Le Bloc québécois, un parti déjà trop indépendantiste en 2011

Les Québécois sont devenus moins indépendantistes qu’ils ne l’étaient et un référendum sur l’indépendance du Québec n’est pas pour un avenir proche, croient les auteurs. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les Québécois sont devenus moins indépendantistes qu’ils ne l’étaient et un référendum sur l’indépendance du Québec n’est pas pour un avenir proche, croient les auteurs. 

Depuis quelques semaines, le Bloc québécois est secoué par une importante crise qui a mené à la démission de sept de ses dix députés à la Chambre des communes. Le Bloc québécois n’en est pas à sa première difficulté depuis sa déconfiture électorale en 2011. Mais alors qu’il cherche encore à rebâtir sa base électorale, le parti ne semble pas s’être remis du choc suivant sa transition de parti dominant la politique fédérale au Québec vers un parti se battant pour sa survie. Les événements de 2011 semblent ainsi encore motiver la stratégie adoptée par ses dirigeants. Malheureusement, ces derniers ne semblent pas avoir parfaitement compris les causes des déboires de leur parti.

Dans un récent entretien avec La Presse canadienne, la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, affirmait : « Il ne faut pas être dans le déni de 2011 […] La question de seulement défendre les intérêts du Québec en 2011, ce n’était plus suffisant parce qu’il y a d’autres partis qui peuvent aussi prétendre [le faire], a-t-elle précisé. » Cette analyse sur les causes de la chute du Bloc québécois assume que l’offre partisane au Québec avait changé en 2011 et que le Bloc québécois n’était pas assez indépendantiste pour consolider ses appuis électoraux. Pourtant, ce constat est erroné pour deux raisons.

Premièrement, les grands partis fédéraux, soit les libéraux, les conservateurs et les néodémocrates, ont toujours misé sur une représentation électorale québécoise assurée par des députés et des candidats qui cherchent à représenter les intérêts des Québécois, pas seulement depuis 2011. Ainsi, s’il est vrai que le Bloc québécois a le luxe de pouvoir construire ses stratégies électorales exclusivement autour du Québec et de ses intérêts depuis le début des années 1990, les autres partis politiques cherchent depuis plusieurs années à se rapprocher des intérêts des Québécois. Notamment, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a fait un pas important en direction des nationalistes québécois avec sa Déclaration de Sherbrooke en 2005, qui reconnaissait le caractère distinct du Québec. L’ouverture du NPD envers le Québec était donc déjà en place depuis plusieurs années et figurait également à l’ordre du jour dans les campagnes électorales de 2006 et de 2008. Ainsi, ce n’est pas une transformation majeure de l’offre partisane en 2011 qui explique la débâcle du Bloc québécois à cette élection.

Virage indépendantiste

Deuxièmement, le Bloc québécois a pris un virage plus indépendantiste en 2011, comparativement à son positionnement sur cet enjeu en 2006 et en 2008. Nous avons réalisé une étude, publiée dans la Revue canadienne de la science politique, pour comprendre les causes de la chute du Bloc québécois et de la montée du NPD en 2011. Nos analyses indiquent qu’un des facteurs déterminants du transfert des votes du Bloc québécois vers le NPD fut le fait que le Bloc québécois est devenu plus indépendantiste que la moyenne québécoise en 2008 et 2011. Autrement dit, les électeurs ayant voté pour le Bloc en 2011 sont justement le noyau souverainiste auquel Martine Ouellet s’adresse. Une position floue du Bloc québécois envers l’enjeu de la souveraineté n’est donc pas non plus la cause de sa chute en 2011.

Le Bloc québécois est aujourd’hui confronté à une situation très difficile. Les Québécois sont devenus moins indépendantistes qu’ils ne l’étaient et, à en croire la scène politique provinciale actuelle, un référendum sur l’indépendance du Québec n’est pas pour un avenir proche. Deux réalités qui n’aident pas un parti souverainiste. Si la stratégie actuelle de Martine Ouellet a le potentiel de plaire aux membres, elle pourrait fortement déplaire à la grande majorité des électeurs, qui sont nettement moins indépendantistes.

Pourtant, malgré sa situation difficile, le Bloc québécois peut se ressaisir électoralement : non seulement il y un pourcentage assez important de Québécois qui appuient encore l’indépendance, mais le parti a également encore le grand avantage de pouvoir se concentrer exclusivement sur le Québec et de chercher à défendre les intérêts de l’ensemble des Québécois, même les moins indépendantistes. Toutefois, pour croître, ou simplement survivre, les dirigeants du Bloc québécois devront adopter des stratégies réalistes basées sur des faits, plutôt que de guider leur parti selon leurs désirs personnels.
 


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28 commentaires
  • Léonce Naud - Abonné 21 mars 2018 05 h 59

    Le Bloc : Québécois plutôt que Canadiens-français


    Les États ayant en général la politique de leur géographie, les lignes de force géopolitiques dans l'Est du continent sont encore les mêmes que celles qui prévalaient au temps de la Nouvelle-France. Or, si les gouverneurs français s'étaient désintéressés du Pays d'En-Haut et n'avaient pas investi le reste du continent de sorte à y être présents pour soutenir leurs intérêts, la Nouvelle-France n’aurait pas été en mesure de nouer des alliances avec la quasi-totalité des nations indiennes et, par conséquent, maîtrisé le jeu continental entre puissances européennes aussi longtemps que ce fut historiquement le cas.

    À Ottawa, les fédéralistes canadiens-français représentent une minorité ethnique canadienne en voie de disparition, donc négligeable, alors que les bloquistes proviennent d’une nation encore majoritaire sur un territoire délimité dans l’Est de l’Amérique et qui se perçoit comme telle. Ce n'est pas la même chose et les anglophones du pays ne s’y trompent pas. Le reste du Canada attend patiemment que cette querelle fratricide se termine pour s’arranger avec ceux qui auront eu le dessus. En réalité, le Bloc rend les fédéralistes canadiens-français obsolètes en tant que délégués ethniques auprès de la majorité nationale canadienne.

    Avec le Bloc, le Québec (et non plus le « Canada-français ») se donne un Corps Expéditionnaire en mesure de collaborer avec ses voisins nord-américains, y compris la nation canadienne qu'il faut constamment rassurer sur la continuité de son existence en cas de changement notable dans le statut politique du Québec. C'est pourquoi les Québécois – tout comme les indomptables Canadiens de naguère – doivent de nouveau quitter leurs foyers, monter dans leurs canots et prendre la route du Pays d'en-Haut. Une fois sur place, qu'ils fréquentent les cabanes des indigènes, y fassent grand commerce, y scellent maintes alliances et surtout évitent de s’étriper entre eux seulement pour savoir qui a raison.

    • Serge Lamarche - Abonné 21 mars 2018 16 h 17

      Avec le Bloc, le québécois torpille le canadien français, celui là même qui l'appuie le plus. Le Bloc joue le jeu des anglais.

    • Léonce Naud - Abonné 21 mars 2018 20 h 02

      Monsieur Lamarche, merci pour votre commentaire.
      Ma thèse est la suivante : les Canadiens-français votent pour le Canada et les Québécois votent pour le Québec. Mais qu'est-ce qu'un Québécois, me direz-vous ?
      J'avance une réponse : un Québécois, c'est quelqu'un qui a fini par comprendre que c'est au Québec qu'il se sent vraiment chez lui sur ce continent. Au contraire, le Canadien-français, n'ayant pas encore vraiment intériorisé la fin de la Nouvelle-France et la disparition de l'empire français d'Amérique, réclame en vain des droits ou des privilèges au-delà du territoire actuel du Québec et se couvre ainsi de ridicule. Il croit que le Canada de 2018 est encore sa propriété : big mistake.
      Il n'a pas encore compris qu'en dehors du Québec, toute puissance française digne de ce nom est maintenant disparue du continent. Pour quelle raison ? En Amérique, le nombre est la puissance fondamentale : la majorité mène et les minorités se soumettent. La démocratie, ç'est cela.
      Il est donc normal que Québécois et Canadiens-français envisagent fort différemment leur rôle sur le continent. C'est pourquoi il faut s'attendre à ce que des Québécois prennent graduellement la place des Canadiens-français au Parlement d’Ottawa.
      Et je peux vous assurer d'expérience que nos voisins Canadiens anglais ou Américains le sentent immédiatement quand ils ont affaire à un Québécois et non plus à un « francophone Canadian ». La compréhension et le respect sont palpables.

  • Claude Bariteau - Abonné 21 mars 2018 06 h 25

    Analyse politique déconcertante.

    Que s'est-il passé en 2011 ? Les auterus présument d'un refoulement de l'idée d'indépendance au Québec mais n'y porte pas une attention sérieuse.

    Après le virage de l'AQQ vers l'identitaire à la suite de la profession de foi du chef Dumont à Toronto, il s'est retrouvé chef de l'opposition. Le PQ, sous Mme Marois, enboîta le pas de l'identitaire et avant les élections de 2011, déclara que l'indépendance lui paraissait objet de tensions et son entourage nationaliste se mit à douter de la pertinence du BQ à Ottawa, car ça nuisait au projet du PQ au Québec et à la visibilité de madame identitaire.

    La conséquence fut de rendre moins pertinente la présence du BQ à Ottawa. Les électeurs québécois ont alors appuyé le chef Layton et la position du NPD de 2005, y voyant un appui à un référendum gagnant, que M. Dumont avait jeté aux poubelles pour au moins dix ans. Aussi ont-ils appuyé ce parti et à élire des fantômes.

    Depuis, les indépendantistes sont à revoir leur approche. Alors avancer que le BQ doit demeurer ce qu'il était m'apparaît une idée qui manque de perspective. La question qui se pose actuellement n'a rien à voir avec les vues des grands partis canadiens de mieux desservir le Québec, mais plutôt avec les alignements des partis indépendantistes présents au Québec et le support que reçoit l'indépendance, qui oscille entre 30 et 40 %.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 21 mars 2018 07 h 47

      Vu de McGill, on est toujours _trop_ indépendantiste. D’où le titre de ce texte.

    • Hermel Cyr - Abonné 21 mars 2018 08 h 49

      Je ne vous suis absolument pas dans votre analyse, M. Bariteau.
      D’abord, je ne crois pas que le comportement des électeurs québécois lors de l’élection de 2011 fut aussi rationnel que ce que vous supputez. Et votre allusion à la stratégie de Mme Marois (madame identitaire dites-vous) n’a pas été un enjeu dans l’élection fédérale de 2011, plus d’un an avant son élection en 2012.
      Le comportement électoral est davantage une question d’émotions, d’impressions, une dynamique de propagande, de sondages et de faux-pas. Qui se rappelle la dynamique de 2011 se souvint de la prestation du bon Jack notamment à Tout le monde en parle et de tout le tralala de propagande qui s’ensuivit par les intérêts politiques en place. Et le déferlement de cette irrationalité a donné le résultat sidérant qu’on a vu.
      On a beau vouloir que le Bloc « change », mais il reste une réalité incontournable que les auteurs du présent texte reconnaissent implicitement; c’est que le Bloc doit d’abord trouver les électeurs là où ils se trouvent pour faire élire des députés. Or actuellement, sous Mme Ouellet, il caracole autours de 12% d’intentions de vote. Si c’est ça le changement qui s’annonce, alors les indépendantistes en prendront toute une baffe.

    • Claude Bariteau - Abonné 21 mars 2018 10 h 46

      M. Cyr, si je vous suis, tout n'est qu'émotions.

      Émotions qui ont conduit à la création du Canada-Uni après l'écrasement d'émotifs patriotes par des émotifs buraucrates associés à des loyalistes émotifs, des militaires émotifs et une élite locale d'émotifs, dont les membres du clergé. des seigneurs avantagés et un LaFontaine qui se voyait déjà un élu du Canada-Uni.

      Émotions qui ont soulever des émotifs une fois de plus pour créer le Dominion of Canada par des émotifs de la section ouest du Canada-Uni et des émotifs des deux provinces maritimes qui se sont jointes au projet émotif d'une « Grande coalition » émotive.

      Émotifs ces Britanniques qui ont approuvé ce projet que les habitants du Québec, pas assez collectivement émotifs, n'acceptaient pas d'être portés par ces émotifs.

      Émotifs ces Canadiens qui ont appuyé l'émotif Pierre-Elliott Trudeau pour refaire émotivement le Canada de 1982 après avoir promis aux émotifs du Québec qu'il avait compris leurs émotions.

      À vrai dire, je préfère penser que les gens qui votent ne le font pas uniquement pour assouvir les émotions des gens qui les veulent émotifs parce que ça les arrange. J'ai un grand respect envers les électeurs et les électrices.

      J'en déduis que ce n'est pas votre tasse de thé.

    • Hermel Cyr - Abonné 21 mars 2018 12 h 48

      Votre réaction est amusante, mais apeurante, M. Bariteau. Je me voyais dans la situation de la grenouille de la fable, qui, devenant plus grosse que le bœuf, allait bientôt exploser ! Vous donnez à mon propos un gonflement historique qu’il n’a pas. Je ne pense aucunement que la création du Canada-Uni, l’écrasement des Patriotes, la création du Dominion du Canada, etc. ont à voir avec une quelconque émotion et une quelconque démocratie. Tout ça, c’est du domaine de la raison d’État, du colonialisme et des intérêts de classe. Pour moi, l’Histoire n'est pas qu’une fantasmagorie d’émotions et d’impressions.

      Par ailleurs, il y a certes toutes sortes d’électeurs et une foule d’attitudes politiques (rationnelles, émotives, intéressées, intuitives...). Les élections elles-mêmes varient; certaines, où les enjeux sont plus clairement définis, d’autres plus démagogiques (celles de 2014 au Québec). Mais les élections fédérales de 2011 sont à mettre dans une classe à part. Ç’a été « une question de feeling », une élection irrationnelle. Et dans le futur, les médias sociaux vont amplifier cette part d’irrationnel.

      D’ailleurs plus on observe les mouvements d’opinion politique et moins on voit de logique dans cette macédoine où les impressions et les émotions priment la rationalité. L’idéaliste qui croit que « le réel est rationnel » doit s’armer de patience pour juger des humeurs politiques. Quant à l’élection de 2011, je crains que, le crépuscule ne soit pas encore venu pour que la chouette prenne son envol.

    • Claude Bariteau - Abonné 21 mars 2018 16 h 15

      M. Cyr, vous ajoutez que ce fut une élection irrationnelle, quelque chose découlant d'un feeling.

      Pourquoi pensez-vous que les électeurs et les électrices n'aient vu dans le NPD un axe social que le BQ ne pouvait combler, car un parti sans prise sur le pouvoir canadien, et, de surcroît, une assurance que ce parti ne refuse pas de reconnaître les résultats d'un référendum selon les règles québécoises, ce dont ni le PC ni le PLC se sont engagés.

      Ajouter à cela le support des médias canadiens au Québec qui ont donné une belle couverture à M. Layton, il y avait là des arguments pour supporter le NDP et surfer sur la vague orange.

      M. Mulcair a changé de ton en 2015. Il s'est embourbé avec le 50 % + 1 et a dérivé plus à droite que le PLC. Résultat : la vague orange est devenue une vague rouge.

      Les électeurs et les électrices ne sont pas des marionnettes sensibles seulement aux émotions qui leurs enlèvent tout jugement.

      Sur le crépuscule qui fera lever la chouette, je partage votre crainte. Après 2018 et 2019, il y aura par contre des bouillonnements qui provoqueront la chouette.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 21 mars 2018 07 h 36

    Une savante analyse, mais…

    Pour un parti indépendantiste — qu’il œuvre sur la scène fédérale ou québécoise — la défense des intérêts du Québec et la promotion de l’indépendance du Québec, c’est bonnet blanc blanc bonnet.

    Je ne peux pas croire qu’on s’entretue dans le Bloc québécois à ce sujet. Je crois deviner que les causes sont plus profondes.

    Martine Ouellet est évidemment une femme brillante mais c’est également une perfectionniste entêtée.

    Même de nos jours, on accepte facilement un homme de fer comme chef. Mais on préfère les leadeurs féminins qui font de la politique ‘autrement’, c’est à dire en dentelle. Parce ce qu’avec de la dentelle, elles sont perçues comme moins menaçante pour l’ordre ronronnant établi par leurs prédécesseurs masculins.

    Celles qui font de la politique virilement, que ce soit Mme Tatcher en Angleterre ou Martine Ouellet à Ottawa, font controverse.

    En tant que contribuable, je n’ai pas oublié que grâce à Mme Ouellet, nous avons épargné trois-milliards$ en refusant de rénover Gentilly-II et en mettant la clé dans la porte de cette centrale nucléaire.

    Je soupçonne que ce virement de cap ne s’est pas fait tout seul et qu’il a fallu une femme forte pour l’imposer à la firme d’ingénierie qui devait recevoir le contrat de rénover la centrale.

    Je suggère donc aux sages démissionnaires du Bloc d’apprendre à vivre avec une femme forte. Ils n’en mourront pas.

    Je remercie donc les politicologues de McGill pour leur savante analyse idéologique. Mais je crois qu’il serait plus révélateur de voir tout cela du point de vue des relations interpersonnelles.

    • Claude Richard - Abonné 21 mars 2018 13 h 09

      «Je suggère donc aux sages démissionnaires du Bloc d’apprendre à vivre avec une femme forte. Ils n’en mourront pas.»

      Le problème est qu'ils sont sept sur dix à avoir démissionné et qu'ils ne sont pas des deux de pique, loin de là. Entre femme forte et femme obstinée à l'égo sur dimensionné, il y a une marge. Et si sept indépendantistes convaincus ne peuvent cohabiter avec une telle femme, comment les Québécois dans leur ensemble pourraient-ils lui donner leur appui?

      12%, avons-nous dit?

    • Serge Lamarche - Abonné 21 mars 2018 16 h 22

      Les démissionaires devraient créer leur propre parti qui serait canadien-français et prendrait la place du NPD. Un parti plus francophile et social que les Libéraux. Ça pourrait grandir partout au pays.

  • Raynald Rouette - Abonné 21 mars 2018 07 h 58

    Un parapluie de trop


    Le Bloc est de trop, il a été pertinent le temps de Lucien Bouchard à Ottawa, peut-être?

    D’ailleurs nombreux souverainistes doutaient de sa pertinence. Il faut leurs donner raison!

    Le discours souverainiste était non équivoque avant la création du Bloc. Le Québec et le PQ se portaient beaucoup mieux qu’aujourd’hui.

  • Jean Duchesneau - Abonné 21 mars 2018 08 h 22

    La stratégie Familiprix!

    "Si la stratégie actuelle de Martine Ouellet a le potentiel de plaire aux membres, elle pourrait fortement déplaire à la grande majorité des électeurs, qui sont nettement moins indépendantistes."

    Outre l'énorme problème de leadershipo en cause, La stratégie de Ouellet-Beaulieu ne me plait pas diu tout et je crois, à bon nombre de membres du BQ. Selon moi, la juste rhétorique doit s'adresser à l'ensemble des Québécpois, à l'effet que seul un parti uniquement québécois a le potentiel de bien défendre les intérêts du Québec. L'erreur des purs et durs, c'est de croire que cette stratégie joue le jeu des fédéralistes en accomodant le Québec par les revendications du BQ. La stratégie Ouellet-Beaulieu, c'est celle de l'ancienne pub "Familiprix". Le député du BQ observerait la scène fédérale en retrait sans trop intervenir, puis, quand "ça plante" pour le Québec, il se mettrait en lumière avec son "Ah! Ah!......" L'INDÉPENDANCE"

    Non, pas mour moi... et vous?

    • André Joyal - Abonné 21 mars 2018 17 h 33

      «Selon moi, la juste rhétorique doit s'adresser à l'ensemble des Québécpois, à l'effet que seul un parti uniquement québécois a le potentiel de bien défendre les intérêts du Québec.»

      On voit ce que nous donnent autant de députés québécois à Ottawa sous la bannière du parti au pouvoir. Auparavant,on a vu ce que rapportait au Québec 57 députés d'un autre parti fédéraliste. Merci pour votre «éclairage» M. Duchesneau.