Laïcité, démocratie et lobbycratie

Actuellement, la lobbycratie s’oppose à la démocratie et il semble que chaque victoire qu’elle remporte contribue à renforcer le populisme.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Actuellement, la lobbycratie s’oppose à la démocratie et il semble que chaque victoire qu’elle remporte contribue à renforcer le populisme.

L’article « Ces lobbies qui envahissent nos institutions publiques » écrit par Pauline Gravel, et paru dans Le Devoir en mars dernier, met en lumière le travail de la journaliste Stéphane Horel. Celle-ci au travers de son livre : Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie nous décrit l’influence des lobbies corporatifs sur nos démocraties.

Mais, il n’y a pas que les lobbies corporatifs qui minent notre démocratie. Il existe aussi de nombreux groupes sociaux ou religieux qui ont des moyens organisationnels et financiers suffisants pour influencer les médias et ceux qui nous gouvernent. En fait, le modèle développé par les corporations a été repris par ce que nous appelons des groupes de pression.

Qu’il soit de droite ou gauche, ce type de lobbyisme jumelé à un élitisme persuadé de posséder la vérité contribue à bloquer les débats démocratiques. Il banalise les points de vue majoritaires en les qualifiant, entre autres, de populistes. Convaincues d’une certaine supériorité morale, ces élites se donnent souvent pour mission d’éduquer la populace. Quelquefois, elles le font avec des arguments, mais souvent elles utiliseront le bâton financier, médiatique ou social.

Le projet de loi 21 constitue un exemple parfait pour illustrer cette confrontation entre le système démocratique et un système lobbycratique de plus en plus envahissant.

Nous avons ici un projet de loi proposé par un gouvernement majoritaire. Ce projet de loi était clairement énoncé dans leur plateforme électorale. De plus, des résultats de sondages faits par des firmes sérieuses montrent qu’il est appuyé par une large majorité de la population.

Dans un système démocratique normal, on devrait donc s’attendre à ce que ce projet de loi passe assez facilement.

Pourtant, les médias qualifient ce projet de loi de controversé. La plupart des chroniqueurs et des éditorialistes du Québec s’y opposent ou trouvent qu’il va trop loin. Sans compter que plusieurs médias du ROC n’hésitent pas à qualifier ce projet de loi et tous ceux qui le soutiennent de racistes.

Alors que, selon plusieurs sondages, près de 70 % des Québécois appuient le projet de loi, il semble que leurs voix ne trouvent pas d’écho chez plusieurs de leurs représentants. Pensons au conseil municipal de Montréal qui s’est opposé unanimement au projet, ou encore à plusieurs syndicats ou organisations qui témoignent contre le projet de loi en commission parlementaire. Est-ce que ces organisations ont consulté ceux qu’elles doivent représenter ou est-ce qu’elles se sont contentées de prendre l’avis d’une poignée de délégués orientés politiquement ? Et que penser des représentants autoproclamés des groupes religieux. Est-ce qu’ils représentent vraiment l’avis de la majorité des croyants ?

Malaise démocratique

Le débat sur ce projet de loi met en lumière un sérieux malaise démocratique. Sommes-nous face à des gens qui agissent comme des représentants de leurs commettants ou sommes-nous plutôt face à des dirigeants soumis à des lobbies et qui tentent de nous imposer une dictature bienveillante ?

Il est fort probable qu’en France, le phénomène des gilets jaunes soit aussi le symptôme d’une population incapable de se faire entendre démocratiquement et fatiguée de se faire exploiter par des élites bienveillantes.

Actuellement, la lobbycratie s’oppose à la démocratie et il semble que chaque victoire qu’elle remporte contribue à renforcer le populisme. Car si l’on peut forcer le silence de la majorité un certain temps, on ne peut le faire éternellement. Et n’en déplaise à plusieurs, on n’éduque pas les gens à coups de bâton. En fait, si ce projet de loi est aboli ou s’il subit des modifications qui diluent son contenu, il faudra se poser de sérieuses questions sur le fonctionnement de notre démocratie et sur la pertinence d’aller voter. Qu’est-ce qui est le plus efficace ? Aller voter ou choisir de financer un groupe de pression qui défendra nos intérêts ?

Respecter le choix de la majorité, ce n’est pas tyranniser les minorités, mais simplement respecter le système politique dans lequel nous avons choisi de vivre. Il n’est pas parfait, mais les autres options sont beaucoup moins intéressantes.

Bref, s’il vous venait à l’esprit de chercher un motif supérieur pour accepter ce projet de loi, le respect de la démocratie devrait être en haut de votre liste.

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111 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 18 mai 2019 03 h 06

    Et les droits et libertés de la personne?

    La démocratie, dans un État de droit, exige le respect des droits et libertés de la personne. Ce que PL21 ne fait pas. C'est aussi simple et important que cela.

    M.L.

    • Jean Lacoursière - Abonné 18 mai 2019 10 h 53

      Parole de chartiste : « C'est çà qui est çà pis ça finit là. »

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 mai 2019 11 h 09

      Le port de signes religieux n'est pas un droit. C'est aussi simple que ça.

    • Michel Lebel - Abonné 18 mai 2019 12 h 53

      @ Jean-François Trottier,

      Tous les juristes sérieux, incluant ceux du ministère québécois de la Justice, vous diront que le PL21 va à l'encontre des Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés. D'où donc la nécessité d'avoir des clauses dérogatoires (nonobstant).

      M.L.

    • Christian Roy - Abonné 18 mai 2019 17 h 55

      @ M. Trottier,
      "Le port de signes religieux n'est pas un droit. C'est aussi simple que ça."

      Si ce que vous écrivez était si solide que ça, pourquoi donc avoir recours à la clause Nono ?

      Des bretelles, une ceinture fléchée, des épingles à couches avec ça ?!!!

      Ce ne doit donc pas être si "simple que ça",

    • Jean-Charles Morin - Abonné 18 mai 2019 19 h 47

      "Tous les juristes sérieux, incluant ceux du ministère québécois de la Justice, vous diront que le PL21 va à l'encontre des Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés." - Michel Lebel

      Tous les juristes supposément "sérieux" font partie de l'élite mondialiste lobbycratique.

    • François Beaulne - Abonné 18 mai 2019 21 h 18

      Vous avez une approche d'ayatollah. C'est exactement la même logique qu'imposent les ayatollah à leurs populations: la loi c'est la loi. Le Coran c'est le Coran, point final.
      De plus, la loi à laquelle vous vous référez pour vous prononcer de manière biblique, la Charte canadienne des droits de 1982, n'a jamais été entérinée, ni par la population du Québec, ni par celle du Canada. Ni par aucun gouvernement du Québec. Au moins Moise pouvait se revendiquer du titre de prohète pour présenter aux juifs de l'antiquité les Tables de la Loi.
      Or jusqu'ici je n'ai jamais entendu personne octroyer à Trudeau père le même statut vénérable qu'à Moise.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 18 mai 2019 22 h 05

      Le port des signes religieux n'est pas un droit, en effet : c'est pas marqué dans le livre de règlements. L'interdiction le sera. Vous serez heureux? Moi pas. Ce qu'il faut voir, comme en chaque cas, c'est comment cet usage particulier des libertés fondamentales peut atteindre son extension maximale en concordance avec l'usage que les autres font des leurs. Mais c'est trop compliqué. Sortons la règle pour mesurer le signe et pour châtier les délinquants.

    • Jean-François Trottier - Abonné 18 mai 2019 22 h 21

      Ce que je dis est parfaitement vrai : il n'y a pas un traître mot sur les signes religieux dans les Chartes.

      Ce sont des juristes formés dans un pays religieux qui donnent cet avis, qui est par conséquent sujet à caution.

      Quand le pouvoir judiciaire fait une mésinterprétation de la loi, la seule façon de corriger l'erreur est de changer la loi ou de s'en prémunir.
      Mais dans les faits les dérogations portent sur les erreurs de jugements et non sur le texte d'origine même si les ciorconstances y obligent, en tout cas du point de vue de quiconque considère que les gouvernements devraient être laïcs.

      Regardez comme les choses sont parfaites au Canada ! Demandez-vous pourquoi la prière aux Communes, malgré un jugement de la Cour Suprême sur le sujet, n'a as eu besoin d'un recours à la dérogation.

      La loi divine peut-être ?
      Le Canada est un pays religieux au même titre que l'Arabie des Saoud ou l'Iran.

      Et cessez de vous gargariser avec un État de droit où les juges ne sont ni élus, ni objets de débat avant nomination.

      C'est bien pire que notre système électoral, entre autres.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 mai 2019 08 h 58

      Résumons.

      Les deux Chartes réfèrent aux droits religieux sans écho aux signes religieux ni sans référence au principe de laïcité et de l’égalité des sexes comme élément prioritaire.

      La Cour suprême, qui fait jurisprudence, a néanmoins pris position sur des signes religieux.

      Dans une démocratie représentative, habituellement ce sont les parlementaires qui modifient et précisent les Chartes.

      Au Canada, ce privilège, qui revient au gouvernement du Canada, a été laissé aux juges de sa Cour suprême après avoir inclus, en 1982, dans sa constitution une clause dérogatoire permettant aux provinces de légiférer pour cinq ans renouvelable.

      Le PLQ, majoritaire avec 41,52% d'appuis, a voté une loi sur le visage découvert sans recourir à la clause dérogatoire. Elle est objet d’une contestation.

      La CAQ, un parti majoritaire avec 37,42% d'appuis en 2018, présente le PL21 pour rendre prioritaire les principes de laïcité et d’égalité entre hommes et femmes et préciser des règles concernant le port de signes religieux.

      Il a l'appui du PQ qui reçut 17,02% des votes. Le PLQ, avec 24,82% et QS avec 16,10% des votes s’opposent à ce projet, le premier sur la base du mandat reçu, l’autre après avoir revu son approche.

      Actuellement, le PL21 reçoit une majorité d’appuis. Conséquemment, si le PL21 est adopté, pour s’appliquer plus de cinq ans, cette clause devra être renouvelée.

      Si elle ne l’est pas, les principes de la laïcité et de l’égalité des sexes seront contestés de même que les règles du port de signes religieux.

      Que ressort-il de ce projet ?

      1. Dans le Canada, les parlementaires de l’Assemblée nationale, même avec un appui majoritaire, sont astreints à adopter une loi pour cinq ans, renouvelable selon la conjoncture, le long terme n’étant pas leur prérogative.

      2. Le pouvoir des parlementaires de l’Assemblée nationale est éphémère même avec un appui majoritaire.

      Pour moi, il s’agit d’une banalisation des fondements de la démocratie.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 09 h 12

      « Ce que je dis est parfaitement vrai : il n'y a pas un traître mot sur les signes religieux dans les Chartes. »

      Je ne sais pas qui dit le contraire. Certainement pas moi, comme vous avez pour le lire dans le commentaire qui précède celui-ci. Pour revenir à l'exemple de la prière aux Communes, cela me semble illustrer la nuance que je propose. Les chartes et les lois sont là pour renforcer les droits, ce à l'égard de quoi les interdictions ne figurent qu'à titre de moyens. Le code de la route n'a pas été fait pour embêter les gens mais au contraire pour éviter de l'être fût par simple négligence. La différence entre Saguenay et les Communes, c'est que dans le premier cas, l'extension que le maire voulait donner à l'expression de sa croyance était éprouvée comme une limitation pour ceux qui ne partageaient pas la croyance. Il utilisait ainsi d'une manière illégitime d'un privilège qui était symétriquement refusé aux autres. Mais se serait-il trouvé que tous les membres du conseil s'entendent (ce n'aurait pas été sur la prière confessionnelle), les tribunaux n'auraient rien eu à y redire. Cette latitude est encore plus explicitement reconnue aux législatures et au parlement canadien sous le vocable de privilèges parlementaires. On verra bien coment les choses évolueront au Nouveau-Brunswick. Parions qu'on n'aura pas besoin d'interdictions additionnelles pour trouver une voie de passage.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 09 h 35

      @Claude Bariteau, ce n'est pas que je lui voue un culte, mais puisque c'est à nouveau de la charte canadienne qu'il est questions, il faut rappeler que l'article 2a ne consacre pas le droit de choisir sa religion pourvu qu'on en ait une mais beaucoup plus largement de ne pas placer ses choix éthiques sous la gouverne d'une religion. Le privillège qui est ainsi soustrait aux religions pour aux ondividu l'est par extension à la société politique qu'ils forment entre eux. Leur État est donc laïque de droit, quel que soit le sentiment des individus qui y participent à l'une ou l'autre de ses fonctions, ce qui veut aussi dire que la laïcité ne se mesure pas à l'empreinte religieuse mais à l'autorité spéciale qui serait accordée au religieux par-dessus d'autres conceptions de la vie bonne et qui est légalement nulle, si elle ne l'est pas culturellement tantôt qu'il demeure possible de porter d'autres habits que ceux de l'orthodoxie laïciste.

      Concernant l'égalité entre hommes et femmes, elle est déjà inscrite dans l'article 15, dont l'effectivité devra être suspendue pour permettre la discrimination à l'endroit de certaines femmes. Drôle de manière de proclamer l'égalité.

    • Jean-François Trottier - Abonné 19 mai 2019 10 h 50

      @RMD

      Je comprend vos restrictions et n'y adhère pas du tout.

      D'abord, à titre de référence, ce n'est pas le sens du jugement.
      Ensuite, la Chambre des Communes est considérée dans son fonctionnement comme au-dessus des dispositions de la Charte. Ce n'est donc pas par décision des élus, à laquelle d'ailleurs je doute que le Bloc aurait donné son aval,
      Il me semble qu'une telle décision aurait exigé l'unanimité, mais je puis me tromper. Moi, je l'aurais exigée.
      Je ne crois pas me tromper en disant que la nature-même de toute religion monothéiste est de se considérer la seule vraie, et donc que sa seule évocation exclut toute autre religion, à la nuance près qu'une plus grande tolérance existe entre certains christiannismes mais pas tous, loin de là.
      Les sentiments exacerbés qui existent entre les tenants des différentes factions musulmanes sont loin de se résorber pour le moment. La lutte pour la suprématie sur le continent Islam dans les derniers siècles est au plus fort depuis 30 ans.

      Mais je ne sais pas si les différences s'expriment dans le texte des prières de chacun. Je suppute que oui.

      Il est tout de même étonnant que vous détourniez le sujet sur une possible bonne entente entre élus. Craignez-vous de devoir vous prononcer personnellement sur le bien-fondé d'une prière dans un lieu de décisions fondamentales pour les gens d'un pays ?

      La structure n'est toujours là que pour servir les gens dans la réalité. Si la présence d'une prière petit remettre en question l'apparence d'impartialité des élus, il serait lâche de se soustraire à un débat sur icelle.

      Et si les élus s'entendent si bien, qu'ils se rencontrent à la chapelle avant d'entrer en Chambre pour prier s'ils le veulent.
      En Chambre, c'est aussi déplacé qu'un signe de croix avant chaque intervention.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 mai 2019 12 h 37

      M. Maltais-Desjardins, vous raisonnez en bon canadien et argumentez en chartriste.

      Vous le faites avec tellement de rigueur que vous dites que le recours à la clause dérogatoire permettra la discrimination à l'égard de certaines femmes alors que c'est le contraire que vise la priorité de l'égalité des hommes et des femmes dans le PL21.

      Je ne m'attendais pas à un tel argument de votre part. Mais bon. Rien ne vous empêche de dire que la charte québécois discriminera certaines femmes en empêchant leur discrimination pour motifs religieux, ce qui est antithétique. Mais, quand on voit la Charte canadienne comme la CHARTE, ça va quasi de soi.

      Quant à la laïcité, dites-vous, elle serait fondée l'article 2a qui banit l'influence du religieux dans les « choix éthiques », ce qui en fait un principe guidant les pratiques de l'État de droit. Alors, en quoi octroyer à ce principe un statut prioritaire dans les activités de l'État vient-il porter atteinte à des droits religieux puisque ces droits ne sauraient influencer des « choix éthiques » ?

      Votre réponse, si j'ai bien compris vos commentaires, est qu'il n'existe pas de droit collectif, exception faite, au Canada, des droits octroyés aux Nations autochtones. Or, dans votre réponse vous indiquez que le « privillège qui est ainsi soustrait aux religions [...) l'est par extension à la société politique qu'ils forment entre eux ».

      J'en déduis qu'il revient aux « sociétés politiques » de voir à cette soustraction plutôt que le contraire, qui serait l'élargissement des droits religieux des individus là où s'exerce l'autorité des « sociétés politiques » en liant aux droits religieux le port de signes religieux. Là aussi il y a quelque chose qui est antithétique.

      Ces biais est le legs du PM Trudeau-père. Il fonda un Canada d'individus, figea la constitution et y intégra une charte de droits individuels que les juges peuvent clarifier. Comme apport démocratique, c'est nul.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2019 13 h 21

      Le Québec affirme qu'il ne reconnait pas la constitution canadienne, mais en reconnait pourtant la clause dérogatoire.

      Dès lors, le Québec reconnait comme effective ladite constitution.

      On ne peut pas s'opposer à une constitution d'une main en s'en servant de l'autre.

      De plus, le Québec aura beau ne pas avoir signé la constitution de 1982, il a perdu le référendum et est donc de facto soumis à la dite constitution tant qu'il ne sera pas sorti du Canada.

      Une constitution est un tout qui ne se prend pas par morceau.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 13 h 24

      @Monsieur Trottier, pourriez-vous m'expliquer votre compréhension du sens du jugement? Je lis :

      « analysée dans son contexte, la prière a un caractère religieux et que, par sa récitation, la Ville et son maire favorisent une croyance religieuse au détriment des autres, ce qui contrevient à l’obligation de neutralité de l’État. »

      L'idée, il me semble, c'est que le maire mettait ainsi les travaux du conseil sous l'autorité d'un culte au détriment des autres ou de toute autre conceeption morale non religieuse.

      Je ne répondrai pas à la suspicion de lâcheté que vous soulevez à mon endroit mais vous ferai remarquer que ma réponse sur cette question se laisse déduire des principes auxquels je souscris. Je ne veux pas encombrer le fil à me répéter.

    • Michel Gélinas - Abonné 19 mai 2019 13 h 46

      Pour répondre à M. Lebel, les religions n'imposent pas le port de signes religieux aux personnes civiles. Seuls les extrémistes religieux (islamistes, juifs orthodoxes rigides, sikhs politiques...) le veulent et poussent les gens au prosélytisme, souvent par l'intimidation et la menace. Donc, l'affichage de signes religieux par certains employés de l'État (et même tous les employés de l'État) peut être interdite, sans toucher à la liberté de religion.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 13 h 50

      @Monsieur Bariteau, j'ai bien peur de ne pas pouvoir répondre à vos commentaires à leur mérite, tant ils sont touffus. Je vous en remercie néanmoins.

      « en empêchant leur discrimination pour motifs religieux ». Pour qu'il y ait matière à l'empêcher, il faudrait qu'elle existe. Or, si ces femmes sont actuellement victime de cette sorte de discrimination, ce n'est pas du fait de nos lois, mais du privilège que s'arrogeraient des chefs religieux ou des bons québécois bien athées de souche de leur en faire subir. Si on veut empêcher cela, on n'a qu'à aider les femmes à faire leurs choix avec toutes les garanties légales que les deux chartes leur offrent... au lieu d'en passer par un surcroît de contraintes.

      « l'article 2a qui banit l'influence du religieux dans les « choix éthiques » ». Je n'ai pas dit qu'elle en banit l'influence, mais l'autorité. Une personne peut bien considérer que les préceptes de sa foi font autorité pour elle, mais l'accommodement auquel on consentira pour cette raison ne sera pas déterminé par un caractère obligatoire à quoi on donnerait une portée juridique mais sur la foi de la croyance sincère seulement, laquelle impose un poids bien moins grand à qui veut accommoder. Mais quoi qu'il en soit, là où on agit au sein de l'État, les choses sont encore plus claires. On aura beau rappeler la « suprématie de Dieu » de la charte, je voudrais bien voir un jugement où elle a été invoquée ou une loi dont la justification argumentaire l'aurait prise pour motif.

      Sur la question des droits « collectifs », je n'ai pas abordé ce sujet. Je dirais simplement que la distinction avec des droits« individuels » me paraît artificielle dans la mesure où toutes les libertés fondamentales se limitent mutuellement dans leur principe mais aussi et surtout dans l'aménagement de leur exercice, où ils ont une portée au moins supra-individuelle sinon collective au sens où on l'entend ces temps-ci.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 14 h 10

      Je ne suis pas sûr de bien saisir votre avant-dernier paragraphe. Je me limiterai à essayer de clarifier mon point de vue. La conséquence de l'extension de 2a des individu à la société politique (ou autre nom plus approprié), c'est que les systèmes de croyance, religieuses ou pas, n'y ont d'autre reconnaissance qu'à titre d'éléments de la diversité culturelle sans que la judaïté ou le christianisme ou l'islamisme soit jamais un élément déterminant au plan politique. Vous comprenez que j'applique cela pour les signes religieux des employés de l'État. Ou bien on refoule l'expression de toutes les différences dans la sphère privée... et le public devrait être occupé de part en part par des personnes incarnant une citoyenneté abstraite, ou bien on concilie son expression avec des exigences strictes de neutralité et de réserve pour lesquelles la probité des individus soit présumée et exigée en limitant autant qu'on le peut les restrictions qu'on jugera nécessaire (d'où la demande de monsieur Bouchard à laquelle le principe de précaution n'offre pas une réponse satisfaisante à mon avis.

      Comme il arrive toujours, j'aurai laissé en plan des éléments de vos commentaires. Le moins possible, j'espère. Cela m'importe bien plus que de tenter de vous convaincre.

    • Jean Lacoursière - Abonné 19 mai 2019 14 h 45

      Une charte des droits disant explicitement que les citoyens ont le droit de se vêtir comme ils le veulent en tout temps serait une charte ridicule.

      C’est pourtant ce que d’ardents Chartistes veulent pour les signes religieux.

      Sous quel prétexte ? Entre autres : cela fait partie des pratiques religieuses de certaines personnes.

      Donc, une personne portant un signe religieux devant une classe pratique sa religion.

      Monsieur, madame, nous serions ravis d’accueillir votre enfant dans notre école, mais soyez avisés, certains enseignants pratiquent leur religion en classe.

      Non mais, tant qu'à déconner... .

    • Claude Bariteau - Abonné 19 mai 2019 14 h 47

      J'en déduis qu'une citoyenneté concrète plutôt qu'abstraite en serait une d'ayants droit. Pour moi, une citoyenneté d'ayants droits réfère à des sujets juridiques et non à des acteurs dans une société de droit.

      C'est une différence majeure introduite par le PM Trudeau-père. Il en a fait l'assise de sa constitution et s'est assuré que les acteurs reconnus en démocratie représentative, les citoyens et les parlementaires, soient des sujets supervisés par les juges.

    • Jean-François Trottier - Abonné 19 mai 2019 16 h 05

      @RMD

      Vous me faites dire des choses que je ne dis pas. Cette évocation de votre lâcheté est sous forme conditionnelle et ce n'est pas un hasard. C'est à vous d'en juger. Toutefois, si vous trouvez que le chapeau vous va...

      Je ne vois pas du tout en quoi la citation que vous sortez peut entrer en contradiction avec ce que j'ai dit plus tôt. Ce n,est pas parce qu'à cet endroit on tient à juger de l'intention du maire que dans tout autre cas une prière issue d’une religion inclurait un ou plusieurs autres.
      Si vous avez l'intention de dire que les religions sont dans leur immense majorité des idéologies tolérantes, veuillez le prouver dans le détail, parce que tout dit le contraire.

      Le principal reproche que je vous fais depuis longtemps est de refuser de vous positionner dans un débat qui ne l’autorise plus depuis des années.
      Vous me faites l'effet d'un épouvantail à moineaux en plein champs entre deux tranchées lors de la bataille de Verdun de 1916, où le sol a été retourné sur 6 mètres par les bombardements et où encore aujourd'hui des arbres morts tiennent debout d'être pleins de mitraille.

      Vous écrivez "ma réponse sur cette question se laisse déduire des principes auxquels je souscris"...

      ..parce que vous croyez vraiment que je vais me taper des recherches de plusieurs jours pour retrouver les fragments épars de votre grandiose position, et ce par déductions ?
      Quels principes ? Quand les avez-vous nommés clairement? Au nom de quel don divin proclamez-vous pouvoir ne pas les répéter, vous qui radotez les mêmes poncifs et reprenez tout un chacun depuis des positons "à déduire" ? Calv...

      Ce n'est pas moi qui vous taxe de lâcheté. C'est vous-même, en même temps que vous vous dites nombriliste à mort. Eille! Exiger qu'on "déduise" à partir de "principes" jamais clairement nommés! Y a des tartes à a crème qui se perdent, j'vous jure!

      J'ai bien l'honneur de ne pas vous saluer.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 16 h 12

      Monsieur Lacoursière, il faut envisager la possibilité que les gens qui ne pensent pas comme nous ne déconnent pas. Cela m'évitera de vous inviter à ne pas déconner. Les «chartistes» (on pourrait aussi éviter les étiquettes : je me suis même fait traiter de « bon canadien »!) ne réclament pas du tout que le port de signes religieux soit inscrit dans les chartes mais qu'on justifie leur interdiction pour des motifs légitimes, ce dont la CAQ a décidé de se passer.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 16 h 20

      Je ne suis pas sûr que Trudeau allait aussi loin que de vouloir nous réduire à la condition de sujets juridiques par là privés individuellement de la pleine étendue de leurs droits démocratiques de citoyens. Autant fermer les parlements. Quoi qu'il en soit, non seulement l'article 33 mais déjà le tout premier article réitère la pleine légitimité du législateur. L'usage répété que les parlements de Québec successifs ont fait de l'article 33 et celui qu'il s'apprête à en faire me semble faire de cette idée de réduction à la condition d'ayant droit dont les faits montrent qu'elle est une vue de l'esprit.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 mai 2019 18 h 55

      M. Montmarquette, le gouvernement du Québec utilise une clause de cette constitution pour s'en protéger précisément parce qu'il ne la reconnaît pas.

      Par ailleurs, il n'y a pas eu de référendum au Canada menant au rapatriement de la constitution et à sa modification. En affirmant le contraire, vous déformez l'histoire.

      Même le référendum canadien de 1992 ne peut pas être évoqué pour justifier la constitution de 1982, car il portait sur des modifications qui furent rejeter pour des motifs différents au Québec et hors Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2019 19 h 47

      @ Claude Bariteau,

      Vous reconnaitrez que le Québec reconnait au moins cette clause-là. (la clause dérogatoire) ou alors on ne s'y reconnaitrait plus.

      Et selon ce que j'en comprends, ce n'est pas en déni total de la reconnaissance de la constitution, mais en dérogation de certains éléments précis des de la constitution comme on peut le lire ici:

      "La Loi constitutionnelle de 1982 a été adoptée contre l'assentiment de la province de Québec à la suite de négociations ayant mené à la nuit des Longs Couteaux. Ce refus de consentir à cette loi n'a toutefois aucune conséquence juridique.." - Wikipédia

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_du_Canada#cite_note-46

      Je mets donc en exergue : "Ce refus de consentir à cette loi n'a toutefois aucune conséquence juridique.."

      Si le dit refus n'a aucune conséquence juridique, on peut donc en conclure que, refus ou pas de la reconnaissance Québec, la constitution canadienne continue de s'appliquer.

      Autre argument apporté par un ami avocat.

      Même en refusant de reconnaitre la constitution canadienne de 1982, ce ne sont que les "modifications" de 1982 qui sont litigieuses et pourraient être contestables. Le reste de la constitution a toujours été en vigueur et continué de s'appliquer.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 20 h 37

      @Monsieur Trottier, le seul « effort » auquel vous vous livrez avec constance, c'est celui de tenter de discréditer ce que je dis. Je ne crois pas que cela vaille l'effort de comparaître à votre tribunal. Ce que vous demandez, ce n'est pas ce que je pense, mais un aveu de ce que vous estimez avoir compris de mon point de vue. Je vous laisse à votre posture de juge d'instruction. Tant mieux pour vous si elle vous vaut les appuis qu'on devine.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 21 h 40

      @Monsieur Trottier, à titre seulement gracieux et avant que le fil ne s'épuise. Je crois qu'on aura généralement compris que je suis en défaveur des restrictions vestimentaires visant les signes religieux non seulement pour les enseignant.e.s mais pour toutes les catégories d'emploi. Le motif principal n'en est pas un de stricte concordance avec la charte canadienne, dans une perspective trivialement chartiste, mais parce que je souscris aux principes qui sont au fondement de celle-ci et qui n'ont pour moi (je me contente de dire ce que je crois sans l'affirmer de façon péremptoire, juste pour que vous sachiez bien où je loge) rien à voir avec la suprématie de dieu où la réduction des citoyens à leur seule condition d'ayant-droits supposément atomisés. Je dois préciser peut-être que cette absence d'interdiction ne constitue pas une permission sans réserve qui donnerait une quelconque priorité à la liberté de croyance sur les autres libertés ou les autres formes que celle-ci pourrait prendre, mais seulement que si des restrictions doivent être imposées, elles doivent reposer sur des motifs sérieux, les mêmes qui sont énoncés dans le programme de QS depuis 2009 et qui peuvent, selon les circonstances, être invoqués avec succès. Je reconnais que cette approche oblige de traiter les situations au cas par cas, mais ce traitement particulier ne résulte pas d'un flou juridique mais de la nécessité d'apprécier le respect des cadres réglementaires en matière de devoir de réserve plutôt que de s'essayer avec des mesures uniformes qui n'uniformiseront rien sinon l'apparence de neutralité, les individus pouvant se réfugier d'autant plus à l'aise dans leur quant à soi que tout ce qu'on leur demande en somme, c'est de sauver les apparences pour ceux qui sont déjà kosher ou de se tirer pour les autres dans les niches privées qu'on leur réserve. Si c'est pas clair, je peux encore préciser. Et discuter après... mais ça, c'est moins sûr que vous en ayez envie, je crois.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 mai 2019 22 h 25

      Désolé si vous n'avez pas le temps de répondre, mais concernant le jugement sur MLQ-Saguenay, vous dites:

      « Je ne vois pas du tout en quoi la citation que vous sortez peut entrer en contradiction avec ce que j'ai dit plus tôt. Ce n,est pas parce qu'à cet endroit on tient à juger de l'intention du maire que dans tout autre cas une prière issue d’une religion inclurait un ou plusieurs autres. »

      Je ne cherchais pas à vous contredire. Je voulais seulement que vous m'expliquiez en quoi mon interprétation était erronée. Comme je n'ai pas beaucoup d'indice de votre part, je prends ce qui passe ici. Le jugement de la cour ne porte pas sur les intentions de Jean Tremblay mais sur l'effet objectif qui résulte du fait de placer les délibérations du conseil (et non dans le for intérieur de chacun des conseillers) sous l'autorité d'un dieu, à fortiori celui des chrétiens. Il y a fort à parier que si le MLQ avait réclamé que le maire inhibe l'expression de ses croyances religieuses, le recours n'aurait pas été accueilli s'il n'avait pas été établi qu'il en résultait pour les demandeurs autre chose que l'inconfort devant la différence. Pas plus qu'on pourrait anticiper que le MLQ s'aventure à faire blâmer François Legault pour avoir en toute candeur affirmé la semaine passée qu'il espérait que dieu existe. Mais je peux me tromper.

  • Paul Gagné - Abonné 18 mai 2019 03 h 58

    Très bien dit

    C'est rendu que la majorité subit la tyrannie des minorités avec la complicité de certains groupes dont certains médias et analystes. Eux, ils savent ce qui est bon pour nous et comment nous devrions penser.

    • Christian Roy - Abonné 18 mai 2019 18 h 06

      @ M. Gagné,

      Voulez-vous parler de la majorité des chroniqueurs et influenceurs de chez Québécor ?

      Voulez-vous parlez des animateurs des radio-poubelles de la Vieille Capitale ?

      "Eux, ils savent ce qui est bon pour nous et comment nous devrions penser."

      À vous et à moi de réfléchir aux sujets sensibles qui nous sont rapportés, au meilleur de nos connaissances. Non pas que je sois contre l'idée de partager sur la place publique des points de vue divergeants. N'est-ce pas là un trait de la démocratie que nous nous sommes données. À titre de citoyen, notre rôle est de se faire une idée des sujets abordés, de varier les perspectives et de nous créer un Québec dans lequel sera bon de vivre, ensemble.

      C'est l'une des façons d'échapper à la tyrannie, d'où qu'elle provienne.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 mai 2019 16 h 30

      @ Paul Gagné,

      "C'est rendu que la majorité subit la tyrannie des minorité." - Paul Gagné

      Selon le dernier sondage du Devoir, il y 64% des gens qui appuient PL-21.

      Ce qui donne 36% qui ne l'appuie pas.

      Une minorité équivalente au pourcentage de vote qui a fait élire la CAQ majoritaire (37%).

      Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'une grosse minorité.

      Référence :

      "Près de deux Québécois sur trois (64 %) soutiennent ainsi le projet du gouvernement Legault de bannir les signes religieux pour les employés de l’État en situation d’autorité.. (..) Questionnés à savoir si tel ou tel signe religieux devrait être permis au travail, les Québécois sont à l’aise (57 %) avec le crucifix et l’étoile de David" - Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/societe/553869/laicite-l-appui-au-projet-de-loi-21-se-maintient

  • Brigitte Garneau - Abonnée 18 mai 2019 05 h 24

    Le respect de la démocratie et le projet de loi 21

    " Actuellement, la lobbycratie s'oppose à la démocratie et il semble que chaque victoire qu'elle remporte contribue à renforcer le populisme."
    " Bref, s'il vous venait à l'esprit de chercher un motif supérieur pour accepter ce projet de loi, le respect de la démocratie devrait être en haut de votre liste."
    Merci M. Richer pour cet argument massue.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 19 mai 2019 09 h 38

      Quand la CSN déclare que PL21 est basé msur les préjugés, pas fort!

    • Christian Roy - Abonné 19 mai 2019 14 h 59

      M. Grandchamp,

      Le PL #21 est chargé de stéréotypes. Bien sür, il n'est pas surprenant qu'ils soient inconsciemment activés et utilisés. Ces stéréotypes (ou préjugés) amènent leur flot constant de jugements entre ceux qui les génèrent (dans ce cas-ci, le gouvernement lui-même !!!) et ceux qui en sont la cible. Se profile un clivage entre "Eux" et 'Nous". "Ils" deviennent une menace du simple fait de leur différence, sans égard à leurs comportements réels.

      Les jugements biaisés s'alimentent de croyances pour rendre "normal" la discrimination que l'ont finit par ne même plus remarquer. Amalgames, généralisations. hallucinations... voilà ce qui jouera au moment d"adopter un projet de loi injuste.

      Je sais que les pro-PL #21 balairont du revers de la main ces accusations qu'ils trouvent non fondées. Ils utiliseront le déni pour vivre en paix et se donner bonne conscience. Ils auront rapidement recours aux sondages (favorables) pour se justifier. Toute réflexion aura pris le bord. Dommage, je nous croyais plus civilisé que cela.

  • Cyril Dionne - Abonné 18 mai 2019 08 h 06

    Merci M. Richer

    Bravo pour votre lettre M. Richer. Vous avez mis le doigt sur le « bobo » avec ces groupes de pression qu’on appelle lobby. Il semble pour certains que ce sont ceux qui crient le plus fort qui devraient avoir raison. Évidemment, ils sont enduits de la « Vérité » qu’ils tiennent directement de leur dieu imaginaire, magique et extraterrestre par voie de communication métaphysique. Pour les autres, les « father knows best », ils sont encore « pognés » avec les tablettes d’argile qu’on appelle les chartes et dont aucun citoyen n’a eu la chance de voter pour celles-ci. Même si ces chartes reflètent des items qui sont aujourd’hui dépassés en 2019 comme la « suprématie d’un dieu dont on ne connaît pas la forme ou l’origine » inscrite dans la constitution « canadian », ils pourfendre tous ceux qui ne sont pas de leur avis en les traitant littéralement de xénophobe ou bien de raciste.

    La lobbycratie est l’ennemi de la démocratie. C’est la tyrannie des petites minorités disparates et en guerre contre l’une l’autre (pas beaucoup de juifs québécois ont marché avec notre Adil Charkaoui de notre cœur lors de sa manifestation contre l’islamophobie) sur la grande majorité. Ce n’est pas comme ça qu’on vit ici. Point à la ligne.

    Merci M. Richer.

  • Raynald Rouette - Abonné 18 mai 2019 08 h 14

    Très représentatif de la réalité


    C’est l’histoire du Québec depuis 1759.

    Tout ce qui vient du Québec pour les Québécois, a toujours été contesté de l’intérieur et de l’extérieur de toutes les manières par le ROC. Le Canada, un projet colonial réussi!