Jean Lamarre, la passion du Québec

Un grand merci, Jean, pour ton amitié indéfectible et surtout pour ta contribution majeure au développement de la société québécoise, écrit l'auteur. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Un grand merci, Jean, pour ton amitié indéfectible et surtout pour ta contribution majeure au développement de la société québécoise, écrit l'auteur. 

Comme mentionné dans Le Devoir, ton départ prématuré laisse un grand vide dans la vie de plusieurs personnes. Je vais m’ennuyer profondément de nos repas trimestriels depuis plusieurs années. Lors de ces agapes fraternelles, tu me racontais les péripéties de ton plus récent voyage en Afrique, qui te passionnait. Tu as découvert ce continent dans ta jeunesse grâce à ton père, le célèbre Bernard Lamarre.

Si ma mémoire est fidèle, tu as commencé ta carrière comme pilote de brousse. Par la suite, tu as contribué de façon significative au développement de Sefamo, une importante compagnie aurifère au Bénin. Grâce à ton expertise développée au fils des ans, tu es devenu un interlocuteur privilégié pour plusieurs leaders africains. On a même fait appel à tes talents d’arbitre pour résoudre certaines crises majeures sur le continent africain.

Je pourrais évoquer d’autres expériences passionnantes que tu as vécues dans d’autres pays, à Cuba avec Gérard Depardieu, en Russie et ailleurs, mais l’espace me manque.

Une première passion, le Québec

Même si tu étais passionné par tes missions à l’étranger, ta première passion, c’était le Québec. Tu as consacré beaucoup d’énergie à faire démarrer des projets dans de nombreux secteurs d’avenir. À l’instar de ton père, tu es un grand entrepreneur du Québec d’aujourd’hui. J’espère que tu seras cité en exemple à l’École d’entrepreneurship de Beauce.

En outre, ton engagement dans la communauté a été remarquable. Combien d’heures as-tu consacrées bénévolement à diverses causes et à des institutions fondamentales pour notre société telles que Le Devoir et Télé-Québec. Et je sais pertinemment que ce ne fut pas toujours des tâches faciles, compressions obligent.

Je ne peux passer sous silence ton attachement profond à ta famille. À Diane, ton épouse bien-aimée, à tes enfants dont tu étais fier et à tes petits-enfants qui ont donné un nouveau sens à ta vie à l’aube de la soixantaine.

Je termine en te remerciant pour ta fidélité en amitié, nonobstant ton emploi du temps surchargé et tes nombreux voyages à l’étranger, tu as toujours été disponible pour nos échanges depuis 15 ans.

Lors de notre dernière rencontre, je t’avais suggéré d’écrire la biographie de ton père, un très grand entrepreneur. Tu m’avais répondu : « François, je n’ai pas le temps… Je sais que je suis atteint d’un cancer rare, mais je veux travailler jusqu’à la fin de mes jours. »

Aujourd’hui, ta famille est éprouvée, tes amis sont tristes, mais Bernard, ton modèle, est sans doute très fier de ton parcours et heureux de te retrouver de nouveau tout près de lui. Un grand merci, Jean, pour ton amitié indéfectible et surtout pour ta contribution majeure au développement de la société québécoise.

Tu mérites pleinement la médaille de l’Assemblée nationale que tu as reçue avant ton départ pour l’éternité !

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