La controverse «SLĀV» et la pensée facile

«Avant de crier, comme monsieur Rioux, à l’
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Avant de crier, comme monsieur Rioux, à l’"apartheid culturel" pour défendre "SLAV", il serait bon de tout faire pour éviter la pensée facile, avance l'auteur. Une chronique dans "Le Devoir" est un lieu de pouvoir. Attention à ne pas en abuser.»

J’aime beaucoup les chroniques de Christian Rioux. Elles sont irrévérencieuses, délicieusement anti-bobos, prévisibles, à contre-courant. Très françaises aussi. « Républicaines » (le terme serait à définir) et soi-disant universalistes. J’ai pensé écrire au Devoir au printemps dernier lors de la chronique du journaliste entourant la journée du 10 mai en France, en souvenir de la traite, de l’esclavage et des abolitions dans le monde colonial français. De toute évidence, monsieur Rioux n’est pas toujours bien informé et ne connaît pas le contexte ayant mené en 2001 à l’adoption par le Parlement de cette importante journée commémorative, dont la fonction principale n’est pas la « repentance » (terme auparavant cher à la France sarkozyste), mais plutôt d’ouvrir le récit historique français à d’autres histoires que celle de ses rois, empereurs et autres grands hommes. Mais passons.

Je dois réagir aujourd’hui. J’apprends ce matin (6 juillet) que notre journaliste, lucide parmi les lucides, a passé trois jours à La Nouvelle-Orléans, mecque de l’esclavage et de la traite négrière au XIXe siècle, et qu’il y a tout compris. Et notamment qu’il n’a pas vu de couples mixtes (mais que veut dire le journaliste ? Noirs/Blancs, Hispaniques/Américains d’origine coréenne ? Portoricains/Noirs ?) dans les rues, contrairement à Paris. Aucun doute. Christian Rioux n’est pas censuré par le Devoir pour avancer ce qui ressemble fort à une incroyable ineptie. Trois jours et le journaliste a tout vu. J’ai habité deux ans à La Nouvelle-Orléans au début de mon doctorat. J’y effectue des recherches depuis 18 ans. Jamais je ne me permettrai de généraliser ainsi à partir de trois jours d’observation. Mais où donc le journaliste est-il allé ? Est-il allé au bar Le bon temps roule écouter les Soul Rebels ? Il y aurait vu une foule bigarrée sur le plan racial (surtout à partir de une heure du matin). Idem au Maple Leaf et dans tant d’autres lieux de la ville (à l’est où habite, par exemple, la communauté d’origine vietnamienne, pourtant soumise à une ségrégation raciale impitoyable jusqu’au début des années 1970). Je me demande s’il n’a pas fait l’erreur, comme la plupart des touristes blancs, de se contenter des quartiers fabriqués pour des hommes blancs en mal d’émotions et d’exotisme.

Pensée facile

Mais ce n’est pas tout. À lire la chronique de ce matin (bel exemple de pensée facile que je ne manquerai pas d’utiliser comme contre-modèle lors de mon prochain cours sur l’histoire des Amériques noires), tous les esclavages se ressembleraient et les communautaristes multiculturalistes identitaro-bobos (tant qu’à faire dans la caricature) se tromperaient d’ennemis en criant à l’« appropriation culturelle ». Sans prendre position sur le spectacle SLĀV que je n’ai pas vu (j’étais en vacances, mais pas à Paris, où j’ai grandi et où je n’ai pas vu le paradis racial de Christian Rioux), faut-il rappeler que l’esclavage existe, il est vrai comme il le dit, depuis malheureusement fort longtemps et qu’il fut dans le monde arabe, en Afrique noire et en Europe une forme de régulation sociale courante, mais que l’esclavage dit racial (fondé sur une équation irréductible entre peau noire et condition esclave héréditaire) a été inventé au début du XVIe siècle et qu’il a mené à la transportation forcée de près de 12 millions d’esclaves africains vers les Amériques (la majorité au Brésil, une poignée au Canada) et que cette histoire a été prolongée aux États-Unis, après l’abolition en 1865, par la ségrégation, l’incarcération de masse, les lynchages et la violence d’État sanctionnée par la Cour suprême. Bref, que l’histoire de l’esclavage racial a des résonances particulièrement vives de ce côté-ci de l’Atlantique, car cet aspect du passé est à peine passé, pour paraphraser Faulkner.

Dans cette histoire dont les traces sont indissociables, près de chez nous, du mouvement Black Lives Matter et de la résurgence du suprématisme blanc encouragé par le 45e président des États-Unis, les chants de l’Amérique noire sont des symboles importants, longtemps moqués par l’Amérique blanche qui se grimait le visage dans les spectacles de vaudeville (minstrel shows) et qui s’appropriait ainsi tous les rôles (blancs et noirs). La musique est au coeur de la politique dans les Amériques comme l’ont rappelé récemment les spectacles et l’oeuvre de Beyoncé ou Kendrick Lamar. Avant de crier, comme monsieur Rioux, à l’« apartheid culturel » pour défendre SLĀV, il serait bon de tout faire pour éviter la pensée facile. Une chronique dans Le Devoir est un lieu de pouvoir. Attention à ne pas en abuser.

Réponse de Christian Rioux

Monsieur Le Glaunec,

Permettez-moi de noter qu’au moment où le Québec est confronté à un cas flagrant de censure digne des années 1950, vous vous défaussez un peu rapidement sur le fait de ne pas avoir vu le spectacle SLĀV pour éviter de vous prononcer. De même, prenez-vous prétexte des trois jours que j’ai récemment passés à La Nouvelle-Orléans pour ridiculiser avec humour mon point de vue, oubliant de rappeler que j’ai été pendant un an Nieman Fellow à l’Université Harvard et que j’ai d’ailleurs écrit un livre sur les États-Unis intitulé Carnets d’Amérique (Le Boréal). Cela fait des années que j’observe combien la ségrégation raciale a profondément marqué ce pays et comment celle-ci, après le combat des droits civiques des années 1960, a donné naissance à un communautarisme exacerbé qui frôle parfois le séparatisme ethnique. Jusqu’à tout récemment, on ne voyait rien de tel en France où prévalait plutôt un modèle assimilationniste. Ce que vous dites de l’histoire de la ségrégation raciale aux États-Unis est fort intéressant, mais n’éclaire en rien la polémique entourant SLĀV, qui, je vous le rappelle, se déroule au Québec, dont l’histoire n’a rien à voir avec celle de La Nouvelle-Orléans. L’oublier revient à pratiquer une forme d’impérialisme culturel.

37 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 9 juillet 2018 01 h 18

    Le tribalisme racial ne conduit pas à la paix sociale!

    Il n'y a personne qui nie l'horreur de l'esclavagisme que vous décrivez si bien dans votre article, monsieur Le Glaunec: «la transportation forcée de près de 12 millions d’esclaves africains vers les Amériques (la majorité au Brésil, une poignée au Canada) et que cette histoire a été prolongée aux États-Unis, après l’abolition en 1865, par la ségrégation, l’incarcération de masse, les lynchages et la violence d’État sanctionnée par la Cour suprême.»
    Par contre, ce que Monsieur Rioux, comme beaucoup d'autres intellectuels québécois déplore, c'est la censure d'un spectacle qui fait l'éloge à la résilience de la communauté noire et qui dénonce la souffrance et la misère de l'esclavagisme. Monsieur Rioux déplore le tribalisme qui divise les citoyens selon leur race, leur religion ou leur ethnicité, ce qui ne conduise pas à la paix sociale.
    Au lieu de se plaindre, la communauté noire devrait exprimer sa gratitude au metteur en scène, Robert Lepage, pour avoir mis en relief l'histoire sordide et la déshumanisation des noires. Rien ne justifie la censure d'une création artistique.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 juillet 2018 09 h 06

      Comme vous avez raison Mme Alexan.

      Le terme péjoratif « appropriation culturelle, » utilisé pour critiquer certains types d'emprunts apparemment illégitimes des autres cultures, fait la pluie et le beau au temps Québec. L'appropriation culturelle, selon notre auteur d’origine parisienne qui n’a même pas vu la pièce, est interprétée de façon à ce que seuls les Noirs ont le droit de créer de l'art sur les personnages historiques noirs.

      Or il y a-t-il plus isolationniste que de vouloir s’enfermer dans sa culture? L’histoire de l’homme a pour sujet les échanges culturels comme concepts sociaux et ne sont jamais réciproques. Est-ce quelqu'un croit que la poudre à canon faisait partie d'un développement harmonieux comme échange culturel? Que dire du tabac? En Amérique, l'esclavage et la suprématie blanche font partie de l'histoire américaine. Les Noirs et les Blancs ne sont-ils pas moins dans l'obligation de s’engager dans un discours réciproque? Pour parvenir à un tel engagement, cela implique l'appropriation culturelle d'un essentialisme racial.

      Même la notion d'appropriation a été utilisé comme concept à de nombreuses formes de métissage culturel autrefois anodines, certaines critiques du terme deviennent de plus en plus crédibles. Et plus les choses sont bourrées sous l’hospice d'appropriation culturelle, plus elles imposent des limites à la créativité, aux échanges culturels et à l'innovation. Si elles sont prises à l'extrême, les conséquences seraient extravagantes. Seuls les Asiatiques pourraient utiliser des baguettes et seulement les Italiens pourraient jouer du violon. Maintenant au Québec, seuls les Noirs peuvent chanter des chansons sur l’esclavage, censure oblige.

      N'en déplaise à M. Le Glaunec, nous les nègres blancs d’Amérique, on aimerait bien que les gens des autres cultures s’investissent à nommer et chanter nos déboires de deux siècles d’esclavage aux mains d’un empire colonialiste anglo-saxon.

  • Serge Pelletier - Abonné 9 juillet 2018 03 h 53

    Pour votre information M. Le Glaunec, sudit professeur d'histoire

    Pourquoi, M. Le Glaumec écrives-vous des quarts de vérité? Pire, votre argumentaire est truffé de fausses informations, le tout doubler par des biais de connaissances... Et vous vous dites professeur d'histoire - ce qui est argument d'autorité ridicule. Quand à l’esclave comme tel, les blancs aussi ont été esclaves, et cela pas uniquement dans la haute-antiquité. Des pirates maures écumaient les côtes européennes et les îles atlantiques (comme l’Islande) pour y razzier les populations (hommes/femmes/enfants) afin d’en faire la traite au Maghreb, et dans l’Empire Ottoman. Cela a perduré jusqu’au milieu des années 1800. En 1805, le président américain Thomas Jefferson lanca une expédition navale contre le dey de Tripoli, en Libye, pour l’obliger à renoncer à ce rackett. Le dey d’Alger le poursuivra quant à lui jusqu’à la conquête française en 1830.
    Pour votre information de bien-pensant : la traite des esclaves africains en chiffres Pendant les trois ou quatre siècles qu'a duré la traite atlantique, l'historien Hugh Thomas estime à : - 4,65 millions le nombre d'esclaves transportés par le Portugal (la colonie portugaise du Brésil faisant office de plaque tournante vers le reste des Amériques), -2,60 millions d'esclaves transportés par la Grande-Bretagne, -1,60 million d'esclaves transportés par l'Espagne, -1,25 million d'esclaves transportés par la France, -0,5 million d'esclaves transportés par les Pays-Bas, -0,1 million d'esclaves transportés par les États-Unis. La traite atlantique, du XVe au XIXe siècles, a concerné un total d'environ onze millions d'Africains, en majorité des esclaves de naissance vendus par les chefs africains ou les marchands arabes. La traite orientale, organisée par les musulmans vers le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à travers le Sahara et l'océan Indien du VIIIe au XIXe siècle, a concerné quant à elle 17 millions d'Africains. Et n'oubliez surtout pas que la traite arabo-musulmane était de beaucoup plus terrible que la traite atlantique

    • André Joyal - Abonné 9 juillet 2018 12 h 31

      Je suis biensur d’accord avec vous M.Pelletier, mais je revendique connaitre l’histoire du Brésil aussi bien que celle de la France,. Or, le Brésil n’a pas servi de plaque tournante, car il aviait trop besoin de ses quelque 8 milions d’esclaves. Ce qui explique que l’abolition n’est survenue qu’en 1888 sous l’instigation de la pricesse Isabel.

  • André Joyal - Abonné 9 juillet 2018 04 h 30

    C. Rioux a raison

    Comme, à nouveau, on ne peut ce matin commenter les lettres (Pourquoi???),c’est donc ici que j’exprime mon appui total à la lettre de M. Louis Fournier. Ce dernier, comme d’autres, aurait souhaité que la derniere chronique de C. Rioux prenne la place de l’insipide édito de Mme Chouinard.

    J’écris ce commentaire de la terrasse d’un café parisien. Je viens à Paris depuis...1965. J’ai vécu 4 ans en France: études, années sabbatiques,invité dans 5 université,etc. Je m’estime bien placé pour juger de la pertinence des chroniques de C. Rioux.

    J’ai vu une premiere fois Les filles d’Avignon au MBAM en 1963. Je crains que mes petits-enfants ne puissent jamais voir ce tableau si on continue ainsi de plier l’échine face aux délires d’excités groupuscules. J’avoue ma tristesse en terminant mon grand creme et croissant sous un ciel sans nuage, par 22 degrés, dans une France euphorique la veille de la demi- finale de ses Bleus et ses noirs parfaitement intégrés.

    • Yves Côté - Abonné 9 juillet 2018 11 h 44

      Monsieur Joyal, SVP ne tombez pas dans l'euphorie...
      Je vis en France depuis 22 ans et lorsque je lis "et ses Noirs parfaitement intégrés", j'équarquille les yeux sur vos mots.
      L'indifférence apparente des Parisiens sur la couleur de la peau est malheureusement bien trop souvent faite d'apparences et de conformismes pour pouvoir aller beaucoup plus loin que l'intérieur même du périf où il se présente...
      Je pourrais m'étendre bien plus sur le sujet mais pardon, j'écris ici sans vraiment avoir le temps de le faire.
      Même lorsque cela naît de bonnes intentions, je crois qu'il faut éviter de donner des illusions aux Québécois.
      La chose est non seulement improductive sur le plan politique, mais aussi très peu utile à la compréhension des réalités.
      Salutations républicaines, Monsieur.

    • André Joyal - Abonné 9 juillet 2018 12 h 59

      M. Coté évidemment je fais allusion aux noirs des Bleus, telle cette merveille de 19 ans...pour les balayeurs de rue, c’est hélas différent.

    • Yves Côté - Abonné 10 juillet 2018 03 h 06

      Monsieur Joyal, nous nous entendons donc.
      Sincères salutations républicaines.

  • Serge Pelletier - Abonné 9 juillet 2018 04 h 52

    Monsieur Jean-Pierre Le Glaunec, sudit professeur d’histoire (bis 1)

    Monsieur Jean-Pierre Le Glaunec, sudit professeur d’histoire, vous affirmez : « mais que l’esclavage dit racial (fondé sur une équation irréductible entre peau noire et condition esclave héréditaire) a été inventé au début du XVIe siècle ».

    Devant une telle affirmation, qui en plus d’être gratuite se trouve d’une fausseté absolue, l’on doit s’interroger sur vos qualités de professeur d’histoire. Cela en est risible.

    Conséquemment, voici une deuxième correction à votre argumentaire.

    Les plantations de sucre assurent une bonne rentabilité sans trop de soucis mais elles requièrent une main d'œuvre nombreuse. Les Espagnols recrutent par la force les Indiens du cru. Mais ceux-ci succombent très vite à la tâche ou sous l'effet des maladies importées par les Européens comme la variole ou la rougeole.
    Pour suppléer le manque de main-d'oeuvre locale, les planteurs du Nouveau Monde se tournent dans un premier temps vers l'Europe. De pauvres bougres, lassés de végéter dans les faubourgs des grandes villes, signent des contrats avec des intermédiaires par lesquels ils s'engagent à servir pendant 36 mois sur une plantation.

    Surnommés « Bas rouges » ou « trente-six mois », les engagés sous contrat traversent l'océan sans bourse déliée et se voient promettre la liberté, un terrain et des outils, bref l'indépendance, à la fin de leur contrat. Mais leurs conditions de travail sont exécrables. Moins de la moitié arrivent vivants au terme de leur contrat ! Cela finit par se savoir en Europe de sorte que le flux des engagés se réduit d'année en année jusqu'à s'éteindre vers 1720. Dans le même temps, les colons complètent leurs besoins en main-d'oeuvre avec des Africains. Les premiers débarquent dans les Antilles dès 1502, en provenance... d'Espagne !

    • André Joyal - Abonné 9 juillet 2018 12 h 41

      Cette fois, nonobstant votre opinion sur mon collegue de Sherbrooke, je suis d’accord avec vous à 100 %. S Zweig, dans son livre sur le Brésil, écrit en 1937, soit au début de son exil, ecrit bien que les premiers Européens, à l’image de l’Australie, étaient des bons-à-rien. Comme les Indiens mourraient comme des mouches, le Portugal s’est rabattu sur les Africains plus efficaces que les repris de justice blancs.

  • Serge Pelletier - Abonné 9 juillet 2018 04 h 56

    Monsieur Jean-Pierre Le Glaunec, sudit professeur d’histoire (bis 2)

    Pendant une bonne partie du XVIe siècle, en effet, les trafiquants de main-d'oeuvre se contentent de puiser parmi les milliers d'esclaves qui travaillent dans les plantations de la péninsule hispanique ou débarquent dans ses ports, en provenance des marchés d'esclaves africains ou orientaux.

    Engagés blancs et noirs sont soumis aux mêmes règlements mais, tandis que l'effectif des premiers régresse d'année en d'année, celui des Africains ne cesse de croître.

    Dans l'Amérique du nord anglo-saxonne, c'est en 1619 seulement qu'arrivent les premiers Africains. Au nombre d'une dizaine, ils débarquent à Jamestown, en Virginie. Comme en Amérique hispanique, ce ne sont pas à proprement parler des esclaves mais des travailleurs sous contrat... recrutés sous la contrainte (notons que le procédé n'a rien d'exceptionnel car c'est aussi en usant de contrainte, par des rafles dans les ports, que la marine anglaise recrute ses équipages jusqu'à la fin du XVIIIe siècle ; on appelle cela la « presse »). Le sort des engagés africains est ni plus ni moins enviable que celui des engagés européens.

    Lorsqu'à la fin du XVIIe siècle, les esclaves deviennent plus nombreux que les colons blancs, ces derniers commencent à élaborer des statuts juridiques contraignants en vue de se préserver des révoltes et... du mélange des races ! Interprétant la Bible de façon très abusive, les planteurs anglais voient dans les Africains les descendants de la race maudite de Cham, selon un préjugé formulé PRÈS DE MILLE ANS PLUS TÔT PAR LES ARABES MUSULMANS (négriers pratiquant la traite trans-saharienne).. Ils justifient de la sorte un statut d'esclave en complète contradiction avec les idées politiques qui s'épanouissent alors en Europe.

    • Claude Bariteau - Abonné 9 juillet 2018 08 h 39

      M. Pelletier, vos trois commentaires mettent les pendules, du moins un grand nombre, à l'heure. Grand merci.