Il n’a jamais été question de faire d’Hydro-Québec une succursale du ministère du Revenu

Le phénomène de surfacturation se produit alors que l’on assiste au Québec à des records de débranchements, rappelle l’auteur.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le phénomène de surfacturation se produit alors que l’on assiste au Québec à des records de débranchements, rappelle l’auteur.

Pendant sept ans, le grand monopole de l’électricité au Québec, Hydro-Québec, a surfacturé son service à ses quatre millions d’abonnés.   Les augmentations annuelles des tarifs accordées par la Régie de l’énergie ne suffisaient pas ; il en fallait...

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7 commentaires
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 26 avril 2017 07 h 50

    Etrange

    que le montant des trop-percus soit égal a l'aide apportée a Bombardier.
    On ne peut pas remettre ce qu'on a plus.
    Les ecrits de Me Pierre Théroux sont limpides.

  • J-Paul Thivierge - Abonné 26 avril 2017 11 h 31

    Et si on y pensait VALORISER autrement ces trop perçus

    Comme ces trop perçus seraient environ 5¢ par jour il serait peut-être plus pertinent et sage de les dédier à la recherche fondamentale et développement de nouvelles technologies et applications de l’IREQ.
    Considérant que dans les dossiers tarifaires annuels présentés devant la Régie de l'Énergie le rendement des opérations de distribution et de transports doivent être optimisés et plus profitable, les investissements en R&D proposés à l'IREQ sont vus comme des dépenses et au lieu de valoriser et commercialiser les résultats des recherches et les innovations de l’Institut de Recherche en Énergie de Varennes et de ses laboratoires de Shawinigan on voit petit et dépenses quasi inutiles qui réduisent les profits au lieu de voir le travail des 600 scientifiques comme des investissements d'avenir qui seront plus que profitable à terme autant pour Hydro-Québec que pour le Québec .
    Des milliers d'empois primaires et secondaires qui en découlent. une reconnaissance mondiale qui permet de vendre des expertises des services et des biens partout dans le monde qui sont dans les objectifs de la loi constituante d'H-Q

  • Claude Bariteau - Abonné 26 avril 2017 12 h 28

    Excellente analyse

    Oui, votre analyse est excellente.

    Par contre, il eut été plus avisé que les augmentations consenties soient objet de débat public plutôt que de décisions gouvernementales pour combler les pertes découlant des règles canadiennes par des coupures dans des programmes auparavant financés par Ottawa.

    Je le signale car c'eut été un choix collectif plutôt qu'une stratégie partisane pour combler un manque à gagner manifeste déjà depuis plusieurs années à la suite d'une prise de contrôle du Canada de programmes québécois créés avec des visées inspirées de la révolution tranquille.

    Ce que fit le PLQ ressemble à un détournement alors qu'il eut été plus approprié de parler de contournement en ciblant les organismes canadiens localisés au Québec et en ayant une politique de tarification des entreprises opérant au Québec, notamment celles qui polluent et quittent les lieux après avoir réalisé des gains.

    Mais, pour ce faire, il faut être plus qu'une simple province militairement occupée et politiquement encadrée.

  • Claude Bernard - Abonné 26 avril 2017 15 h 32

    Se poursuivre soi-même

    Si l'Hydro québec est une vache à lait, la poursuivre pour nous avoir supposément trop chargé n'est-il pas nous poursuivre nous-mêmes?
    Si Hydro doit nous rembourser ce sera à nos dépends?
    Avec notre argent.
    Non?

  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 26 avril 2017 17 h 18

    Les tarifs d'électricité.

    Ce sont tous les Québécois qui sont actionnaires d’Hydro-Québec. Il est donc normal que les profits d’Hydro-Québec retournent à l’État québeécois.

    Il est plus que temps que les tarifs d'électricité au Québec soient établis sur la base de vrais critères économiques, et amenés à un niveau de saine compétition. Il n'est pas sain au point de vue économique qu'un bien comme l'électricité soit vendu à un prix inférieur à celui de tout autre bien compétiteur. À long terme, cela devient insoutenable et même ridicule.

    Vendre l'électricité à bas prix, c'est récompenser le gaspillage de l'électricité.

    Vendre l'électricité à bas prix, c'est priver l'État québécois de sommes dont il a cruellement besoin pour son réseau d'éducation et son réseau de la santé.