Jean-François Lisée: la revanche des tâcherons

Le chef du Parti québécoois, Jean-François Lisée
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du Parti québécoois, Jean-François Lisée

En devenant le chef du parti qu’il a travaillé à bâtir pendant une partie de sa vie, Jean-François Lisée venge tous les écrivains et experts qui font fonctionner les partis politiques sans en avoir le crédit.

Avec Jean-François Lisée à sa tête, le Parti québécois pourrait avoir maintenant une vraie chance de gagner la prochaine élection. C’est du moins ce que semblent penser les libéraux provinciaux. Philippe Couillard a montré le 7 octobre toute la peur qu’il lui inspirait maintenant en affirmant qu’avec cette élection, le PQ avait des allures d’extrême droite européenne. Si Lisée n’avait pas été dangereux, il lui aurait tout simplement souhaité bonne chance. Mais maintenant que le PQ n’organisera pas de référendum dans son premier mandat, les libéraux perdent leur plus puissant argument électoral. Le premier ministre a donc décidé de passer directement à l’attaque et a qualifié le nationalisme de Jean-François Lisée comme en étant un d’assiégés. Il a même affirmé qu’il y voyait l’émergence d’un mouvement foncièrement négatif pour l’humanité.

Philippe Couillard aurait aussi bien pu dire franchement qu’il était en panique quant à l’élection du nouveau chef de l’opposition officielle. Cela aurait eu l’avantage d’avoir un semblant de réalisme et lui aurait évité l’humiliation de lire ses propos dans les journaux le lendemain. Cette panique a d’ailleurs été remarquée par le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, qui a commenté que le premier ministre a manqué une belle occasion de se taire. En ce qui concerne la véracité des propos, personne ne croira Philippe Couillard qui affirme encore que Laurent Lessard, même ployant sous des montagnes d’accusations de favoritisme, conserve toute sa crédibilité. Pendant ce temps, le gouvernement lève le nez avec dédain sur la dénonciation de la protectrice du citoyen qui ne fait que constater la détresse sociale qu’entraînent ses coupes dans les services à la population.

Il n’y a pas que la vision politique de Jean-François Lisée qui pourrait nuire aux libéraux. Âgé de 58 ans, celui qui a été journaliste pour le quotidien indépendantiste Le Jour en 1973 est reconnu pour sa grande intelligence. Il a publié juste avant le deuxième référendum les livres Le tricheur et Le naufrageur qui montraient comment Robert Bourassa avait délibérément trompé la population sur ses véritables orientations politiques. De récentes révélations montrent comment les affirmations dans ces livres étaient justes. Les connaissances et les talents d’écrivain de Lisée l’ont rendu incontournable pour les premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard. Ce n’est qu’en 2012 qu’il a été élu dans la circonscription de Rosemont. Pauline Marois en a fait son ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur. Le nouveau chef du PQ est donc un érudit expert qui a écrit les discours de plusieurs premiers ministres. Le 7 octobre dernier, il a finalement réussi à dire lui-même et à la première personne le discours de victoire qu’il avait écrit pour un chef du PQ. Ce discours est d’ailleurs déjà considéré comme un de ses meilleurs.

Malheureusement pour le premier ministre Philippe Couillard, il sera difficile pour le chef de l’opposition officielle de ne pas pratiquer la politique négative de dénigrement qu’il dénonçait à l’avance le 7 octobre. C’est le rôle le plus important qui est dévolu à l’opposition officielle dans la monarchie constitutionnelle canadienne. C’est d’ailleurs un des rares qu’elle a dans un système où le premier ministre a le pouvoir d’un roi et l’opposition celui du petit peuple. Ce système utilise une démocratie faible ou actuellement, environ 40 % des élus n’ont pas eu la majorité absolue des voix exprimées dans leur circonscription. Environ 60 % des élus au Québec ne peuvent prétendre avoir été élus par la majorité des citoyens de leur circonscription qui ont voté. Dans le système actuel, pour pouvoir vaincre un opposant ou un parti politique, il suffit de financer des candidats ou des partis qui diviseront le vote, et le tour est joué. C’est d’ailleurs un des défis que Lisée devra relever. Il y a actuellement au Québec trois partis qui se partagent le vote des indépendantistes et un seul, le Parti libéral, qui concentre le vote fédéraliste.

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28 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 12 octobre 2016 02 h 40

    … à cultiver de fierté à la québécoise !

    « C’est d’ailleurs un des défis que Lisée devra relever. Il y a actuellement au Québec trois partis qui se partagent le vote des indépendantistes et un seul, le Parti libéral, qui concentre le vote fédéraliste. » (Michel Gourd, L’Ascension-de-Patapédia)

    Outre ce défi lié à la « monarchie constitutionnelle canadienne », un défi particulièrement grotesque et difficile à saisir et redresser, celui de la Mémoire-Histoire du Québec pourrait l’être et intéresser l’élu du PQ, encore plus s’il concerne les origines de Peuple, et ce, en matières d’identité et de langue à soutenir et bâtir sur le « chemin des victoires » (JFL) !

    En effet, de la question des « origines » entr’autres, et pendant qu’est déposé le projet de loi sur ou concernant le monde de l’adoption (A, 16-113f -Adoption), serait-il honteux ou honorable d’inviter les membres de l’ANQ à réfléchir sur un pan d’histoire-mémoire qui, provenant de l’époque de Duplessis-Léger précisément, aurait favorisé un « patriotisme Québécois souterrain » par le déracinement-substitution identitaires, et parfois linguistiques, de son enfance ; un déracinement se perpétuant, hélas !, de nos jours (d’exemple, l’Enfance de la DPJ) ?

    D’effets, et pour les familles du Peuple du Québec à solidariser et reconnaître d’urgence, la quête des origines (source de division nationale ?) est et demeure une des questions incontournables à défricher, à meubler et …

    … à cultiver de fierté à la québécoise ! - 12 oct 2016 –

    Ps. : l’auteur de cette réaction relève de l’enfance de Duplessis-Léger (Décret 1198-2006)

    A : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/481806/ad

  • Michel Lebel - Abonné 12 octobre 2016 06 h 24

    Que de gentillesse!

    Le titre de cet article devrait plutôt être ''Ode à Jean-François Lisée! Que de complaisance! Passons!

    M.L.

    • Pierre R. Gascon - Inscrit 12 octobre 2016 09 h 00

      Selon vous, Gour lance des fleurs et selon moi vous êtes celui qui fait suivre le pot.

      Professeur Lebel, la liberté d'expression doit tenir compte de la réalité humaine, et vous devriez le savoir; chaque être humain a un droit inné à être respecté, construisant ainsi une société plus humaine et fraternelle.

      Votre ancien élève, diplômé d'un baccalauréat en droit, parle avec aisance et persuasion. Soyez-en fier.

      Reconnaissez-vous que Lisée nous offre un projet de société cohérent.

      J'espère que vous acceptez que Lisée est une véritable force du changement; accompagné par vous, par moi et beaucoup d'autres il entamera bientôt le ménage politique essentiel pour nous donner l'élan pour remettre notre peuple en marche.

      En aparté. Formation Carnegie enseigne que vous vous ferez plus d'amis en deux mois en vous intéressant sincèrement aux autres que vous ne pourrez en conquérir en dix ans en vous efforçant d'amener les autres à s'intéresser à vous.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 12 octobre 2016 09 h 14

      Me Lebel,ne passons pas votre complaisance pour Jean Charest meme pour le fédéraliste Couillard et l'aplatventrisme du PLQ devant Justin Trudeau.Voter mou,ca passe mieux.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 12 octobre 2016 11 h 11

      M. Lebel,

      Je sais, c'est difficile à digérer pour un fédéraliste.

      Vous nous disiez hier que Jean-François Lisée a été un de vos étudiants. Vous avez donc contribué à son éducation.

      Bravo et merci!!!

    • Michel Lebel - Abonné 12 octobre 2016 14 h 00


      L'unanimisme dans Le Devoir face à Lisée me tombe sur les nerfs! Comme PKP jadis, il est devenu un intouchable dans les milieux péquistes. Toute la critique, souvent exagére, voire odieuse, est dirigée contre Philippe Couillard. Tout ceci est plutôt navrant, le vocabulaire utilisé s'apparente même assez souvent à celui de certains partisans d'un Donald Trump. Et certains osent parler de faire la politique autrement!
      Pour plusieurs commentateurs, un fédéraliste québécois ne peut être vu que comme un vendu, un traître, un colonisé. Ce genre de vocabulaire est de fait tout à fait accepté, ''normal'' dans certains milieux. Ainsi va le respect, un respect à géométrie variable, selon son option politique.... Encore une fois, navrant!

      M.L.

    • Marc Therrien - Abonné 12 octobre 2016 17 h 47

      Jean-François Lisée, un tâcheron? Dans le sens courant ou péjoratif de la définition? J'imagine que comme travailleur assidu et appliqué il n'aura pas besoin d'un tâcheron pour exécuter bêtement sans poser de questions des besognes ingrates pour le couvrir ou le protéger.

      Pour le reste, est-ce que Jean-François Lisée a tant besoin d'amour? Je le perçois comme aimant la bagarre et ce faisant, j'imagine qu'il prend plaisir parfois à être détesté. S'il est un jouteur dialectique aguerri, en judoka expérimenté par exemple, j'ai confiance qu'il pourra accueillir la force et la charge de Philippe Couillard qui avance vers lui (plutôt que lui résister) pour le déséquilibrer.

      Marc Therrien

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 12 octobre 2016 18 h 13

      Me Lebel ,l'unanimisme dans La Presse face au PLQ me tombent sur les nerfs.Politique autrement :paroles de Couillard...son vocabulaire ressemble a Trump.Le respect a geometrie variable .vous avez raison varie selon son option politique.Tres bien.

    • Michel Thériault - Abonné 12 octobre 2016 18 h 26

      "L'unanimisme dans Le Devoir face à Lisée me tombe sur les nerfs!"
      - M. Lebel

      J'ose une explication : peut-être que le lectorat du Devoir est plus éduqué et scolarisé et que plus on l'est, plus la magouille du Liberal Party of Qwebec "nous" tombe sur les nerfs. Et plus le non-sens de faire parti de cette fédération (n'oublions pas que nous n'avons pas signé la constitution de 1982) nous tombe aussi sur les nerfs.

      Je dis ça de même...

    • Jacques Morissette - Inscrit 12 octobre 2016 23 h 01

      «L'unanimisme dans Le Devoir face à Lisée me tombe sur les nerfs!» (Michel Lebel)

      M. Lebel, il faudrait demander à Philippe Couillard, si vous n'avez pas été piqué par le même moustique que lui? J'ai fortement l'impression qu'il tombe aussi sur les nerfs de Philippe Couillard, à entendre sa démagogie de peur sur Lisée.

  • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 08 h 09

    Le calcul simpliste des péquistes et de la division des votes

    "Dans le système actuel, pour pouvoir vaincre un opposant ou un parti politique, il suffit de financer des candidats ou des partis qui diviseront le vote, et le tour est joué." - Michel Gourd

    Les péquistes font une aberrante projection et croient naïvement que tout le monde pensent et votent comme eux! Et surtout! ..que les gens ne votent "QUE" sur la question nationale!

    De plus, ils font de la politique un calcul simpliste, comme quoi, à chaque endroit où un solidaire se retirerait, les votes de QS iraient directement dans l'urne du PQ! Ce qui est complètement faux; aussi faux qu'à chaque endroit où un péquiste se retirerait, les votes du PQ iraient directement à QS! Alors qu'on sait combien de péquistes détestent de manière épidermique ce "Québec SoliTaire" maudit de "Soeur Theresa David"! et préfèreraient se trancher la main plutôt que voter pour ces "illuminés de gauche"!

    Et sachez bien que si un candidat QS se retirerait dans ma propre circonscription. Jamais je ne voterais pour un parti aussi à droite et aussi néolibéral que le Parti libéral lui-même, qui varge sur les plus pauvres à chaque fois qu'il prend le pouvoir.

    Pour justifier leurs hargne et leurs défaites, les péquistes font de la politique un calcul simpliste d'arithmétique.

    Il ne faut alors strictement rien connaitre du domaine pour réduire la politique à de simplissimes additions et soustractions de niveau d'un cours primaire. Alors que la situation est infiniment plus complexe et qu'elle le deviendra davantage avec un PQ-Lisée qui retire le référendum de son programme jusqu'en 2022 et qui ne sera plus jusqu'alors qu'un simple parti nationaliste incapable de diviser le vote indépendantiste.

    Or donc, s'il y a une réalité implacable à retenir des élections de 2014. Ce n'est pas que Québec Solidaire a divisé le vote du PQ. Mais que 350,000 péquistes ne se sont même pas donné la peine de voter pour leur propre parti!

    Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 12 octobre 2016 09 h 22

      Comme toujours,vous avez raison.La division du vote n'aide personne or donc laissons le PLQ de meche avec le PLC diriger les mous du Québec.Formidable....

    • Colette Pagé - Inscrite 12 octobre 2016 09 h 25

      Avec respect Monsieur Montmarquette, au-delà des reproches faits au PQ, ne croyez-vous pas, à l'instar du sondeur JM Léger, que la division des votes souverainistes entraînera en 2018 la réélection du PLQ et probablement si rien n'est fait pour 30 ans.

      Dans ce contexte, ne serait-il pas approprié d'enterrer la hache de guerre et d'inviter les partis souverainistes à faire la paix du moins pour l'élection dans Verdun. Une fois n'est pas coutume. Pourquoi rejeter la main tendue par le nouveau chef du PQ ?

      Cette division, vous le savez, fait les choux gras des libéraux. En outre, cette division envoit un bien mauvais message aux électeurs : comment les convaincre d'adhérer au projet d'indépendance alors qu'ils constatent que les trois partis frères sont incapables de faire la paix et de s'entendre.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 09 h 48

      À Claude Gélinas,

      "Ne serait-il pas approprié d'enterrer la hache de guerre et d'inviter les partis souverainistes à faire la paix du moins pour l'élection dans Verdun" - Claude Gélinas

      Tout d'abord,

      Merci pour votre respect donné déjà à deux reprises M. Gélinas. Sachez que c'est fort apprécié et que ce sera réciproque tant qu'on mettra en pratique cette proposition même de Jean-François Lisée dans nos échanges, soit, "être honnêtes et factuels".

      Et pour répondre à votre question, pour que mon vote aille au PQ dans une coalition anti-libérale.. J'aurais une revendication impérative, qui ne se résume pas à simplement bloquer les libéraux - puisque de mon point de vue le PQ actuel est aussi libéral que le PLQ - mais que ce PQ s'engage formellement, et au minimum, à faire une grande réforme de l'aide sociale, éliminant non seulement, toutes les immenses injustices et multiples abus de cette loi scélérate, mais qu'il s'engage à indexer les des prestations désindexées à un point tel depuis 30 ans, qu'elle seraient le double de ce qu'elles sont aujourd'hui si lesdites prestations avaient été indexées au coût de la vie.

      Et moi qui revendique depuis plus de 15 ans un revenu minimum garanti au-dessus du seuil de pauvreté.. Reconnaissez que je fais moi-même ma part de compromis. Ce à quoi, j'ajouterais sans doute l'adoption d'un monde de scrutin proportionnel; ce qui ne serait pas un grand effort, puisque Lisée lui-même lui semble déjà favorable.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 10 h 59

      "Comme toujours,vous avez raison.." -Jean-Pierre Grisé

      Tant que les arguments se résumeront à des attaques personnelles et à des raisonnements simplistes. Il n'y en aura aucune discussion et aucune négociation. Mais un dialogue de sourds.

      - CM

    • Raymond Labelle - Abonné 12 octobre 2016 11 h 12

      La face cachée de la division du vote: la CAQ a bien plus nui au PLQ que QS au PQ.

      En 2014, QS a obtenu +- 8% du vote - supposons que sans QS, peut-être la moitié de ceux qui ont voté QS auraient voté pour le PQ. Ça fait +- 4% de moins pour le PQ.

      La CAQ a obtenu 23% du vote - enlevez la CAQ et accordez, disons, 70% de ce vote au PLQ, vous ajoutez 16% de votes en plus au PLQ, qui en avait 42%...

      Sans la CAQ, le PQ n'aurait peut-être qu'une dizaine de 7 députés - le pourcentage de vote du PQ en 2014 est en fait inférieur à celui qu'il avait obtenu en 1973, alors qu'il avait 7 députés.

      On oublie ceci parce que le PLQ a, malgré la CAQ, a obtenu un gouvernement majoritaire, mais...

    • Johanne Archambault - Abonnée 12 octobre 2016 15 h 20

      Monsieur Montmarquette, vous écrivez : Vargent sur les pauvres. Explications svp. (Avec contexte.)

    • Pierre Fortin - Abonné 12 octobre 2016 17 h 45

      Vous allez un peu vite en besogne, Monsieur Montmarquette.

      Vous exigez d'abord des garanties sur des résultats alors que la machine pour les produire n'existe pas; la charrue devant les bœufs!

      En vous lisant, je réalise également que vous avez vous aussi votre prix :
      « J'aurais une revendication impérative, [...] que ce PQ s'engage formellement, et au minimum, à faire une grande réforme de l'aide sociale, éliminant non seulement, toutes les immenses injustices et multiples abus de cette loi scélérate, mais qu'il s'engage à indexer les des prestations désindexées à un point tel depuis 30 ans, qu'elle seraient le double de ce qu'elles sont aujourd'hui si lesdites prestations avaient été indexées au coût de la vie. »

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 19 h 21

      "Vous écrivez : Vargent sur les pauvres. Explications svp." -Johanne Archambault

      Pourquoi ne vous reseignez-vous pas?

      Je ne suis pas votre secrétaire.

      Des exemple?

      Le PQ a été 22 ans au pouvoir et l'aide sociale est demeurée deux fois en dessous du minimum vital de survie durant le PQ au pouvoir + des coupures identiques au PLQ avec sa loi 70 + dans les années 80' + L'éliminination de la gratuité des médicaments sous Lucien Lucide Bouchard + d'autres inutiles parcours à l'emploi avec sanctions sous Lucien Bouchard + le maintien des boubous-macoutes sous Louise Harel + des coupures aux dépendants des drogues avec Maltais et d'autre coupures des personnes de 55 ans avec Maltais durant le mandat de 2012.. etc.. etc.. etc..

      Ça vous suffit???

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 21 h 53

      À Pierre Fortin,

      Il n'y a pas 36 solutions M. Fortin.

      Si le PQ veut les votes de gauche, il doit proposer des politiques de gauche. La pire à politique de droite étant à mon avis la violence sociale et énconomiques faite envers les plus pauvres et les plus vulnérables de notre société.

      Et cette violence économique de l'État contre les plus démunis est telle, qu'elle engendre plus de 17 milliards par année en coûts de santé (chiffres du CEPE).

      - Ne croyez-vous pas vous-même que le PQ devrait mettre un terme à ce véritable massacre s'il se prétend le mondrement social-démocrate?

      Christian Montmarquette

    • Jacques Morissette - Inscrit 12 octobre 2016 23 h 25

      M. Montmarquette, en supposant que vous ayez raison, qu'on ne peut pas vraiment « réduire la politique à de simplissimes additions et soustractions de niveau d'un cours primaire.» La majorité des électeurs penseraient peut-être comme vous, s'ils avaient le temps de réfléchir aux différents programmes des autres partis politiques.

      S'ils ne votent pas pour le parti Libéral, ils ont le choix de voter pour l'un ou l'autre des autres partis politiques désignés. Si ceci n'est pas divisé les votes pour favoriser le parti Libéral, force est alors de constater que mon niveau de compréhension doit ne pas dépasser celui d'un cours primaire. C'est de l'arithmétique!

    • Pierre Fortin - Abonné 13 octobre 2016 10 h 46

      À Christian Montmarquette,

      Vous me demandez : « Ne croyez-vous pas vous-même que le PQ devrait mettre un terme à ce véritable massacre s'il se prétend le mondrement social-démocrate? »

      Bien sûr que si, Monsieur Montmarquette, mais je crois surtout que QS et PQ peuvent se rejoindre sur bien des sujets et élaborer des politiques progressistes. En résolution de problème, il faut d'abord bien connaître ce qui fait défaut car c'est toujours là que résident les solutions.

      Aucune exigence préalable de résultat ne peut solutionner efficacement un problème si celui-ci n'est pas d'abord bien compris. Et, pour y arriver, il faudra que chaque parti mette un peu d'eau dans son vin en choisissant le bien commun.

  • Raynald Rouette - Abonné 12 octobre 2016 08 h 57

    La vérité choque!

    Monsieur Gourd,

    Vous faites une très bonne lecture de la situation et de paradoxe.

    Souvent on dit en image, que derrière tout homme, il y a une femme qui l'aide à le mettre en évidence.

    En politique: ce sont souvent un «subalterne» fait jaillir la lumière au-dessus de son patron.

    • Raynald Rouette - Abonné 12 octobre 2016 12 h 06


      lire, de son paradoxe,

      souvent un, une

  • André Mutin - Abonné 12 octobre 2016 09 h 33

    Pour qui se prend-il ?


    « Il a même affirmé qu’il y voyait l’émergence d’un mouvement foncièrement négatif pour l’humanité. »

    L’humanité se fout éperdument du Québec en général et de Couillard en particulier !