À fonds perdu

Avec sa nouvelle loi sur les hydrocarbures, le Québec, qu’on accuse trop souvent de se détourner de son histoire, se souvient que s’il n’a pas su mourir, c’est qu’il a su se vendre, affirme l'auteur.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Avec sa nouvelle loi sur les hydrocarbures, le Québec, qu’on accuse trop souvent de se détourner de son histoire, se souvient que s’il n’a pas su mourir, c’est qu’il a su se vendre, affirme l'auteur.

« Au Québec, on écrit toujours à fonds perdu », écrivait Pierre Vadeboncoeur à son ami Paul-Émile Roy, ce qui n’était pas une invitation à cesser d’écrire mais à continuer de le faire sans trop d’espoir que l’oeuvre rapporte, c’est-à-dire qu’elle atteigne son public et que celui-ci la fasse fructifier. Écrire à fonds perdu, comme on prête à fonds perdu à quelqu’un qui n’est pas solvable, qui gaspillera ou ignorera ce qu’on lui a donné, c’est rêver et penser sans être sûr que cela contribuera à créer un pays et un monde meilleur. Cette pensée de Vadeboncoeur, comme le plus beau vers de Miron (« À la criée du salut, nous voici armés de désespoir »), m’a toujours soutenu, comme écrivain condamné à l’anonymat du « petit contexte » et comme Québécois appartenant à « un peuple qui ne sait pas mourir ».

Mais, ce matin, je ne perçois plus que la face sombre du destin québécois, je ne vois plus toute la lumière que l’essayiste s’entêtait à jeter au fond du puits ni les armes que le poète prêtait au désespoir. Je ne vois plus qu’un pays qui s’enlise dans l’insignifiance et l’incohérence, malgré toutes ses richesses naturelles et humaines, un peuple qui a si bien rattrapé en cinquante ans tous les retards historiques qui menaçaient sa survie qu’il les réactualise, un peuple qui sait enfin comment mourir.

Pour pouvoir lire ou écrire, je m’interdis de lire les journaux avant midi. Ce matin, je ne sais pourquoi j’ai dérogé à cette règle, et je ne sais trop comment je pourrai retourner au manuscrit d’une jeune romancière que je lis et annote depuis quelques jours, comment surmonter l’immense à-quoi-bon qui m’est tombé dessus avec la une du Devoir : « Québec donne aux pétrolières le droit d’exproprier » (8 juin 2016). Alexandre Shields souligne immédiatement le caractère régressif de « cette première loi sur les hydrocarbures de l’histoire du Québec », dont « l’esprit provient de la loi sur les mines adoptée il y a plus d’un siècle ». Enfin le Québec, qu’on accuse trop souvent de se détourner de son histoire, se souvient que, s’il n’a pas su mourir, c’est qu’il a su se vendre, confier à d’autres, qui ne menaçaient pas ses valeurs profondes, le soin d’exploiter son territoire, d’en tirer la richesse que le pays pourra investir dans l’éducation, la santé, la culture. Bien sûr, les gens qu’on dépouillera ainsi de leurs droits, de leurs terres, seront consultés, c’est-à-dire qu’ils seront mis au courant des règles dont ils feront les frais. Les compagnies qui viennent ainsi nous sauver ne sont pas des sauvages. Et puis, il ne s’agit que du « sous-sol », chacun pourra continuer de vivre en toute tranquillité à la surface de sa propriété et y cultiver ce qu’il veut (du gazon, des fleurs, des légumes, des piscines), à moins que la fracturation hydraulique perturbe la nappe phréatique.

Mais pourquoi un tel projet de loi aujourd’hui ? La réponse va de soi, c’est pour préparer l’avenir, « développer les énergies renouvelables », et on ne peut préparer l’avenir qu’en s’appuyant sur le passé, sur ce qui a fait ses preuves : la loi des mines, les forêts cédées aux grandes compagnies, etc. Le Québec qui rêve d’être souverain s’engage à fonds perdu dans l’avenir, il réussit cet exploit de s’exproprier lui-même tout en défendant ses frontières. Son histoire ressemble de plus en plus à un film de Richard Desjardins, une véritable histoire de trou dans lequel nous nous engouffrons sans le voir, parce que nous regardons ailleurs. Pendant que nous négligeons de défendre les plus démunis, la langue française et le territoire, de braves citoyens ici et là défendent leur quartier contre l’invasion musulmane et d’autres jonglent avec la mécanique référendaire.

Bien sûr, on peut toujours se dire que c’est la faute de ce gouvernement, mais c’est oublier que les gouvernements précédents n’ont pas fait mieux et que les libéraux sont aussi des Québécois, qu’ils sont issus de la même Révolution tranquille que les nationalistes et les sociaux-démocrates. La question que je me pose depuis des années et qui resurgit violemment ce matin est la suivante : comment se fait-il que le Québec des cinquante dernières années ait développé tant de compétences dans tous les domaines (artistiques, intellectuels, économiques, etc.), ait favorisé l’émergence d’une véritable conscience sociale, écologique, féministe, et que tout cela aboutisse à tant de médiocrité politique et morale ? Se peut-il que tout ce travail, tout ce dévouement ait été fait à fonds perdu ? Qu’est-ce qui manque au Québec pour qu’il puisse retenir et faire fructifier ce qui s’y fait de mieux, depuis le début de ce pays ? Quel est ce fonds qui lui fait défaut ? Vadeboncoeur disait, dans La ligne du risque, et dirait encore, je crois, qu’il manque d’infini. Je sais que ce mot fait peur ou fait rire, mais c’est celui qui accompagnait ma lecture du magnifique roman de Monique Proulx, Ce qu’il reste de moi. Pour que ce pays puisse croître, il faut qu’il s’enracine dans l’amour de tous ceux qui l’ont fait et qu’on le partage avec tous ceux qui l’habitent. Ne restera de ce pays que ce qu’il aura donné, sans trop savoir ce que ce sera.

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31 commentaires
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 10 juin 2016 04 h 28

    Bien sur que les Libéraux sont quebécois

    mais des quebécois manqués.Des quebécois colonisés prets a vendre meme pas au plus offrant souvent pour un plat de lentilles nos richesses,nos talents,notre culture,notre langue,notre ame sans lever le petit doigt pour les défendre et enrichir malhonnetement certain citoyens.Insignifiants tapis.Mais nous ne mourrons pas,ca c est sur. J-P.Grise

    • Bernard Terreault - Abonné 10 juin 2016 08 h 53

      Bien sûr les libéraux sont Québécois, et aussi Montréalais ou Sherbrookois, mais avant tout ils sont Canadiens. Nombre de commentateurs semblent oublier qu'au moins 20% des électeurs du Québec ne s'identifient à la communauté francophone ou québécoise mais plutôt à la culture nord-américaine dominante et à sa langue de communication. Ce 20% vote automatiquement libéral même quand les libéraux se montrent manifestement incompétents et corrompus. Dès que le vote PLQ tombe sous la barre des 40%, comme c'est le cas actuellement, cela signifie que les Québécois qui s'identifient à la communauté québécoise y sont minoritaires.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 10 juin 2016 14 h 12

      La meilleure manière de combattre l'indépendance du Québec, c'est de ruiner son économie pour qu'il n'ait plus les moyens de la faire.

      Lorsque Jean Chrétien a acédé au pouvoir, le Québec était au 4e rang des provinces canadienne quant au revenu per capita. Lorsqu'il a quitté le pouvoir, le Québec était descendu au 9e rang, juste devant l'Ile-du-Prince-Edouard. Et c'est pas fini; il reste la dernière place.

      Une fois cette elle réussite atteinte, on nous dira qu'on est des incapables et qu'on est chanceux de revevoir de la belle péréquation (9 milliards) sur les 50 milliards de taxes et d'impôts qu'on paie à Ottawa.

  • Claude Bariteau - Abonné 10 juin 2016 06 h 30

    Un postulat demeure un postulat.

    Vous dites que pour croître ce « pays » doit s'enraciner dans l'amour de ceux qui l'ont fait qu'on le partage avec tous ceux qui l'habitent.

    Or, ce pays n'existe pas. Il vous faut le postuler pour écrire ce que vous écrivez et postuler un « on » qui le fait naître comme venu de quelque part et étant là, présent comme immanent.

    Puis vous ajoutez, en vous référant à Vadeboncoeur, que ce « pays » ces « on » manque d'infini alors que vous avez précisément postuler deux « infinis ».

    Ce n'est pas un « infini » qui manque, c'est un « pays » réel construit non pas par des « on » mais des « nous Québécois et Québécoises » qui vivont au Québec et voulons partager un avenir.

    Et ça, si ça se fait à « fonds perdu », ça peut se faire seulement lorsqu'un peuple se crée et s'octroie le contrôle collectif du présent et de son avenir en s'inspirant, certes, du passé mais en ne postulant pas que là se trouvent les clés qui ouvrent la porte à l'infini.

    Ce peuple n'est pas ce « on » et ce peuple n'a pas encore de « pays ». Les postuler ne les crée pas. Ne peut le faire qu'une démarche qui mène à son affirmation politique et celle-ci passe par les liens actualisés entre les futurs citoyens et les futures citoyennes d'un « pays » réel qui se disent « on et nous ».

  • Christian Montmarquette - Abonné 10 juin 2016 07 h 06

    D’où vient la médiocrité au Québec


    « Comment se fait-il que le Québec des cinquante dernières années ait développé tant de compétences dans tous les domaines et que tout cela aboutisse à tant de médiocrité politique et morale?» se demande l'écrivain Yvon Rivard.

    Ma réponse à moi est bien simple.

    Quand une question comme la question nationale occupe tout le champs politique pendant presque 50 ans et que le seul débat «fédéralisme-souverainisme» est autorisé par un Parti québécois qui nous répète ad nauseam que l’indépendance n’est ni de gauche ni de droite et qu’il faut faire l’indépendance d’abord et qu’on s’occupera des questions sociales ensuite..

    Il ne faut pas s’étonner que les acquis de la Révolution tranquille et le «modèle québécois» en prennent pour leur rhume. Surtout quand la prétendue «opposition» défend les mêmes valeurs de droite, le même néolibéralisme et les mêmes politiques économiques que le parti au pouvoir.

    Dès lors, nonobstant le sacro-saint culte du drapeau réduit aux strictes politiques culturelles et identitaires, toutes ces idées de droite deviennent alors des vérités que le peuple avale naïvement parce qu’il croit dur comme le fer qu’il vend 5 cents la tonne à ses exploiteurs et comme le disait si bien Margaret Tatcher, qu’il n’y a pas d’alternative; qu’il n’existe qu’une seule loi, la loi du marché; une seule pensée, la pensée unique, celle du Capital qui mène le monde et y compris tout le monde au Québec.

    Christian Montmarquette

    • Lise Bélanger - Abonnée 10 juin 2016 09 h 05

      Bien malheureusement, le débat fédéral-provincial n'a pas occupé de place signifiante et suffisante dans les partis politiques au Québec, c'est pour cela qu'on piétine en rond.

      Le Parti québécois a agit en bon gouvernement, exceptionnellement les premières années et pour , par la suite, (pensait-il) se faire réélire, mettait sous le tapis la question fédérale-provinciale dite nationale.

      Voilà pourquoi la question n'est pas réglée, on ne s'en est pas occupée réellement.

      Chacun voit l'histoire par son bout de lorgnette.

    • Hélène Paulette - Abonnée 10 juin 2016 09 h 44

      "Mais pour se vendre,
      Mais pour se vendre à perte d'âme"
      (Speak White)
      Monsieur Montmarquette, croyez-vous qu'on devrait retirer le mot "nègre" du poème de Michèle Lalonde?

    • Sylvain Auclair - Abonné 10 juin 2016 10 h 07

      Je crois que vous vous méprenez quyant à ceux qui ne partagent pas votre vision d'un Québec indépendant nécessairement de gauche. Si je veux un Québec indépendant, ce n'est pas pour des raisons identitaires ou culturelles. Je veux une indépendance politique. Ensuite, on pourra librement décider des politiques sociales, économiques, écologiques et culturelles, au plan intérieur et extérieur. Mais il n'est pas nécessaire de tout décider d'avance et de contraindre nos descendants à obéir à nos décisions actuelles.

    • Charles Lebrun - Abonné 10 juin 2016 10 h 21

      "[...] Ma réponse à moi (sic) est bien simple." C. Montmarquette

      Quand j'ai lu cette affirmation, j'étais certain que vous rejetteriez la faute sur le PQ!!!

      Une information, juste pour vous: Les conflits au Moyen-Orient, le réchauffement climatique, les difficultés qu'a connu le NPD aux dernières élections fédérales... en fait, TOUT ce qui va mal dans le monde et ici, tant au Québec qu'au Canada, c'est très simple, c'est la faute au PQ! Et Québec solidaire est la "solution parfaite" à tout ce qui ne tourne pas rond!

      Votre grille d'analyse prête beaucoup de "pouvoir" à un seul parti politique... le monde et la politique ne sont pas si simples... une réflexion approfondie s'impose!

    • Hélène Grandbois - Inscrit 10 juin 2016 11 h 03

      D'accord avec vous. La question nationale n'est pas tout et le seul parti qui prétend la défendre n'est pas mieux que les autres plus à droite. Alors au lieu de nous prendre toutes et tous pour des cruches qui ne comprennent rien et qui jettent leur dévolu ou leur écoeurement sur le PQ permettez-moi de penser que les Québécois tiennent autant à leur social démocratie d'antan qu'à leur pays encore fantasmé. ET dans les rêves les plus fous, les québécoises du moins imaginent un pays ou tout le monde a sa place du sans abri au plus riche mais de grâce foutez-nous la paix avec vos airs de vierge offensée vis-à-vis de ceux qui croient que le PQ n'est pas la seule solution viable.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juin 2016 11 h 28

      À Sylvain Auclair,

      " Je veux une indépendance politique. Ensuite, on pourra librement décider des politiques sociales etc..." - Sylvain Auclair

      Malheureusement, vous ne faites que confirmer ce que je dis en vous servant vous aussi comme nombre de péquistes, de la question nationale pour discréditer la questions sociale.

      Sauf pour réélire un PQ de droite, aucune raison ne motive qu'on ne puisse défendre à la fois la question sociale et la question nationale.

      - Pourquoi détruire les acquis du Québec actuel, chemin faisant d'un éventuel Québec indépendant?

      Non seulement les péquistes semblent-ils incapables de marcher et de mâcher de la gomme en même temps, mais ils ne s'aperçoivent même pas que la lutte sociale fait intrinsèquement partie de la lutte nationale.

      - Pourquoi tant vouloir séparer le Québec du Canada, si ce n'est d'abord pour améliorer le sort et les conditions de vie des Québécois?

      - Et si l'indépendance doit servir à améliorer le sort des Québécois, pourquoi le chercher à le détériorer chemin faisant en endossant un Parti québécois idéologiquement non seulement identique au Parti libéral, mais identique au Canada?

      Tant qu'à moi, toute l'approche péquiste en termes de libération nationale et d'émancipation sociale est d'une immense contradiction et d'un absolu non sens. Et il faut soit être aveugle, fortement partisan ou carrément ignare pour ne le voir.

      Christian Montmarquette

    • - Inscrit 10 juin 2016 12 h 13

      « Comment se fait-il que le Québec [...] ait développé tant de compétences dans tous les domaines et que tout cela aboutisse à tant de médiocrité politique et morale?»
      « Ma réponse à moi est bien simple. » …. Le PQ néolibéral… bla bla (C. Montmarquette)

      « Comment expliquer les inégalités sociales au Québec? »
      « Ma réponse à moi est bien simple. » Le PQ néolibéral…bla bla (C. Montmarquette)

      « D’où vient la corruption politique au Québec ? »
      « Ma réponse à moi est bien simple. » Le PQ néolibéral… bla bla (C. Montmarquette)

      « Pourquoi le décrochage scolaire ? »
      « Ma réponse à moi est bien simple. » Le PQ néolibéral…bla bla (C. Montmarquette)

      « Comment explique-t-on les changements climatique ? »
      « Ma réponse à moi est bien simple. » Le PQ néolibéral… bla bla (C. Montmarquette)

      Le disque saute !

      Je le dis en tout respect pour votre opinion, mais j’ai toujours été perplexe des personnes qui ont une réponse simple aux problèmes complexes. Généralement, la réponse simple aux problèmes complexes est idéologique plutôt qu’explicative.

      L’Histoire est pleine de femmes et d’hommes politiques et d’idéologues qui n’ont toujours eu qu’une réponse simple aux problèmes complexes. Je me garde de donner des exemples car ils sont peut inspirants.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juin 2016 14 h 41

      " Quand j'ai lu cette affirmation (la faute au PQ), j'étais certain que vous rejetteriez la faute sur le PQ!!!" - Charles Lebrun

      C'est simplifier outrancièrement ce que je dis pour tenter de le ridiculiser.

      Il s'agit d'une "dynamique" entre le PQ et le PLQ qui endossent les mêmes valeurs et la même idéologie politique et qui se servent tous les deux du clivage «fédéralisme-souverainisme» pour nous détourner de nos vrais problème et nous imposer leurs politiques néolibérales économiquement destructrices.

      Et ceci, alors que le PQ devrait normalement constituer une véritable opposition. Et en ce sens que le Parti québécois est une nuisance pour la démocratie au moins sur le plan économique et du modèle de socité, puisque les deux partis majeurs et maitres du bipartisme du Québec proposent la même chose annulant du coup la possibilité d'un véritable choix aux électeurs.


      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juin 2016 14 h 45

      À Charles Lebrun,

      " Quand j'ai lu cette affirmation, j'étais certain que vous rejetteriez la faute sur le PQ!!!" - Charles Lebrun

      C'est simplifier outrancièrement ce que je dis pour tenter de le ridiculiser.

      Il s'agit d'une "dynamique" entre le PQ et le PLQ qui endossent les mêmes valeurs et la même idéologie politique et qui se servent tous les deux du clivage «fédéralisme-souverainisme» pour nous détourner de nos vrais problèmes et nous imposer leurs politiques néolibérales économiquement destructrices.

      Et ceci, alors que le PQ devrait normalement constituer une véritable opposition. Et c'est en ce sens que le Parti québécois est une nuisance pour la démocratie au moins sur le plan économique et du modèle de société, puisque les deux partis majeurs et maitres du bipartisme du Québec proposent la même chose annulant du coup la possibilité d'un véritable choix aux électeurs.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 juin 2016 16 h 18

      À Lise Bélanger,

      " Bien malheureusement, le débat fédéral-provincial n'a pas occupé de place signifiante et suffisante dans les partis politiques au Québec, c'est pour cela qu'on piétine en rond (...) Voilà pourquoi la question n'est pas réglée, on ne s'en est pas occupée réellement." - Lise Bélanger

      À mon avis, c'est un déni de la réalité, quand on sait qu'on a eu, non pas un, mais deux référendums sur la question au Québec, et des mois et des années de réflexions, de discussions et de délibérations.

      C'est plutôt le refus de la défaite et le refus de regarder la réalité en face (13% d'appuis au référendum) qui fait tourner le Québec en rond. Alors qu'il pourrait grandement progresser au plan social.

      - Allez-vous passer le reste de votre vie à vous frapper la tête contre une porte qui n'ouvre pas , et à vous concentrer sur ce que vous ne pouvez pas faire? Ou changer votre fusil d'épaule et faire avancer ce qui le peut?

      Quand on sait que même le président du Parti québécois Raymond Archambault disait que la moyenne d'âge au PQ était de 60 ans.. Il semble que ce projet et ce parti appartiennent à une génération en déclin.

      Christian Montmarquette

    • Hélène Paulette - Abonnée 11 juin 2016 08 h 58

      Madame Grandbois, le PQ n'est pas le seul parti qui prétend défendre l'Indépendance mais plutôt le seul qui prétend inclure autant la droite que la gauche tout en étant social-démocrate, ce qui veut dire qu'il est un microcosme du Québec avec tous les tiraillements que celà suppose, car malheureusement les Québécois sont divisés, contrairement à ce que vous pensez. Il est surtout le seul parti indépendantiste à avoir exercé le pouvoir, ce qui veut dire affronter la réalité de la mondialisation, de la dictature de Wall Street, du chantage de la Chambre de Commerce et de la désinformation de l'Institut Économique de Montréal, sans parle de la mauvaise foi fédéraliste. Moi qui ai voté autant UFP, QS que PQ (sans parler du RIN), je comprend qu'on rêve du "grand soir" mais je pense qu'il est aussi possible d'agir à l'intérieur d'un parti qui est autant pluraliste que démocratique. Les vierges offensées réagissent surtout à l'attitude agressive et divisive de monsieur Montmarquette envers quiconque ne pense pas comme lui, ce qui le dessert lui et ses idées...

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 juin 2016 09 h 07

      À Georges Hubert,

      " « Ma réponse à moi est bien simple. » ....Le PQ néolibéral… bla bla (...) Je le dis en tout respect pour votre opinion.." - Georges Hubert

      Parlez de respect en traitant du même souffle les arguments de l'autre de "bla bla" ne vole pas plus haut que le reste de votre logique détraquée et de vos propos mensongers.

      Car je n'ai jamais dit que la corruption politique, le décrochage scolaire et le changement climatique venaient du PQ.

      Et la vacuité de vos arguments, à l'instar du reste des calomnies galvaudées par bon nombre de vos congénères, eux-même dépourvus d'arguments, devraient aller rejoindre le dépotoir du commérage politique.


      Christian Montmarquette

    • Gilles Théberge - Abonné 11 juin 2016 12 h 14

      Vous êtes bien seul monsieur Montmarquette, et apparemment, vous n'êtes pas enclin au compromis!

      C'est comme ça qu'on finit seul dans son coin.

      Avec ses certitudes...!

    • - Inscrit 11 juin 2016 13 h 34

      @C. Montmarquette:

      C'est vrai que j'ai été baveux dans ma façon d'exprimer mon commentaire et d'user d'un artifice pour vous prêter des propos. Je m'en excuse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 juin 2016 15 h 13

      À Hélène Paulette,


      "Le PQ n'est pas le seul parti qui prétend défendre l'Indépendance mais plutôt le seul qui prétend inclure autant la droite que la gauche tout en étant social-démocrate.." -Hélène Paulette

      D'entrée de jeu il ne faut pas craindre le ridicule laisser croire qu'on puisse à la fois défendre les idées de droite et de gauche en même temps! Autant dire qu'on défend les intérêts des boss et des employés . - Quelle démagogie! Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil!

      Et croire qu'un PQ qui a gavé les riches, les banques et les entreprises multinationales à coups de millards, pendant qu'il imposait du même souffle le même dogme du déficit zéro et les mêmes politiques d'austérité aux citoyens et aux services publics tout en coupant odieusement dans l'aide sociale, relève d'un jovialisme et d'une naiveté sans nom!

      Et s'il est une chose de constante au Parti québécois, ce n'est pas ses belles valeurs sociales et son indépendantisme. Mais sa totale incohérence politique avec un Article Un sur l'indépendance émasculé depuis 20 ans de son référendum et de tout projet de société.

      Et sachez bien que ni QS ni moi ne divisons rien du tout, puisque que le vote de gauche de QS ne peut diviser le vote de droite du PQ.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 juin 2016 15 h 24

      À Gilles Théberge,

      " C'est comme ça qu'on finit seul dans son coin. Avec ses certitudes." -Gilles Théberge

      1) Mes soi-disant "certitudes sociales" valent bien vos propres certitudes souverainistes, Théberge, surtout à 13% d'appuis pour un référendum.

      2) Je me demande bien le quel de nos deux partis politiques se dirige le plus vers la solitude, quand on sait que non seulement le Parti québécois a perdu plus de 320,000 votes en 2014; 90,000 membres depuis 2005; et que la moyenne d'âge au Parti québécois est de 60 ans aux dires même du président de votre parti Raymond Archambault et que QS est le parti qui a le plus haut taux de jeunes dans ses rangs.

      Mes sincères condoléances pour votre parti dans un avenir qui se rapproche à grands pas M. Théberge.

      Christian Montmarquette

    • Hélène Paulette - Abonnée 11 juin 2016 17 h 12

      Comme à votre habitude, monsieur Montmarquette vous cultivez la malhonnêteté, m'affublez de commentaires désobligeants que vous même n'accepteriez pas. D'inclure des citoyens de différents horizons pour débattre démocratiquement dans le but de convaincre ce n'est pas défendre des idées opposées mais rechercher le consensus. Vous êtes malhonnête quand vous oblitérez les avancées sociales que le PQ a réalisées et le mettez sur le même pied que le PLQ. Vous savez très bien que c'est faux. Vous êtes surtout malhonnête quand vous faites semblant d'oublier que l'exercice du pouvoir confronte les idéaux, car vous ne voulez surtout pas admettre que QS (dont j'endosse les vues) devra faire de nombreuses concessions s'il prend le pouvoir.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 juin 2016 19 h 17

      À Hélène Paulette,

      « Vous êtes malhonnête quand vous oblitérez les avancées sociales que le PQ a réalisées et le mettez sur le même pied que le PLQ. Vous savez très bien que c'est faux.» - Hélène Paulette

      1) Sachons que l'exercice du pourvoir s'appelle justement ainsi, précisément parce qu'il s'agit « du pouvoir». Et prétendre qu'on ne l'a pas quand on l'a, relève aussi de la démagogie pour faire croire à ceux que l'on a trahis qu'on avait pas le choix pour mieux pourvoir plaire à ceux qu'on a gavé de façon éhontée.

      2) Le PQ, qui n'a guère plus qu'un «L» en moins à son acronyme pour se différencier du PLQ, non seulement ne peut plus même prétendre à la sociale-démocratie en regard de sa propre névrose obsessionnelle de la dette et de son dogme du déficit zéro, mais, en tant que No 2 de la fraude électorale et pratiquant assidu du système de prête-noms ne peut même plus se prétendre démocrate.

      Quant aux belles valeurs sociales du Parti québécois, afin de mieux illustrer mon point de vue, je vous reposte ici-bas dans une seconde case le commentaire du bilan en Santé du PQ que je viens de laisser sur la page Facebook de Jean-François Lisée.


      1/2

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 juin 2016 19 h 22


      À Hélène Paulette (suite) 2/2

      « Le beau bilan de santé du Parti québécois..»

      - Et qu'est-ce que le PQ a fait de tellement que les libéraux mieux quand il était au pouvoir?

      Il a retiré 1500 médecins; 4000 infirmières; et 1800 infirmières auxiliaires.; foutus les malades mentaux à la rue avec son virage ambulatoire et maintenu la taxe-santé des libéraux. Et même des années plus tard, le PQ n'en n'éprouvait aucun remord ni regret..

      Rappelons aussi que le Parti québécois a coupé la gratuité des médicaments à l'aide sociale; a rejeté la proposition de Québec Soloidaire en traitant Pharma-Québec de "projet extrémiste" qui aurait pourtant fait épargner entre un et deux milliards par année aux contribuables du Québec; qu'il a coupé plus de 12 millions dans le transport adapté aux personnes handicapées et appuie le toyotisme et le "lean management" des libéraux qui épuise le personnel infirmier en traitant les malades comme s'ils étaient sur une chaine de montage.

      Sachons aussi que Jean-François Lisée appuie le traité Québec-Europe qui redonne aux multinationales pharmaceutiques le droit d'interdire la production de médicaments génériques à coûts réduits pour 15 ans.

      - Quel beau bilan en santé du Parti québécois!

      PQ - PLQ Même combat!

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 juin 2016 17 h 19

      " C'est vrai que j'ai été baveux.." - Georges Hubert

      Il existe une sacrée différence entre être "baver" et "mentir".

      Un comportement qui semble déjà trop répandu dans vos rangs.

      Quand vous n'avez plus d'argument, vous en inventez.

      Rappelons qu'un des pires défauts reprochés aux libéraux est le mensonge. Ce qui ne fait qu'en rajouter une couche sur les nombreuses autres au sujet des similitudes entre le Parti libéral et le Parti québécois.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 juin 2016 17 h 26

      À Hélène Paulette 2/2

      Commentaire laissé à Jean-Françoise Lisée :

      « Le beau bilan de santé du Parti québécois..»

      - Et qu'est-ce que le PQ a fait de tellement mieux quand il était au pouvoir?

      Il a retiré 1500 médecins; 4000 infirmières; et 1800 infirmières auxiliaires.; foutus les malades mentaux à la rue lors de son virage ambulatoire et maintenu la taxe-santé des libéraux.

      Et même des années plus tard, le PQ n'en n'éprouvait aucun remord ni regret.

      Rappelons aussi que le Parti québécois a retiré la gratuité des médicaments à l'aide sociale; a rejeté la proposition de Québec Solidaire qualifiant Pharma-Québec de "projet extrémiste" unse société d'État qui aurait fait pourtant épargner entre un et deux milliards par année aux contribuables du Québec; qu'il a coupé plus de 12 millions dans le transport adapté aux personnes handicapées et a appuyé le toyotisme et le "lean management" du bon docteur Bolduc des libéraux qui épuise le personnel infirmier et traite les malades comme s'ils étaient sur une chaine de montage.

      Sachons aussi que Jean-François Lisée appuie le traité Québec-Europe qui redonne aux multinationales pharmaceutiques le droit d'interdire la production de médicaments génériques à coûts réduits pour 15 ans.

      - Quel beau bilan en santé du Parti québécois.

      Christian Montmarquette

    • Hélène Paulette - Abonnée 12 juin 2016 18 h 38

      Soyez heureux avec vos fantasmes, si vous n'avez pas encore compris que les gouvernements n'ont qu'une prise limitée sur le pouvoir et que les exemples de l'Amérique du Sud ne vous suffisent pas à comprendre, je vous souhaite de beaux rêves en couleur...

  • Gilbert Turp - Abonné 10 juin 2016 08 h 54

    Le désamour historique

    Les gens qui se sont senti aimé et qui ont développé du ressort et de l'autonomie vous le diront : je me suis senti aimé parce telle ou telle personne parce qu'elle cette personne m'acceptait comme j'étais. Ceux qui nous aiment n'essaient pas de nous changer, de nous modeler ou de nous formater à leur guise. Ils bougent avec nous dans un esprit de rencontre et de réciprocité.
    Les Québécois ne sont pas accepté comme ils sont au Canada, nous le savons. Et nous savons aussi qu'il n'y a rien à faire de ce côté-là. Il n'y a pas réciprocité entre le Québec et le Canada.
    Peut-être que cette non reconnaissance historique de qui nous sommes nous mine suffisamment pour se retourner contre nous. Peut-être que nous sommes entrés collectivement dans une phase de désamour.
    Si c'était le cas, il faudrait que les artistes et les travailleurs de la culture se retroussent les manches, lâchent les concepts et les cadres théoriques et créent à partir d'une certaine idée d'acceptation généreuse des gens, tels qu'ils sont, sur le terrain du vivant.

    • Hélène Paulette - Abonnée 10 juin 2016 11 h 07

      Vous savez aussi, j'en suis sûre, qu'on est incapable d'aimer quand on ne s'aime pas...

  • Marie-Josée Blondin - Inscrite 10 juin 2016 09 h 11

    Même dépit, même rage ressentie à propos de cette "nouvelle" Loi

    De cette nouvelle Loi sur les hydrocarbures, le téléjournal du soir à la SRC, le 8 juin 2016, n'en glissait aucun mot... C'est tout dire! Comment alors une population peut-elle être bien avisée et informée? Qui rédige ces bulletins de nouvelles à la con, en oubliant l'essentiel, nous gorgeant plutôt de nouvelles secondaires? Lorsque je regarde le téléjournal de la SRC, à tout coup, j'y vois un gommage des vrais problèmes et un détournement de l'attention sur des trucs sans intérêt. On fait diversion, on nous endort pour nous faire oublier les véritables débats et enjeux qui devraient avoir lieu dans notre société.