Plus que jamais, le Québec a besoin d’une voix forte à Ottawa

La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, affaiblit la voix du Québec à Ottawa au moment même où il a besoin d’une voix forte. Elle doit partir, estiment Gilles Duceppe (sur la photo) et plusieurs autres députés du parti. 
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, affaiblit la voix du Québec à Ottawa au moment même où il a besoin d’une voix forte. Elle doit partir, estiment Gilles Duceppe (sur la photo) et plusieurs autres députés du parti. 

Il y a une chose que la crise qui secoue le Bloc québécois actuellement ne doit pas nous faire perdre de vue : la nation québécoise existe avec ses atouts, ses besoins et ses différences. Seul un véhicule politique qui lui appartient en propre peut lui être fidèle.

Nous avons toutes et tous été députés du Bloc québécois à la Chambre des communes. Nous avons été à même de constater à quel point le Québec et le Canada sont deux sociétés différentes. Nos deux nations n’ont pas nécessairement les mêmes défis, elles ne discutent pas des mêmes choses en même temps.

Par leur seule présence à la Chambre des communes et par leur travail rigoureux, dossier par dossier, les députés du Bloc ont contribué plus que tout à révéler aux Québécoises et aux Québécois une vérité toute simple : ils forment une nation qui a bâti une société originale et à bien des égards remarquable en cette terre d’Amérique où les vents vers l’uniformité soufflent fort. De là à les amener à faire eux-mêmes tous leurs choix en devenant indépendants, il n’y a qu’un pas.

L’opposition entre « la promotion de l’indépendance » et « la défense des intérêts du Québec », dont plusieurs parlent actuellement, a quelque chose d’absurde. Les deux sont intimement liées. En réalité, le débat qui secoue le Bloc québécois oppose deux façons de voir la promotion de l’indépendance : l’incantation ou la démonstration. Ce débat n’est pas nouveau ; nous l’avons vécu pendant notre passage comme députées et députés du Bloc.

L’incantation, qui consiste à répéter le mot « indépendance » le plus souvent possible, plaît à plusieurs militants. En parlant ainsi aux convaincus, on peut gagner des investitures locales ou des courses à la chefferie. Mais cela s’arrête là.

En revanche, la démonstration demande d’y aller dossier par dossier, de cerner clairement les intérêts du Québec, de se coller le plus possible aux consensus qui existent au sein de notre nation. Ensuite, et rien qu’ensuite, on peut faire valoir aux Québécois que le gouvernement fédéral n’est pas le leur, qu’il ne travaille pas toujours dans le sens de leurs intérêts. C’est l’approche que nous préconisions lorsque nous étions députés et c’est encore celle qui est la plus prometteuse pour réaliser notre projet collectif : l’indépendance du Québec.

Cette approche a fait ses preuves. Depuis le référendum de 1995, il n’y a qu’un moment où l’appui à l’indépendance a été majoritaire. C’était en 2004, en plein scandale des commandites. Le Bloc québécois, qui était au coeur de cette crise du fédéralisme, n’a pas répété « indépendance, indépendance » du matin au soir. Au contraire, il a préféré s’adresser à ceux et celles qui n’étaient pas convaincus pour leur faire valoir qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, que le gouvernement fédéral, tous partis confondus, n’est pas le leur.

Un mauvais moment

La crise qui secoue le Bloc québécois arrive à un bien mauvais moment. Le Québec est faible actuellement. Faible à Québec, où le gouvernement Couillard veut éviter tout conflit avec son grand frère canadien. Faible à Ottawa, où les conflits internes au Bloc, que l’intransigeance de Martine Ouellet n’a fait qu’exacerber, affaiblissent le Québec tout entier. Quand on ne tire pas fort, il est d’autant plus important de viser juste. Sous Martine Ouellet, le Bloc n’arrivait plus à le faire. Nous comprenons tout à fait le départ des sept députés.

Le Canada, on le connaît bien. Pour un parti pancanadien, le vrai terrain de jeu électoral se trouve à Toronto et dans sa banlieue. Le Québec n’est qu’une arrière-cour dont il ne se souciera que s’il y est forcé. Un député québécois dans un tel parti, peu importe sa bonne volonté, n’y peut rien.

Le plus récent exemple en date : le pipeline Énergie Est. Tout le Québec était contre. Les députés québécois du NPD, nous en sommes convaincus, s’y opposaient tous. Et pourtant, écartelés entre les intérêts du Québec et ceux du gouvernement NPD albertain, ils se sont tus. Quant aux députés libéraux et conservateurs du Québec, n’en parlons même pas.

Seuls les dix députés du Bloc ont porté la voix du Québec parce qu’eux seuls avaient la liberté de le faire. Eux seuls ne craignaient pas d’exposer que les intérêts du Québec et ceux du Canada étaient aux antipodes dans ce dossier parce qu’eux seuls étaient des indépendantistes assumés.

Par son côté clivant, Martine Ouellet affaiblit la voix du Québec à Ottawa au moment même où il a besoin d’une voix forte. Elle divise les souverainistes au moment où ils ont besoin de s’unir. Elle doit partir.

Pour la suite, nous espérons que les dommages qu’elle a causés à ce remarquable véhicule qu’est le Bloc québécois ne sont pas irréparables. Ce n’est qu’après son départ qu’on pourra évaluer les dégâts. Mais une chose est certaine : le Québec a besoin d’une voix forte à Ottawa que seule une formation québécoise et souverainiste peut lui apporter.

* La lettre est aussi signée par : Guy André ; Claude Bachand ; Vivian Barbot ; Josée Beaudin ; Bernard Bigras ; France Bonsant ; Robert Bouchard ; Paule Brunelle ; Claude DeBellefeuille ; Nicole Demers ; Johanne Deschamps ; Luc Desnoyers ; Odina Desrochers ; Jean Dorion ; Christiane Gagnon ; Roger Gaudet ; Monique Guay ; Claude Guimond ; Marc Lemay ; Yves Lessard et Richard Nadeau.

42 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 2 mars 2018 04 h 50

    Tirer la leçon des résulats désastreux de la dernière élection fédérale

    Dans l’esprit de M. Duceppe et des autres signataires de cette lettre, la défense des intérêts du Québec est implicitement une promotion de l’indépendance du Québec. Cela n’est pas évident pour tout le monde.

    La majorité des Québécois croient (à tort, à mon avis) que l’intérêt du Québec est de rester une province canadienne.

    Il est donc raisonnable de penser que le PLC et le NPD, voire même le Parti conservateur, puissent présenter des candidats qui veulent eux aussi, à leur manière, défendre l’intérêt du Québec. Après tout, les députés du Bloc n’ont pas le monopole de la sincérité.

    Aux dernières élections fédérales, beaucoup de Québécois n’avaient qu’un seul objectif en tête; chasser Harper du pouvoir.

    Ils avaient pu voter pour ces candidats du Bloc, dévoués à la cause du Québec, mais avec des chances nulles de gouverner le pays.

    Ou, au contraire, voter pour les candidats du NDP (en début de campagne) ou du PLC (en fin de campagne) qui pouvaient défendre leur propre vision des intérêts du Québec mais ce, au pouvoir plutôt que de le prêcher pieusement des banquettes de l’opposition.

    Qu’ont fait les électeurs québécois ? Avez-vous appris de cette cinglante défaite ?

    Le texte de Denis Monière, publié hier dans le Devoir, est une démonstration magistrale de la voie à suivre pour le Bloc.

    Je vais vous donner un exemple concret de ce que signifie le radicalisme québécois à Ottawa.

    Afin de punir le Québec, massivement opposé à la vente de chars d'assaut à la dictature saoudienne, on a organisé une cabale contre la vente québécoise d’hélicoptères civils à l’armée des Philippines. Quand on pense aux arguments utilisés, c'est hallucinant de mièvrerie rose nanane. Ce contrat de 230 millions$US devrait rapporter entre deux et cinq-milliards$ de retombées économiques pour le Québec.

    À Ottawa, qu’aurait fait Martine Ouellet ? Je ne sais pas. Mais il lui aurait été difficile de faire _moins_ que les contestataires du Bloc.

  • Raynald Rouette - Abonné 2 mars 2018 07 h 04

    Les choses n’ont cessé de se détériorer depuis 1995 pour le Québec


    Depuis 1995, le ROC ne respecte plus le Québec quoiqu’on en dise!

    Après l’effet de toge de Lucien Bouchard, Gilles Duceppe a pris la relève et a eu une attitude de collaborationniste.

    « Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et que tu résistes, ils vont te haïr, mais ils vont t’appeler Monsieur » Pierre Falardeau

    C’est aujourd’hui business as usuel dans le ROC, Après 1995 on n’a pas mis longtemps avant de nous rappeler qu’elle était notre place. Tiré de L’aut’ Journal février 2018. Je suis bien d’accord avec eux.

    S’il y a un parti de trop représentant les Québécois souverainistes et ce n’est pas le PQ! Pour le groupe des 7 dissidents, ça ressemble beaucoup à un suicide politique. L’avenir nous le dira...

  • Jean-Marc Simard - Abonné 2 mars 2018 07 h 22

    La patrie avant le parti et le parti avant les «égocentries»...

    Martine Ouellet se comporte en tyran, croyant que le parti lui appartient...Or elle n'a pas été élu chef du Bloc par les membres mais a été nommés par l'establisment du parti. On a voulu éviter une course à la chefferie pour sauver des sous...Or depuis qu.elle est chef du parti rien ne va plus...Son dogmatisme et son intransigeance envers l'indépendance est l;a principale cause des bris de communication entre elle et les députés duements élus ....Elle doit démissionner pour permettre une réelle course à la chefferie pour élire un nouveau chef où les membres auront cette fois-ci leurs mots à dire dans ce choix...Elle peut toujours se présenter à cette course si elle le veut....Mais pour l'instant elle doit démissionner pour sauver ce qui rete de meubles...En même temps, je soupçonne Mario Beaulieu, ce pur et dur de la souveraineté, d'être un ferment de discorde au sein du parti et d'être un fomenteur de trouble au sein du parti...Je demande aussi son départ et sa démission...Il est temps que le Bloc redevienne un organisme de défense des intérêts du Québec et non un bouldozer de l'indépendance...La patrie avant le parti comme le diit Bernard Landry et le parti avant les «égocentries» d'une chef malhabile et bornée...

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 2 mars 2018 11 h 40

      On peut être un ministre autoritaire pendant des années. Mais une femme autoritaire, c’est plus difficile. Les femmes chef, on les aime gentilles et souriantes. Dégriffées et sentant bon.

      Si j’en juge pas la dernière campagne de financement du Bloc (un grand succès), il semble que les membres aiment bien Mme Ouellet.

      Gilles Ducette a fait un excellent travail à la tête du Bloc. Et ce fut, en effet, un homme fort.

      Mais aujourd’hui, l’homme fort que mérite le Bloc, c’est Martine Ouellet. Mais que voulez-vous, elle a du caractère.

      Revenons-en.

  • Jean Duchesneau - Abonné 2 mars 2018 07 h 25

    Un cas type du mauvais style de leadership!

    Le style de leadership peut être orienté vers l’humain ou soit orienté vers la tâche. Le style adopté par le leader doit être adapté au contexte. Martine Ouellet se définit elle-même comme leader de tâche, c’est le style autocratique qui s’oppose au style « laisser faire » très orienté vers l’humain et peu vers la tâche. Généralement, le leader le plus efficace, s’il faut rendre l’exécution de la tâche plus efficace, c’est le stype de leadership démocratique qui est le plus apprprié. Ce leader est à l’écoute de ses troupes, a le talent de faire des consensus sur les objectifs à atteindre et les encourage et les aide à réaliser ou même à dépasser les objectifs convenus par le groupe. Le style « laisser faire » est approprié lorsque l’équipe est très compétente et efficace. Le leader agit alors comme facilitateur et comme lien ou porte parole de son équipe. Le style autocratique est approprié dans une situation où la contrainte est nécessaire dans la réalisation de la tâche dans une situation critique ou dans une galère où le fouet est plus efficace que les encouragements. Malheureusement, Martine ne l’a pas le leadership approprié, elle s’est « peinturée dans le coin » plus rien ne fonrctionne, que de congédier son équipe. Qui a alors raison? Martine ou le reste du monde?

    • Michel Blondin - Abonné 2 mars 2018 15 h 47

      Des 7 insoumis, vingt mille les remplaceront.

      Je ne connais aucun chef qui n'a pas le contenu du programme et des idées électorales en tête et dans l'ouvrage. Tous les chefs ont de la couenne et tous ne sont pas des mitaines, incluant Martine et Duceppe. La différence vient que Duceppe est un autonomiste fédéraliste avec un espoir d'indépendance comme hochet dans la lignée des autonomistes à la Pierre Marc Johnson le dauphin alors que Martine est une indépendantiste à la Parizeau avec l'action de la concrétiser. Le texte de Monière l'explique bien.

      D'ailleurs, Duceppe par son texte montre que c'est essentiellement pour une conception des choses qu'il remet en question, la tête de Martine. Aucun argument solide. Même l'incantation utiliser abondamment par les fédéralistes n'est pas d'a propos. Ce qui devrait inquiéter ce groupe c'est le nombre de députés du Bloc qui n'ont pas signé cette lettre de substances passéistes.

      Deux têtes fortes, deux conceptions dont l'une a fait son temps. Depuis Option-Québec, le référendum sur l'association économique et la souveraineté politique interne à la fédération et à défaut l'indépendance, et toutes les variations sur le thème de l'autonomie fédéraliste en attentisme, la langue et la culture ratatinent.
      De plus l'histoire du Bloc dans la période post Bouchard n'est pas reluisante de guerres intestines sans fin. Plusieurs ont la mémoire courte. Duceppe, débutant, a eu la manière forte avec plusieurs éliminés par son bras invisible, François Leblanc. Je vous réfère aux ouvrages sur ce personnage.
      L'histoire ne s'écrit pas avec des mauviettes. D’ailleurs ce que ce groupe prend pour une crise est plutôt une tentative des autonomistes de renversement d'un chef, d'irrespect du devoir de réserve, de manque de respect des prérogatives du chef, et de rébellion en abusant des règles de gouverne interne. Duceppe sanctionnerait d'expulsion. Des problèmes de régie interne dont la presse susurre chaque détail.

    • Jean Duchesneau - Abonné 2 mars 2018 16 h 14

      Martine Ouellet et Jacques Parizeau, aucune comparaison. Jacques Parizeau est (ou fut) un homme d'état dans sa nature et dans ses réalisations, alors que Martine Ouellet par son attitude est davantage du genre "mouche du coche". Et quelles sont ses réalisations? Oui bientôt la fin du BQ!

      Le problème de leadership est d'ailleurs lié à la personne et sa capacité à imncarner une cause, un projet politique. Martine Ouellet a brûlé ses chances en ne sachant pas mobiliser ses troupes. Il est d'ailleurs ridicule de les traiter "d'insoumis". Se soumettre à quoi à qui au juste? L'Homme libre ne se soumet pas, il adhère.

      Tant qu'à se diviser, qu'elle fonde donc un nouveau parti politique avec Mario Beaulieu! Si elle reste, je prédis que 70% des membres déchireront leur carte.

  • Denis Gaumond - Abonné 2 mars 2018 07 h 38

    Denis Gaumond, membre du Bloc et abonné au Devoir

    Si je comprends bien, M. Duceppe, qui fut le chef en place lors des deux dernières "défaites" du Bloc, dont la plus dévastatrice de son histoire, qu'il n'a jamais vu venir, selon ses propres dires, désire appliquer un "service d'aide à mourir au leadership de Martine Ouellet". Vraiment, «c'est l'hôpital qui se moque de la charité !». Le prétexte, une démarche incantatoire face à la souveraineté, mais pas assez démonstrative auprès des citoyens !!! Ça, si ce n'est pas chercher la galle qui permettra de tuer son chien, je me demande bien ce que c'est ! C'est elle qui "différencie" le plus le Bloc face aux autres partis présents à Ottawa et qui prétendent tous défendre les intérêts du Québec, bien sûr! Sa vision ajoute un plus à notre parti qui, sinon, serait un autre NPD !

    Cependant, cette guéguerre de concepts ne cache-t-elle pas une stratégie vicieuse du groupe Duceppe ? Nous annonceront-ils la venue d'un sauveur en attente de miracles à produire ? Mais qui donc se cache derrière le rideau ? Pourquoi ne s'est il ou elle pas présenté contre Mme Ouellet quand il le fallait ? Et surtout, pourquoi nous demandent-ils de nous débarrasser de cette femme, misogynie à peine camouflée, sans nous soumettre la solution de rechange qu'ils nous dissimulent ? Des fois j'ai l'impression que M. Duceppe fait tout pour que l'Histoire le considère comme le seul vrai calife ayant suivi le prophète démissionnaire Bouchard !

    Mettez vos vraies cartes sur la table, M. Duceppe et Associés, et alors nous pourrons comparer et décider avec plus de discernement, car mieux informés. En attendant, cessez votre campagne de salissage de cette personnalité. Cela vous déshonore davantage encore, et ceci devant l'Histoire. Nous avons suffisamment de Brutus dans notre "casting", croyez-moi ! D'ici là, je continu d'être du côté de Madame Ouellet et sans même une seule retenue ! À mon âge, il y a longtemps que l'on sait qu'un tiens vaut mieux que deux tu l'auras !

    Denis Gaumond

    • Jean Duchesneau - Abonné 2 mars 2018 12 h 48

      Je ne suis pas dans le camp de quiconque et je suis membre du PQ et du BQ. Gabriel Ste-Marie est mon député et pour le connaître presonnellement, il est un gentleman voué à la défense des intérêts du Québec et la réalisation de la Souveraineté. Il n'a rien d'une perssonne qui cherche la confrontation. Le problème vient du fait que Martine Ouellet confronte son équipe et comme l'a dit Gabriel Ste-Marie, elle les empêche de travailler. Avec-vous une idée de la tâche que cela représente, d'avoir à réagir à un budget dans les minutes qui suivent sa oprésentation. La lecture que Gabriel Ste-Marie, économiste, n'est pas la même qu'un journaliste économique ou des autres oppositions qui tiennent compte de l'ensemble du Canada. C'est dans la vie de tous les jours que Martine Ouellet ne fonctionne pas. "Rejetée" du PQ lors de la dernière course à la chefferie, elle veut faire du BQ ce qu'elle n'a pu faire au PQ. Soyons réaliste: si Martine Ouellet ne peut convaicre 70% des députés élus et de solides convaincus de la nécessité de la souveraineté, comme pourra-t-elle convaincre 70% d'une population peu politisée et hostile àl'idée d'indépoendance. Martine Ouellet est sans doute un ingénieur compétent mais totalement incompétente lorsqu'il s'agit des relations humaines et le l'ABC de la communication.