PQ et indépendance: petit cours d’autodéfense intellectuelle

Jean-François Lisée
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Jean-François Lisée

Chacun a droit à sa propre opinion. C’est entendu. Mais chacun n’a pas le droit à ses propres faits. Dans le débat qui s’ouvre sur l’avenir du Parti québécois et de l’indépendance, rien ne me semble plus utile que de faire la guerre aux clichés et aux fausses perceptions, qui, malheureusement, semblent dominer le discours.

Les indépendantistes ont un devoir de ténacité : il est très difficile de faire du Québec un pays, je ne vous l’apprends pas. Mais la difficulté n’altère en rien la justesse du combat. Ils ont aussi un devoir de lucidité. Les innombrables commentateurs de la chose politique gagneraient également à se débarrasser d’un certain nombre d’idées aussi courantes que fausses.

Idée fausse no 1 : Si on ne parlait que d’indépendance, on aurait 35 % du vote, car c’est le nombre d’indépendantistes au Québec.

En fait, ce chiffre de 35 % est juste. Mais il est comme les 70 % de Québécois qui souhaitent abolir la monarchie. Un parti qui ferait de cette abolition son thème central n’obtiendrait pas 70 % du vote. C’est une opinion parmi d’autres. Elle ne détermine pas le choix électoral. Les dernières données disponibles indiquent qu’environ 16 % des Québécois appuient « fortement » l’indépendance. Pierre-Alain Cotnoir, analyste sondeur, disait un jour que les autres souverainistes, les « mous », « s’intéressent à l’indépendance comme vous et moi nous nous intéressons au curling ».

Bref, le PQ peut décider de tout miser sur l’indépendance. Ce serait un choix respectable. Mais alors, il doit savoir qu’il renoncerait ainsi à tout espoir raisonnable de prendre le pouvoir dans l’avenir prévisible. Il priverait surtout les Québécois de la capacité à s’offrir un gouvernement écologiste et de justice sociale. Dit plus crûment, ce choix donnerait à la CAQ un passeport pour un second mandat.

Idée fausse no 2 : Si on parlait d’indépendance tous les jours, on pourrait faire bouger l’opinion publique.

En fait, même à l’ère d’Instagram, l’immense majorité de l’information politique transite par les grands médias. Or, ces médias détestent la répétition. Ils ne la répercutent presque jamais. Ces deux dernières années, nous avons concrètement parlé d’indépendance au sujet de la Davie, de la légalisation de la mari, des délais de justice, de la langue, de l’immigration, du pétrole et de l’environnement, plusieurs fois par semaine. Vous l’apprenez ici. Normal, les médias n’estiment pas que l’argumentaire souverainiste, même mis au goût du jour, répond à leur définition de ce qu’est une « nouvelle ». Et même lorsqu’on réussit à traverser l’écran, il faut savoir qu’en période non électorale, seulement un électeur sur deux suit la politique.

Le travail de conviction militant est essentiel pour constamment former et aguerrir les troupes qui seront actives au moment des grands événements — changements sociaux, crises politiques, campagnes électorales ou référendaires — qui, eux, font évoluer l’opinion.

Idée fausse no 3 : De toute façon, les jeunes sont désormais à Québec solidaire.

En fait, la seule mesure disponible pour le 1er octobre dernier indique que 65 % des francophones de 18-35 ans n’ont pas (je répète, pas) voté QS. Le tout dernier coup de sonde de Léger montre que, même chez les 18-25 ans francophones, 62 % n’ont toujours pas (je répète, pas) l’intention de voter QS. Il n’y a pas « une » jeunesse. Il y a « des » jeunesses.

Idée fausse no 4 : Les jeunes pensent que la laïcité, c’est du racisme. Donc que le PQ est raciste.

En fait, le dernier sondage sur le sujet (CROP, novembre 2018) confirme tous les précédents : près de 60 % des 18-34 veulent interdire les signes religieux chez les juges et policiers, 50 % veulent aussi les interdire chez les enseignants (43 % contre). Ces éléments, les plus controversés du combat pour la laïcité, sont donc majoritaires chez les jeunes. Trop, même, à mon avis, car ils sont 40 % à vouloir que les récalcitrants soient congédiés. C’est dire que le PQ a un avenir chez les jeunes s’il assume son engagement laïque, pas s’il tente de le camoufler ou de ressembler à QS.

Idée fausse no 5 : La dernière tentative de rénovation du PQ a été un échec. Le PQ n’écoute pas les millénariaux.

En fait, l’opération Oser repenser le PQ de Paul Saint-Pierre Plamondon a produit des propositions dont 90 % ont été adoptées lors d’un conseil national de 2017. Une proposition voulant réserver un quota de sièges électifs aux membres de la diversité a fait grand bruit, car elle a été rejetée à la demande… d’une déléguée millénariale issue de la diversité ! Les délégués réunis ont suivi son conseil.

Des milliers de nouveaux millénariaux sont entrés dans le parti grâce à l’opération, leur poids à tous les étages des instances du parti a augmenté significativement. On peut donc parler d’un succès organisationnel certain, qui n’a malheureusement pas eu d’effet électoral.

Idée fausse no 6 : Le Parti québécois est le parti d’une génération.

En fait, les têtes fondatrices du parti, Lévesque, Laurin, Grégoire, Parizeau, étaient de la Grande Génération, celle des parents des baby-boomers. Le gouvernement Lévesque de 1976 a été formé par ces deux générations. Le premier X, André Boisclair, a fait son apparition dans le gouvernement Parizeau en 1994. Ministre de premier plan (Environnement, Affaires municipales), il deviendra chef en 2005. Puis, 11 des 24 ministres du gouvernement Marois furent des X, à des postes de grande responsabilité (Finances, Trésor, Santé, etc.). Les Y font leur apparition après 2014 avec une rapidité telle qu’ils forment 20 % des candidats péquistes en 2018. Ensemble, les X et les Y constituaient 66 % des candidats. Même avec le départ de Catherine Fournier, les X et Y dominent le caucus des députés (7/9). Ils forment 100 % de l’exécutif du PQ. Bien qu’il soit exact de dire que l’attractivité électorale du PQ envers les jeunes est en déclin, il faut enfin reconnaître que les baby-boomers ont formé le facteur principal, mais jamais unique, de l’électorat péquiste, qui a toujours mordu dans les autres générations. Alors chaque fois que vous entendrez un journaliste, un chroniqueur (ou un démissionnaire) affirmer que le PQ est le parti d’une génération, sachez que, volontairement ou non, il vous désinforme. La vérité est qu’aujourd’hui, le PQ est dirigé par ses 3e et 4e générations.

C’est notamment pourquoi, malgré l’amoncellement de pierres tombales qu’on veut empiler sur lui, le Parti québécois n’est pas tuable. Toute stratégie visant à l’exclure de l’équation, ou à souhaiter son décès, tient de la pensée magique. Est vouée à l’échec. Comme QS et la CAQ, le PQ est là pour durer. Au lieu de tirer dessus, il faut en tirer le maximum.

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71 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 16 mars 2019 01 h 43

    Il faut baser les opinions sur les faits.

    Merci et félicitations pour cette clarification des mythes que les chroniqueurs entretiennent au sujet du PQ. Ils pensent que s’ils répètent les mensonges assez souvent, les gens vont finir par les croire.
    En espérant que vos chiffres et vos faits vont éclairer les esprits défaitistes qui veulent tuer le parti de René Lévesque et les pères de la Révoltion tranquille, surtout sur la question de la Charte des valeurs, que l'on n’arrête pas de blâmer pour tous les malheurs de la terre. Encore une fois, merci.

    • Claude Bariteau - Abonné 16 mars 2019 11 h 39

      Avec le « beau risque », M. Lévesque a donné une jambette aux indépendantistes comme il l'a fait en refusant que le RIN fasse partie de la coalition, car il le préférait à l'extérieur pour qu'il serve de tremplin à ses vues.

      Le PQ a réalisé d'importantes transformations dans la ligne de pensée de la révolution tranquille jusqu'au jour où le Canada avec Pierre-Elliott Trudeau choisit de changer ce pays selon ses vues.

      M. Parizeau a redonné du souffle, celui du RIN, au PQ dans un contexte favorable. Il a même remisé ses idées d'indépendance à la faveur d'une « souveraineté partenariat » promue par la Commission Bélanger-Campeau sous le gouvernement Bourassa. Le résultat fut négatif parce que plusieurs habitants du Québec ne se sont pas sentis dans le coup avec ce projet alors qu'ils l'étaient plus avec l'indépendance.

      Le PQ a par la suite marcher à tâtons pensant que la « souversaineté partenariat » étant rejetée l'était aussi l'indépendance. D'où son replis sur la « souveraineté-association », qui a conduit à l'élection de la CAQ.

      L'avenir de ce parti réside dans l,affirmation de l'indépendance, ce qu'a refusé de faire M. Lisée, ce qui explique les résultats.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 12 h 51

      "D'où son replis sur la « souveraineté-association », qui a conduit à l'élection de la CAQ."- Claude Bariteau

      Le PQ serait revenu à la souveraineté-association APRÈS la souveraineté partenariat de 1995?

      Jamais entendu parler de ça.

    • Claude Bariteau - Abonné 16 mars 2019 15 h 53

      M. Montmarquette, moi je l'ai vécu sous Bouchard, qui travailla, avec Landry, pour exclure les indépendantistes des zones de pouvoir au sein du PQ et faire la promotion des idées de Lévesque parce que ce Bouchard estimait foncièrement que le Canada n'accepterait jamais un trou entre l'Ontario et les Maritimes.

      C'est « mots pour mots » ce qu'il a dit à une assemblée du PQ à Drummondville avant le congrès de 2000. Avant ce Congrès, j'ai travailléà remuer les pierres pour relancer l'idée d'indépendance avant de découvrir que ce remuage de pierres visait à exclure du PQ les indépendantistes des postes de direction.

      C'est ce qui s'est produit et c'est à ce congrès de 2000 que les idées développées par un comité de la capitale sur l'indépendance et ses incidences sur la capitale furent rejetées en présemce d'une dizaine de ténors du PQ qui ont tout fait pour qu'elles ne soient pas débattues.

      Les médias n'y ont pas fait écho, ce qui explique que vous n'en avez pas entendu parler.

      M. Bouchard, à la tête du BQ en 1995, marchait avec M. Parizeau et M. Dumont dans l'optique de la « souveraineté partenariat », mais pas dans les suites vers l'indépendance si le Canada rejetait le projet de « souveraineté partenariat », car, négociateur nommé par M. Parizeau, il aurait convenu d'une association à la Lévesque.

      Or, dès qu'il accepta de diriger le Québec après le départ de M. Parizeau, il pouvait ouvrir le bal pour l'indépendance que des sondages donnaient gagnante après les coups bas du Canada.

      Il refusa.

  • Marie Nobert - Abonnée 16 mars 2019 03 h 38

    Des sondages (qu'aucun politique ne-commenterait-à-moins-que-ça-ne-fasse-ses-affaires... (!)) jusqu'aux «sons d'âges».

    Mais encore! Est-ce que le faux engendre le vrai? Misère! «Carpe diem» et «Vive l'Hexagone!». (!)

    JHS Baril

  • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 03 h 58

    Lisée est mal placé pour parler de faits

    Jean-François Lisée est mal placé pour parler de faits.

    Lui, qui a non seulement affirmé que QS était un parti dirigé par un politiburo, mais qui nous a menti durant des mois en affirmant que le PQ avait le plus gros membership avec ses 80,000 membres. Alors que dans les faits, il n'en n'avait que 40,000.

    Avouez comme comme menteur et tripoteur de faits, c'est dur à battre.

    Référence :

    Le PQ n'en serait plus qu'à 40,000 membres révèle Catherine Fournier au 24-60.

    À 1min 20 sec. de l'entrevue.

    https://www.facebook.com/radiocanada.info/videos/2435405526504440/?

    .

    • Hélène Paulette - Abonnée 16 mars 2019 10 h 32

      J'espère sincèrement que madame Fournier se joigne à QS...

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2019 11 h 11

      "Le soir de l’élection de l’ex-chef péquiste Jean-François Lisée, en octobre 2016, 73 236 membres en règle avaient le droit de vote. En novembre 2018, le membership officiel du PQ avait chuté de 25 631 personnes, pour atteindre 47 605 détenteurs d’une carte du parti." (...)

      "Le porte-parole du PQ, Yanick Grégoire, confirme que le nombre d’adhérents en règle se situe «dans ces eaux-là», mais affirme que quelque 15 000 autres cartes de membres sont présentement dans leur période de renouvellement. La formation souverainiste accorde une période de grâce d’un an pour renouveler la carte de membre sans perdre ses privilèges."

      "«Donc, le chiffre officiel devrait être près de 65 000 membres. Ça, c’est le vrai bon chiffre, affirme Yanick Grégoire. Le test qu’on pose pour donner ce chiffre est : s’il y a avait une course à la chefferie, est-ce que tu pourrais voter? Il y a près de 65 000 personnes qui pourraient se prévaloir de ce droit-là.»

      Voir: https://www.journaldequebec.com/2019/03/15/le-pq-a-perdu-des-milliers-de-membres-sous-lisee
      Article du 15 mars 2019.

      -----------
      Ce qui nous intéresse ici - l'appui à l'indépendance: 35% semble près de la vérité - 16% pour qui c'est plus important - la différence (35 -16) n'en faisant pas nécessairement une priorité . Sans compter les indépendantistes qui craignent un référendum perdant. Au-delà des chiffres précis, on sent bien que la plus grande partie de la population de veut rien savoir d'un référendum sur la souveraineté. La vague possibilité qu'il aurait pu y en avoir un suite au poing de PKP est ce qui a fait tourner la campagne de 2012. C'est de cela dont il faut prendre acte.

      Peu importe ce qu'a dit JFL en d'autres occasions sur le nombre de membres du PQ ou le fonctionnement interne de QS - sujets sur lesquels JFL est silencieux dans cet article.

    • Michel Cromp - Abonné 16 mars 2019 11 h 21

      Quelle tristesse argumentaire! Vos réactions sont toujours d'une prévisibilité désolante. Qui est ici le menteur et tripoteur de faits? Vos accusations manque de substance. Le seul fait qu'on peut tirer de votre commentaire c'est qu'il y a au moins un membre de moins au PQ suite au départ de Mme Fournier mais pas un membre de plus à Québec Solitaire suite à ce même départ.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2019 11 h 30

      Le nombre de membres: avant d'accuser JFL de mentir sciemment, il faudrait savoir quand il a fait cette affirmation et les chiffres qu'il pouvait avoir au moment où il l'a faite. Qu'il ait retenu le nombre total de votes à la course à la chefferie où il a été élu chef, environ 76K, peut peut-être se comprendre. De toute façon, au 15 novembre 2019, +-65K se défend.

      Quant au fonctionnement du comité de coordination de QS - JFL a peut-être exagéré sur son poids général, mais il a été très choqué par l'annulation par le Comité de Coordination de QS ("CC") de la signature de l'entente signée par les représentants de QS et ceux du PQ (et d'ON à l'époque). Or, sans faire d'affirmation générale sur le poids du CC, on peut être troublé par son application à géométrie variable des principes démocratiques:

      - Le CC invoque les positions de congrès antérieurs pour annuler une entente avec le PQ en invoquant des principes démocratiques et sans envisager la possibilité que les membres de QS pourraient ratifier cette entente ultérieurement;

      - Le CC laisse passer l'entente de fusion ON-QS alors que celle-ci est en contradiction frontale avec le principe de la constituante ouverte, principe important et fondamental, adopté en Congrès par QS et réentériné une autre fois à un autre congrès de QS après longues délibérations. Pourtant, dans ce cas, le CC n'a en rien annulé cette entente et a permis qu'elle soit soumise à une approbation ultérieure d'un congrès ultérieur de QS.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 16 mars 2019 11 h 44

      Vous me tombez sur les nerfs Monsieur Montmarquette avec vos remarques mortifaires. Vous voulez constamment tuer le PQ...Vous voulez le faire disparaître et l'enterrer vivant avant qu'il ne soit mort...Je suis désolé pour vous, mais la lettre de Monsieur Lisée démontre avec éloquence que ce parti est toujours bien vivant, malgré ce que peut en dire Catherine Fournier en le traitant de véhicule cabossé et tout rouillé...Ce qui fait qu'un parti politique est vivant, c'est le dynamisme et la vitalité de ses membres, ne vous en déplaise...

    • Cyril Dionne - Abonné 16 mars 2019 13 h 10

      Et QS n'a que 10 000 membres, des étudiants et des assistés sociaux avec une conviction aléatoire puisque c'est gratuit pour devenir membre (tout est gratuit pour Québec solidaire et personne ne paie pour aucune facture). Nos socialistes sont encore pris dans une faille spatio-temporelle d'il y a deux siècles. Franchement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 13 h 43

      @ Raymond Labelle,

      " Le CCN laisse passer l'entente de fusion ON-QS alors que celle-ci est en contradiction frontale avec le principe de la constituante ouverte" - Raymond Labelle

      La position de Congrès de QS a été modifiée pour être en phase avec la position d’ON. Et ça ne venait pas que d'ON ça venait aussi d’une part des membres de QS qui voulaient un mandat fermé. Et de toute manière, c'est précisément le rôle du CCN - un pouvoir élu démocratiquement- de disposer de ce genres de situations.

      Les péquistes ne respectent pas les instances des autres quand ils se mêlent du fonctionnement interne de QS pour l'accuser bassement de trahisons.


    • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 14 h 20

      " QS n'a que 10 000 membres, des étudiants et des assistés sociaux." - Cyril Dionne

      QS n'a pas 10 000 mais 25 000 membres et aucune carte n'est gratuite. Et d'ailleurs rien n'est gratuit pour QS puisqu'il proposait une augmentation de 12,9 milliards sur 4 ans du budget du Québec pour fiancer ses engagements électoraux. Une augmentation du budget de 12,9 milliards appuyé par 65% des Québécois.

      Comme d'habitude, Cyril Dionne dit n'importe quoi.

      Référence : SONDAGE LCN - Léger :

      Baromètre des promesses électorales.

      65% des Québécois sont d'accord avec l'engagement de Québec solidaire d'augmenter les revenus de l'État de 12 milliards par année en adoptant un nouveau régime fiscal pour augmenter les impôts des riches.

      Source : Gabriel Nadeau-Dubois sur Twitter :

      https://twitter.com/GNadeauDubois/status/1037750349849927680

    • Eric Ricard - Inscrit 16 mars 2019 14 h 50

      @Montmarquette
      Comme dans 1984, vous avez le pouvoir de réécrire l'histoire. Fabuleux ! Il y a une semaine vous disiez que Q.S. avait rejeté l'entente avec le P.Q. parcequ'il n'offrait pas de ministère.
      Q.S. parti de la désinformation ?
      Q.S. voulait t'il le ministère de la propagande ? Vous en auriez fait un très bon ministre.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2019 15 h 01

      "La position de Congrès de QS a été modifiée pour être en phase avec la position d’ON." CM

      De façon rétroactive après que l'entente de fusion avec ON ait été signée, faut-il le préciser. C'est d'envisager un tel processus rétroactif que le CC a refusé de même envisager quant à l'entente qui avait été signée avec le PQ pour justifier son annulation.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2019 15 h 14

      Auto-nuances sur le nombre de membres. Allez, sur le 76K d'octobre 2016 combien étaient sur le délai de grâce? De plus, une course à la chefferie petu doper le nombre de membres, différents candidat.es pouvant recruter. Et parmi les +-15K actuels sur le délai de grâce, combien s'en prévaudront?

      Mais même à +-45K, le PQ demeure de loin le parti qui a le plus de membres au Québec. Mais bon, de toute façon, le nombre de membres d'un parti ou d'un autre ne nous dit rien en soi sur la justesse de ses positions.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 mars 2019 15 h 25

      Ah ! oui, 25 000 maintenant. Pourquoi ne pas dire 25 millions tant qu'à exagérer ou bien 25 000 + 5 000 divisé par 3. Et c'est gratuit ou presque (5$) pour devenir un soldat de Québec solidaire M. Montmarquette. Mais pourquoi diable est-ce que vous divisez les gens en des classes spécifiques? Adhésion solidaire, 25$. Adhésion régulière, 5$. Tout un parti qui classe les gens a priori selon l’argent qu’ils donnent. On imagine qu’en versant 25 000$ sans le dire à personne, on devient un membre du politburo automatiquement. C’est très « socialisant » votre approche monétaire.

      Et vous citez le p'tit Nadeau-Dubois sur Twitter maintenant? Franchement, faut-il en rire ou en pleurer?

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2019 15 h 30

      "un pouvoir élu démocratiquement- de disposer de ce genres de situations." CM

      - Le CC a empêché qu'un congrès de QS dispose de la situation de l'entente signée avec le PQ et ON en invoquant la position de congrès antérieurs. Le CC a annulé l'entente et rejeté la possibilité d'une ratification ultérieure de l'entente à un congrès suivant la date de cette entente. Donc, le pouvoir élu démocratiquement du congrès de QS n'a même pas pu se prononcer sur une possible ratification de cette entente à cause de la décision du CC.

      - Le CC a permis que l'entente avec ON, en contradiction directe avec la position de deux congrès plutôt qu'un d'ON qui avait choisi la constituante ouverte soit soumise à la ratification d'un congrès ultérieur pour ratification. La constituante fermée était le centre de l'entente avec ON.

      Difficile de ne pas se dire que le CC préférait une entente à l'autre et filtrait pour le congrès, pour n'y soumettre que ce qui faisait son affaire.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2019 16 h 46

      Du point de vue realpolitik de QS, on peut comprendre l’application des vertueux principes démocratiques d’une part à l’entente avec le PQ, et la non-application de ces mêmes principes quant à la fusion avec ON.

      - Participer à une entente avec le PQ vient confirmer l’autorité de ce dernier parti comme vaisseau amiral de l’indépendance, ce qui peut affecter le potentiel de croissance de QS – mais il fallait faire semblant de négocier pour sauver la face envers les indépendantistes;

      - Fusionner avec ON donne accès à des membres actifs et militants, qui étaient un peu la conscience du mouvement souverainiste. Cela donne une légitimité souverainiste à QS et l’avantage organisationnel de la fusion fait passer au second plan le reniement de la position antérieure des congrès de QS sur la constituante ouverte. Adopter la constituante fermée vient aussi couper l’herbe sous le pied au PQ en redonnant une vertu souverainiste à QS et en contestant au PQ son titre de vaisseau amiral de la souveraineté.

      Si j’avais été moi-même dans les hautes instances de QS et si j'avais été un peu machiavélien, j’aurais eu de la difficulté à ne pas y penser.

      Ce n’est pas que je démonise QS – c’est que je ne prête pas entièrement foi à l’angélisme qu’il revendique.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 20 h 27

      "Il y a une semaine vous disiez que Q.S. avait rejeté l'entente avec le P.Q. parcequ'il n'offrait pas de ministère." - Eric Ricard

      Démêlez vos cartes Ricard.

      Vous mêlez la convergence électorale du PQ avec l'Entente de Oui-Québec.

      Le refus de ministère, c'est la convergence, pas la feuille de route de Oui-Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 20 h 39

      @ Jean-Marc Simard,

      " Vous voulez constamment tuer le PQ.." - Jean-Marc Simard

      Qu'est-ce que vous pensez que les péquistes ont fait durant DES années et font ENCORE en reprochant à QS de diviser le vote, si ce n'est de lui reprocher son existence même? Et là, il ne s'agit pas d'un mes petits commentaires personnels, mais d'un phénomène généralisé de la direction à la base du Parti québécois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 20 h 52

      Le Commité de coordination national de QS (CCN) et non CN, a décidé par les pouvoirs qui lui étaient conféré que l'entente de Oui-Québec était irrecevalble.

      Pour le reste, que les péquistes se mêlent de leurs affaires.

      À 15% des intentions de votes dans le sondage Léger d'aujourd'hui, sans chef, avec le pire résultat électoral de leur histoire et un député de moins que QS, ils en ont déjà plein les bras à gérer au lieu d'essayer de gérer les affaires des autres.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 mars 2019 21 h 04

      @ Cyril Dionne,

      "On imagine qu’en versant 25 000$ sans le dire à personne, on devient un membre du politburo. .Et vous citez le p'tit Nadeau-Dubois sur Twitter" - Cyril Dionne

      25 000$ et on devient un membre du politburo...

      Décidément, on va commencer à s'interroger sur votre capacité de contact avec la réalité Dionne.

      Et si vous vous étiez donner la peine d'aller au lien du "p'tit Nadeau-Dubois" sur Twitter..

      Vous auriez découvert qu'il ne s'agit pas d'une de ses déclarations, mais d'une statistique des sondages Léger qui confirme que : 65% des Québécois approuvaient l'élément le plus important du budget de QS, soit, son total, d'ajouter 12 milliards au budget du Québec.

      Toute une bande de communistes faut croire..

      Gabriel Nadeau-Dubois sur Twitter :

      https://twitter.com/GNadeauDubois/status/1037750349849927680

      .

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2019 22 h 56

      "Le Commité de coordination national de QS (CCN) et non CN, a décidé par les pouvoirs qui lui étaient conféré que l'entente de Oui-Québec était irrecevalble" car en contravention avec les positions de congrès antérieurs alors que l'entente de fusion avec ON, tout autant en contravention avec les congrès antérieurs, avait été jugée recevable. Par conséquent, on a appliqué un même principe de manière différente dans les deux cas. On a invoqué la vertu démocratique pour justifier la première décision - on doit donc en conclure que cette même vertu démocratique n'a pas prévalu au deuxième.

      Il ne s'agit pas de gérer les affaires des autres, il s'agit de voir si ces décisions découlent d'aussi vertueux principes démocratiques que ceux évoqués. Comme ceux-ci sont évoqués publiquement, c'est l'affaire de tout citoyen, peu importe son appartenance ou non-appartenance politique, de réfléchir à la véracité de ces prétentions.

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 mars 2019 12 h 16

      @ Raymond Labelle,

      "Il ne s'agit pas de gérer les affaires des autres, il s'agit de voir si ces décisions découlent d'aussi vertueux principes démocratiques" - Raymond Labelle

      Le premier principe, c'est de respecter le vote démocratique d'une instance dûment élue pour procéder et non les dictats d'un autre parti qui tente de faire de l'ingérence pour essayer d'imposer ses volontés dans une autre organisation que la sienne.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 mars 2019 22 h 59

      M. Montmarquette - je peux comprendre qu'un parti prenne des décisions fondées sur la realpolitik, voire qu'elles relèvent de sa régie interne, la politique est souvent cruelle. Mais si QS tente publiquement de nous faire passer ça comme une incarnation de vertu démocratique supérieure, l'examen de savoir si la vertu démocratique supérieure est bel et bien le motif réel d'une telle décision devient légitimement du domaine public.

      Avant la fusion QS-ON, j’avais mordu à l’hameçon et me suis même émerveillé publiquement dans ces pages de la démocratie de QS, qui avait refusé d’avaliser une entente sous porte close qui allait contre des positions adoptées en congrès. Je m’émerveillais de ce que QS ne faisait pas comme les autres partis – faire avaliser la chose ultérieurement.

      Vous comprendrez ma déception lorsque j’ai vu QS signer une entente avec ON qui allait directement contre des décisions antérieures de deux congrès, sur des questions de fond et ayant fait l’objet de débats approfondis. D'ailleurs, des gens de QS n'ont pas aimé ça non plus, comme vous le savez.

      La question de la constituante ouverte ou fermée a été un débat profond dans QS, et vous le savez. Deux congrès plutôt qu’un ont adopté et entériné la position de la constituante ouverte et vous le savez – vous avez-vous-mêmes longtemps défendu cette position dans ces pages. Et la clef de voûte de la fusion QS-ON est la constituante fermée, et vous le savez.

      Ma petite indulgence: la fusion avec ON est un coup fumant - difficile de résister.

  • Gérard Raymond - Abonné 16 mars 2019 06 h 12

    <<Idée fausse no 2 : Si on parlait d’indépendance tous les jours, on pourrait faire bouger l’opinion publique.>>

    Je suis d’accord avec vous, monsieur Lisée, ça ne donne pas grand résultat si on en parle n’importe comment.

    Dans les années 1950, à partir de son émission télévisée POINT DE MIRE, René Lévesque, à l’aide d’un simple tableau et d’une craie, comme à l’école, s’est donné la crédibilité qui lui a permis d’obtenir, à peine quelques années plus tard, l’appui du projet de nationalisation des compagnies d’électricité, cela au bénéfice durable de tous les Québécois.

    Je vous invite donc à faire le tout du Québec pour présenter en version scolaire un exposé des avantages à ce que le Québec devienne indépendant.

  • Gilles Théberge - Abonné 16 mars 2019 06 h 25

    « Au lieu de tirer dessus, il faut en tirer le maximum.« 

    Ça a l’air que c’est dur à comprendre ça. Mais vous n’êtes pas surpris Jean-Francois, j’en suis persuadé. D’ailleurs quand on lit les commentaires des partisans sur les réseaux sociaux, on se convainc vite du contraire.

    Laissons retomber la poussière. Peut-être reviendront-ils à de meilleurs sentiments.