Trois raisons expliquant le rejet par QS de l’alliance avec le PQ

«M. Lisée, ne craignez pas de tenir un discours axé sur la défense des intérêts collectifs de la nation québécoise», écrit l'auteure.
Photo: Bárbara Andrade CC «M. Lisée, ne craignez pas de tenir un discours axé sur la défense des intérêts collectifs de la nation québécoise», écrit l'auteure.

Dimanche dernier, mes anciens collègues de Québec solidaire ont tourné le dos au Parti québécois en fermant la porte à toute alliance politique avec la formation souverainiste. Personnellement, j’ai quitté en douce, en novembre dernier, Québec solidaire en ne renouvelant pas ma carte de membre. Voici trois raisons pour expliquer pourquoi Québec solidaire n’a jamais été enclin aux alliances politiques avec le Parti québécois et pourquoi j’ai quitté QS après dix ans de militantisme.

Souveraineté timide. Bien qu’une majorité de membres soient ouvertement pour l’indépendance du Québec, QS, depuis sa fondation, a toujours pris bien soin de ne pas trop affirmer son option souverainiste. Stratégiquement, plusieurs militants ne voulaient pas que le parti prenne clairement position pour l’indépendance, car bon nombre d’entre eux étaient tout à fait conscients que QS récoltait des votes dans la gauche fédéraliste québécoise, notamment dans le Mile-End où Amir Khadir est toujours entré très fort lors des élections. Par conséquent, lors des nombreux congrès du parti, les militants finissaient toujours par se ranger derrière la position confortable de l’assemblée constituante, pour trancher un jour la question de la souveraineté du Québec.

Gauche sociale avant tout. Contrairement à l’Union des forces progressistes qui était davantage une gauche politique, syndicale et indépendantiste réclamant le renforcement des secteurs public et parapublic, notamment au chapitre de la qualité des services et des emplois dans ces secteurs, Québec solidaire fut dès le début, pour une certaine frange de militants issus d’Option citoyenne, davantage une gauche sociale et communautariste prônant une économie sociale et solidaire au sein des organismes communautaires où travaillent plusieurs militants de QS. Cette différence idéologique entre les deux groupes qui fondèrent Québec solidaire contribua dès le début à certaines tensions et divisions entre les militants issus de l’UFP et ceux issus d’Option citoyenne. Encore aujourd’hui, il est facile de distinguer les militants qui sont venus de l’UFP avec Amir Khadir de ceux qui sont arrivés d’Option citoyenne avec Françoise David et Manon Massé. En fin de semaine dernière, encore une fois, c’est la frange issue d’Option citoyenne, communautariste et moins souverainiste, qui a eu gain de cause dans le débat sur les alliances politiques.

La tentation des identités multiples. Enfin, il y a une troisième raison à ma désaffection de QS. Curieusement, depuis deux ou trois ans, QS n’est plus un parti politique de gauche se préoccupant avant tout de diminuer les inégalités sociales et économiques entre les classes sociales, mais avant tout un parti aux multiples identités en faveur de tous les groupes marginalisés et stigmatisés de la société, comme les prostituées, les toxicomanes, les transsexuels, les transgenres et les « queers », qui ne font pas nécessairement partie de la classe pauvre de la société québécoise. Bien qu’il soit tout à fait louable de s’ouvrir davantage aux groupes stigmatisés de notre société pour briser les tabous et les préjugés, il est tout de même important que QS, qui souhaite un jour prendre le pouvoir, demeure réaliste et respecte l’évolution des mentalités québécoises qui ne sont pas toutes rendues à la même place sur divers sujets. Par exemple, il y a deux ans, lors d’un congrès du parti, ses dirigeants ont décidé d’instaurer un troisième micro dans les congrès pour les transgenres et pour les personnes non genrées afin qu’ils se sentent bien à l’aise d’intervenir en tant que non-hommes et non-femmes. Enfin, lors de ce congrès, nous avons passé une journée complète à discuter de résolutions pour légaliser la prostitution au Québec et une autre journée à voter des résolutions sur la problématique des transsexuels et des transgenres au Québec. Force est de constater que nous sommes très loin d’une gauche socialiste et syndicale que nous souhaitions, pour plusieurs, lorsque nous avons fondé QS en février 2006.

Cette tendance des identités multiples éloigne la formation politique de la souveraineté du Québec. Car ce qui devient important pour les membres issus des groupes stigmatisés, ce n’est pas la souveraineté, mais avant tout de faire avancer leur dossier respectif en tant que groupe particulier dans la société. En conséquence, les intérêts collectifs de la société québécoise, comme la défense des services publics (santé, éducation, services sociaux), ainsi que la promotion de la langue française, de l’histoire et de son identité québécoise passe au second plan. Donc, devant cette tendance individualiste des divers groupes en présence au sein de QS, il n’est vraiment pas surprenant qu’en fin de semaine les délégués aient voté en majorité pour le rejet de toute alliance électorale avec le Parti québécois, un parti qui se préoccupe davantage des intérêts collectifs de la nation québécoise.

En terminant, j’aimerais donner un petit conseil à M. Jean-François Lisée, qui souhaite bien entendu revoir au sein du PQ d’anciens militants de sa formation politique qui ont quitté cette dernière au lendemain du déficit zéro pour créer l’UFP et ensuite QS. C’est bien simple, M. Lisée, si votre formation politique revient à une politique clairement sociale-démocrate, prônant un réel réinvestissement en santé et en éducation, sans baisse d’impôt, tout en adoptant un programme réellement environnementaliste qui n’aura pas peur de mettre complètement de côté l’exploitation des hydrocarbures sur le territoire québécois, vous pouvez être certain que plusieurs membres de QS déçus de la nouvelle tendance qui prévaut au sein de leur parti reviendront au PQ d’ici la prochaine élection. Finalement, M. Lisée, ne craignez pas de tenir un discours axé sur la défense des intérêts collectifs de la nation québécoise, comme la promotion de la langue française, de l’histoire et de l’identité québécoise. Toutefois, ne tombez pas à nouveau dans la démagogie avec une nouvelle charte des valeurs.

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88 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 25 mai 2017 01 h 36

    QS prit en otage par l'islam politique!

    En lisant votre texte, j'ai été tout à fait d'accord avec vous jusqu'à la dernière phrase: «Toutefois, ne tombez pas à nouveau dans la démagogie avec une nouvelle charte des valeurs.» Comment pourriez-vous être ci lucide et répéter les bêtises des intégristes?
    La Charte des valeurs aurait concrétisé la laïcité de l'état et la séparation entre l'Église et l'État, le socle de l'état moderne, selon la volonté des pères de la Révolution tranquille. De plus, la seule manière de garantir la liberté religieuse de toutes les confessions est d'imposer la neutralité de l'État. Je ne vois pas en quoi une telle politique peut être démagogique! Vous avez oublié aussi de mentionner parmi vos «identités multiples», l'Islam politique identitaire, et intégriste qui a pris en otage cette formation politique.

    • Linda Dauphinais - Inscrit 25 mai 2017 09 h 20

      Bonjour Madame Alexan, je crois que votre dernière phrase est un petit peu beaucoup exagéré... et quant à votre titre... Resaississez-vous de gràce... La modération a bien meilleur goût!

    • Claude Bariteau - Abonné 25 mai 2017 09 h 45

      L'appellation « Charte des valeurs » n'était pas appropriée pour faire valoir des principes faisant écho à la laïcité dans les termes que vous évoquez.

      Il est par contre difficile d'imaginer que Madame Lavallée ait signalé une approche contraire à celle que vous privilégiez, car elle fait écho à une approche démagogique, qui semble plus appropriée à celle du gouvernement Marois qu'à celle du gouvernement Lisée.

      Cela dit, les points soulevés par Madame Lavallée révèle, à la lumière du congrès de fin de semaine, que QS est plus un mouvement privilégiant la promotion des groupes et des personnes marginalisés et moins un parti politique issu de l'entente entre l'UFP et Option citoyenne.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 mai 2017 10 h 14

      Évidemment, l'islam politique a une telle force d'attraction qu'il a réussi à transformer les membres de QS en un cortège de zombies. Air connu.

      Monsieur Bariteau, on dirait que QS est soumis au même genre de tensions que le PQ il y a cinquante ans. Ce qui faisait sa force : à la fois mouvement social et parti politique. Malheureusement, la question nationale ne joue plus le rôle fédérateur qu'elle jouait alors.

    • Josée Duplessis - Abonnée 25 mai 2017 12 h 49

      J'Aime bien l'expression L'Islam politique identitaire, intégriste.
      Vous avez touché un point très très important car c'est de cela qu'il s'agit.
      Merci pout cette trouvaille.

    • Jean Duchesneau - Abonné 25 mai 2017 13 h 19

      L'accointance entre une certaine gauche européenne et l'islamisme intégriste surtout en Europe est un fait bien établit. Dans son livre "Un racisme imaginaire", Pascal Bruckner qualifiant cette gauche de "alal" voit dans l'islam intégriste une voie de fragilisation du capitalisme. Très à gauche, QS adopte ce courrant de pensée, semble-t-il dans sa position anti charte et anti identitaire.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 25 mai 2017 14 h 07

      La charte des valeurs de Drainville est devenue le boucémissaire de tous les rejets concernant le PQ...Faudrait en revenir de cette charte qui n'avait comme objectif que d'officialiser la séparation du religieux et du politique...Préfèrerait-on la charte de la charia musulmane ?

    • Benoît Landry - Inscrit 25 mai 2017 15 h 12

      Madame Alexan, l'argent est le nerf de la guerre, Alors si vous luttez contre l'islam pourquoi luttez-vous contre les femmes plutôt que de luttez contre les hommes qui reçoivent des subventions du gouvernement au travers les écoles privées religieuses ?

      Car pour les femmes voilées que ces oit des barbus à turban ou des rasés à cravate qui leur dicte quoi mettre ou ne pas mettre sur la tête ça change quoi ? C'est une domination de la femme que ça suggère.

      Alors si vous voulez une véritable laïcité de l'État, choisissez le bon parti, il n'y en a qu'un parmi ceux qui ont élus à l'Assemblée nationale qui propose de couper les subventions aux intégristes barbus qui enseignent aux femmes à porter le voile. Devinez lequel.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 25 mai 2017 17 h 06

      Vous avez raison, monsieur Simard. L'obsession péquiste à l'encontre de l'islam n'est qu'une note en bas de page d'une longue histoire jalonnée de bien d'autres faits d'armes. Pas tous aussi odieux.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 25 mai 2017 19 h 02

      M. Maltais Desjardins.

      Ce que je comprends de l'intervention de M. Simard, c'est du bien de la Charte québécoise qui n'avait que pour but de séparer le religieux du politique.

      Des gens comme vous M. Desjardins qui préfèrent la négation de la Charte québécoise, préfèrent-ils le laisser aller?

      Si oui, il peut exister la dérive inverse sans loi défini par une Charte, comme il a failli se produire en Ontario concernant l'intrusion du religieux dans l'espace politique et civil.
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      En décembre dernier, Marion Boyd, une ex-procureure générale de l'Ontario, néo-démocrate de l'Ontario, a déclenché un véritable tollé lorsqu'elle a recommandé de modifier la loi provinciale sur l'arbitrage pour autoriser et encadrer l'arbitrage religieux en vertu de la CHARIA.

      Homa Arjomand, la militante féministe qui a organisé une série de manifestations au Canada ainsi qu'en Europe, jeudi dernier, pour convaincre M. McGuinty ( le premier ministre de l'Ontario ) de renoncer à cette idée, exultait lorsqu'elle a appris la nouvelle, hier ( d'empêcher la Charia de faire loi dans certaines communautés en Ontario ). Notre voix a été entendue, s'est-elle réjouie, remerciant le gouvernement pour sa décision. «C'est la meilleure nouvelle que j'aie entendue depuis les cinq dernières années.»
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      Sans Charte qui encadre le religieux, un dérapage pareil pourrait arriver au Québec aussi.

    • Cyril Dionne - Abonné 25 mai 2017 20 h 25

      Bravo Mme Lavallée (pas vraiment), vous avez bien résumé Québec solid(t)aire en quelques lignes.

      Souveraineté timide.

      Réponse : On n’est pas intéressés à créer une nation indépendante, un peuple qui pourrait prendre sa place dans le monde, mais plutôt à refaire l’intérieur de la chaloupe afin de ne pas froisser le 2% de fédéralistes multiculturalistes qui votent pour nous. Nous sommes à vendre.

      Gauche sociale avant tout.

      Réponse : La socialisation des activités économiques (système communiste à saveur de l’ancienne Union soviétique). Nous voulons appauvrir le Québec par le développement des économies sociales afin de créer une économie digne des pays en voie de développement.

      La tentation des identités multiples.

      Réponse : Étant communautariste et multiculturaliste, nous voulons être tout par tout le monde en même temps. Rien à envier à un certain Justin dit de « Beiber » Trudeau et ses licornes. Nous nous demandons plutôt combien d’anges peuvent tenir sur la tête d’une épingle. Nous sommes pour (Fédération des femmes du Québec) et contre (pour plaire à une certaine idéologie politico-religieuse - ségrégation des hommes et des femmes, voile oblige) l’émancipation de la femme dans notre société et tout cela, en temps réel.

      Bien entendu, nous vivons dans une faille spatio-temporelle.

    • Lise Bélanger - Abonnée 25 mai 2017 21 h 03

      Excellant commentaire, madame Alexan, très juste.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 25 mai 2017 21 h 08

      « Vous avez oublié aussi de mentionner parmi vos «identités multiples», l'Islam politique identitaire, et intégriste qui a pris en otage » (Nadia Alexan)

      Un oubli terriblement ennuyant !

      Que la gauche existe et cherche à valoriser ce qui lui appartient de faire, cé yahou, mais lorsqu’elle s’associe à ce genre d’islam identitaire-intégriste pour éventuellement escamoter, ou discréditer, la culture-mentalité du Québec, cé …

      … aberrant et malheureux ! - 25 mai 2017 -

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 mai 2017 15 h 11

      Monsieur Mailhot, il me semble que ce que l'épisode de la charia en Ontario démontre, c'est deux choses.

      D'abord qu'il y a effectivement un désir de faire prévaloir un droit de type religieux à un droit laïc.

      Ensuite que la charte canadienne nous protège déjà efficacement contre de telles dérives.

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 mai 2017 15 h 26

      Monsieur Maltais-Desjardins,
      Je me demande bien comment vous savez que la Cour suprême aurait invalidé le projet ontarien de cour d'arbitrage pour les musulmans, puisque ce projet a été retiré suite à des pressions poliotiques avant même d'avoir été mis en place (et que, par ailleurs, de telles instances existent pour les juifs).

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 mai 2017 16 h 55

      Ce ne sont pas des spéculations, monsieur Auclair. La loi ne fait acception de personne. N'importe quelle personne qui serait soumise à des sanctions découlant de préceptes religieux ou culturels incompatibles avec les lois bénéficierait pour s'y soustraire de la protection de celles-ci, dès lors que ces préceptes prétendraient à une reconnaissance institutionnelle.

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 mai 2017 17 h 48

      Ça restera une spéculation tant que la Cour ne se sera pas prononcée. Ne pas oublier que le multiculturalisme fait aussi partie des principes fondateurs du Canada.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 26 mai 2017 19 h 59

      La charte est la charte.

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 mai 2017 21 h 26

      Auriez-vous pu prévoir le célèbre jugement Jordan, avec ses délais très précis? Tout dérive de la Charte, n'est-ce pas, même si même la Cour suprême a été divisée.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 mai 2017 06 h 38

      Ce qui divise les juges de la Cour, ce n'est pas l'opportunité de resserrer les délais de justice, qui va dans le sens des principes de la Charte, mais les conséquences ponctuelles négatives de l'application de l'arrêt à l'égard... des principes de la Charte. L'arrêt a eu pour conséquence d'entraîner la relaxe de prévenus hautement suspects, soit. Mais ce n'était pas le but. On pourrait faire le même genre d'analyse concernant les conséquences de la reconnaissance de la liberté de culte ?

  • Denis Miron - Inscrit 25 mai 2017 06 h 47

    Très éclairant

    Très éclairant, ce bref historique de Québec Solitaire pour ne pas dire insulaire de par ses intérêts particuliers et où l’intérêt collectif est pris en défaut.
    Espérons que J.F. Lisé prenne bonne note des consels que vous lui prodiguez, car pour l’instant, je me considère comme un orphelin politique, déçu et trahi par l’ex-gouvernement péquiste qui se fit élire en flashant à gauche dans sa dernière campagne électorale puis en virant à droite, une fois élue. Et comme de raison, je ne suis pas seul

    • Linda Dauphinais - Inscrit 25 mai 2017 09 h 21

      Tout à fait d'accord avec vous M. Miron... Gardons espoir...

    • Jean Duchesneau - Abonné 25 mai 2017 12 h 18

      Ce que l'on reproche au PQ, c'est finalement d'avoir exercé le pouvoir. Pas facile l'exercice du pouvoir face à l'impératif d'une part, de créer la richesse et d'autre part de répondre aux besoins de la population. Que ferait la PM Manon Massé d'un gouvernement QS en situation de crise économique sous les pressions de décote des agences de notation et la pression de la Banque mondiale. Facile de dire on va taxer encore plus les riches et les compagnies et augmenter l'aide sociale alors qu'on est dans l'opposition. Le dicton chinois suivant est éloquent à cet égard: "Quand les gros maigrissent, les maigres meurent".

    • Linda Dauphinais - Inscrit 25 mai 2017 16 h 46

      Bonjour M. Duchesneau, Si je reprends votre phrase: ''Facile de dire on va taxer encore plus les riches et les compagnies et augmenter l'aide sociale alors qu'on est dans l'opposition."", vous semblez dire que les plus riches sont trop taxés et revoici la comptine par rapport aux pauvres gens sur l'aide sociale... Monsieur Duchesneau, il n'y a pas pire que les GROS BS pour moi et je nomme les grosses compagnies qui se votent des bonis faramineux à même les deniers du public... et je nomme ceux qui en position de pouvoir se font des zamis qui leur offrent des retours d'ascenseur, des parachutes dorés lorsqu'il décide de prendre leur retraite de leur emploi ou qu'ils ne sont pas réélus ... Cessons de donner des coups de becs aux plus pauvres de la société, cessons le Think Big... Cessons les paradis fiscaux qui ne sont pas pour les pauvres mais bien pour la classe très favorisée et très cupide... Le Veau d'Or... Même le riche Buffet mentionne que c'est ignoble qu'il paie moins d'impot que sa secrétaire et il trouve que les super riches ne paent pas assez, qu'il faudrait une taxe spéciale pour ces gens!!!! http://www.lefigaro.fr/impots/2011/10/13/05003-201
      Et pour ce qui est de l'exercice de pouvoir, dans mon idée à moi de véritable démocratie, il n'y aurait pas possibilité de faire 2 ou 3 termes de suite ni pour les maires ni pour les ministres et PM... car il semble que plus d'années durent leur règne, plus dure la côte est à remonter ensuite... Car ils se sentent alors trop chez-eux, alors que ce sont des employés ni plus ni moins, qui doivent travailler avec le public car ils nous représentent nous et non les intérêts de certains. Votre citation de Lao Tseu, ... Je dirais plutot que les obèses sont malades de leur style de vie, alors que ceux qui sont habitués à manger sainement et sans excès, ont une belle qualité de vie... Je vous invite à lire, Veblen Thorstein sur la rivalité ostentatoire...

    • Jean Duchesneau - Abonné 25 mai 2017 17 h 42

      Vous ne me donnerez pas de leçons avec votre discours dénonciateur des grosses compagnies et des riches Mme Dauphinais. Ça n'est pas par le discours victimaire qu'on peut aider les personnes démunies, mais plutôt par l'éducation, l'action de terrain et un régime politique efficace. Côté politique, l'extrême gauche de QS (socialiste voir communiste) a fait ses preuves partout dans le monde pour son inefficacité à produire de la richesse, car à la base, leur philosophie rejette l'entreprenariat fondé sur l'enrichissement personnel. Il s'agit de la négation d'une part de la nature humaine qui est là, qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas. Personnellement, je trouve que la sociale-démocratie offre une vision équilibrée, car elle favorise le développement économique tout en assurant une distribution de la richesse via des programmes sociaux. C'est la sociale-démocratie qui prédomine dans les pays scandinaves et au PQ quoi qu'on en dise et qui a fait ses preuves. C'est le PQ qui est à l'origine de la protection du territoire agricole, de la Caisse de dépôt, des CPE et bien d'autres réalisations. Chez QS on accuse le PQ d'avoir faiut des compressiosn budgétaires. Croyez-vous que c'est par méchanceté et de gaité de coeur que les PM péquistes ont imposé ces restrictions. C'est la menace de décote causé par un sur-endettement de l'état qui en est responsable afin justement de sauvegarder les acquis. Le Québec n'est pas un état isolé, il est soumis aux impératifs économiques. Croyez-vous qu'en ne vous attaquant aux grosses compagnies et aux riches comme vous le préconisez cela règlera le problème des pauvres. Il faut réguler l'économie mais tout en préservant l'écologie et le climat économique. Il faut surtout aider les pauvres à s'enrichir: leur apprendre à pêcher comme l'a si bien dit Confusius. QS ne veut pas du pouvoir car il préfère revendiquer et se tenir loin de l'action. Si sa clientèle est surtout le vote des pauvres, n'est-il pas en conflit d'intérêt.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 25 mai 2017 20 h 33

      Sous la gouverne de QS, y aurait-il un Premier Ministre , ou deux co portes-paroles, ou deux co-PM ? Est-ce que c'est l'Assemblée nationale qui prendra les décision, ou une constituante de Solidariste ? Si c'est le cas, je pense que les décisions seront longues à prendre et la gouvernance boiteuse...

    • Jean Duchesneau - Abonné 25 mai 2017 22 h 15

      Mme Dauphinais, vous dites "", vous semblez dire que les plus riches sont trop taxés et revoici la comptine par rapport aux pauvres gens sur l'aide sociale.". Vous interprétez très mal mon propos. Savez-vous que 75% de l'impôt perçu provient de 25% des contribuables imposables de plus de 50000$. Vouloir taxer davantage cette tranche de la population est contre productif. On va par contre s'entendre à propos de ceux qui font de l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux et tous les échappatoires douteux. Quant aux multinationales, le Québec est trop petit pour les mettre au pas. Nos leaders doivent être à la table des nations pour des actions concertées. Agir seul, c'est se tirer dans le pied. J'ai mené un projet de coopération internationale au Nicaragua. Allez voir l'état de pauvreté de ce pays. Prenez connaissance de son histoire, du parti de gauche sandiniste (le QS du Nicaragua). C'est bien beau la pureté idéologique et les revendications... mais la réalité madame il faut savoir y faire face... et surtout se donner les moyens de réussir. À moins que le but soit l'éternelle victimisation!

  • Hélène Gervais - Abonnée 25 mai 2017 06 h 52

    Très intéressante votre lettre ...

    Personnellement je suis convaincue depuis 40 ans du bien-fondé de l'indépendance de mon pays. Par contre le PQ ne favorise plus cette tendance, à mon avis, et QS non plus. Je suis à gauche et pour l'indépendance, mais que faire, pour qui voter aux prochaines élections quand ni un parti ni l'autre me convient?

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 25 mai 2017 09 h 19

      Nuance Mme Gervais. Il me semble évident que le PQ favorise l'indépendance... au moment opportun. Chaque chose en son temps.

      Quand on a un but, on se donne des objectifs. Pour chacun de ses objectifs, on se donne des tâches à accomplir patiemment, méthodiquement, stratégiquement.

    • Linda Dauphinais - Inscrit 25 mai 2017 09 h 23

      Et si Option nationale se combinait avec PQ??? Et si les Forces progressistes de QS en faisaient autant??? Je lance des idées... je ne sais pas si cela est réalisable mais faisons tous un Brain storm... à travers toutes ces idées, de bonnes ressortiront forcément...

    • Raymond Labelle - Abonné 25 mai 2017 10 h 21

      Un référendum perdant ne ferait pas avancer la cause de l'indépendance et serait une catastrophe pour le Québec. La proposition de JFL est mal comprise. Elle est ceci: si nous sommes élus en 2018, nous allons tenter d'obtenir un mandat référendaire en 2022.

      La dernière fois que le PQ a tenté clairement d'obtenir un mandat référendaire, c'est à l'élection à laquelle M. Boisclair était le chef. Pendant toutes les autres après 1995 c'était: p'têt' ben qu'on va en faire un si.. conditions gagnantes (très) peu probables. On peut quand même remercier le PQ de ne pas avoir fait de référendum perdant, mais le p'têt' ben servait à mobiliser les membres. Par conséquent, proposer de demander un mandat référendaire pour 2022 est bien plus osé que ce que le PQ a fait depuis longtemps. Je ne comprends pas pourquoi on accuse JFL d'avoir abandonné l'idée.

      Le grand problème des souverainistes c'est que la majorité de la population ne veut pas faire l'indépendance - c'est ben maudit.

      Ce qui pose un problème cornélien: doit-on renoncer à faire un bon gouvernement pour faire avancer le Québec au nom de cet idéal, dont la population ne veut pas? Car il ne faut pas sous-estimer tout ce qu'on peut faire (ou ne pas faire alors qu'il le faudrait) avec la compétence provinciale - qui est très importante pour le développement du Québec.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 25 mai 2017 20 h 02

      Comment faire l'indépendance du Québec ? Simplement en élisant un gouvernement péquiste qui aura une gouverne authentique, intègre et honnête en faveur de l'essor du Québec et des Québécois...D'abord gouverner en fonction du pays et de ses habitants et non pour satisfaire l'appétit de pouvoir du parti et des amis, comme le fait le PLQ...Une bonne gouvernance nationaliste péquiste ouvrira très grande la porte à l'indépendance...

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 07 h 48

      À Jean-Marc Simard,

      « Le Bon gouvernement 1976 »

      "Une bonne gouvernance nationaliste péquiste ouvrira très grande la porte à l'indépendance..." - Jean-Marc Simard

      L'Histoire démontre malheureusement exactement le contraire.

      Le PQ de 1976 a été un très bon gouvernement nationaliste et il a perdu le référendum de 1980 quand même.

      - Pourquoi?

      Parce pour accéder au pouvoir et chasser les libéraux René Lévesque avait juré de mettre l'indépendance en veilleuse et faire campagne sur «Le Bon gouvernement »

      - Et que s'est-il produit ensuite?

      Il a perdu le référendum de 1980 à plate couture.

      La pire des chose à faire en politique est le report de ses objectifs pour glaner des votes et mordre à l'hameçon de l'attrait du pouvoir.

      Et c'est exactement la même stratégie étapiste que Lisée nous ressert aujourd'hui. Ce qui démontre par A+B que les péquistes sont toujours aussi crédules de leur dirigeants et incapables d'apprendre de leurs erreurs.

      La meilleure chose que le PQ pouvait faire pour gagner sa cause était de rester dans l'opposition et de consacrer son temps et son énergie pour expliquer et promouvoir l'indépendance le temps nécessaire pour préparer les esprits et de se faire élire sur son projet après avoir construit une majorité stable d'appuis à l'indépendance.

      Voilà ce qui se passe quand on agit comme une girouette et un parti électoraliste obnubilé par l'attrait du pouvoir.

      On on perd sa crédibilité, on perd sa base et on perd sa cause.

      Alors que QS ne tombe pas dans ce panneau de la petite politique électorale à courte vue. Je ne puis que m'en réjouir.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 27 mai 2017 13 h 54

      "La meilleure chose que le PQ pouvait faire pour gagner sa cause était de rester dans l'opposition et de consacrer son temps et son énergie pour expliquer et promouvoir l'indépendance le temps nécessaire pour préparer les esprits et de se faire élire sur son projet après avoir construit une majorité stable d'appuis à l'indépendance." CM

      Et jamais nous n'aurions bénéficié de la loi 101 ou de la loi sur le financement des partis politiques ou de la loi sur le zonage agricole, l'assurance-automobile, la protection de la jeunesse, et j'en passe.

      La question de l'indépendance contamine notre vie politique. On y sacrifie tout ce que permet de faire la puissante compétence provinciale, et on l'abandonne à d'autres qui, soit la sous-utilise, ou l'utilise mal.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 mai 2017 17 h 52

      soit la sous-utilisent, ou l'utilisent mal. (correction in fine).

  • Anne Arseneau - Abonné 25 mai 2017 07 h 29

    Le projet de société du PQ voit bien et loin...pour tous !

    Merci à Josianne Lavallée pour cet éclairage fort intéressant et ces conseils très judicieux.

    Il est heureux de constater que le programme du PQ corresponde parfaitement à ces orientations souhaitées...et bien davantage encore.

    Le programme du PQ est un véritable projet de société qui voit bien et loin...pour tous !

    • Carmen Labelle - Abonnée 26 mai 2017 01 h 38

      Désolée, mais le programme et la gouvernance sont deux choses fort différentes parfois. Le PQ a eu amplement le temps de nous le démontrer. Et son échec à mettre en oeuvre son programme a permis l'élection des libéraux que nuos subissons depuis bientôt 15 ans!

  • Jean-François Trottier - Abonné 25 mai 2017 07 h 29

    Merci!

    Ne reste qu'un point que vous ne soulevez pas, probablement parce que vous auriez de la difficulté à prendre une telle distance par rapport à vos anciens collègues, ou bien parce que pour ma part je connais très bien les méthodes du PLQ.

    Au niveau du sol, il existe sans aucun doute chez QS des agents provocateurs qui noyautent les assemblées pouir les rendre un peu plus dures que la volonté générale. L'abus des mots est facile à provoquer dans une réunion, c'est connu.

    Qui a intérêt à rendre QS toujours plus pur, toujours moins inclusif à force de n'inclure que les plus isolés des gens ?

    Comme autrefois les patrons envoyaient des "révoltés" sur les lignes de piquetage, un parti si riche qu'il peut tout se permettre n'a aucune raison de ne pas manipuler les groupes sociaux, que ceux-ci soient uniquement activistes ou officiellement politiques.