Un autre exemple des dérives de l’islam

Les derniers attentats islamistes révèlent que les fondamentalistes musulmans sont en guerre contre les valeurs et les modes de vie des sociétés occidentales modernes.
Photo: David McNew Getty Images Les derniers attentats islamistes révèlent que les fondamentalistes musulmans sont en guerre contre les valeurs et les modes de vie des sociétés occidentales modernes.

n fin de semaine dernière, un Américain d’origine afghane de 29 ans a ouvert le feu dans un bar gai d’Orlando en Floride, faisant une cinquantaine de morts. Avant de commettre son horrible carnage, cet illuminé d’Allah avait prêté allégeance au groupe État islamique. Quelques mois auparavant, il avait été scandalisé de voir deux hommes s’embrasser à Miami. Manifestement imprégné des préjugés anti-gais de l’islam, il s’est autorisé à châtier lui-même ces êtres de « turpitude » que sont les homosexuels, comme les qualifie le Coran, le livre saint des musulmans.

Les réactions à cette tragédie s’avèrent d’une déplorable répétitivité, reproduisant ce qui a déjà été observé lors des attentats islamistes précédents et n’augurant rien de bien efficace pour la suite des choses. D’abord, dans un style sentimental fortement médiatisé, on assistera immanquablement aux mêmes gestes de commisération à travers le monde tels que les illuminations de monuments aux couleurs du drapeau gai ou le dépôt de lampions et de fleurs en place publique. Ensuite, on sera matraqué par les déclarations officielles des dirigeants politiques qui, en présentant leurs condoléances, appelleront, dans un langage lénifiant, la population à la solidarité et au courage devant la barbarie, mais surtout lui enjoindront de ne pas sombrer dans l’« amalgame » islam-terrorisme. Enfin, on aura droit aux discours victimaires des représentants de la communauté musulmane qui s’inquiéteront des risques d’islamophobie et qui se dissocieront de ce genre d’acte violent en invoquant le caractère pacifique de leur religion en dépit de certaines pratiques rétrogrades des pays arabo-musulmans, du caractère haineux et sectaire de plusieurs passages des textes sacrés de l’islam et des discours anti-gais violents de nombreux imams et d’ayatollahs.

Homophobie exacerbée

Avec de pareils faux-fuyants, le fond du problème lié à l’attentat d’Orlando a peu de chances d’être abordé lucidement. La religion musulmane est en fait profondément homophobe, cette homophobie devenant exacerbée chez les islamistes. Le Coran compte plusieurs versets décrivant l’homosexualité comme une « turpitude », comme un « grand péché » (cf. sourate VII, versets 80-81, XI, 78, XXVI, 165 à 167, XXVII, 54 à 56, XXIX, 28 à 31) ; certains hadiths de la Sunna, le second grand texte de référence de l’islam, réclament même la peine de mort pour ceux qui commettent l’acte débauché du « peuple de Loth » (cf. Sounan no 4462 rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Albani).

Les autres religions monothéistes comme le catholicisme condamnent également l’homosexualité, mais avec cette différence qu’elles le font actuellement dans le cadre du débat démocratique sans jamais demander la persécution des homosexuels, ce qui est au contraire la règle dans de nombreux pays musulmans où l’homosexualité est passible d’emprisonnement et même d’exécution publique. Comme l’a soutenu l’écrivain algérien Kamel Daoud, le monde arabo-musulman souffre d’une grave « misère sexuelle » qui afflige les homosexuels autant que les femmes. L’homophobie haineuse propagée par l’islam est responsable de l’attentat d’Orlando, car les préjugés anti-gais que cette religion diffuse ont sans nul doute agi sur l’esprit instable et violent du tueur Omar Mateen.

Les derniers attentats islamistes révèlent que les fondamentalistes musulmans sont en guerre contre les valeurs et les modes de vie des sociétés occidentales modernes et qu’ils cherchent à ramener l’humanité à l’époque moyenâgeuse de Mahomet, qu’ils considèrent comme la plus proche de la volonté d’Allah. Leur rejet de la liberté d’expression les a amenés à assassiner les journalistes de Charlie Hebdo, leur haine pour la liberté des moeurs les a conduits aux massacres du Bataclan et d’Orlando. Les musulmans radicaux jugent dépravées nos sociétés laïques et libres et, au nom d’une pureté morale fantasmée de l’islam, ils désirent les détruire à tout prix pour imposer partout la loi islamique, la charia. Ne pas prendre conscience de cette guerre politico-religieuse, ne pas identifier l’origine du terrorisme actuel, c’est se condamner à l’inertie de l’aveuglement, c’est aller inévitablement vers la catastrophe.

En tant que gai défenseur de la laïcité, je ne cesserai de lutter de toutes mes forces pour enrayer l’extension de l’islam en Occident, étant persuadé que chaque mosquée, chaque école musulmane, chaque centre islamique constituent des lieux de propagation du sexisme et de l’homophobie tant et aussi longtemps que cette religion n’aura pas été réformée pour s’accorder aux valeurs humanistes modernes.

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29 commentaires
  • Bernard St-Amour - Abonné 15 juin 2016 01 h 09

    Le problème islamique

    Il faut quand même se rappeler que l'Ancien Testament condamne aussi à mort les homosexuels. Le Christianisme est né six siècles avant l'Islam et sa réforme ne date que de la Renaissance, il y a 500 ans. L'Islam est peut-être sur le point d'amorcer sa réconciliation avec le monde moderne et ses institutions démocratiques, comme le printemps arabe a semblé l'augurer. Mais d'ici là, le problème reste entier de distinguer la frontière entre une majorité pacifique et une minorité extrémiste pour combattre cette dernière efficacement.

    • Gilles Théberge - Abonné 15 juin 2016 10 h 59

      Pour la combattre efficacement monsieur St-amour, il faut être capable de la... nommer!

  • Eric Lessard - Abonné 15 juin 2016 06 h 08

    Il n'y a pas que l'islam à être homophobe

    Bien que c'est dans les pays musulmans que se manifeste en général la pire homophobie de la planète, il ne faut pas oublier que le problème est plus grand que cela.

    La Russie de Vladimir Poutine est très hostile aux gais et il a ses relais en Occident avec LePen en France et Trump aux États-Unis.

    Des milliers d'homosexuels ont été tués au Brésil dans un pays catholique qui n'était pas si tolérant que ça dans un passé très récent.

    Il y a quelques années à peine, des animateurs de radio aux États-Unis comme Michael Savage, n'hésitaient pas à faire leur fonds de commerce de l'homophobie, en ayant une attitude agressive et haineuse contre les gais.

    Je connais des gens de 55 ans, ici même au Québec, qui n'osent pas dire leur orientation à leur collègues de travail et ce n'est pas parce que ceux-ci viendraient d'une culture étrangère.

    Il faut arrêter de penser que ce problème vient seulement de l'extérieur, bien qu'il ne faut pas être naïf non plus.

    • Pierre Hélie - Inscrit 15 juin 2016 06 h 33

      M. Lessard,

      Vous voulez sûrement rire? Vous ne voyez pas la différence entre la discrimination, qui n'est certes pas acceptable, et la persécution pouvant mener à la mort? Et si je vous disais que dans les années 1930, il n'y avait pas qu'en Allemagne que l'antisémitisme progressait, est-ce que ça changerait votre regard sur le national socialisme? Mais bon, vous avez le Parti de la Vertu, avec entre autres l'inénarrable Manon Massé, avec vous. Merci à M. Simard d'exposer certains faits qui ne mentent pas

    • Jeanne M. Rodrigue - Inscrite 15 juin 2016 09 h 21

      "...il ne faut pas oublier que le problème est plus grand que cela." (Lessard) Plus large et plus grave qu'on peut même imaginer pourrait-on ajouter.

      Ce qui est formellement interdit et sanctionné par la charia ce sont les relations sexuelles entre hommes adultes.

      Par contre dans certains territoires, comme en Afghanistan (l'origine culturelle du tueur d'Orlando, Omar Mateen) les relations sexuelles avec les jeunes garçons (éphèbophilie) appelés les "bača bāzī" sont tolérées en autant que ces jeunes garçons soient âgés de moins de 18 ans, âge considéré comme étant l'âge de la maturité pour devenir un homme.

      Le bacha bazi (signification: jouer avec les garçons) vient d’une tradition ancestrale très ancienne en Afghanistan, une pratique qui était pourtant disparue, mais qui est réapparue jusqu’à devenir socialement acceptée dans tout le pays. UNICEF dénonce cette pratique contraire au droit humanitaire internationnal.

      http://www.humanium.org/fr/la-danse-des-bacha-bazi

      Voir aussi la danse des garçons Afghans:

      https://youtu.be/E5IXyOTcf4I

      https://youtu.be/4hFdVlJKRYk

  • Nadia Alexan - Abonnée 15 juin 2016 06 h 20

    L'hypocrisie de ceux qui se réclament de l'islamophobie.

    Je suis tout à fait d'accord avec vous, Monsieur Simard. Ne pas dénoncé cette fermeture d'esprit de la part des intégristes, c'est de jouer à l'autruche et à l'aveuglement. Il faudrait exposer «l'islamophobie» comme une escroquerie intellectuelle de la part des intégristes, qui songe à cacher leur haine de l'Occident, en se réclamant de victimes de racisme. En se faisant, ils veulent étouffer tout criticisme d'une idéologie macabre et meurtrière.

  • Hélène Paulette - Abonnée 15 juin 2016 07 h 26

    Vous avez la mémoire courte...

    "Les autres religions monothéistes comme le catholicisme condamnent également l’homosexualité, mais avec cette différence qu’elles le font actuellement dans le cadre du débat démocratique sans jamais demander la persécution des homosexuels"
    Je n'ai pas atteint l'âge de Mathusalem et pourtant je me souviens très bien du temps où l'homosexualité relevait démocratiquement du code pénal au Canada et aux USA (Bill Omnibus 1969). Et pour vous éclaircir les idées sur l'Islam, je vous suggère de lire Amin Maalouf sur la barbarie franque en Terre Sainte... Il fut aussi un temps pas si lointain où le racisme était légal puisque les noirs n'étaient pas tout à fait des humains et que les femmes n'avaient pas de droits puisqu'elles n'étaient pas l'égales de l'Homme. On doit aussi se rappeler que nos sociétés ont évolué en assujetissant et en exploitant d'autres sociétés en les méprisant sans vergogne.

    • - Inscrit 15 juin 2016 10 h 22

      Certes vous avez raison sur toute la ligne Mme Paulette. Toutefois, sans vous en rendre compte, votre texte rejoint implicitement tout à fait la démonstration de M. Simard. Vous parlez de mémoire et de faits historiques incontestables démontrant les crimes des Francs en Terrre Saintes, de l'esclavage, etc.. Mais justement, l'Occident a une histoire et à changé depuis le Moyen Âge. Le problème que relève l'auteur dans son texte est la difficulté qu'ont certains musulmans pratiquant a avoir une histoire, à se détacher des valeurs de la société du Prophète.

      Vous savez aussi sans doute que l'esclavage a été pratiqué en Afrique par les Arabes bien avant et à une échelle beaucoup plus grande que l'esclavage des Occidentaux. Or l'esclavage existe encore dans plusieurs pays arabes du Moyen Orient et il progresse dans beaucoup de sociétés soumises à Boko Haram et autres fous de dieu. Et on pourrait parler du blocage historique de la condition des femmes, de la liberté de culte ...

    • Hélène Paulette - Abonnée 15 juin 2016 18 h 01

      Monsieur Hubert, l'Occident contimue d'exploiter la planète comme si elle lui appartenait. Nous nous en approprions les richesses sans nous préoccuper du bien-être des populations. La Grande-Bretagne a morcelé le Moyen-Orient à son avantage et les USA signé un traité avec l'Arabie-Saoudite pour s'assurer un approvisionnement en pétrole. Et tout ce beau monde n'a cure des droits humains, au contraire, il semble que nous ayons un faible pour les régimes autoritaires où on ne risque pas de soulèvements populaires. Pendant que nos sociétés évoluent, on étouffe les mouvements populaires qui nuisent à nos affaires. Souvenons-nous de Nasser, de l'Afghanistan et des mouvements de libération en Algérie, au Maroc et en Palestine.Tout le Moyen-Orient s'est ouvert au modernisme. Malheureusement, ils ont eu la mauvaise idée de vouloir nationaliser leurs richesses. Pouvions-nous les laisser faire alors que notre niveau de vie reposait sur l'exploitation de ces mêmes richesses? Interrogeons-nous sur ce retour à l'intégrisme et qui il sert... En passant, l'esclavage a été pratiqué partout, chez les Grecs, chez les Romains etc.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 juin 2016 20 h 52

      "(...) je me souviens très bien du temps où l'homosexualité relevait démocratiquement du code pénal au Canada." HP.

      Et c'est à Satan Trudeau que l'on doit d'avoir décriminalisé les pratiques homosexuelles alors qu'il était ministre fédéral de la Justice.

      Et indirectement d'avoir rendu possible le mariage entre personnes de même sexe, car c'est par l'interprétation de la Charte des droits par la Cour suprême que ça a été rendu possible.

    • - Inscrit 16 juin 2016 07 h 16

      Encore une fois, madame Paulette, je souscris à tout à ce que vous dites, et vous pourriez en ajouter sur les exactions de l'impérialisme occidnetal et sur le sionisme soutenu par les pays occidentaux, le coup d'État contre Mossadech en Iran pour le pétrole, la guerre d'Algérie, etc, etc.

      Les régimes du Moyen-Orient et du Maghreb auxquels vous faites allusion (Nasser, l'Algérie...) étaient des régimes laïques. Sous ces régimes, les femmes s'émancipaient relativement et avaient accès aux études supérieures... le voile était presque disparru (ce qui est une indice d'émancipation).

      Or ces régimes (nassérien, baasiste, socialistes, etc...) ont tous échoué et certains sont tombés sous la dictature. LE problème, aujourd'hui, c'est le retour dans tous ces pays, de l'intégrisme islamique, avec la régression des droits qui accompagne ces régimes. Le texte de M. Simard traitait d'un aspect seulement de cette réalité.

    • Hélène Paulette - Abonnée 16 juin 2016 12 h 25

      Au risque d'être censurée, monsieur Hubert j'irais jusqu'à dire que l'intégrisme (et le terrorisme dont il découle) sert bien l'Occident. On le finance, il alimente la vente d'armement (grassement subventionnée par nos gouvernements), on l'instrumentalise selon nos objectifs commerciaux ou politiques (Afghanistan, Irak, Lybie, Syrie etc.) et en fin de compte, justifie des mesures de contrôle bien utiles pour gouverner... La libéralisation, ce n'est bon que pour les marchés!

  • François Beaulé - Abonné 15 juin 2016 07 h 47

    Le manque de dynamisme religieux en Occident

    « tant et aussi longtemps que cette religion n’aura pas été réformée pour s’accorder aux valeurs humanistes modernes », écrit Claude Simard.

    Le journaliste et chroniqueur Christian Rioux ne cesse de se désoler de la disparition de l'humanisme en Occident. À tort ou à raison, mais il ne prétend jamais que l'islam en soit la cause principale.

    Et moi, je vois dans le déni de la dimension religieuse en Occident une importante perte de civilisation. Si la critique des religions est importante, il faudrait surtout participer à une évolution de la religion. Le déni de la dimension religieuse, d'abord par des intellectuels puis par la majorité, a bloqué le dynamisme religieux en Occident ou l'a reléguer à la marginalité ou même à la clandestinité.

    Il faut saisir que l'Occident domine le monde depuis des siècles. De nombreux progrès ont été apportés par la modernité occidentale. Cependant, les problèmes s'accumulent. Les problèmes environnementaux, et les inégalités sociales et internationales démontrent les conséquences très problématiques de la domination occidentale, d'abord économique. Le mode de vie occidental est destructeur de l'environnement et le système économique capitaliste engendre des inégalités sans fin.

    La conception individualiste de l'homme, le libéralisme, le capitalisme et notre mode de vie surconsommateur constituent un empire et une idéologie.

    La gauche occidentale éprouve de sérieuses difficultés à se redéfinir. Le marxisme, comme le capitalisme, fait de l'homme un animal économique et a tenté de développer un intégrisme politico-économico-religieux, sans succès. Alors qu'il faut, au contraire, reconnaître la valeur irréductible des dimensions politique, économique et religieuse. Et travailler activement à la séparation des pouvoirs qui y sont associés.