La fin de mon mandat

Chers collègues et amis du CUSM,

Après mûre réflexion, j’en suis venu à prendre une décision aussi difficile qu’importante, soit de ne pas demander le renouvellement de mon présent mandat à titre de président et directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), mandat qui se terminera le 2 septembre 2016. La semaine dernière, j’ai informé le conseil d’administration du CUSM de ma décision et j’en ferai l’annonce encore lors de notre assemblée publique annuelle le 14 juin prochain.

J’ai le sentiment de prendre la bonne décision, pour un certain nombre de raisons, y compris le fait que je crois que des changements de leadership sont essentiels à la santé organisationnelle, pour autant que ces changements soient bien orchestrés.

Comme vous le savez probablement, je suis au service des hôpitaux du CUSM depuis 1979, et je dirige l’organisation depuis 2011. Au cours de toutes ces années, le CUSM a réalisé toute une kyrielle d’objectifs, a fait l’histoire via plusieurs premières et découvertes scientifiques et cliniques, a formé des milliers de professionnels de la santé et a surmonté de nombreux défis avec détermination, grâce et humilité. Nous avons su naviguer à travers les nombreux changements gouvernementaux, bouleversements liés aux ressources humaines, aux coupures budgétaires, aux rénovations critiques, la construction de nos nouvelles installations et la consolidation de nos activités cliniques, sans compter tous les soubresauts qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Comme une grande famille, nous avons vécu l’espoir, la satisfaction, la joie et la fierté, tout autant que la déception, la frustration, l’amertume et la perte. Nous avons eu des périodes de croissance, entrecoupées de délais et de périodes de recul. À travers tout cela, j’ai eu le privilège et l’honneur d’encourager l’excellence au CUSM et de travailler avec autant de gens talentueux, dévoués et remplis de compassion.

Lorsqu’en février 2015, j’ai dû postuler à nouveau pour ma fonction, dans le cadre de la Loi 10 du ministère de la Santé et des Services sociaux – Loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, notamment par l’abolition des Agences régionales, je l’ai fait avec le sentiment de bien servir les intérêts du CUSM. Ma priorité était d’assurer que le CUSM allait continuer de bénéficier d’un leadership stable afin de réaliser l’activation et l’ouverture du site Glen pour nos patients et leurs familles. Je souhaitais également renforcer notre structure organisationnelle afin de faciliter l’implantation de notre plan clinique et permettre au CUSM de réaliser son plein potentiel en tant que centre hospitalier universitaire de classe mondiale.

Plusieurs étapes associées à ces priorités sont déjà complétées, sont en cours de réalisation et/ou seront annoncées au cours des prochaines semaines. D’autres projets, comme la complétion de la modernisation de l’Hôpital général de Montréal, de l’Hôpital de Lachine et du Neuro, de même que l’assurance que le CUSM pourra bénéficier des ressources humaines, matérielles et financières essentielles à son bon fonctionnement, se retrouveront sous la gouverne du nouveau dirigeant, un homme ou une femme qui pourra compter sur son expérience et sa vision afin de modeler le futur du CUSM.

Le processus de recherche et de sélection de mon successeur débute dès maintenant. Conformément aux directives de l’article 34 de la Loi 10, le président directeur général est nommé par le gouvernement, suite à la recommandation du ministre de la Santé et des Services sociaux. Le ministre effectue sa recommandation en se basant sur la liste de noms fournie par le conseil d’administration du CUSM. Ainsi, un comité de sélection composé de cinq (5) personnes a été formé et travaillera sous la présidence de M. Claudio Bussandri, également président du conseil d’administration.

Pour toute la durée de ce processus, je continuerai à travailler à la poursuite de nos objectifs communs et à aider notre organisation à faire face à ses défis, avec le soutien du comité de direction (CODIR), de la table des directions clinico-administratives (MALT) et du conseil d’administration. Je demeurai en poste jusqu’à ce que mon successeur soit nommé et que nous ayons pu nous rencontrer, afin d’assurer une transition en douceur.

D’ici là, les choses se déroulent comme à l’habitude. Je m’attends à ce que tous et chacun agisse dans le respect des décisions qui seront prises au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Je compte également sur vous tous pour continuer à donner votre plein rendement pour le bénéfice de nos patients et de leurs familles — c’est ce qui fait du CUSM une institution si spéciale, que je suis tellement fier de diriger. Merci !

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