Pourquoi je défends le «Pharmachiant»

Olivier Bernard, le Pharmachien, lors de son passsage à «Tout le monde en parle», le 27 novembre
Photo: Radio-Canada Olivier Bernard, le Pharmachien, lors de son passsage à «Tout le monde en parle», le 27 novembre

À la suite du passage remarqué d’Olivier Bernard à Tout le monde en parle, à Radio-Canada, le 27 novembre, les débats ont fusé toute la semaine sur les réseaux sociaux. Il est vrai que son style sympathique, mais assuré, voire un brin baveux, avait bien préparé l’après-match et que, déjà sur le plateau, les regards troublés des invités, usagers pour certains des thérapies dénoncées, annonçaient la suite dramatique.

Mon fil Facebook est devenu rouge à la suite de sa proposition sacrilège sur l’équivalence du jus d’orange et du Coke, qui m’a rappelé le souvenir idyllique de ce mantra publicitaire de mon enfance : « Un déjeuner sans jus d’orange, c’est comme une journée sans soleil ! » Sur cette annonce, où le soleil illuminait les membres d’une famille tout en blondeur buvant chacun au déjeuner un verre de jus d’orange plein de vitamine C, le Pharmachien venait de jeter son ombre.

Apparemment, je n’étais pas le seul à sombrer dans la détresse. Une petite inexactitude a prêté flanc à ces attaques acides : le jus d’orange ne contiendrait pas de vitamine, a-t-il mentionné. Pas tout à fait, bien entendu, puisqu’il y en… un peu. Mais, dès lors, peu importait qu’il contienne aussi bien trop de sucres (à la même concentration que le Coke), qu’il explique en partie l’obésité des adolescents ou que ses antioxydants ne nous soient pas vraiment nécessaires, puisqu’on les trouve en abondance partout, les gants étaient jetés et la révolte explosait contre celui qui ébranlait ainsi nos croyances. Tout le monde montait au front, en hommage à nos ancêtres sauvés du scorbut par les décoctions sapineuses amérindiennes, comme nous de ces journées sans soleil par notre jus d’orange matinal dans les années 1960. Quel sombre personnage, ont scandé les foules !

Ce ressac s’est transformé en attaques frontales, les partisans de la pulpe ne capitulant plus. Olivier Bernard est donc devenu, en moins de 48 heures, « charlatan », « pauvre type », « danger public majeur », « épave remplie de produits chimiques », « pauvre con », « formaté par la grosse pharma », « terroriste de la santé publique », « membre de la mafia médicale », « démagogue », « pelleteux de cour » (je ne l’ai pas comprise, celle-là…), « payé pour mentir », « Dieu de la propagande », « disciple de Pfizer », « lobbyiste », « pharmachiant » et « génie de l’épouvante » ! Bref, c’était passablement négatif, souvent en majuscules et par ailleurs en nette corrélation avec la faiblesse des contre-arguments. Mais, quand je demandais avec quoi précisément les gens étaient en désaccord, c’était silence radio.

Mon hypothèse, c’est qu’en s’attaquant à nos habitudes, à notre identité, à notre mémoire d’avoir souvent guéri par telle ou telle méthode, ses propos dérangent, puisque nous préférons les faits qui confortent nos croyances plutôt que ceux qui nous en éloignent. On ne rejette donc pas le jus impunément, ni l’homéopathie — pourtant bien une « insulte à l’intelligence humaine » — dans la mesure où aucune science ne l’appuie, ni théoriquement, ni empiriquement, malgré deux siècles d’existence ; ni le concept de superaliment, pourtant galvaudé, la vraie « superalimentation » consistant surtout à manger beaucoup de fruits et de légumes variés ; ni la plupart des traitements proposés en naturopathie, qui n’ont jamais prouvé leur utilité.

Pourtant, Olivier Bernard n’attaque pas les gens, seulement les pratiques, les idées et les concepts — même s’il est vrai que plusieurs doivent se reconnaître dans ses petits personnages dessinés, rarement sans défauts. C’est donc un débat d’idées essentiel, que je trouve tout à fait rafraîchissant dans notre univers où l’opinion règne en maître.

Pour sa part, la médecine n’a rien d’un dogme, comme plusieurs l’ont affirmé, courroucés, c’est plutôt une somme de sciences en mouvement, cherchant chacune à démontrer l’efficacité de ses propositions avant de les autoriser. Rappelons aussi que les médecines chinoise, hindoue ou amérindienne ne sont pas les seules à pouvoir vanter leur longue histoire, puisque la médecine moderne, avec 2500 ans d’âge depuis la fondation de la théorie des humeurs, a aussi joui d’une riche et complexe tradition, ayant abouti notamment aux saignées, purgatifs, clystères et autres brandy pour renforcer le coeur que l’on sait. Mais, vers la fin du XIXe siècle, elle a commencé à prendre conscience que c’était un peu n’importe quoi, ces histoires, avant de les éliminer graduellement, au profit d’une médecine de plus en plus fondée sur des preuves, la grande victoire du XXe siècle médical.

Il faut donc admettre que la médecine a tué beaucoup de monde — et peut-être sauvé quelques-uns — en voulant équilibrer les humeurs bilieuses et lymphatiques, mais qu’elle a finalement repoussé l’obscurantisme pour développer un savoir de qualité, même si, comme tous les savoirs complexes, elle est parfois pervertie par des intérêts variés. Elle est devenue dominante au XXe siècle surtout parce qu’elle est cohérente, efficace et reproductible. D’autres pratiques auraient avantage à développer la même autocritique, au lieu de continuer à défendre parfois des fumisteries, quand il s’agit de proposer des traitements sur d’autres bases que l’anecdote, l’extrapolation ou même l’expérience — dont la plus amusante définition est la répétition, avec un degré de conviction de plus en plus élevé, des mêmes erreurs et qui a beaucoup à voir avec les croyances, justement.

Même si je sais que notre compréhension du monde repose avant tout sur des croyances partagées, il faut aussi avoir le courage d’accepter que les preuves et les démonstrations de qualité comptent plus que les dogmes et qu’il est difficile d’y arriver sans la science. Je persiste et signe en levant mon verre de jus d’orange à la santé du Pharmachien, pour son courage, sa rigueur et sa ténacité. Et, surtout, pour tous les débats salutaires qu’il réussit à provoquer, même si c’est parfois un peu fatigant sur les réseaux sociaux et que le jus d’orange contient bien un peu de vitamine C.

55 commentaires
  • Pierre Schneider - Abonné 3 décembre 2016 07 h 54

    Un débat qui s'imposait

    Avec son style d'agent provocateur, Olivier Bernard, tout comme l'avait fait avant lui sur la tribune populaire de "Tout le monde en parle" Josée Blanchette, a réussi à provoquer un débat sociétal qui s'impose.

    Le premier en défendant la science et la seconde en remettant en question les pratiques de plusieurs scientifiques !

    Le temps est venu de départager le vrai du faux et, surtout, de dénoncer les fourberies multimilliardaires des marchands de bohneur qui n'ont que le bien-être de leurs actionniares en tête.

    Tous ceux qui ont notre santé à coeur auraient intérêt à mettre en commun leurs ressources, à confronter leurs conclusions et à faire en sorte que le l'on puisse se faire une idée plus juste de ce qui est bon pour nous.

    La science avec un grand S n'est pas infaillible: Il y a trop d'études qui se contredisent, suivant les intérêts financiers de ceux qui les commanditent.

    • Johanne Bédard - Inscrite 4 décembre 2016 13 h 15

      M. Schneider,

      « Le temps est venu de départager le vrai du faux et, surtout, de dénoncer les fourberies multimilliardaires des marchands de bohneur qui n'ont que le bien-être de leurs actionniares en tête. »

      Je suis tout à fait d'accord avec vous. Mais, il me semble que la population en général, du moins à la lumière de sa réaction intense sur les réseaux sociaux, s'est sentie drôlement ébranlée au point où elle a répondu aux affirmations de M. Bernard, par l'insulte, l'agressivité, la violence écrite, ce qui ne me surprends pas.

      La population peine à atteindre un degré de maturité et de compréhension qui est décourageant. Nous n'avons aucun droit de remettre en question leurs habitudes de vie et/ou leurs croyances. J'y vois un manque de courage et de désir de réflexion dans le but d'améliorer notre bien-être.

    • Patrick Daganaud - Abonné 5 décembre 2016 03 h 27

      Je suis d'accord à une chose près concernant... le « débat qui s'imposait »...

      M'est avis qu'il n'y a précisément pas eu de débat et c'est là que le bât blesse.

      Toute la recherche scientifique a une caractéristique fondamentale que tous les chercheurs consciencieux vont reconnaître : c'est sa faillibilité.

      C'est à partir de sa reconnaissance qu'il y a débat. Le processus de sacralisation de la recherche réductionniste a cependant corrompu cette reconnaissance.

      Chez plusieurs chercheurs des générations montantes, trempés dans la certitude de leur consécration scientifique comme chez quelques sceptiques pour lesquels le non étudié, le non analysé, le non recherché qui ose se dire est un mythe (mot à la mode par les temps qui courent), l'énoncé scientifique (même incomplet, même instable, est la voie, la vérité et la vie.

      Chez Olivier Bernard, il y a malheureusement de cela et cela projette à côté de son style sympathique, une assurance un brin plus que baveuse.

      Disons minimalement que la nuance n'est pas sa tasse de thé...

      Mais, je peux me tromper...

  • Raymond Labelle - Abonné 3 décembre 2016 08 h 28

    Critique de l'émission sur la détox du foie.

    Admettons que l'on ne puisse pas détoxifier le foie, en ce que la notion même de toxine ne soit pas rigoureuse.

    Il aurait valu la peine de mentionner qu'on peut exiger du foie qu'il travaille au-delà de sa capacité. Et ça doit bien nuire non? Entre autres, si on le fait trop, à long terme? On a parlé un peu des gras et de l'alcool - mais bien peu.

    Je ne m'y connais pas, mais si l'abus d'alcool peut mener à la cirrhose, l'alcool doit bien ne pas être bon pour le foie - trop peut nuire même si on ne rend pas à la cirrhose non?

    Bon, le foie n'est pas un filtre - il est une usine de transformation qui transforme en produits qui eux, peuvent être éliminés. Un peu la fonction d'un filtre - même si pas un - de là la comparaison par certains vulgarisateurs peut-être mal compris - expliquer bien cela, pas juste "blaster" le non-savant qui parle maladroitement de filtre.

    Les rats qui prennent de l'alcool et le produit prouvé avoir aidé - vraiment, le foie n'a rien à voir dans cette réparation? Vraiment?

    Que fait le foie? Plus de détails. S'il transforme des produits pour qu'on puisse éliminer le produit transformé, l'élimination de quelque chose est bien reliée aux fonctions du foie? Et le corps doit bien éliminer des choses non? Et trop de mauvaises choses, ça doit bien nuire non?

    Pour parler comme le pharmachien, au lieu de "blaster" sur l'utilisation maladroite du mot "toxine" et en rester là, peut-être expliquer plus comment on peut abuser du foie et parler prévention.

    À la fin de l'émission, on a l'impression qu'il n'y a rien à faire pour aider le foie, même en prévention, et on que le foie peut tout faire même si on en abuse.

    En somme, le pharmachien tombe dans le scientisme (au sens français) trop facile, - néglige de parler des véritables problèmes et néglige la prévention.

    Dans cette émission.

    Voilà mes sévères critiques.

    • Raymond Labelle - Abonné 3 décembre 2016 10 h 10

      Pour comprendre ce texte, il faut avoir vu l'émission du Pharmachien du vendredi 2 décembre, à 19h30.

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 3 décembre 2016 08 h 56

    Il n'explique rien le PHARMA CHIEN

    Il n'a pas expliqué que dans le coke il y a du glucose fructose, combiné avec du sodium. Le sodium donne la soif, j'en veux encore, et le glucose fructose est un sucre qui rend tolérable le sodium qui nous fait dire j'en veux encore. Et plus de dollars dans les caisses de Coca-Cola limitée.
    En ce qui concerne l'autisme, ce pharmachien encense les vaccins qui contiennent comme adjuvant: du formaldéhyde, du mercure, de l'aluminium, du thimérosal, produits tous cancérigènes, et il nous confirme que l'autisme qui présente 1 cas sur 89 naissances aujourd'hui en 2016, ne peut être la cause de l'autisme. Peut-être qu'il est assez compétent pour nous dire que ce n'est pas la cause de l'autisme ces vaccins, mais alors qu'elle en est la cause, grand pharmachien ? Explique nous s'il te plaît grand pharmachien, tu sembles avoir toutes les compétences pour expliquer.

    • Philippe Chartrand - Abonné 3 décembre 2016 19 h 35

      À propos de l'autisme et des vaccins: pourquoi les vaccins? Et pas la pollution, les pesticides, les produits cosmétiques, touts les adjuvants qui sont dans la bouffe??? Pourquoi se fixer sur les vaccins qui contiennent peut être des substances cancérigànes mais à quelle dose?? Les doses consommées via d'autres produits sont beaucoup plus importantes que celles contennues dans les vaccins.
      Les jus de fruts apartiennent aussi à des grosses compagnies qui ont donc tout intéret a vendre des jus d'orange et du coca... Un verre de jus ne désaltère pas vraiment non plus, c'est juste pas meilleur pour la santé que le coca
      Il n'y a rien de mieux que de l'eau quand on a soif ;)

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 4 décembre 2016 16 h 49

      @ Philippe, pourquoi se fixer sur les vaccins ?
      Ma réponse, une opinion démocratique basée sur les explications d'un microbiologiste.

      Dans un vaccin il y a une dose, dans un rappel il y a encore une dose et il y a encore des rappels, donc plusieurs doses.
      À partir de la naissance jusqu'à la rentrée scolaire, un enfant peut recevoir 47 doses de vaccins inoculées dans les bras des enfants ou ingurgitées. Plusieurs milliards de dollars pour les pharmaceutiques.
      Il y a donc énormément d'adjuvants de mercure, d'Aluminium, ou de thimérosal, tous cancérigènes qui peuvent être la cause de problèmes de santé dont on ne connaît l'origine.
      Ces doses de vaccins rajoutés aux autres produits importants en quantité dont vous faites mention peuvent alors handicaper les enfants de plusieurs façons et inconnues du système de santé.
      Revoir le scandale de l'OMS impliqué avec les pharmaceutiques. Revoir aussi la propagande et le scandale du H1N1. Pour de gros dollars.
      Et dans les vaccins de la grippe, il y a du thimérosal. Dans le poisson de certaines rivières, il y a du mercure et le gouvernement nous interdit d'en manger pour raison de cancer, pourtant ce n'est qu'un petit poisson, une petite dose. Le gouvernement devrait-il s'inquiéter?
      En ce qui concerne l'eau vous avez tout à fait raison, H2O, il n'y a rien de meilleur.

  • Raymond Labelle - Abonné 3 décembre 2016 08 h 59

    Content d'apprendre pour le jus d'orange.

    Curieux, j'ai regardé les indications sur le contenant Tropicana (vraies oranges pressées sans sucre ajouté) de mon frigo: 23g de sucres par 250 ml - 110 calories.

    Petite recherche Internet. Coca-Cola - 10.6g par 100ml - multiplions 10.6 par 2.5 pour voir comment ça fait à 250 ml: 26,5g à peine 3,6g de plus sur 26,5 que le jus d'orange, soit +-13,5 % de plus.

    Calories - je vous épargne la règle de trois - +98,6 calories par 250ml de Coke - moins que dans le jus d'orange (110).

    Et ben ça alors!

    Merci pour avoir éveillé à ceci Olivier.

    • Raymond Labelle - Abonné 3 décembre 2016 10 h 08

      Mais en réfléchissant, on veut en savoir plus. Même sorte de sucres? Pourquoi sucres au pluriel? Mêmes effets ou non? Même manière d'aborbtion? Et les autres produits dans le Coca-cola?

    • Raymond Labelle - Abonné 3 décembre 2016 10 h 12

      Merci M. Beaulé et Mme Sainte-Marie pour ces renseignements supplémentaires à ce sujet?

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 décembre 2016 12 h 33

      À Raymond Labelle,

      Si le Coke et le jus d'orange ne sont pas des comparables.

      Le jus d'orange dénaturé de l'industrie alimentaire et le véritable jus frais à l'extracteur ne le sont pas non plus.

      Quand vous passez des fruits ou des légumes à l'extracteur, vous n'éliminez que la fibre (et encore pas toute!) et absorbez le reste des vitamines et minéraux contenus dans la plante si vous le consommez immédiatement.

      - Essayez de faire ça avec du Coke!

      - CM

    • Raymond Labelle - Abonné 4 décembre 2016 17 h 59

      Merci de ces précisions CM.

      En fait un bon exemple de l'erreur d'Olivier de prendre quelque chose de vrai, mais de ne pas tout dire et donner une image d'ensemble déformée.

      Vrai que le jus d'orange a à peu près autant de calories et sucres qu'un Coke. Mais boire un jus d'orange ça n'est pas comme boire un Coke.

      L'affirmation de M. Beaulé était en ce sens bien équilibrée - vous avez tels éléments dans le jus d'orange, comme la vitamine C (et d'autres). Mais ne dépassez pas un verre par jour, car beaucoup de calories et de sucres - et un verre par jour suffit à vos besoins en vitamine C.

      Plus nuancé que 1 verre de jus d'orange c'est pareil comme boire un verre de Coke, comme le laisse presqu'entendre Olivier.

      Et en plus de considérer ce qui est dans le jus d'orange et pas dans le Coke, il faut aussi considérer ce qui est dans le Coke et pas dans le jus d'orange, comme vous l'avez mentionné ailleurs avec plus de détails.

  • Jean-François Trottier - Abonné 3 décembre 2016 09 h 11

    Repoussé l'obscurantisme ???????

    "[la médecine] a finalement repoussé l’obscurantisme..."
    Vous confondez science et médecine, ce qui est comme on le sait... une forme d'obscurantisme.

    La science a aidé la médecine à devenir un tant soit peu plus juste, mais en la médecine elle-même réside une immense part de résistance à tout progrès.

    On dit que la médecine est un art. Tout au plus est-ce un artisanat dont les praticiens apprennent l'ABC en apprentis comme internes, puis défendent ardemment la primauté de leur corps de métier, ce qui se nomme corporatisme. Les corps de métiers se définissaient ainsi au Moyen Âge.

    Les médecins se réclament d'un savoir dont ils ne posséderaient rien si les chimistes et biologistes n'étaient passés auparavant. De là à confondre médecine et science!!
    Les cuisiniers, eux, n'ont pas l'arrogance de se prétendre spécialistes de la chimie des aliments. Ils l'utilisent à leurs fins. Sachez reconnaître votre position qui porte à faux.

    Si d'aventure les médecins acceptaient de descendre de leur tour d'(allez) ivoire pour admettre qu'ils sont avant tout d'excellents diagnostiqueurs, et que pour le reste ils suivent les recommandations des pharmaceutiques, on arriverait peut-être à les admettre dans la grande famille des gens de rigueur, mais voilà, ils s'en excluent eux-mêmes tant qu'ils le peuvent.

    Parfois certains médecins se transforment en laborantins, quand sur les derniers jalons d'une recherche ils sont habilités à expérimenter un médicament ou un protocole sur des patients-types, encadrés et suivis par toute une équipe dont ils font partie au même titre que les autres... au détail près qu'ils s'en arrogent tout le mérite.

    Il y a à peine une génération, c'est ce faux esprit scientifique qui menait les médecins à interdire aux femmes d'allaiter! Maintenant. a priori ils refusent de voir le moindre lien entre l'expérience empirique de ceux qui voient un lien entre certaines nourriture sur leur santé.

    Un minimum d'humilité peut-être ?

    • Raymond Labelle - Abonné 3 décembre 2016 10 h 24

      Excellente distinction entre le scientisme - qui est un culte quasi-religieux et irrationnel voué à une image qu'on se fait de la science... et la vraie science.

    • Robert Dufresne - Inscrit 3 décembre 2016 16 h 54

      La grande famille des gens de rigeur. De qui vous parlez exactement ?