Contre tous les Trump, sus à la procrastination!

Dans une société saine, Donald Trump ne devrait pas être la solution de rechange au rejet du projet collectif proposé par les élites et nos institutions.
Photo: Scott Olson Agence France-Presse Dans une société saine, Donald Trump ne devrait pas être la solution de rechange au rejet du projet collectif proposé par les élites et nos institutions.

Brexit. Trump. L’actualité récente nous rappelle que nos collectivités doivent parfois composer, d’urgence et en catastrophe, avec des menaces importantes qui exigent une réponse immédiate.

Dans le cas du Brexit, le monde s’est réveillé avec une gueule de bois. Trop tard.

L’avenir nous dira ce qui adviendra en ce qui a trait aux élections américaines. Trump ? Il est minuit moins une. Discours, chroniques, publicités, manifestations. Votes, souhaitons-le. Tout est mis en oeuvre, avec raison, par nombre d’Américains afin d’échapper à l’élection du milliardaire.

Il s’agit là, toutefois, d’une façon insatisfaisante de traiter nos enjeux de société. Les États-Unis sont présentement l’étudiant universitaire qui achève un travail de session en une nuit blanche.

L’auteur Stephen R. Covey nous enseigne que le bien-être personnel est tributaire d’une gestion ordonnée de nos activités en fonction de deux variables : leur urgence et leur importance. Les situations urgentes sont généralement visibles et suscitent une attention immédiate. On exerce donc une activité urgente en réaction à une situation pressante. Les activités importantes, elles, contribuent à notre mission personnelle, à nos valeurs et à nos priorités.

Urgent et important : réparer un dégât d’eau dans sa résidence. Non urgent et important : maintenir une saine nutrition. Urgent et non important : répondre à certains de nos messages textes. Surtout quand la petite lumière rouge clignote. Non urgent et non important : regarder Netflix.

La démagogie n’est pas une fatalité

Les principes enseignés par Covey en contexte de vie individuelle sont en tous points applicables pour une société. Les États-Unis sont aujourd’hui aux prises avec les effets d’avoir négligé une activité importante et non urgente, qui sans aucun doute aurait éloigné tout clown du pouvoir : investir radicalement dans une éducation de qualité pour tous.

Certains attribueront la popularité d’un Trump aux effets pervers du néolibéralisme. Un tel constat a certainement du mérite, mais nous laisse sur notre appétit puisqu’il propose comme une fatalité l’émergence de la démagogie. Dans une société saine, Donald Trump ne devrait pas être la solution de rechange au rejet du projet collectif proposé par les élites et nos institutions. Non.

Une éducation de qualité pour tous favorise le développement de la pensée critique nécessaire pour juger de la qualité d’un projet de société et mettre en question le bien-fondé des idées proposées par nos leaders. C’est cette éducation qui développe chez l’individu les habiletés non cognitives, dont l’empathie, qui évitent de céder à la tentation de la haine et de la peur de l’autre. C’est cette éducation qui incite à participer à la chose publique. En bref, c’est elle qui permet la véritable démocratie. Le pouvoir du peuple. Les dictateurs détestent les penseurs, n’est-ce pas ?

Le défaut d’éducation laisse place à la démagogie. Ce défaut permet à une poignée d’individus d’influencer les masses, tantôt en utilisant des contrefaçons de vérité, tantôt en faisant appel à une rhétorique qui attise les craintes et frustrations.

Une éducation de qualité pour tous

Selon le sondage CNN/ORC paru lundi soir, 60 % des Américains détenant un diplôme d’études postsecondaires auraient l’intention de voter pour Hillary Clinton, et 36 % pour Donald Trump. Chez les électeurs ne détenant pas de diplôme d’études postsecondaires, l’écart fond à 49 %-46 %. Auprès des électeurs de race blanche ne détenant pas de diplôme d’études postsecondaires, les intentions de vote s’élèvent à 60 % pour Trump et chutent à 34 % pour Clinton !

Le Québec n’est pas à l'abri du risque non plus. Faut-il rappeler qu’à une époque pas si lointaine notre Belle Province a flirté avec l’idée d’une charte des valeurs inspirée d’une contrefaçon de la notion de laïcité de l’État ? Dans un tout autre ordre d’idées, sans attribuer à Mike Ward le machiavélisme de Donald Trump, force est de constater que le même mécanisme a opéré dans son cas : c’est au nom d’une liberté d’expression qui tourne les coins rond que l’humoriste a récolté 25 000 $ en 24 heures dans le cadre d’une campagne de sociofinancement.

Nos choix collectifs seraient beaucoup plus réfléchis si tous avaient accès à une éducation de qualité. De la participation citoyenne à l’élimination des préjugés, tout passe par une éducation de qualité pour tous. Une Éducation avec un grand « E », dirais-je. Celle-ci requiert des choix difficiles et complexes qui impliquent notamment les établissements scolaires, bien sûr, mais qui appellent aussi à la contribution de l’ensemble de la société. Or, l’Éducation pour tous n’étant pas urgente, la société procrastine, et nous sommes à risque d’en subir les contrecoups.

28 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 6 août 2016 02 h 09

    Une bête qui a apprise a la dure son rôle future

    Peut etre qu'en démocratie les idiots ont aussi leur place , enfin pour ceux qui y croient, mais qu'en est-il dans les faits, qui a envie d'être géré, par des militants de l'instant et de la facilité, de voir le monde géré a partir de règles simples, pour ne pas dire simplistes, le monde est plein de gens qui pensent savoir y faire, mais dans les faits combien de despotes la planète pourrait supporter, meme chez les animaux ce n'est pas le premier venu qui prend le contrôle du troupeau c'est souvent une bete qui a apprise a la dure son rôle future

  • Sylvain Deschênes - Abonné 6 août 2016 06 h 50

    qui ça?

    Fabrice VII c'est le nom d'un pape?

  • Gaston Bourdages - Abonné 6 août 2016 07 h 25

    Merci à vous monsieur...

    ...Vil pour cette superbe lettre ouverte.
    Vaste monde que celui du «...développement de la pensée critique»
    Que d'ingrédients y seront requis, nécessaires voire essentiels !
    Que dire aussi de son apprentissage !
    Mes respects,
    Gaston Bourdages,
    Auteur.
    Saint-Mathieu-de-Rioux,Qc.

  • Christian Labrie - Abonné 6 août 2016 07 h 29

    Et les classes sociales?

    L'association entre le niveau de scolarité et les intentions de vote n'est pas nécessairement lié à la capacité de réfléchir sur les questions en jeu, mais sur la question des bénéfices et acquis associés aux classes sociales. Ceux qui profitent de l'état des choses ont plus de chance d'avoir une bonne scolarité, encore plus aux États-Unis où étudier n'est pas financièrement très accessible. Une meilleure ėducation pour tous est fort souhaitable, mais cela ne fera pas disparaître l'existence de classes sociales.
    Avant le Brexit, il y a eu face à l'Union Européenne, des referendum sur l'Union qui ont été perdu. On a préféré attribué ces défaites à des raisons comme le manque d'informations, de compréhension, ou d'éducation. L'élite européenne s'est surtout fermé les yeux sur les motivations réelles de la population qui avait voté non. L'éducation aurait plutôt voulu qu'on réfléchisse sur ces motivations. Ce n'est pas l'éducation qui a tranché, et qui a fait prendre ces résultats avec mépris, mais les intérêts de classe sociale.

  • Christian Montmarquette - Abonné 6 août 2016 07 h 33

    « Primum vivere »


    Urgent et important : Plus d'un million de personnes vivent dans la pauvreté au Québec dont plus de la moitié sont à l'aide sociale et si pauvres qu'elles sont en insécurité alimentaire permanente.

    Pourtant, plusieurs esprits "nourris" à la démagogie péquiste diront encore: «L'indépendance d'abord ! et les luttes sociales après!» Comme si, se nourrir, se loger et se vêtir ne constituaient pas une priorité absolue?

    « Primum vivere ! » d'abord vivre! ..disait à raison Michel Chartrand

    Et tout parti politique qui ne comprend ni ne défend pas cela ne mérite pas de gouverner. Et pour les intérressés.es, ça comprend les libéraux.

    Christian Montmarquette

    • Benoit Toupin - Abonné 6 août 2016 15 h 19

      Pour un peuple il existe toujours plus d'une question importante; il faut savoir tous les regarder, les anlyser et y agir. Pas l'une plus que l'autre, pas l'une avant l'autre, mais conjointement.

      Il est tout à fait vrai que l'éducation est le premier pavavent à la démagogie mais encore faut-il en premier lieu que les politiciens et même leurs partisans se disciplinent et évitent d'en faire eux-même. Il est tout à fait vrai que la solidarité, l'éducation et la justice sociale doivent primer dans la lutte à la pauvreté. Les solutions ne sont pas simples, du moins pas aussi simples qu'on le voudrait.

      Des partis politiques qui ont gouvernés le Québec depuis 40 ans, le PQ a été un remarquable constructeur de solidarité et de justice sociale. Même durant la période du gouvernement Bouchard et du déficit zéro, les difficultés budgétaires, largement causé par les politiques du gouvernement Chrétien, ne l'ont pas empêché PQ de mettre en place les bases des services à la petite enfance et la politique des congés parentaux. En 2003, Bernard Landry était le seul à parler de conciliation travail-famille.

      Puis le discours public s'est transformé; un certain Mario Dumont s'est mis à défendre la thèse que nous vivions au dessus de nos moyens, les libéraux ont été élus à répétition sans vision sociale, le PQ dans la morosité et la désaffection politique des électeurs a cherché probablement à tort une voie trop près du discours ambiant. Peu importe les détails, nous avons tourné en rond sur des enjeux importants et les plus démunis ont été les premières victimes.

      Mais le passé est le passé et l'avenir montre des signes encourageants. Le discours ambient change, les limites et les effets de l'austérité sont démontrés. Tous les partis politiques ont leur avenir en main; le ou lesquels feront des choix réalistes et motivants? Tous le peuvent, incluant le PQ votre soufre-douleur. N'en feriez-vous pas le dénigrement par intérêt partisan?

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 août 2016 18 h 06

      À Benoit Toupin,

      "Des partis politiques qui ont gouvernés le Québec depuis 40 ans, le PQ a été un remarquable constructeur de solidarité et de justice sociale." - Benoit Toupin

      Alors apprenez donc M, Toupin, que les plus pauvres ont toujours crever de faim depuis des décennies autant avec le PQ que le PLQ depuis sa fondation.

      De plus, sous le gouvernement Bouchard, le PQ a coupé la gratuité des médicaments à l'aide sociale leur donnant à choisir entre manger ou se soigner, en plus de leur couper leurs maigres prestations de 500$ par mois à 400$ par mois s'il ne participaient pas à leur programme bidon exactement comme le font les libéraux aujourd'hui. Et tout ça pendant que votre "Lucien Lucide Bouchard" ce grand ami et défenseur des pétrolières (comme Jean Charest) trouvait le moyen de réduire les impôts des mieux nantis de 4,5 milliards par année récurants. C'est donc dire qu'il ne manquait pas d'argent dans la caisse pour voir aux véritables priorités. En plus d'avoir dépouillé nos systèmes de santé et d'éducation de 16 000 employés.es. Un véritable massacre qui a ouvert grand la porte à la privatisation.

      Alors ne venez pas nous jouer du violon de justice sociale avec un parti qui est allé jusqu'à maintenir en place les boubous-macoutes du Parti libéral.

      - CQFD c


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 août 2016 08 h 47

      Corrigé

      À Benoit Toupin,

      " N'en feriez-vous pas le dénigrement par intérêt partisan?"-Benoit Toupin

      1) Le dénigrement est une insulte gratuite sans argumentaire dans le simple but de ridiculiser; ce qui n'est de toute évidence pas mon cas. Je ne passe pas le plus clair de mon temps comme nombre de péquistes le font à traiter QS de "Québec SoliTaire' ou de "Mère Theresa David"; ce qui est du véritable dénigrement partisan.

      2) Et apprenez, M. Toupin, que j'ai commencé à critiquer le PQ plus de 10 ans avant la fondation de Québec Solidaire et 7 ans avant la fondation de l'UFP.

      Ma répulsion contre ce parti de droite qui s'attaque aux plus pauvres à chaque fois qu'il prend le pouvoir est donc bien antérieure à la partisanerie, puisqu'antérieure à la création elle-même de Québec Solidaire, Et c'est donc cette critique "non partisane" du PQ qui est à l'origine de l'émergence de l'UFP et de Québec Solidaire et non le contraire.

      L'UFP et QS ne sont que des instruments citoyens d'auto-défense contre les attaques incessantes aux services publics par ces trois grands partis néolibéraux que sont le PQ, le PLQ et la CAQ: Trois partis qui endossent le sacro-saint dogme du déficit zéro et les politiques d'austérité et qui défendent les intérêts des entreprises au détriment des intérêts du peuple.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

      .

    • Sylvain Auclair - Abonné 7 août 2016 17 h 54

      Ne peut-on pas marcher et mâcher de la gomme en même temps? Notre état de dépendance nous coute des milliards de dollars chaque année.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 août 2016 19 h 17

      À Sylvain Auclair,

      " Ne peut-on pas marcher et mâcher de la gomme en même temps? " -Sylvain Auclair

      C'est ce que je ne cesse depuis des années d'essayer de faire comprendre aux péquistes de: "L'indépendance d'abord la gauche ensuite" depuis des années.

      - Mais comme le disait le Christ lui-même..

      "On ne peut pas servir Dieu et Mamon". - JC

      - Cm

    • Benoit Toupin - Abonné 7 août 2016 19 h 20

      Je vous félicite pour votre désir acharné à lutter contre la pauvreté. Je persiste cependant à dire que chacun des partis politiques porte son destin et peut dans les années à venir se tourner vers des politiques progressistes. Certains réussiront mieux que d'autres et la réussite ne se mesure pas seulement aux succès électoraux.

      Il n'en demeure pas moins que les partis qui ont assumés le pouvoir ont à vivre et à défendre les choix difficiles qu'ils ont faits. Ceux qui n'ont jamais détenus le pouvoir peuvent critiquer et se faire vertueux comme tous bons gérants d'estrade, mais tout reste à démontrer; il y a plein d'exemples dans le monde de gouvernements de gauche qui ont amèrement déçu lorsque confronté à la réalité du pouvoir.

      Je souhaite de votre part une critique équitable et objective des actions gouvernementales; et pour le moment au cours des 14 dernières années le PLQ a été au pouvoir pendant 12 ans et demi et le PQ élu minoritaire pendant 18 mois. Il me semble que nous pourrions nous entendre pour dire que la critique devrait principalement s'adresser au PLQ et le mieux qui puisse advenir est que le progressisme soit à l'ordre du jour de tous les partis politiques. Le PQ vit actuellement une course à la chefferie qui pourrait s'avérer porteuse d'espoir.

      Après l'élection de 2018, probablement un ou deux partis politiques seront en difficulté ou près de disparaître et seul le PLQ est hors de danger. Il faudra bien, un jour sortir de ces batailles et de ce dénigrement qui fragilisent l'un et l'autre. Les positions sont irréconciliables mais les besoins et raisons qui les soustendent ont des pistes de solutions compatibles et complémentaires. Sortons donc de nos positions fermes pour travailler sur les objectifs souvent communs.

    • Cyril Dionne - Abonné 7 août 2016 20 h 02

      On peut ne pas être péquiste et traiter les solitaires de Québec solidaire des solitaires. C'est une secte complètement perdue dans les bois. Par contre, les gouvernements du Parti québécois ont toujours été là pour les plus démunis contrairement à nos "libéral" multiculturalistes qui ne font que des yeux pour l'immigration (des votes pour le PLQ). Les batailles de dénigrement sont causées par QS parce qu'il carbure à la sauce de l'extrême gauche. Un très petit parti de rêveurs qui va disparaître. Personne ne les prend au sérieux. Un phénomène qui ne dépasse pas les limites du métro. Et les régions sont pas mal "tannées" de ses illuminés d'une gauche salon pour ne pas dire caviar qui carbure aux Bobos du Plateau.

      On peut être capitaliste sans être néolibéraliste. On peut être antimondialiste, anti-multiculturaliste, anti-establishment et anti-1% sans être de la gauche caviar. Dans un système à la Québec solitaire de type marxiste-léniniste, le groupe est privilégié et non pas l’individu, et il n’y existe donc aucune motivation à en faire plus. Mais ceci va à l’encontre de la nature humaine puisque, malheureusement, tous ne sont pas nés avec la même intelligence, les mêmes compétences et les mêmes talents. En fait, c'est un système utopique qui n'a jamais fonctionnée nulle part dans le monde que nos sectaires de Québec solitaire voudraient implanter au Québec. C'est pour cela que seulement 7 personnes sur 100 les appuis aux élections.

      On peut être un centriste de gauche/droite. Ce sont des changements qui sont demandés car le statu quo des néolibéralistes "liberals" supporté par QS ne fonctionne pas pour les gens ordinaires. Le Quebexit s'en vient bientôt.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 août 2016 07 h 10

      À Benoit Toupin,

      " Il n'en demeure pas moins que les partis qui ont assumés le pouvoir ont à vivre et à défendre les choix difficiles " - Benoit Toupin

      Ce n'est pas "un choix difficile" de graisser la patte aux riches et de s'attaquer aux pauvres. C'est de la lâcheté.

      N'essayez pas de noyer le poisson en relativisant les politiques ignobles endossées autant le PQ que le PLQ qui se sont moqués des droits humains plus élémentaires et en ce qui me concerne, se sont rendus coupables de crimes contre l'humanité alors que des milliers voire des centaines de milliers personnes ont été raccourcis de 10 ans par leur violence économique, ce qui ne semble pas vous faire un pli sur la différence.

      L'élasticité morale des péquistes est sans limite et totalement corrompue pas leur obnubilation du drapeau.

      Sans compter que le PQ est devenu tout aussi magouilleur, menteur et vicieux que Parti libéral. Et on a qu'a lire les preuves irréfutables publiées dans le récent texte de Xavier Camus pour s'en rendre compte. Il faut donc être complètement aveuglé de partisanerie pour continuer d'appuyer un parti aussi malfaiteur que le Parti libéral.

      « Le patriotisme est la vertu des brutes.» disait Oscar Wilde, et je le constate tous les jour à essayer de raisonner ces nationalistes sans coeur et sans morale.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      " Course au PQ: une invitation à retrouver son âme " - Xavier Camus - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/477099/co

      "

    • Benoit Toupin - Abonné 8 août 2016 11 h 27

      Que de temps perdu; heureusement nous ne sommes plus au temps de l'encrier; je dirais que d'encre gaspillée. Je retourne jouer dehors et je donnerai mon temps à construire plutôt qu'argumenter futilement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 août 2016 11 h 39

      "Que de temps perdu.." - Benoit Toupin

      Oui, en effet.. Que de temps perdu à remplacer les néolibéraux rouges du Parti libéral, parce les néolibéraux bleus du Parti québécois.