Merci à mon école de quartier

Dans cette ère où il est beaucoup plus facile de critiquer et de montrer du doigt que d’apporter des solutions ou de souligner de bonnes actions, j’ai décidé de prendre du temps afin de relever le travail exemplaire de l’école de mon quartier. Lorsque je pense aux enseignants qui doivent composer chaque année avec des enfants que la société étiquette hors norme, et ce, avec des classes de plus en plus nombreuses et des critiques de plus en plus percutantes, je ne fais que penser que nous devons donner de l’amour aux professionnels de nos écoles, les chouchouter et leur faire confiance. Leur dire à quel point ils sont importants et que leur travail, à nos yeux de parents, est primordial.

L’école J.-P.-Labarre de Varennes prend part positivement à l’éducation de ma fille, et ce, avec bienveillance. C’est en effet une école vraiment axée sur le bien-être de ses élèves. Elle contribue grandement à l’évolution émotionnelle de mon enfant, même si ma fille ne cadre pas dans les barèmes des élèves qui éprouvent de la difficulté scolaire et qui peuvent bénéficier de soutien pédagogique supplémentaire. Les défis à relever de mon enfant se situent bien ailleurs, et l’école J.-P.-Labarre a répondu à l’appel en considérant l’apport positif qu’ils pouvaient attribuer.

Ma constatation avait été troublante en essayant de trouver un professionnel disponible pour nous rencontrer le plus rapidement possible, en me butant sans cesse à des agendas complets pour plusieurs mois. J’y ai découvert que notre jeunesse avait besoin d’aide. Pas juste la mienne, la nôtre. Malheureusement, nous ne sommes pas tous outillés en tant que parents afin de faire face à ces besoins plus spécifiques. Et cette jeunesse se retrouve tôt ou tard sur les bancs d’école et la plupart du temps sans que les professeurs soient nécessairement formés à faire face à toutes leurs particularités. La pédagogie a tout de même ses limites.

Il existe une panoplie de professionnels qui peuvent aider, mais encore là, il faut en avoir les moyens puisque le réseau public est saturé. De même qu’il faut connaître les différences entre leurs pratiques respectives et arriver à s’y retrouver. J’ai consulté pour ma fille plus d’un psychoéducateur pour nous aider à lui apprendre à mettre des mots sur ses émotions qui explosaient incessamment comme un volcan en elle. J’ai beaucoup de chance, mes assurances couvraient cette profession. Dès son entrée en maternelle, nous nous sommes vite rendu compte qu’elle s’ennuyait en classe et que, malgré ses résultats scolaires plus que satisfaisants, ses défis se retrouvaient beaucoup plus au niveau de son comportement.

L’année suivante, réalisant que tous les professionnels externes avaient atteint une limite dans leur diagnostic puisqu’ils ne pouvaient pas observer ma fille dans son élément de vie scolaire, j’ai fait la demande à l’école pour recevoir un peu d’aide. Bien que je n’aie pas reçu de réponse totalement négative de la part de l’école, ses ressources sont plus que limitées malheureusement. Et elles servent principalement à ceux qui ont plus de difficultés scolaires. Mais la journée où ma fille a lancé un appel à l’aide, la direction, son professeur, les responsables du service de garde et les professionnels au service éducatif complémentaire ont répondu à l’appel de façon plus qu’efficace. Ils se sont mobilisés afin de répondre à son besoin. Ils ont observé des éléments que je n’avais moi-même pas remarqués. Ils ont réfléchi à certaines solutions pour l’aider à cheminer. Ils ont été tolérants et quelques fois même plus patients que je ne l’aurais été. Ils ont été en constante communication avec nous afin d’avancer parallèlement et d’aller dans la même direction.

Je n’aurais jamais pu espérer autant d’aide de la part de tout le personnel de l’école primaire J.-P.-Labarre de Varennes. Et les remercier publiquement en attestant que ma fille fréquente une excellente école est le moins que je puisse faire. À tous, je leur dis un infini merci. Et à l’enseignante de ma fille, Mme Lyne Maréchal, je vouerai une totale reconnaissance puisque je sais pertinemment qu’elle a fait beaucoup plus que le strict nécessaire pour aider ma fille à cheminer. Des enseignants comme vous font totalement la différence dans la vie des enfants qui éprouvent certaines difficultés. Vous avez enseigné à mes deux enfants à quelques années d’intervalle d’une façon totalement différente en prouvant votre désir de vous adapter à vos élèves. Nous parlerons de vous et de votre dévouement encore longtemps à la maison.

Longue vie à nos écoles québécoises et à leur corps professoral, qui font des pieds et des mains pour se débrouiller avec les faibles ressources disponibles.

NOUVELLE INFOLETTRE

« Le Courrier des idées »

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.

1 commentaire
  • Claude Saint-Jarre - Abonné 25 mars 2019 07 h 21

    Gratitude

    Lal gratitude est uen bonne chose. Je pourrais en dire autant.