Des «inclusifs» qui excluent

« Dans l’ensemble, le discours de “Faut qu’on se parle” se démarque peu des valeurs de Québec solidaire et d’Option nationale », écrit l’auteur.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir « Dans l’ensemble, le discours de “Faut qu’on se parle” se démarque peu des valeurs de Québec solidaire et d’Option nationale », écrit l’auteur.

C'est la décennie des nouveautés politiques. En 2006, Québec solidaire voyait le jour. En 2007, « Génération d’idées » était fondée et servit à lancer les carrières politiques de Mélanie Joly et Paul Saint-Pierre Plamondon. En 2011, il y eut Option nationale et la Coalition avenir Québec. La dernière nouveauté politique : la campagne « Faut qu’on se parle ».

Que révèle la lecture de ses propositions ? Deux constats : le peu d’originalité du contenu présenté et la fausse promesse qu’il comporte, celle d’un débat ouvert à tous. Pour commencer, il faut noter que les constats et propositions énoncés par cette campagne sont déjà bien connus : amélioration des soins de santé publique, promotion de l’écologisme, critique du privé, valorisation des régions, défense de la condition autochtone, lutte contre le racisme, souverainisme décomplexé. Nous sommes face à un discours qui sent le déjà-vu. Dans l’ensemble, il se démarque peu des valeurs de Québec solidaire et d’Option nationale. Ces valeurs sont celles d’une gauche qui se structure par des visées étatistes et une opposition au nationalisme identitaire. Ces positions sociopolitiques sont, en soi, légitimes, mais elles se trouvent déjà prônées ailleurs. Dans ce contexte, la question n’est pas la légitimité des déclarations, mais bien la raison de les répéter maintenant.

Du reste, la campagne « Faut qu’on se parle » fait une promesse qu’elle brise aussitôt : l’appel du dialogue entre tous. L’initiative prend clairement une position hostile envers le nationalisme identitaire, en déclarant « la stratégie identitaire repousse certaines communautés à coups de charte des valeurs et participe à créer une division artificielle entre “eux” et “nous”. […] L’indépendance, ce n’est pas la crainte de l’autre ». La référence au débat de la charte des valeurs est claire. Bien qu’animé d’un légitime désir de courtiser les communautés immigrantes du Québec, ce type de discours implique une opposition de type « eux contre nous ». C’est le paradoxe des gens attachés à l’adjectif « inclusif ». Leur discours est un récit qui dépeint le politique comme une lutte entre deux clans. D’un côté, ceux qui « repoussent certaines communautés » : des réactionnaires identitaires et hostiles à l’immigration. De l’autre, ceux qui ne sont pas dans la « crainte de l’autre » : les militants éclairés de la diversité et de l’ouverture à l’autre. Dans la mythologie de cet univers idéologique, entretenu notamment par Québec solidaire et Québec inclusif, le débat doit inclure la diversité, mais les nationalistes identitaires ne sont pas invités à cette diversité. Ils seraient trop attardés, idéologiquement, pour pouvoir participer au dialogue.

Le racisme systémique

Cette position de division se voit aussi par le recours à la notion de racisme systémique, visible par les références à des données statistiques au sujet des difficultés des minorités visibles. Animée du noble désir d’intégrer pleinement les minorités raciales à la société, la notion de racisme systémique est aussi habitée par une vision de rivalités interraciales. Ces dernières seraient le fruit d’un partage entre une majorité blanche, privilégiée, et des minorités non blanches, négligées et exclues de la richesse : « À CV identiques, un Tremblay ou un Bélanger a 60 % plus de chances d’être rappelé pour une entrevue d’embauche qu’un Traoré ou un Bensaïd. » L’interprétation de ce triste fait statistique peut vite se transformer en un procès d’intentions qui déclare la majorité coupable et responsable des privations vécues par les minorités. Cette rhétorique interprète ensuite les enjeux interculturels comme des scènes d’oppressions se jouant entre une majorité inconsciemment malicieuse qui écraserait les minorités raciales.

Il faut noter la déshumanisation déployée par cette idéologie qui traite la majorité oppressante comme un club d’attardés incapables de reconnaître leurs privilèges, tout en traitant les minorités comme des regroupements d’entités sans malice, au-dessus de tout reproche. Loin de nous l’idée d’amalgamer malice et minorités, de nier les difficultés vécues par ces dernières ou d’idéaliser les conduites de la culture majoritaire. Force est de constater, néanmoins, que la notion de racisme systémique privilégie la vision d’une croisade de minorités idéalisées contre une majorité détestable. Une vision qui déshumanise un bon nombre de personnes et qui n’aide peut-être en rien les minorités, en fin de compte.

Que retenir des propositions de « Faut qu’on se parle » ? Qu’elles ont déjà été faites, ce qui n’est pas mal en soi, mais surtout qu’elles ne sont pas les invitations ouvertes qu’elles prétendent être. La vision des rapports interculturels véhiculée par cette campagne s’oppose clairement à une part importante de l’échiquier politique, celui des gens attachés au nationalisme « identitaire ». Elle les désigne comme ennemis de la diversité. Ils sont présentés comme ceux qui rejettent et oppriment les minorités raciales du Québec. Les auteurs de ce triage idéologique semblent ainsi se créer un club réservé aux personnes qui se croient ouvertes d’esprit, mais dont l’ouverture n’est qu’un simulacre. Est-ce vraiment cela, créer un mouvement souverainiste de masse, ouvert à tous ? Nous ne croyons pas. Souhaitons donc que « Faut qu’on se parle » change de cap et s’élève à la noblesse de son nom.

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28 commentaires
  • Serge Morin - Inscrit 30 septembre 2016 06 h 23

    Tres belle analyse, vous mettez justement le doigt sur le point d'achoppement de tout ce beau montage.
    À voir les hurlements à RadioC et dans la Presse,on n'est sorti du bois.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 30 septembre 2016 10 h 35

      Minute moumoutte! On se calme!

      Ça ne fait que quelques jours que le processus «Faut qu'on se parle» est enclenché et, déjà, on veut le discréditer.

      Il me semble qu'il faut bien au contraire embarquer dans la démarche et faire valoir ses positions distinctes au lieu de la bouder. Comme dirait les anglophones, c'est un «work in progress».

      Ce n'est qu'un début, continuons le...

    • Claude Bariteau - Abonné 30 septembre 2016 18 h 28

      Messieurs Bilodeau et Morin, sur quoi vous basez-vous pour dire qu'un document qui n'est même pas à l'étape de la rédaction sera un hymne à la gauche réfractaire au nationalisme identitaire ?

      Ne vous est-il pas venu à l'esprit que le brassage d'idées autour de questions majeures et de dossiers incontournables aboutissent à des choses simples mais ô combien négligées qui se nomment la citoyenneté et un attachement au Québec ?

      Une citoyenneté et un attachement qui mettent de l'avant une lecture nouvelle du « vivre ensemble » et fondent des relations entre les citoyens et les citoyennes sur la base de leur engagement politique et l'obligation faite aux parlementaires de prendre en compte l'expression de leurs choix politiques.

      En fait quelque chose qui serait une vision de la vie en commun citoyenne avant tout, qui n'implique pas d'être à droite, à gauche ou au centre, mais le résultat de délibérations et de lois respectueuses des règles de base en démocratie qui prônent un accord d'une majorité des citoyens et des citoyennes.

      Si ces personnes écoutent les gens à la base, elles se convaincront que là se trouve une grande partie des solutions aux problèmes actuels que vivent au quotidien les Québécois et les Québécoises qui ont fait du Québec leur patrie.

  • François Beaulé - Abonné 30 septembre 2016 06 h 33

    Très juste

    Sébastien Bilodeau exprime clairement la proximité idéologique de l'opération « Faut qu'on se parle » et du parti politique Québec solidaire. Il paraît rapidement évident que la formation d'un nouveau parti, issu d'un éventuel mouvement résultant de cette opération, est invraisemblable puisqu'elle contribuerait bêtement à diviser encore davantage les votes de la gauche indépendantiste.

    Cependant le nationalisme identitaire dont le groupe « Génération nationale » fait la promotion n'est pas représenté par un parti actuel. Le PQ est une coalition gauche-droite dont les positions sont floues. Lisée, le candidat à sa direction, tel un fildefériste, tente de plaire aux identitaires inquiets avec des propositions tarabiscotées. Mais, ce faisant, il déplait à la gauche.

    Les nationalistes identitaires ne sont pas les seuls exclus de l'opération en question même si M. Bilodeau fait mine de les oublier. Les fédéralistes, pourtant largement majoritaires au Québec, ne sont pas invités à cette conversation.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 septembre 2016 09 h 19

      " Le PQ est une coalition gauche-droite dont les positions sont floues." - François Beaulé

      Il y a belle lurette que le PQ n'est plus une coalition gauche-droite mais un parti néolibéral de droite.

      Ses incessantes attaques à l'aide sociale; à l'environnement (Anticosti); au système de santé et d'éducation (mise à la retraite de 18,000 enseignants, infirmières et médecins); son dogme du déficit zéro et ses politiques d'austérité le démontre clairement.

      Christian Montmarquette

    • Frank Jette - Abonné 30 septembre 2016 13 h 48

      SVP, veuillez publier la version corrigée.
      M. Montmarquette, il me semble que chaque jour je vous lis dire les mêmes messages dans le Devoir quant au PQ (PQ = PLQ, PQ = néolibéral, etc.). Ça devient lassant.
      Je ne dis pas que le PQ n'a pas fait des politiques de droite, mais on dirait que vous oubliez les politiques de gauche qui ont eu de grands impacts sur le Québec. Par exemple, le gouvernement Parizeau-Bouchard-Landry, tant décrié par la gauche pour son déficit zéro, a pourtant créé les CPE à 5$, l'assurance médicament gratuite, généralisé la maternelle à 5 ans, reconnu et financé l'économie sociale et le communautaire, la perception automatique des pension alimentaires, fait passé le chômage de 12 à 8%, tout en faisant l'équilibre budgétaire! Résultats : le Québec a été la région en Amérique du nord où la pauvreté a le plus reculé pendant cette période! Ce n'est pas le fruit du hasard et ce n’est pas le genre de résultat qu’un parti néolibéral obtient après des années de pouvoir (regardez les effets du régime libéral des dernières années pour comparer). Et vous associez ce parti et ce gouvernement au PLQ ou à la CAQ?!?! Soyez sérieux et plus nuancé.
      Je le répète, le PQ n'est pas de gauche et j'aimerais également qu'il soit beaucoup plus progressiste. Mais l'associer comme vous le faite presque à chaque jour au néolibéralisme du PLQ, c'est arrondir les coins pour rendre plus belle la place de QS que vous avez dans votre coeur.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 septembre 2016 14 h 23

      Considérant que l'indépendance ne se fera probablement pas et que les fédéralistes forment la majorité de la population, quoi faire de notre juridiction est la question la plus pertinente à se poser - pour plusieurs domaines. Beaucoup de choses pressent drôlement dans ces autres sujets - on ne peut pas attendre l'indépendance qui ne viendra pas pour agir.

      On peut même être fédéraliste et être en gros d'accord avec le programme détaillé que QS propose pour la juridiction québécoise - lequel ne demande pas d'amendement constitutionnel.

      Les fédéralistes pourraient s'inviter et poliment laisser les indépendantistes discuter entre eux de l'inaccessible étoile. Question de consacrer énergie et salive au domaine du probable et du plus pressé, dans les autres sujets.

      Comme c'est justement le débat fédéralisme/indépendance qui contamine la politique québécoise, mieux vaut discuter d'autre chose.

      Mais s'inviter n'est pas aussi agréable que d'être invité. On se sent un peu de trop.

    • Anders Turgeon - Abonné 30 septembre 2016 15 h 30

      "Il y a belle lurette que le PQ n'est plus une coalition gauche-droite mais un parti néolibéral de droite." - Christian Montmarquette

      C'est un mensonge répété par la gauche solidaire depuis des années.

    • François Beaulé - Abonné 30 septembre 2016 16 h 04

      M. Labelle,
      Je compte sur vous pour participer à une de ces rencontres, il se pourrait que je participe aussi. En passant, le mot juridiction fait référence aux tribunaux et non pas au gouvernement ou à l'État.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 septembre 2016 22 h 50

      En effet M. Beaulé, l'exercice semble avoir du potentiel. Tentant de participer.

      On voit souvent des phrases comme: "l’éducation est de juridiction provinciale" ou "la défense est de juridiction fédérale". On utiliserait donc le mot "juridiction" de façon assez habituelle de façon incorrecte? Possible.

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 octobre 2016 10 h 05

      " C'est un mensonge répété (le PQ-Néolibéral) par la gauche solidaire depuis des années"- Anders Turgeon

      Il ne suffit pas de le dire, mais de le prouver M. Turgeon..

      Alors qu'on sait que c'est le PQ qui est l'instigateur du déficit zéro et des politiques d'austérité au Québec, en plus d'avoir été l'instigateur même du Traité de libre-échange au Canada avec Brian Mulroney.

      Plus néolibéral que ça, tu meurs!

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 octobre 2016 10 h 45

      À Frank Jetté,

      Les CPE qui ne répondent toujours qu’à ceux et celles qui travaillent de 9 à 5 ne sont pas le résultat des efforts du PQ mais des luttes sociales menées durant des années pas les citioyens.nes et les syndicats.

      De plus, le projet des CPE n’était pas d’augmenter les tarifs comme l’ont fait le PQ et le PLQ, pour mais d’en venir à la gratuité complète pour en donner l’accès aux moins nantis.es.




      Quant à l'assurance médicament gratuite. Pendant que le PQ adoptait l’assurance médicament pour la classe moyenne, il coupait du même la gratuité des médicaments à l’aide sociale donnant aux plus pauvres à choisir entre manger ou se soigner. - Est-ce cela que vous appelez être de gauche ou social-démocrate?



      Sachons aussi que les pensions alimentaires destinées aux bien être des enfants sont toujours déductibles du miséralble chèque d’aide sociale et que le PQ a refusé à QS de changer cette politique lors de son dernier mandat.

      

Quant à la pauvreté le Parti québécois est très mal placé pour parler. Puisqu’à chaque foutue de fois où il a pris le pouvoir, il s’est attaqué l’aide sociale, et ce, depuis le milieu des années 80 où il voulait imposer les mêmes coupures et les mêmes obligations de parcours à l’emploi que le Parti libéral fait aujourd’hui avec son ignoble loi 70!

      - Doit-on aussi ajouter le maintien des boubous-macoutes du Parti libéral par Louise Harel? 



      Quand aux résultats, ce n’est un secret pour personne qu’autant le PQ que le PLQ ont laissé le niveau d’aide sociale plus de deux fois en dessous du minimum vital de survie.

      D’ailleurs autant sous les régimes péquistes que libéral la pauvreté a été d’une violence telle, qu’elle a engendré 17 milliards par année en coûts de santé à l’État! (chiffre du CEPE). 



      De gauche le PQ ?

      Mon oeil !

      Christian Montmarquette 


    • Christian Montmarquette - Abonné 1 octobre 2016 12 h 19

      À Frank Jette,

      J'ajouterai que du côté des médicaments, le Parti québécois n'a pas de quoi pavané non plus, puisque qu'il a qualifié la proposition de Pharma-Québec de Québec solidaire - qui aurait permis de faire économiser plus de 2 milliards par année " - d'extrémiste".

      Engraisser les multinationales pharmaceutiques alors qu'on pourrait faire autrement et que le ROC lui-même paye ses médocs 20% moins chers qu'au Québec.. Quel beau progressisme!

      Référence :

      "Pharma-Québec: audacieux, pas «extrémiste» " - Le Devoir

      " Cette semaine, nous avons donc redéposé un projet de loi instaurant une nouvelle politique du médicament qui permettra au Québec de générer des économies substantielles de plus de 2 milliards de dollars.

      Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a qualifié notre proposition d’«extrémiste ». Nous nous demandons encore pourquoi."

      Source :

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/364087/ph

      .

  • Raynald Rouette - Abonné 30 septembre 2016 06 h 55

    Qui êtes-vous pour parler ainsi?

    En parlant de noblesse... Le procès d'intention que vous faites déjà sans prendre la peine d'écouter et de participer à un exercise démocratique, ne vous honore pas beaucoup.

  • Jean Lapointe - Abonné 30 septembre 2016 07 h 26

    Je doute malheureusement qu'ils changent de cap.

    «Dans la mythologie de cet univers idéologique, entretenu notamment par Québec solidaire et Québec inclusif, le débat doit inclure la diversité, mais les nationalistes identitaires ne sont pas invités à cette diversité. Ils seraient trop attardés, idéologiquement, pour pouvoir participer au dialogue.» (Sébastien Bilodeau)

    C'est bien ce que je constate aussi. Les nationalistes identitaires, dont je suis, sont traités par ces gens-là de haut comme s'ils se sentaient supérieurs à nous et comme s'ils avaient le monopole de la vérité et de la vertu.

    Vont-ils changer de cap comme le souhaite avec raison Sébastien Bilodeau? J'en doute fort mais on ne sait jamais.

    Espérons pour le mieux.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 30 septembre 2016 10 h 11

      Vous avez bien raison monsieur Lapointe.

      C’est exactement le discours d’Hurtibise Tranchemontagne quand il nous dit : Moi je ne suis pas raciste car je pense que le racisme, c’est comme les noirs, ça ne devrait pas exister.

  • Cyril Dionne - Abonné 30 septembre 2016 07 h 51

    Au lieu d'écouter les Don Quichotte, on préférerait entendre les Sancho Panza

    Du point de vue de l'Ontario, il y a beaucoup de discours au Québec mais très peu d'action. On recycle et on réchauffe les bonnes vieilles idées des années 60, oui celles qui n'ont jamais produites les résultats escomptés, mais il n'y a jamais rien de nouveau sous le soleil. Même si nos Don Quichotte de la gauche sont jeunes, ils entretiennent des discours d'une autre époque.

    Évidemment, ceux-ci ne sont pas issus de la nouvelle vague de penseurs qui ne remettent pas en questions les anciennes valeurs, mais le modus operandi pour y arriver tout en conjuguant les nouveaux paradigmes socioéconomiques. Les solutions d'hier étaient plausibles lorsque les pays et leurs économies étaient centrés sur un régionalisme qui avait fait ses preuves. Impossible aujourd'hui avec la mondialisation qui a créé plus de problèmes qu'elle en a solutionné. L'état providence est un mirage pour les générations à venir.

    Le processus serait plus crédible si les principaux instigateurs de cette démarche avaient une certaine crédibilité comme bâtisseur d'un monde meilleur. On a remarqué que dans leur cas, que c'était plus facile de détruire que de construire. Et au lieu d'écouter les Don Quichotte, on préférerait entendre les Sancho Panza.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 septembre 2016 09 h 28

      À Cyril Dionne,

      "L'état providence est un mirage pour les générations à venir" - Cyril Dionne

      Si l'État-providence est un mirage M. Dionne..

      - Comment expliquez-vous alors que l'État-providence subsiste pour les riches, les banques et les multinationales gavés par les néolibéraux du PQ et du PLQ à raison de 10 milliards par année?

      Il faut croire que certains on la notion "d'État-providence" sélective.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 septembre 2016 11 h 55

      " L'état providence est un mirage pour les générations à venir" - Cyril Dionne

      Le problème n'est pas que l'État-providence soit un mirage M. Dionne. Mais que l'État soit devenu providentiel pour les riches et les entreprises plutôt que pour ceux et celles qui en ont vraiment besoin.

      Christian Montmarquette