Énergie Saguenay n’émettra pas 8 millions de tonnes de GES par année

Selon un article du «Devoir» publié la semaine dernière, le projet Énergie Saguenay contribuera à une forte augmentation du trafic sur le Saguenay.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir Selon un article du «Devoir» publié la semaine dernière, le projet Énergie Saguenay contribuera à une forte augmentation du trafic sur le Saguenay.

Dans la foulée de la publication, jeudi dernier, dans ces pages, d’un article intitulé « Énergie Saguenay : le projet de GNL Québec générera 8 millions de tonnes de GES », l’équipe de GNL Québec estime nécessaire de prendre la plume afin de remettre dans leur contexte les interprétations erronées qui en ont découlé.

Ainsi, contrairement à ce que laisse entendre l’article en question, les conclusions dévoilées mercredi dernier par le réputé Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) démontrent clairement que le complexe de liquéfaction de gaz naturel d’Énergie Saguenay émettra trois fois moins de gaz à effet de serre (GES) annuellement que la cimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie, soit 420 000 tonnes.

De surcroît, ces GES seront totalement compensés par le ferme engagement pris par GNL Québec visant à faire de l’usine une usine carboneutre, à travers un projet de recherche piloté par la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi, pionnière du développement durable au Québec et dans le monde.

Les calculs des GES sur toute la vie du projet, de l’extraction à la consommation, sont une approche nouvelle qui nécessite une analyse approfondie : il faut comparer les données comparables afin d’y voir clair. Et puisque, à notre connaissance, aucune analyse de cycle de vie n’a jamais été effectuée et encore moins rendue publique dans le cas de l’usine de Port-Daniel, il s’avère évidemment impossible de comparer les émissions autres que directes de GES des deux projets, soit, dans le cas d’Énergie Saguenay, le chiffre de 420 000 tonnes par année.

Ainsi, le chiffre de 8 millions de tonnes de GES rapporté dans l’article du Devoir ne peut être employé puisqu’il ne se rapporte pas aux émissions de GES directes du complexe Énergie Saguenay, mais plutôt à l’ensemble des émissions directes et indirectes relatives à toute la chaîne du gaz naturel et à toute la chaîne de tous les intrants qui y sont associés, de près ou de loin. Cette démarche tient donc compte, par exemple, des GES émis dans la construction du béton qui entre dans la fabrication des barrages qui permettent la production de l’hydroélectricité propre et renouvelable du Québec !

Des GES donc, déjà émis ou dont les émissions surviendraient de toute façon, peu importe la réalisation du projet Énergie Saguenay. Un projet qui, répétons-le, n’est pas un déclencheur d’exploitation gazière, puisqu’il vise la transformation de surplus de gaz naturel actuels et prévus dans l’Ouest canadien.

De même, les conclusions du CIRAIG, qui incluent l’ensemble des GES du cycle de vie du projet, prouvent que grâce à l’utilisation des surplus hydroélectriques du Québec et au climat froid du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le complexe Énergie Saguenay émettra 84 % moins de GES qu’une usine similaire située aux États-Unis, dans le golfe du Mexique. Cela fera du complexe saguenéen le producteur de gaz naturel liquéfié le plus durable au monde.

De plus, l’analyse de cycle de vie du CIRAIG confirme que, grâce au fait que le gaz naturel liquéfié produit au Saguenay–Lac-Saint-Jean servira en grande partie à remplacer du charbon et du pétrole en Europe et en Asie, le complexe Énergie Saguenay permettra de réduire de 28 millions de tonnes par année les GES émis à l’échelle mondiale. Cela représente l’équivalent, pour chaque tranche de 3 années de production, de la totalité des émissions de GES émis au Québec, faisant de la région et du Québec des acteurs-clés dans la lutte contre les GES sur notre planète.

Nous sommes et demeurons déterminés à établir un nouveau standard dans notre industrie et nous vous invitons à visiter notre page Facebook et notre site Internet, au www.energiesaguenay.com, afin de vous renseigner et de consulter l’analyse de cycle de vie du CIRAIG et notre étude d’impact environnemental.

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