Un gouvernement désorienté

Fatima Houda-Pepin a été la députée du Parti libéral dans La Pinière de 1994 à 2014.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Fatima Houda-Pepin a été la députée du Parti libéral dans La Pinière de 1994 à 2014.

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Fatima Houda-Pepin a été la députée du Parti libéral dans La Pinière de 1994 à 2014.

Le Parti libéral du Québec a perdu ses repères, et le gouvernement qui en est issu, depuis deux ans, est totalement désorienté. Reporté au pouvoir depuis deux ans aujourd’hui avec un nouveau chef, Philippe Couillard, à la suite d’un court intermède de 18 mois d’un gouvernement péquiste minoritaire (2012-2014), il ne sait plus où donner de la tête tellement sa gestion désastreuse des crises qu’il s’inflige lui-même accapare l’essentiel des énergies qu’il devrait mettre dans la gestion de la chose publique.


Le plus préoccupant, c’est que le premier ministre Couillard ne semble pas reconnaître sa part de responsabilité dans la tourmente qui secoue les officines gouvernementales à Québec et le parti qu’il dirige. Il a tracé une ligne imaginaire dans sa tête, entre le côté lumineux du PLQ dont il se réclame jusqu’aux réformes de Georges-Émile Lapalme, et le côté sombre, auquel il a lui-même été associé, mais dont il se distancie, comme s’il s’agissait d’un corps étranger. Il se pose constamment en victime. Victime des partis de l’opposition qui ne le ménagent pas en période de questions, victime des médias qui alimentent les controverses, victime même de son ministre et ami, Sam Hamad, qui s’est exilé temporairement en Floride, en pleine tourmente, sans même lui demander son avis.

Le style, c’est l’homme

« Le style, c’est l’homme », disait Buffon, et ce qui est en cause ici, c’est précisément le style de leadership de Philippe Couillard, incohérent et déroutant. Un exemple parmi tant d’autres. Le 19 octobre 2013, le caucus des députés libéraux est réuni, au Château Bonne entente, à Québec. Ce jour-là, on nous a distribué, pour lecture, le programme du PLQ en vue de la prochaine élection générale, qui sera déclenchée par Pauline Marois, cinq mois plus tard. Avant même d’en lire la première page, le chef Couillard s’est levé et a décrété ceci : « Le document qu’on vous distribue est le meilleur programme politique que le Parti libéral ait jamais produit. »

La raison du plus fort

Du jamais vu. D’habitude, un chef écoute les commentaires de ses députés et constate s’il y a consensus avant de se prononcer lui-même. En cas de divergences, il cherchera à les atténuer avant de rendre publique une quelconque position politique. Dans le cas présent, il s’agit du programme du parti. Ce n’est pas rien. Le programme est une pièce maîtresse dans la stratégie électorale. Il énonce les engagements du parti et les députés sont précisément ceux et celles qui, avec les nouveaux candidats, iront le « vendre » aux électeurs dans leurs circonscriptions et le défendre publiquement.

Qu’à cela ne tienne, le chef Couillard a parlé. De toute évidence, il a fait son caucus avec lui-même. Quel est maintenant le député casse-cou qui va se lever pour le contredire ? Je n’étais pas impressionnée.

Le style de leadership de Philippe Couillard [...] nuit à la cohésion du gouvernement, qui navigue à vue, au gré des intempéries, et divise le PLQ au lieu de le rassembler

 

Je suis donc intervenue sur trois points. D’abord un commentaire général pour dire que j’ai cherché désespérément une seule idée nouvelle dans ce programme et que je n’en ai pas trouvé. Pour le volet économique, j’ai constaté le vide. Ce n’était pas sérieux : le PLQ ne pouvait pas se présenter, en campagne électorale, sans un véritable plan économique. Certes, il y a la stratégie maritime, une très bonne idée, mais il faut remercier la CAQ de l’avoir développée dans le « projet Saint-Laurent », rendu public par François Legault en mars 2013. Sur la question de l’immigration, le programme était très mince. J’ai proposé des mesures concrètes pour l’intégration au marché du travail et en milieu scolaire. Quant au volet culturel, j’étais tout simplement sidérée de constater que dans « le meilleur programme que le Parti libéral ait jamais produit », le PLQ de Couillard s’engageait, dans la même phrase, à promouvoir le français et l’anglais.

Comment peut-on si aisément renier l’héritage libéral de la loi 22, qui avait fait du français la langue officielle du Québec en 1974, prélude à la loi 101 ? J’ai demandé : « Est-ce qu’il y a quelqu’un ici qui comprend que le français est la langue officielle du Québec ? La langue de l’enseignement, la langue de travail et la langue du rayonnement du Québec dans le monde ? On ne peut pas la mettre sur un pied d’égalité avec l’anglais. » J’ai donc soumis, par écrit, des mesures précises pour la promotion du français et proposé, dans des paragraphes subséquents, des engagements pour le soutien de l’anglais et autres langues secondes.

Et maintenant ?

Aujourd’hui, et à mi-mandat, force est de constater que le style de leadership de Philippe Couillard, à bien des égards, nuit à la cohésion du gouvernement, qui navigue à vue, au gré des intempéries, et divise le Parti libéral du Québec au lieu de le rassembler.

En choisissant de faire une campagne électorale, en 2014, sur la promesse des 250 000 emplois qu’on attend toujours et en recyclant des slogans comme celui de la « cage aux homards » pour contrer la menace d’un éventuel référendum, le chef du Parti libéral du Québec a choisi la voie de la facilité et de la paresse. Il a raté l’objectif de se préparer lui-même à assumer sa charge publique de premier ministre et privé le gouvernement d’un programme politique avec un plan économique qui guiderait ses actions. Au contraire, la CAQ ne cesse de développer des idées et des orientations nouvelles en phase avec les Québécois francophones, et le PQ, malgré ses turpitudes, a une cible claire à l’horizon, l’indépendance du Québec, qui cimente sa base.

À l’allure où vont les choses, si rien n’est fait pour apporter les correctifs qui s’imposent, il y a fort à craindre que ce gouvernement Couillard ne se rende même pas au terme de ses quatre ans.

24 commentaires
  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 7 avril 2016 00 h 57

    MMe Houda-Pepin...

    Comment pouvez-vous parler de dégradation des libéraux depuis deux ans???

    Vous n'avez pas écouté la commission???

    Le parti est pourri depuis des lustres!

    On dirait que ne plus en faire partie vous fait allumer!

    En région, personne ne parle l'anglais.

    En voyageant, on juge l'évolution des peuples à leurs aptitudes à communiquer en anglais.

    Tant qu'à moi, c'est un gros problème que dans une capitale la moitié des serveuses en zone touristique ne disent pas un mot d'anglais.

    C'est un enrichissement et c'est très important, au moins autant que la protection du français.

    Le problème c'est qu'aux élections au Québec on a le choix entre des croches ou des incompétents.

    Au moins, avec les croches, je n'ai aucune chance de perdre les bourses qui sauvent ma vie!

    Sinon, j'ai resté 3 semaines à Meknes, vous venez une citée bien sympathique!

    • Hélène Paulette - Abonnée 7 avril 2016 09 h 55

      Allez-vous bien, madame Bouchard? Vous nous avez habitués à une prose de meilleure qualité ("j'ai resté 3 semaines à Meknes") et moins farfelue: "Au moins, avec les croches, je n'ai aucune chance de perdre les bourses qui sauvent ma vie!". Qu'êtes-vous en train de nous dire exactement? Ça laisse songeur...

    • Colette Pagé - Inscrite 7 avril 2016 10 h 33

      En voyageant, on juge l'évolution des peuples à leurs aptitudes à communiquer en anglais.

      Tant qu'à moi, c'est un gros problème que dans une capitale la moitié des serveuses en zone touristique ne disent pas un mot d'anglais.

      C'est un enrichissement et c'est très important, au moins autant que la protection du français.

      Avec respect, en raison de vos commentaires sur la langue, j'ai l'impression ce matin que votre expresso était trop corsé.

      Car, on je juge pas l'évolution d'un peuple par son aptitude à parler l'anglais. Un peuple est jugé par sa fierté de parler sa langue et par sa culture. Ce qui s'applique aux États Unis, au Mexique, en France, en Espagne et en Russie.

      Quant aux touristes qu'ils fassent comme les touristes francophones qui voyagent qu'ils se débrouillent pour parler la langue des pays visités.

      Ce qui s'appelle l'ouverture au monde.

      Sans diminuer les avantages de parler plusieurs langues dont l'anglais, j'ajouterai qu'en 2050 la langue française sera langue la plus parlée dans le monde.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 7 avril 2016 13 h 21

      Mme Paulette, vous avez raison tout à fait.

      La bonne vieille époque où j'étais animée d'une fureur poétique spectaculaire est révolue.

      J'ai apporté de gros changements dans ma vie depuis que je me suis ajouté un Andrée.

      Je ne suis plus une lanceuse d'alertes mais une étudiante.

      Je me suis prise en main.

      Je n'étudie plus les lettres, je commence un certificat en intervention jeunesse.

      Ça demande beaucoup plus de sérieux.

      Je suis beaucoup plus plate depuis, en effet, mais c'est pour ma conscience et ma santé.

      Et j'ai un vraiment beau souvenir de Meknes, quand j'ai vu que madame Houda-Pépin était originaire de cette ville, ce fut plus fort que moi de partager mon souvenir, pardonnez mon impertinence.

      Mais vous visez juste, j'ai apporté des changements significatifs qui me rendent beaucoup moins inspirée.

      C'est pourquoi les haïtiens disent toujours:" Dieu a la seconde!"

      Il faut apprécier pendant que ça passe, aucun humain n'est invincible et inépuisable!

    • Serge Morin - Inscrit 7 avril 2016 14 h 22

      Le commentaire a été émis a 1 heure du matin et en subit les conséquences.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 7 avril 2016 15 h 09

      M. Morin, en effet, vous l'avez dit!

      Si seulement j'avais un homme de votre discernement pour me tenir compagnie a une heure du matin, j'éviterais de m'humilier!!!

      Vous êtes tout ce qui me manque pour être une Femme Respectable, M. Morin!!!

      Dieu réunit ceux qui s'aiment, il faut garder espoir!!!

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 7 avril 2016 18 h 41

      @M. Gélinas

      "qu'ils fassent comme les touristes francophones qui voyagent qu'ils se débrouillent pour parler la langue des pays visités".

      Cet angélisme face au comportement de la tribu sacrée, les francophones, se passe de commentaire...

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 8 avril 2016 07 h 47

      Je ne suis pas toujours d'accord avec vous Madame Catherine-Andrée Bouchard, mais avec vos «études», faites bien attention de ne pas perdre votre fougue; c'est elle qui vous définit. Ne devenez pas une adepte de la rhétorique de la langue «académique». Nous ne sommes pas ici pour faire des «rapports robotisés».
      Gardez votre «âme»; des drones... on en a suffisamment.

      PL

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 8 avril 2016 09 h 25

      PL, les robots nous rattrapent!!!

      Je vous avais rédigé un beau commentaire de 2000 caractères à l'ancienne mode sur les vertus de l'anglais qui était fort intéressant ma foi, juste parce que c'était vous et ma page s'est rechargée, tout s'est effacé.

      Je m'étais vraiment forcée. Mais j'ai pas le courage de remettre ça.

      Quand j'étais créative et artistique, tout le monde me critiquait...sauf vous, c'est vrai.
      Maintenant que je suis plus ordinaire, je déçois encore, ma verve aux premiers abords si haïssable leur manque, au fond.

      Je suis née pour me faire critiquer!

      Je suis vraiment déçue que ma très belle réponse se soit envolée. Elle était super "humaine"...

      Vous méritez bien çà PL?..

      ..la prochaine fois peut-être, pour l'instant, monsieur Lamy-Théberge résume a peu près ma très longue pensée disparue en une phrase bien concise. Je vous inciterais à vous y attarder.

      Navrée de vous décevoir, tout le monde a droit de changer...

      Je l'avais dit qu'un jour je me tannerais d'être une attraction, c'est justement parce que je ne suis pas un robot!!!

      Soyez humain avec moi et acceptez que j'ai le plaisir un peu moi aussi de me sentir "comme tout le monde"!..

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 8 avril 2016 13 h 37

      Mme Gervais, vous me faites bien ricaner, on ne peut faire plus toute seule que moi!!!

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 avril 2016 07 h 19

      «Un jour je me tannerais d'être une attraction»
      Il semble que vous ne pouvez pas l'éviter. C'est le propre de se mettre sur la sellette. Personne n'est toujours d'accord avec soi, il faut l'accepter. L'autre façon est de se taire, ce que je ne souhaite pas que vous fassiez. Ça prend des brasseuses de cage pour réveiller l'entropie; vous nous tenez sur nos orteils.

      Bon... on lit des réponses toutes faites gonflées de mots appris par cœur et de tournures de phrases empruntées, mais certains «réfléchissent». Et «certains» c'est mieux que pas du tout.

      Souvenez-vous dans vos études que ceux que vous lisez ont écrit en opposition à ce qui était soutenu «avant» eux. Faites comme eux. Ce qui était vrais hier n'est pas nécessairement vrai aujourd'hui et le sera encore moins demain.
      «La Terre n'est pas plate et le Soleil n'est pas le centre de l'Univers !»

      «La tribu sacrée» Y rien de plus beau que j'ai vu qu'une américaine ayant appris le français communiquer avec la serveuse dans le bout de Québec qui ne parlait pas un mot d'anglais. Elle ne l'a pas appris pour rien. Son père était tellement fier de ne pas avoir «gaspillé» son investissement. Et il n'y a rien qui m'a fit tiquer davantage que d'être reçu en anglais au Château Frontenac sans même un «bonjour» en ouverture. C'est «moi» qui me suis senti «dépaysé». «L’accent d’Amérique» qu’il dit le maire !

      Bonne journée.

      PL

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 9 avril 2016 14 h 19

      PL, c'est un beau discours que vous me faites la.

      Sauf la partie " être reçu au château frontenac en anglais"...

      Je fus des années une serveuse de la haute-ville et je parie ma chemise que c'est un mensonge cette histoire d'être reçu au château Frontenac en anglais...

      C'est carrément impossible!!!

      C'est moi qui servais tous les clients étrangers car c'est moi qui parlais le mieux anglais. J'ai connu des gens de partout.

      Moi je vous dit qu'autant votre américaine fut fière de son français, autant tout québécois serait très fier de son anglais qu'il trouverait bien utile lui-même en voyageant s'il l'apprenait.

      C'est un enrichissement.

      Et les élèves passent déjà des heures par semaine à être supposés apprendre l'anglais, et en région, c'est tout comme si tous ces efforts étaient carrément mis aux ordures.

      Moi je suis bien rassurée de savoir que Couillard est conscient de cette lacune et qu'il soit de ses priorités de la corriger.

      Et j'ai changé. Je ne veux plus me faire brasser la cage donc je m'abstiens de me permettre de le faire aux autres.

      Amusez-vous sur Google a relire mes vieux commentaires, ils sont comme le bon vin, ils prennent du goût avec l'âge!!!

      Bonne journée!!!

      CAB

  • Jacques Lamarche - Inscrit 7 avril 2016 01 h 15

    Une province canadienne comme les autres!

    Merci, madame, de ce commentaire courageux! Toutefois, je parlerais plutôt d'un gouvernement ¨mal orienté¨!

    Quand l'on croit que le français n'est plus la langue officielle du Québec et que le bilinguisme est une voie d'avenir!

    Quand l'on croit que le Québec est petit et le Canada grand!

    Quand l'on croit que le privé est une piste de solution en santé! Qu'il faut concentrer le pouvoir plutôt que de le décentraliser!

    Quand l'on croit que l'État, en économie, doit laisser agir les forces du marché comme quémander des investissements à l'étranger!

    Quand l'on croit qu'il suffit, pour gagner l'appui des électeurs, de parler, de charmer et de faire peur!

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 7 avril 2016 04 h 39

    … émouvant ?

    « si rien n’est fait pour apporter les correctifs qui s’imposent, il y a fort à craindre que ce gouvernement Couillard » (Fatima Houda-Pepin, politicologue, consultante … .)

    Possible, mais même en ne réalisant « rien », le peuple du Québec, l’aimant, réussi à faire réélire ce parti, et ce, sans problème ni sans obstacle !

    Inquiétant, étrange ou …

    … émouvant ? - 7 avril 2016

  • François Dugal - Inscrit 7 avril 2016 08 h 11

    Désorienté?

    Si le gouvernement est "désorienté", cela implique-t-il qu'il a été un jour "orienté" et si oui, vers quoi était-il "orienté", madame Houda-Pépin?

    • Françoise Limoges - Abonnée 7 avril 2016 12 h 19

      Oui bien sûr, en 1962, Jean Lesage avait un vrai plan et connaissait sa direction. Maître chez nous n'était pas seulement un slogan, c'était un objectif.

      Il y a 54 ans. Dommage que ça ne revienne pas à la mode.

  • Benoit Toupin - Abonné 7 avril 2016 09 h 47

    Encore 2 ans...

    Pour le bien commun, il serait souhaitable que la gouvernance Couillard ne dure pas plus que quelques mois. Encore cette semaine, il déclarait qu'il faisait de la politique pour contribuer à la modernisation du Québec. De belles paroles, mais le Québec ne cesse de voir son potentiel et ses possibilés réduites, le tout découlant des gestes idéologiques de ce piètre gouvernement.

    Visiblement les paroles ne concordent pas avec les actions et les résultats. Mme Houda-Pépin s'est sentie manipulée et réduite aux choix de s'objeter à vide ou de croire aveuglément. C'est exactement le sentiment et l'inconfort de la population qui se voit piéger dans un discours manipulateur et des actions contraire à ses attentes.

    Pouvons-nous moderniser l'État sans un plan élaboré par une sorte de chantier faisant l'état des lieux, l'analyse du contexte et des choix d'orientation qui s'offrent à nous. En lieu et place les programmes politiques préparés en vase clos ressemblent à des choix à courte vue où la mise en marché à plus d'importance que la qualité du produit. En bon manipulateur Monsieur Couillard a vendu habillement un produit fort nocif.

    Il est urgent qu'un parti politique mobilise les forces les plus progressistes de notre société à la recherche et à l'analyse objective de notre avenir politique. Celui qui réussira le mieux en ce sens deviendra l'alternative et imposera les alliances des oppositions soit par désaffection de ses membres soit par choix éclairé.

    Il est évident que le PLQ, dans l'état actuel de sa gouvernance et de sa culture, est à l'opposé de cette tendance; il ne doit son succès qu'à l'inconditionnel et l'incompréhensible soutien d'une clientèle bien à l'aise dans sa captivité volontaire et une opposition qui corporativement n'arrive pas à se coaliser autour de points communs si nombreux.