Un an après l'attentat de la mosquée de Québec, apaiser le climat social

Scène de la veillée organisée à Montréal en hommage aux victimes en janvier 2017
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Scène de la veillée organisée à Montréal en hommage aux victimes en janvier 2017

Depuis l’odieux attentat survenu il y a un an à la mosquée de Québec, quelque chose s’est brisé dans le tissu social. Dès le lendemain du meurtre, des publications diffamatoires affichant des personnalités du Québec les mains tachées de sang circulent sur Internet, et des accusations à peine voilées associent l’attentat aux partisans de la laïcité. Les Québécois sont accusés de racisme et d’islamophobie sur toutes les tribunes, et une consultation sur le racisme et la discrimination est annoncée par le gouvernement quelques mois plus tard. Ce festival des amalgames n’a fait que polluer le climat social, polariser le débat et alimenter l’hostilité envers l’islam et les musulmans. Rappelons que l’enquête est toujours en cours et que personne n’en connaît l’issue.

Un an après, un temps d’arrêt est plus que nécessaire afin de soutenir les veuves, les orphelins, les proches des défunts, et de rendre un dernier hommage, dans le recueillement et la sérénité, à nos concitoyens Ibrahim Barry, Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane, Azzeddine Soufiane et Aboubaker Thabti.

Occasion de rapprochement

Un tel moment de recueillement peut être une excellente occasion de rapprochement entre Québécoises et Québécois de toutes origines. Mais cela ne peut se faire que si l’on mise sur des valeurs citoyennes rassembleuses, et non pas sur des identités religieuses réductrices et polarisantes.

Malheureusement, l’instrumentalisation de la tragédie à des fins idéologiques et de promotion d’un certain islam n’a échappé à personne, et ce, dès le lendemain de la tuerie. Zahra Boukersi, proche parente d’Abdelkrim Hassane, victime de l’attentat, dénonce la mainmise d’imams et d’intervenants communautaires sur l’organisation de la cérémonie officielle des funérailles. Beaucoup de musulmans ne se sont pas reconnus dans cette cérémonie loin des traditions et de la sobriété qu’impose leur religion dans de telles circonstances. En guise d’oraison funéraire et d’hommage aux victimes, c’est bien plus d’un islam ostentatoire et politisé et de doléances d’une prétendue communauté musulmane qu’il a été question.

Et c’est bien d’islam et d’islamophobie que l’on s’apprête à nous entretenir un an plus tard. Dans le cadre des commémorations, le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) organise un colloque intitulé « Pour le vivre-ensemble avec nos différences » qui rassemble principalement des intervenants d’associations à référent islamique. « Nous allons discuter sur ce qu’est l’islam », selon les mots mêmes de Boufeldja Benabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec. Et pour parler d’islam, le colloque donnera la parole, en particulier, à des « spécialistes » recommandés par l’ambassade du Canada en Algérie. Quel message veut-on lancer à la société québécoise en envoyant des experts venus d’un pays étranger ? D’autant plus que l’Algérie, dont le gouvernement ne parvient pas à endiguer la salafisation de sa société, n’est pas une référence en matière de vivre-ensemble.

Et comment ne pas se questionner sur les méthodes du CPRMV, qui privilégie la parole de religieux plutôt que celle d’organisations citoyennes représentatives des différents groupes sociaux du Québec, pour favoriser le vivre-ensemble ?

Les dérapages d’un discours normatif

Tout au long de l’année, des imams et des « leaders » autoproclamés des musulmans ont contribué à cristalliser une image provocatrice de l’islam. Le comble de la provocation a été la campagne menée contre l’article de loi réglementant l’offre et la prestation de service à visage découvert (article 10 du PL62). Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC), celui-là même qui réclame l’instauration d’une journée officielle contre l’islamophobie, porte plainte contre le gouvernement du Québec pour réclamer le droit de porter le niqab en tout temps. Pourtant, ce symbole de réclusion des femmes est bien plus lié à l’idéologie salafiste qu’il est un signe religieux, étant même interdit lors du pèlerinage à la Mecque.

S’alliant au mouvement de contestation, des intellectuels et des groupes d’une certaine gauche montent aux barricades pour accuser d’islamophobie tous ceux qui s’expriment contre le niqab, et plus largement contre tous ceux qui soutiennent la laïcité au Québec et résistent à l’ingérence des règles religieuses dans notre société.

Nous sommes outrés que des élites de la société, des universitaires, des intellectuels participent à jeter l’anathème sur des citoyens. Nous-mêmes, Québécoises et Québécois de culture musulmane qui ne correspondent pas à leur vision transmise de l’islam, sommes accusés d’islamophobie. Ces personnes éduquées sont-elles conscientes qu’en Égypte, en Algérie et dans bien des pays musulmans dont les populations ont souffert et souffrent encore des exactions islamistes, des personnes sont persécutées pour des accusations d’offense à la religion et d’apostasie ? Ces intellectuels, en accusant des musulmans du Québec d’islamophobie, usent d’intimidation à leur égard et les mettent en danger, eux et leurs familles restées au pays.

Il est temps de mettre fin à ce tapage dangereux en évitant d’exacerber des tensions qui n’ont pas lieu d’être. La dernière chose dont nous avons besoin au Québec, c’est de sermons sur l’islam et l’islamophobie. Dans ce contexte, nous saluons la sage décision des premiers ministres du Canada et du Québec de ne pas donner suite à la demande d’une journée contre l’islamophobie et de privilégier une journée de commémoration et de recueillement à la mémoire des victimes. Ce n’est pas à travers des appartenances religieuses, mais bien en tant que citoyens attachés au Québec que nous pouvons favoriser le rapprochement et la cohésion sociale.

51 commentaires
  • Gilles Racette - Inscrit 25 janvier 2018 05 h 11

    Merci,

    Je pense que vous avez pas mal fait le tour de la question; pour ce qui est de la 'sage décision' de nos valeureux premiers ministres, je serais porté a croire que se sont de savants calculs politiques qui influencent cette 'sagesse' mais bon...

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 janvier 2018 09 h 54

      Djemila Benhabib fait écho à cette opinion des membres de l'Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL) sur Facebook ce matin en disant:»

      «À ce jour, on ignore les motivations d’Alexandre Bissonnette, le présumé tueur, dont le procès débute le 26 mars 2018. Pourtant lobby islamiste, politiciens à tous les niveaux, médias, élites, manœuvrent d’arrache-pied pour nous accabler d’une lourde culpabilité collective qui ne reflète en rien l'état d'esprit véritable des Québécois, leur grande compassion exprimée à maintes reprises à l'endroit des victimes de cet horrible drame et de leurs familles ainsi que leur rejet viscéral de la violence. Non, ce n'est pas assez. Les voilà qui s’agitent pour extraire de notre corps social une supposée pathologie qui s’est répandue en nous tel un méchant virus. L’heure est à la rédemption. Les Québécois doivent s'excuser pour un crime qu’ils n’ont pas commis, demander pardon pour une faute morale dont ils ignorent la nature. Et pourquoi donc? »

      Elle souligne aussi la construction par les médias d'histoires taillées sur mesure pour forger l'opinion publique, telle celle du Devoir

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 janvier 2018 10 h 04

      Elle souligne aussi la construction par les médias d'histoires taillées sur mesure pour forger l'opinion publique, telle celle du Devoir rapportant les propos d'un imam en écrivant: «Même Foudil Selmoune, l’imbuvable prédicateur de la richissime mosquée de Brossard (on se demande d’ailleurs avec quel argent cette construction a pu être réalisée) qui a fait l’apologie de la charia au Canada, est présenté comme un gentil... doux comme un agneau. Le Devoir lui offre même une tribune pour nous servir sa moraline sur la tolérance et l’ouverture. Si vous n’avez pas lu ce reportage, rassurez-vous, vous n’avez rien raté. Passons.»

    • Nadia Alexan - Abonnée 25 janvier 2018 10 h 34

      Bravo aux auteurs pour des propos qui expliquent la situation avec clarté. C'est honteux de la part des bien pensants et des Sallafistes d'instrumentaliser cette tragédie à des fins politiques. Ce que les bien pensants ne comprennent pas c'est le fait que la culpabilité collective par le biais de «l'islamophobie» fait du tort à la communauté musulmane.
      La campagne menée par le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC), contre l’article de loi règlementant l’offre et la prestation de service à visage découvert (article 10 du PL62), ne fait qu'exacerber les tensions et «pourtant, ce symbole de réclusion des femmes est bien plus lié à l’idéologie salafiste qu’il est un signe religieux, étant même interdit lors du pèlerinage à la Mecque.»

  • Marc Lacroix - Abonné 25 janvier 2018 06 h 41

    Je vous appuie

    Nous entendons, nous lisons beaucoup de bêtises proférées par des religieux, des politiciens(nes), des gens ordinaires, mais là ce texte de l'Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL) dépeint exactement le problème !

    Les inclusifs de tout acabit (QS, PLQ, PLC, NPD...) devraient tenter de le lire et de réfléchir avant de tirer à boulets rouges sur les " Québécois(ses) xénophobes" ! Ces bien-pensants soutiennent indirectement les extrémistes religieux en prônant une inclusion à tout prix.

    Les chartes de droits et libertés sont malheureusement utilisées pour faire la promotion de doctrines ouvertement sexistes et discriminatoires et des personnes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ces personnes disent que nous ne devons pas nous attaquer à de "pôvres femmes" sans défense... Elles parlent de "choix vestimentaires" ou de "choix personnels"..., de porter des vêtements - qui font directement de la publicité pour des extrémistes religieux - qui n'ont rien à faire de la démocratie et du sort des femmes. Parodoxe et incohérence de fond: peut-on prétendre sérieusement être à la fois pour l'égalité des femmes et qualifier de simple "vêtement" des choses comme le niqab et la burqa; poser la question, c'est y répondre !

    Peut-on prétendre que les femmes sont les égales de l'homme et si en même temps on laisse certaines d'entre elles faire de la réclame pour des groupes qui prétendent que les femmes doivent être, comme des enfants - sous l'autorité - de leur mari !

    Je vous réfère à un article du Devoir. Lisez les commentaires d'une dame (Suzanne Chabot - Inscrite 24 février 2017 12 h 20), et tirez vos conclusions:

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 25 janvier 2018 11 h 18

      Evidemment je suis d'accord avec le texte de l'AQNAL et votre commentaire.
      Question peut-etre peu pertinente : ou cette dame Suzanne Chabot est-elle née ?

    • Marc Lacroix - Abonné 25 janvier 2018 14 h 38

      M. Grisé,

      J'aimerais bien vous répondre, mais je ne le sais pas.

  • Christian Montmarquette - Abonné 25 janvier 2018 07 h 13

    Les Québécois ne sont pas accusés de racisme


    «Les Québécois sont accusés de racisme et d’islamophobie sur toutes les tribunes..». affirment les deux auteurs.

    Or, les Québécois ne sont pas accusés de racisme et d'islamophobie.

    Ce sont les nationalistes identitaires qui interprètent la situation de manière biaisée et à leur avantage en nous répétant ça sur toutes les tribunes pour alimenter leur cause avec cette généralisation abusive et à mon sens hautement politique. Qui plus est, en tentant d'inverser les rôles et de se victimiser eux-mêmes dans l'objectif mal dissimulé de s'attirer la sympathie du public.

    Car ce sont les racistes et les islamophobes qui sont accusés de racisme et d'islamophobie et personne d'autre.

    Et ce n'est pas parce que tous les Québécois ne sont pas islamophobes qu'il n'est pas pertinent et nécessaire de lutter contre l'islamophobie. Pas plus que ce n'est pas parce que tous les Québécois ne sont pas homophobes qu'il n'est pas tout aussi pertinent et nécessaire de lutter contre l'homophobie.

    Christian Montmarquette

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 janvier 2018 08 h 50

      On peut difficilement accuser les auteurs de ce texte d'être des "nationalistes identitaire".

    • Marc Lacroix - Abonné 25 janvier 2018 08 h 56

      M. Montmarquette,

      Vous affirmez: "Ce sont les nationalistes identitaires qui interprètent la situation de manière biaisée... dans l'objectif mal dissimulé de s'attirer la sympathie du public."

      Se peut-il que ce qui adversaires vise soit en fait l'incohérence des positions de votre parti (voir mon commentaire ci-dessus)? Sur quoi repose votre affirmation; êtes-vous télépathe ?

      Vous dites : "Et ce n'est pas parce que tous les Québécois ne sont pas islamophobes qu'il n'est pas pertinent et nécessaire de lutter contre l'islamophobie."

      Ça veut dire quoi exactement "lutter contre l'islamophobie" ? À vous lire, on croirait qu'il faut accepter toutes les formes d'islam, telles qu'elles sont, les radicales comme les autres; est-ce que je vous comprends bien? Expliquez-vous ? Selon vous les formes d'islam ramenant les femmes à un rôle de secondes zones; est-ce correct ? Les femmes dans notre société doivent-elles être considérées comme nos égales ?

      Laissez tomber vos affirmations gratuites et dogmatiques et dites-moi pourquoi les Québécois(ses) devraient prendre au sérieux le projet social de QS relatif à "l'inclusion" !

    • Micheline Gagnon - Abonnée 25 janvier 2018 09 h 06

      Je me souviens avoir jasé avec une jeune magrébine à l'époque où la fameuse Charte faisait fureur. Elle me racontait avoir demandé de passer une entrevue pour un poste en région; on lui a refusé disant qu'on exigeait un diplôme acquis localement. Pourtant elle avait deux bacs acquis ici... mais son nom seul identifiait clairement ses origines. De plus cette jeune femme musulmane soutenait fortement la Charte, elle était habillée en jeans, portait fièrement une queue de cheval. Ceci est un très bon exemple de racisme dont on aime à nier l'existence au Québec et qui ne date pas du massacre de l'attentat de Québec n'en déplaise à certains.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 janvier 2018 09 h 10

      "Laissez tomber vos affirmations gratuites" - Marc Lacroix

      À croire que vous ne lisez-pas votre propre journal, M. Lacroix:

      Crimes haineux en 2016 :

      Ville de Québec : Plus de 40 crimes haineux

      Ville de Montréal : 250 crimes haineux

      116 reliés à la religion (dont 59 l’Islam)

      75 reliés à l’origine ethnique (dont 35 visaient des Arabes ou d’Asie occidentale)

      Selon Statistique Canada, l’augmentation la plus importante du nombre absolu de crimes haineux déclarés par la police au pays est au Québec:

      270 en 2015

      327 en 2016 (augmentation de 20 %)

      Les chiffres pour 2017 ne sont pas encore disponibles.

      Sources : Statistique Canada, SPVM, SPVQ

      Référence :

      "Attentat de Québec: de la haine est née la fraternité "- Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      .

    • Carmen Labelle - Abonnée 25 janvier 2018 09 h 32

      Toujours vos lunettes roses pour l'islam et noires pour tous les québécois qui critiquent l'agenda islamique, fussent-ils des musulmans même. Il est nécessaire de lutter contre toute forme de discrimination bien sûr, y compris contre les francophones et les souverainistes. Il existe des lois pour cela, il faut les appliquer. De grâce relisez ce texte, mais enlevez vos lunettes.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 janvier 2018 10 h 02

      À Marc Lacroix,

      "Dites-moi pourquoi les Québécois(ses)* devraient prendre au sérieux le projet social de QS relatif à "l'inclusion" !"-Marc Lacroix

      -Notamment, pour cesser de maintenir les pauvres dans leur pauvreté et l'exclusion; quand on sait que le maintien délibéré de la pauvreté engendre plus de 17 milliards$ par année (chiffres d'IRIS) en coûts de santé par année au Trésor public du Québec.

      Et en ce qui concerne l'inclusion des diverses communautés culturelles au Québec. - Auriez-vous déjà oublié l'opposition de Jean Dorion à la Charte des valeurs, cet ancien président de la Société Saint-Jean Baptiste? Sans compter les sérieuse réserves de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Gilles Duceppe et de Bernard Landry? Tous d'affreux gauchistes inclusifs eux aussi?

      Christian Montmarquette

      * À noter que le féminisme demande de ne pas mettre les femmes entre parenthèse dans leurs féminisations.

    • Marc Lacroix - Abonné 25 janvier 2018 10 h 47

      M. Montmarquette,

      Lutter contre des crimes haineux, ce n'est pas le problème dont je parle. Des malades, il y en a partout, à droite, à gauche, dans l'islam..., il faudrait être contre la vertu pour défendre ce type d'actes.

      Je suis aussi de la gauche économique, mais je ne voterai pas QS, à moins d'y voir autre chose que des beaux principes, mais ce n'est pas de ça dont je parle.

      Ce dont je parle expressément, c'est de votre principe d'inclusion pour des personnes faisant la démonstration explicite qu'elles ne veulent pas s'intégrer à notre communauté en adoptant des tenues ostentatoires, ce sont des personnes vivant en ghetto, ce sont des personnes pour qui l'égalité des sexes n'est pas la règle et de ça, vous ne parlez pas.

      Je répète ma question principale:

      Ça veut dire quoi exactement "lutter contre l'islamophobie" ? À vous lire, on croirait qu'il faut accepter toutes les formes d'islam, telles qu'elles sont, les radicales, comme les autres; est-ce que je vous comprends bien? expliquez-vous ? Selon vous les formes d'islam ramenant les femmes à un rôle de secondes zones; est-ce correct ? Les femmes dans notre société doivent-elles être considérées comme nos égales ?

      Vous devez savoir M. Montmarquette, que dans des questions "religieuses" on peut mettre tout et son contraire, mais ça ne rend pas n'importe quoi acceptable !


      * À noter que le féminisme demande de ne pas mettre les femmes entre parenthèse dans leurs féminisations. (Je préfère mettre l'accent sur la lisibilité des textes que sur la rectitude politique)

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 25 janvier 2018 11 h 45

      M Montmarquette
      Vous écrivez:" Car ce sont les racistes et les islamophobes qui sont accusés de racisme et d'islamophobie et personne d'autre.

      Et ce n'est pas parce que tous les Québécois ne sont pas islamophobes qu'il n'est pas pertinent et nécessaire de lutter contre l'islamophobie. Pas plus que ce n'est pas parce que tous les Québécois ne sont pas homophobes qu'il n'est pas tout aussi pertinent et nécessaire de lutter contre l'homophobie. "

      Je constate que vous emboitez allègrement le pas du premier ministre en faisant le lien entre le racisme et l'islamophobie. Je suis, ou plus modestement pense être, fondamentalement anti-raciste et contre toute discrimination et toute attitude antimusulsulmane mais je n'ai rien contre l'islamophobie ni contre toute religiophobie. La crainte ou la peur inspirées par toute doctrine religieuse sont pleinement justifiées.

      Je constate aussi que contrairement à un de vos récents commentaires vous ne faites plus la distinction de nature entre islamophobie et homophobie, les comdamnant toutes les deux et, en l'absence de précision, on peut penser pour le même type de raisons.
      La syntaxe au secours de l'opportunisme !

      Pierre Leyraud

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 janvier 2018 11 h 47

      Marc Lacroix,

      "Ce dont je parle expressément, c'est de votre principe d'inclusion pour des personnes faisant la démonstration explicite qu'elles ne veulent pas s'intégrer à notre communauté en adoptant des tenues ostentatoires.."-Marc Lacroix

      En ce qui me concerne, ça ne veut strictement rien dire.

      Utiliser la tenue vestimentaire comme critère pour juger de l'intégration des individus m'apparait non seulement très superficiel, mais discriminatoire.

      Du monde accoutré de toutes les manières pour afficher toutes sortes de convictions personnelles, il en existe une tonne et une barge au Québec.

      D'ailleurs, la cuisante défaite du PQ, notamment due à sa campagne polémique sur sa Charte des valeurs ne vous a-t-elle toujours pas servi de leçon?

      Misère..


      Christian Montmarquette

    • Johanne St-Amour - Abonnée 25 janvier 2018 12 h 00

      QS se fait le champion du concept d'islamophobie depuis sa proposition de l'inscrire dans une motion en octobre 2015. Oui, il y a des antimusulmans, mais ce concept suppose une censure, l'interdiction de critiquer une religion et la façon dont elle est interprétée notamment par des intégristes, des islamistes. QS oublie ainsi la majorité des musulmans au Québec, comme ici ceux de l'AQNAL, qui rejettent certaines pratiques, rites, dogmes et certaines notions de l'islam.

    • Marc Lacroix - Abonné 25 janvier 2018 13 h 08

      Désolé M. Montmarquette, mais si vous ramenez le problème à une "histoire de guenille", je comprends que vous préférez vous cantonner dans l'aveuglement volontaire, je n'ai plus de temps à perdre!

      Vous pouvez continuer à discréditer les autres, mais il me semble que votre crédibilité aurait plus grande si vous aviez tenté d'expliquer votre position. Islam, islam radical, islamisme, droits de femmes, ghettoïsation, hidjab, niqab, tchador ou burqa...; ce n'est pas du chinois !

      Bonne journée quand même !

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 25 janvier 2018 22 h 58

      À C Montmarquette
      Vous écrivez : "En ce qui me concerne, ça ne veut strictement rien dire.

      Utiliser la tenue vestimentaire comme critère pour juger de l'intégration des individus m'apparait non seulement très superficiel, mais discriminatoire."
      Est-ce que je dois comprendre que cela ne vous pose pas de problème si, pour quelle que raison que ce soit, on se promène avec un vêtement destiné à dissimuler le visage et qui le dissimule ?. Direz-vous que ce type de vêtement aide à l'intègration et au vivre-ensemble ?

      P.S Vous aurez sûrement noté la distinction qu'il faut faire entre un vêtement qui dissimule le visage ( un foulard par exemple) et un vêtement destiné à dissimuler le visage ( une cagoule dans certains cas. un niquab...toujours....)

      Pierre Leyraud

    • Guy LeVasseur - Abonné 26 janvier 2018 07 h 36


      C'est la clownesque et dangereuse doctrine multiculturaliste xénophile pro islamiste de Québec Solidaire que vous nous proposez la monsieur Montmarquette.

      À ce sujet lors de la prochaine campagne électorale, Québec Solidaire va être non seulement démasquée mais dévoilée !

  • Raynald Rouette - Abonné 25 janvier 2018 07 h 48

    Je suis parfaitement d’accord!


    Le Québec a été abusé autant par l’islam fondamentaliste que par des politiciens naïfs ou complices. Ceux-ci ont une part de responsabilité dans le triste évènement de Québec.

    Depuis les années 1970, le Québec sans être loi est tacitement laïque, il faut que cela demeure.

    Vivre en paix est plus important que la religion, c’est le seul choix à faire. Toutes religions doivent relever du privé.

  • Jean-Marc Simard - Abonné 25 janvier 2018 07 h 56

    Enfin...

    Enfin des Musulmans qui osent critiquer les tentatives de récupération politique d'un événement malheureux par des organismes qui n'ont pour but que de faire la promotion d'un Islam politisé...J'appuie cette lettre à 100%...Et je souhaite l'intervention de plus en plus de musulmans non politisés pour qui le vivre ensemble suppose le respect de la conscience religieuse de l'autre, dans un État laïc qui ne doit pas prendre partie, ni se faire politiquement influencer par quelques confessions religieuses que ce soit...

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 25 janvier 2018 23 h 07

      Nord-africains = musulmans ?

      Je comprends le sens de votre commentaires mais je me demande ce qui vous permet d'affirmer que le texte dont vous parlez a été écrit par des musulmans ?
      Et si on commençais par ne plus penser que tout nord-africain, tout arabe est automatiquement un musulman ? Est-ce qu'il n'y a pas là un prèjugé, c'est bien le cas de le dire , à mettre de côté ?

      Pierre Leyraud

    • Carmen Labelle - Abonnée 25 janvier 2018 23 h 52

      I.Dorion
      Musulmans ou de culture musulmane, ils vivent dans une société majoritairement musulmane où la vie est réglée selon les dictats de la religion musulmane, ils y sont immersés, donc savent de quoi il en retourne.