Agir sur tous les plans pour favoriser la réussite scolaire

La valorisation de l’éducation et de la culture contribue à motiver nos jeunes et à leur ouvrir des horizons.
Photo: Francis Vachon Le Devoir La valorisation de l’éducation et de la culture contribue à motiver nos jeunes et à leur ouvrir des horizons.

Depuis le temps que l’on cherche à améliorer les résultats scolaires de nos enfants sans vraiment y réussir, peut-être faudrait-il élargir nos horizons…

On sait que la pauvreté engendre souvent beaucoup de stress, de malnutrition, de mauvaise santé, de conditions de vie inacceptables, de dévalorisation, qui handicapent les enfants face à leurs apprentissages.

On sait que beaucoup d’écoles offrent un cadre de vie malsain et nocif pour la santé, tant des enfants que des enseignants.

On sait qu’il faudrait plus de bibliothèques de quartier, mieux équipées et mieux financées, qui soient un lieu de culture stimulant à fréquenter tant pour les jeunes que pour leurs parents.

On sait que l’activité physique tout comme l’art (et pas seulement quelques cours par semaine) sont nécessaires à l’équilibre des jeunes.

On sait que des projets spéciaux à l’école contribuent à raccrocher de potentiels décrocheurs, ce qui suppose plus d’autonomie pour l’école et l’accès à des budgets spéciaux.

On sait que la valorisation de l’éducation et de la culture, des enseignants et des artistes, des métiers comme des professions, contribue à motiver nos jeunes et à leur ouvrir des horizons.

On sait que présenter à nos jeunes des modèles inspirants, qui font et ont fait le Québec d’aujourd’hui, qui ont contribué à changer le monde, est nécessaire.

On sait que très majoritairement les centres de la petite enfance (CPE) préparent mieux les enfants à l’entrée à l’école que toute autre forme de garderie.

On sait que les ressources manquent pour accompagner les jeunes en difficulté et que les enseignants sont débordés.

On sait que les directions d’école sont accablées par les tâches administratives qui leur laissent peu de temps pour jouer leur rôle pédagogique et leur rôle de leader.

On aura beau rénover ou construire de belles écoles, saupoudrer ici et là quelques mesures correctives, modifier des programmes scolaires, je crois que ces efforts seront vains si on n’a pas un plan d’ensemble cohérent et une vision à long terme claire pour diminuer la pauvreté, améliorer l’ensemble de ces conditions et favoriser les apprentissages de nos enfants.

3 commentaires
  • Marguerite Paradis - Abonnée 7 mai 2018 06 h 42

    SOCIÉTÉ D'APPRENTISSAGE

    Tout à fait madame Vallières.
    Pourquoi l'école est la seule responsable de l'apprentissage? Tous les milieux devraient promouvoir l'apprentissag, exemples: milieu de travail, télé, radio, municipalité, etc..
    Pourquoi ne corrige-t-on pas les conditions de vie qui nuisent à l'apprentissage comme le stress associé à un revenu familial insuffisant, un logement inadéquat, etc.?
    Pourquoi passe-t-on un message aussi réduit et « méprisant » sur le potentiel des jeunes garçons?
    Pourquoi maintenons-nous des structures académiques aussi archaïques?

    • Brigitte Garneau - Abonnée 7 mai 2018 13 h 20

      En effet. Pourquoi? Un premier indice viendrait peut-être de notre rapport au TEMPS. Notre temps de concentration diminue. Alors qu'avant, une action prenait un temps défini, aujourd'hui, on peut faire plusieurs choses à la fois sans nécéssairement en terminer une. Le peu de temps que nous prenons influe sur la profondeur de l'action. Notre société est malade. Elle n'a plus de codes ou de références. Qu'en est-il du civisme et du savoir-vivre? Qu'en est-il de la politesse et du respect? Pour faire une profonde réflexion sur l'état de notre situation, il faut prendre le temps...

  • Cyril Dionne - Abonné 7 mai 2018 18 h 54

    L’école commence à la maison

    On sait que l’école commence à la maison et que de substituer des gens payés (les professionnels de l’éducation) pour garnir les compétences émotionnelles et sociales des enfants sont vouées à l’échec.

    On sait que la pauvreté est un problème socioéconomique qui n’a rien à voir avec l’école.

    On sait que beaucoup d’écoles offrent un cadre de vie malsain et nocif parce que seulement 50% des Québécois paient pour maintenir ces écoles.

    Ceci étant dit, l’école que nous connaissons aujourd’hui, date de l’ère de la 2e révolution industrielle. L’enseignement dans les écoles est le même que vos grands-parents recevaient avec seulement quelques différences. Nous vivons dans une ère numérique et pourtant, rien de cela n’est enseigné dans les écoles.