - Comment donner du crédit à une adolescente ?
      - Pourquoi ne nous donne-t-elle pas des solutions concrètes devant les dérèglements climatiques et la destruction de la biociversité ?

      "Double Bind" Bravo !

      No Collusion No Obstruction !!! répété par votre propore idôle, ad noseam !

    • Cyril Dionne - Abonné 24 juillet 2019 14 h 42

      Mais pardieu M. Roy, qui est-ce qui mentionne les Bolsonaro, Trump et Cie pour occulter leur responsabilité dans l'équation climatique? Est-ce que vous avez oublié de prier ce matin? Vous seriez plus utile à vos amis imaginaires que dans ce forum de Québec solidaire.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 24 juillet 2019 14 h 58

      Exscellent court texte qui ferme "la boite àtous les petits Trump de ce monde.

      Je suis entierement de votre bord.Hélas les gens élisent ces."..............".

    • Christian Roy - Abonné 24 juillet 2019 15 h 05

      @ M. Dionne,

      Le mot religion brouille votre esprit peut importe le contexte.

      N'ayez crainte, je vais prier pour vous !!!

      Le Seigneur est avec vous... il n'attend que vous ouvriez votre coeur !

  • Françoise Labelle - Abonnée 24 juillet 2019 06 h 59

    La rationalité à vide

    Le neuropsychologue Damasio a bien souligné qu'il n'y a pas de prise de décision sociale rationnelle sans l'émotion. Évidemment, les robots et les algorithmes nous survivront.
    Toute théorie mathématique développée logiquement repose sur des postulats de base (des faits), toute simulation informatique repose sur des faits. Avant d'exercer une «rationalité», il faut consulter les sites de la Nasa et de la Noaa sur la question (Global Climate Change, climate gov) et surtout lire les rapports annuels du National Climate Assessment des USA, qui décrivent les effets réels du réchauffement sur le territoire US et contredisent le très stable mauvais génie qui semble vous inspirer. Le Scientific American de février décrivait la fonte plus rapide qu'anticipé de l'immense glacier antarctique Thwaites, de la taille de la Floride. Si vous préférez le privé, il y a la chronique Global Climate Change de Brett Anderson sur Accuweather.
    Je ne me souviens pas que vous ayez mentionné un seul fait sur la question du réchauffement.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 juillet 2019 08 h 38

      Vous humaniser les atomes. Les faits n'ont que faire de l'irrationalité des émotions. L’humanité sur la terre n’est pas une finalité pour l’univers; la nôtre, oui.

  • Christian Labrie - Abonné 24 juillet 2019 07 h 01

    Rationalité et apocalypse.

    Il peut arriver que la rationalité, scientifique, amène à des prophéties apocalyptiques.
    J’ai déjà lu que Kant, avant de mourrir, réglait toute chose avec précision pour après sa mort imminente, avec un flegmatisme marqué de la rationalité qui était la marque de son œuvre. Il savait, rationnellement, qu’il allait mourrir, il ne cherchait pas à le nier.
    À moins que monsieur Rioux veuille signifier que s’adonner à l’activisme comme Mme Thunberg, c’est manquer de rationalité car... il est déjà trop tard. Et que être rationnel dans les circonstances, c’est se résigner stoïquement à la fin de l’humanité.