Lettres: Croissance ou économies d'énergie

Dans le cadre du débat actuel sur les «pénuries prévisible» d'électricité, je crois qu'il serait avisé d'axer les actions vers les économies d'énergie plutôt que sur un accroissement de puissance. Avec cette préoccupation, je me suis surpris à observer quelques gaspillages énergétiques dans mon milieu. (Imaginez ces exemples à -20 °C.)

- À son arrivée chez lui, un ami a trouvé la porte de sa maison entrouverte alors qu'un groupe de jeunes y faisaient un party.
- Une personne m'a raconté les plaisirs d'exploiter un spa extérieur au mois de décembre.
- À la succursale de la SAQ, les deux portes automatiques restent ouvertes 15 secondes à chaque personne qui entre. Le fait, rapporté à la gérante, ne m'a valu qu'indifférence.
- Chez Bureau en Gros, des portes doubles s'ouvrent sur une largeur excessive et un puissant ventilateur muni d'une chaufferette est très efficace pour chasser l'air au dehors.

Imaginez si on s'y mettait vraiment pour économiser l'énergie, par exemple en faisant de l'éducation efficace en ce sens, en réduisant les coûts des accessoires économiseurs d'énergie, en se dotant de véritables programmes d'économies d'énergie pour les résidences, les commerces, les industries et les institutions, en favorisant la recherche écoénergétique, etc.

Les écologistes prétendent qu'investir dans les économies d'énergie serait «plus rentable» pour tous. Malheureusement, nous souffrons de la «maladie de la croissance».