Amir Khadir, une approche combative et consensuelle

Amir Khadir a annoncé vendredi qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections provinciales.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Amir Khadir a annoncé vendredi qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections provinciales.

Après Françoise David, c’est donc au tour d’Amir Khadir de céder le pas ou, à tout le moins, d’annoncer qu’il ne se représentera pas comme député de Québec solidaire dans Mercier en octobre 2018. Certes, à la différence du ministre Martin Coiteux et de bien d’autres, il ne s’en est pas tenu à l’argument passe-partout des raisons familiales et il a affirmé qu’il continuera à militer activement au sein de QS. Il n’en demeure pas moins que son départ sonne pour Québec solidaire comme la fin d’une certaine époque, ou peut-être plus justement comme le passage de bâton entre une génération et une autre, expression de ce nécessaire renouvellement dont tout parti doit faire preuve s’il veut rester… vivant.

C’est d’ailleurs ce sur quoi Amir Khadir se plaît à insister. Si l’on veut lutter contre la personnalisation et les dérives du pouvoir, si l’on veut rester cohérent avec les valeurs de la gauche, il faut bien pouvoir — après 12 ans de politique à la tête de QS — montrer l’exemple et par conséquent laisser la place à d’autres. Et ce n’est pas là un simple argument de circonstance. Déjà, il y a quelques années, au moment où Françoise David avait été élue et où se posait la question de qui serait dès lors « le porte-parole député » de QS ainsi que son représentant au débat des chefs, Amir Khadir avait de lui-même laissé la place, arguant que dans un parti féministe comme QS, c’était quelque chose qui allait de soi.

En fait, depuis la naissance de QS — et même auparavant au sein de l’Union des forces progressistes —, cela a toujours été une de ses préoccupations et correspond sans doute à un trait de sa personnalité, aussi étonnant qu’il puisse paraître à ceux et celles qui voient d’abord en lui quelqu’un ne mâchant pas ses mots et prenant un malin plaisir à pourfendre les puissants ou encore à jouer au frondeur intempestif et iconoclaste. (Rappelez-vous l’épisode de ce soulier lancé en 2008 contre une photo du président George W. Bush !).

En effet, il a toujours voulu s’assurer que les différentes sensibilités ou partis pris au sein de QS puissent arriver à cohabiter en bonne intelligence, mieux encore, convivialement ! Et qu’importe si bien souvent il prenait ses aises vis-à-vis des sentiments dominants existant au sein de QS pour, de son propre chef, aller porter son soutien à tel ou tel groupe critiqué ou encore réconforter tel individu stigmatisé, faisant tout pour discrètement atténuer les pots cassés, poussant chacun à mettre de l’eau dans son vin, à chercher coûte que coûte le consensus, de manière toujours très pragmatique. Très proche en cela, d’ailleurs, d’une certaine culture québécoise.

Bien intégré à la vie québécoise

C’est là l’étonnant : Iranien d’origine, mais arrivé avec sa famille à l’âge de dix ans à Montréal, il a su, tout en préservant sa culture première, s’intégrer parfaitement à la vie québécoise, en métissant de manière très originale traditions et savoirs d’ici et de là-bas. Que l’on songe par exemple au fait qu’il ait très vite embrassé (dès son passage en 2000 comme candidat au Bloc québécois) la cause indépendantiste du Québec, ou encore qu’il ait su relativiser bien pragmatiquement — au nom des accommodements raisonnables — la question du voile dont il sait pourtant tout ce qu’il représente d’intégrisme crasse dans son pays d’origine.

Mais plus que tout, il a su préserver en lui cette approche politique si propre aux gens du Sud, eux qui savent que ce n’est qu’en luttant d’arrache-pied, qu’en ayant le courage de se tenir debout contre vents et marées qu’on pourra desserrer quelques-uns des cruels et injustes rapports de force qui, par le truchement de la mondialisation capitaliste contemporaine, pèsent sur le destin de leur pays. Cette approche-là, il ne l’a jamais perdue, quitte à se lancer tout seul, en franc tireur, dans la bagarre, loin des consignes de son parti. C’est elle qui lui a non seulement permis de trouver les mots justes pour dénoncer en 2008 les exactions de Henri-Paul Rousseau de la Caisse de dépôt et placement du Québec ou les arrogances hautaines d’un Lucien Bouchard en 2011, ou encore d’un Gaétan Barrette en 2018. C’est elle qui, en 2012, lui a permis de défendre l’idée de « désobéissance civile », puis d’affronter la tête haute la tempête médiatico-politique qui s’est déchaînée autour de lui quand, en plein Printemps érable, sa fille a été arrêtée et sa maison perquisitionnée par la police.

Une boussole pour Québec solidaire

Et c’est cette approche — mâtinée par son sens du consensus — qu’on souhaiterait qu’elle ne manque pas à l’avenir à QS. Car avec le recul du temps, on ne peut qu’admirer ce patient travail politique auquel il a participé conjointement avec Françoise David, en construisant un parti de gauche qui, à la différence de tant d’autres formations semblables de par le monde, a su, loin des divisions déchirantes et sans perdre son âme, croître et rassembler chaque fois plus d’adhérents, au point d’être aujourd’hui capable de peser de manière non négligeable sur la scène politique du Québec.

Et à l’heure où la nouvelle direction de QS cherche ses marques, peine parfois à trouver sa boussole, entre l’ouverture nécessaire et le maintien d’une identité forte (pensez à l’affaire Marissal), il vaudra la peine de se souvenir de ce sens de l’intervention politique si originale, fait tout à la fois de larges aspirations démocratiques et d’intransigeantes volontés de ruptures. En n’oubliant ni l’un ni l’autre.

Sans cela, il n’y aura pas de Québec solidaire… vivant.

21 commentaires
  • Gilles Bonin - Abonné 5 mai 2018 07 h 16

    Médiatique...

    pour le reste, pas grand chose. Alors retour aux sources et ça paie mieux quand même, non? Et ne soyons pas chagrin: ce sera plus productif pour la population.

    • Nadia Alexan - Abonnée 5 mai 2018 13 h 51

      Grâce à monsieur Khadir, on a pu goûter à ce qu'un député honnête pourrait faire. Il a pu se tenir debout face à la corruption et à la collusion du Parti libéral. Chapeau pour son courage et son dévouement!
      Par contre, où je ne suis pas d'accord avec lui ni avec QS c'est l'acharnement d'appuyer l'intégrisme islamiste et le prosélytisme que représente le voile. Il n'a pas su appuyer la laïcité contre les dérapages religieuse. Je suis aussi désolée qu'il n'a pas fait de son mieux pour faire une alliance électorale stratégique pour nous éviter quatre ans de plus de gouvernance libérale. C'est dommage.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 mai 2018 12 h 09

      À Nadia Alexan,

      "Où je ne suis pas d'accord avec lui (Amir) ni avec QS, c'est l'acharnement d'appuyer l'intégrisme islamiste et le prosélytisme que représente le voile. - Nadia Alexan

      - Vous mêlez appui et tolérance.

      - QS n'a jamais appuyé le voile et Amir non plus.

      Mais, oseriez-vous foutre à la porte de la fonction publique, toutes les éducatrices, médecins, infirmières, infirmières auxiliaires des CHSLD et j'en passe, parce qu'elle affichent un signes religieux?

      - Allez-vous interdire aux soeurs et aux prêtres catholiques de marcher sur la rue? - Allez-vous interdire de pratique les médecins juifs parce qu'ils portent une kippa? - Voyons..! C'est ridicule!

      La laïcité de l'ÉTAT ce n'est pas la sécularisation des personnes, mais des institutions gouvernementales. La laïcité c'est la neutralité de l'État, pas des individus. À moins de vouloir vivre dans le communisme ou un régime totalitaire à pensée unique tout le monde habillés pareil!


      La véritable neutralité de l'État, ça commencerait par arrêter de subventionner des écoles privées confessionnelles et cesser d'accorder des exemptions de taxes et d'impôts aux groupes religieux comme le propose QS et l'a refusé le PQ, Tout comme le PQ refusé de retirer le crucifix de l'Assemblée nationale, alors que QS l'avait revendiqué.

      Christian Montmarquette

  • Gilles Bousquet - Abonné 5 mai 2018 07 h 51

    Amir Khadir vs PKPéladeau pour le Québec un pays

    Hier, on a entendu M. Khadir, dire : C'est bien correct d'avoir mis Québec solidaire dans les pattes du PQ, vu que ce parti était rendu tellement à droite, qu'il est allé cherché, comme candidat, PKPéladeau, un multimilliardaire.

    Selon M. Khadir, le futur du “Québec un pays” doit être full-socialiste. On laisse les riches de côtés, même ceux qui veulent Québec comme pays. Est-ce qu'ils sont un mal nécessaire ou faudrait les encadrer, dans le nouveau pays ?

    On peut alors, se demander : Est-ce qu'un pays du Québec de Québec, jusqu'à la fin des jours sur terre solidaire laisserait de la place à la droite politique québécoise ?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 5 mai 2018 14 h 40

      « On laisse les riches de côtés, même ceux qui veulent Québec comme pays. »

      Et quoi, ce serait une raison de le leur céder ?

    • Patrick Boulanger - Abonné 6 mai 2018 00 h 43

      « Est-ce qu'ils sont un mal nécessaire ou faudrait les encadrer, dans le nouveau pays ? »

      Je crois qu'il est hautement préférable d'encadrer le pouvoir de l'argent quand on crée un nouveau pays M. Bousquet. D'ailleurs, plusieurs anciens pays devraient s'y mettre également.

  • Jean-François Trottier - Abonné 5 mai 2018 08 h 52

    On juge l'arbre...

    Difficile de dire " larges aspirations démocratiques" au sujet de QS sans rigoler un bon coup. Faut être sérieux quand on écrit une apologie tout de même.

    Je ne connais aucun cas de dissidence publique chez QS, ce qui est carrément impossible. Même un parti organisé en fonction uniquement de gagner les élections, le PLQ, connaît des divergences.

    Quand Nadeau-Dubois a traité une génération complète, et du même coup les gens qui ont travaillé avec eux (dont moi) de traîtres, pas un mot ne s'est élevé pour atténuer ses paroles, ni se porter en faux.
    Peu après, les accusations de racisme qui sont sorties lors du débat sur une alliance avec le PQ, personne n'a élevé la voix le moindrement, ni Massé, ni Nadeau-Dubois, ni Khadir.

    Après le vote contre l'alliance, quelques soupirs de la part de GND et puis plus rien. Gênant. Il n'a donc aucune colonne ?

    Quand j'en ai parlé, on m'a dit que ce silence était "démocratique", pour laisser les membres s'exprimer!! Wow! Depuis quand, pour des raisons "démocratiques", un meneur ou même un "porte-parole" perdrait le droit à ses convictions ? Un tel silence rejoint au moins Duplessis, sinon Erdogan.

    La logique qui tourne autour du titre "porte-parole", prétendûment pour éviter le culte de la personnalité, a été un tour de passe-passe assez brillant pour faire effet. Mais ça ne tient pas la route dans une démocratie.
    Staline n'a jamais été que secrétaire général, Pour le culte de la personnalité, hein...

    Ce non-titre lave son porteur de toute responsabilité puisque celui-ci "rapporte" des décisions prises... par qui au juste ? On n'a pas élu le comité de coordination de QS, ni la plénière du Parti, mais des députés! Allô!

    Cette dévotion exigée pour le Parti est net : QS n'est pas démocratique, comme toute secte qui tient surtout à afficher sa "pureté".
    Dans le Parti un vote n'engage qu'à se taire.

    • Patrick Boulanger - Abonné 5 mai 2018 13 h 38

      QS est un parti particulièrement démoncratique M. Trottier. Peu importe ce que vous en dites. Oui, il y a eu le dérapage du « politburo », mais je ne crois pas que cette histoire-là soit représentative de la culture démocratique au sein du parti.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 mai 2018 11 h 51

      @ Jean-François Trottier,

      "Je ne connais aucun cas de dissidence publique chez QS."- Jean-François Trottier

      En plus d'être ridicule et d'afficher votre ignorance, vous contribuez à la désinformation du public.

      Quand on sait que:

      1) Les statuts de QS ont toujours reconnu le droit à la dissidence.

      2 ) Qu'il existe un groupe complet dissidents.tes de sa position sur la laïcité depuis des années, même si minoritaire.

      3 ) Quand on sait que la Convergence péquiste a été rejetée à 75% par les 750 congressistes du Congrès de QS, ce qui laisse donc 25% de dissidents.tes.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 6 mai 2018 14 h 31

      Je puis répéter sans problème.

      - Aucun dissident dans le parti. Dès qu'un vote est pris tout le monde s'écrase. J'appelle ça la dictature du vote, en d'autres époques on a dit dictature populaire.
      - La démonisation du PQ par QS tient sur le fait précis que le PQ n'exige pas une société social-démocrate après l'indépendance. Comment QS peut poser des exigences sur de futures élections tout en se prétendant démocratique ? Allô ?
      - La novlangue de plus en plus imposée par le groupe de dirigeants, dont principalement Manon Massé, qui consiste à s'interroger plus sur le mot que sur le sens général de la phrase, La novlangue, on sait à quoi ça sert, merci.
      - L'ensemble du programme économique, une horreur aussi pire que le Vénézuéla, en effet une "démocratie"... je vous permet de sourire.
      - Le silence immense de tous les discours du sujet du grand capital, confondu (sciemment?) avec la haute finance. Ça relève du radicalisme béat : en social-démocratie on utilise le capital, on ne le renie pas. Faut relire Keynes des fois.
      - Le titre de porte-parole signifie que la personne élue n'est que le pantin du Parti : se responsabilité personnelle ne concerne soudain plus que le Parti. Mais sinon...
      - ce titre au départ se voulait un moyen de contrer le culte de la personnalité, pourtant plus fort aujourd'hui dans le Parti que partout ailleurs (sauf le théâtral Justin Trudeau): ouvrez les yeux, ça frappe. Vieux truc ça...

      QS est organisé en syndicat où l'on vote, puis on se tait. Un syndicat a des buts chiffrables et mesurables, des demandes précises et limitées, ce qui est normal, mais profondément dangereux dans un parti politique.

      L'histoire est bourrée de belles intentions qui ont mené à des catastrophes. Vous n'êtes pas le premier à vous faire avoir par ses dirigeants.

      Le programme de QS est bourré d'omissions et d'exclusions simplistes, mais le mot "inclusion" y est partout présent.
      Ce n'est pas antidémocratique, d'accord.
      C'est mensonger. Du vrai Couilla

    • Jean-François Trottier - Abonné 6 mai 2018 21 h 09

      Les statuts, oui, Les faits, non. Vous le savez, vous le voyez, et vous croyez vomme Fournier qu'il suffit de hurler pour cacher la vérité.

      Le groupe sur la laïcité ne fait pas grand bruit, hein... En fait aucun. Zéro.
      Pendant ce temps tous vos ténors claironnent leurs principes très multiculturels et c'est sur cette base que les accusations de racisme arrivent. De la grosse démagogie qui brille de mille feux!

      La convergence, le pire cas!
      Je vous rappelle que je parle justement de ce qui se fait APRÈS le vote, En vraie démocratie la discussion continue ensuite, pas la reddition complète!
      Vraiment, vous l'ignoriez ? Je le savais, allez. Quelle farce! Voilà la "démocratie" de QS : un mur d'incompréhension envers la pensée des autres. De la pure m...
      Parmi ceux qui souhaitaient la convergence, GND. Pour lui un seul vote a suffi ? Il ne fait pas grand cas de sa propre opinion ni de ses
      convictions.
      Pire, s'il y croyait, il savait, lui, que les accusations de racisme sont de la pure foutaise. S'il s'st tu on saitcomment se comportesacolonne vertébtale : en jello. C'est pas mal du mensonge à cer point. En tout cas pour un parti de "principes", lui, il n'en a pas.

      QS n'a de démocratique que les slogans et les drapeaux, ceux qui paraissent bien tant qu'on est dans l'opposition.

      On vous a pris en mensonges flagrants à plusieurs reprises au fil des dernières années, M. Montmarquette.Vos citations tronquées ne font qu'y ajouter.

      Je sais parfaitement qu'une personne comme moi est carrément exclue du cercle de pensée de votre politburo. Oser seulement parler d'inclusion est une immense farce en provenance du Parti.

      - Ce Que Vous Déconnez!

  • Patrick Boulanger - Abonné 5 mai 2018 12 h 08

    Merci pour votre grande implication au sein de QS M. Khadir! C'est grandement apprécié. Cela dit, j'espère que vous ne fermez pas la porte à un retour à l'Assemblée nationale dans quelques années! Je vous verrais bien ministre solidaire de la santé...

  • Gilles Théberge - Abonné 5 mai 2018 12 h 14

    Je n’ai jamais compris que cet être intelligent, ait choisi le cemin le plus difficile de faire de la politique en s’engageant dans QS.

    J’aimais ses position politiques, et je suis certain qu’il aurait eu plus de succès dans un parti franchement social démocrate.

    • Claude Bariteau - Abonné 5 mai 2018 13 h 48

      M. Théberge, l'explication de son cheminement, M. Khadir l'a clairement fait en avançant dans son discours de départ qu'il y a une autre façon de faire de l'économie que le capitalisme et cette autre façon, si j'ai bien compris passait par l'abolition du capitalisme, aucunement par une approche sociale-démocrate qui a pris forme dans les pays scandinaves, qui ont refusé le communisme mais ont composé avec le capitalisme sans pour autant épousé le néo-libéralisme qui se propage actuellement, mais n'était qu'embryonnaire après la chute du ur de Berlin.

      Il a pris forme avec des ententes supra-nationales sous l'égide de gouvernement désireux de rivaliser avec les États-Unis après la chute du mur de Berlin. En a découlé un ratatinement des gains sociaux et un asservissement des États, que seul une mobilisation citoyenne dans ces pays pourra contrer. C'est la thèse de Mme Albright, aussi celle de M. Wallerstein, que je partage. Son application conduit à renforcer la démocratie et à instituer un autre ordre mondial, cette fois, politique plutôt qu'économique.

      M. Khadir avait pour objectif de créer au Québec un ordre politique valorisant une économie non capitaliste dont les éléments présents dans le programme de QS renvoient aux visions des années 1900 par les promoteurs d'une révolution communiste. En cela, il a promu ses idées au Québec estimant peut-être qu'il était le maillon faible. Or, le peuple québécois ne se voit pas ainsi. Il entend plutôt construire avec un capitalisme qu'il civilisera sur son territoire et s'attend que les dirigeants d'entreprises qu'il a aidé de diverses façons, dont M. Péladeau, penseront comme eux et s'investiront en conséquence.

    • Patrick Boulanger - Abonné 6 mai 2018 18 h 11

      @ M. Bariteau

      Le programme de QS n'est pas communiste et selon vous, il n'est pas social-démocrate? Comment le qualifiez-vous alors?