Lettres: Propriétaire et pour le contrôle des loyers

En 1987, nous avons acheté deux immeubles à revenus en copropriété, soit une dizaine de logements. À cette époque, qui ressemble étrangement à celle d'aujourd'hui (la valeur des maisons a doublé entre 1982 et 1987), nous avons investi environ 10 % de la valeur de ces propriétés.

Dix-sept ans plus tard, les propriétés sont entièrement payées, et leur valeur a augmenté de près de 75 %. Tout cela, sans ajouter la moindre somme de nos finances personnelles, sauf pour payer de l'impôt sur le capital amorti au cours des dernières années. Bien sûr, on a travaillé fort (un peu, du moins). Et tout cela avec le contrôle des loyers. Ils me font bien rire, la Ligue des propriétaires et tous ces pleurnichards qui souhaitent l'élimination de la Régie du logement! Les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi bas. Les maisons ont pris beaucoup de valeur. Les propriétaires se sont enrichis. Mais on en veut plus. On achète un immeuble trop cher, à un ratio de 12 ou 15 fois les revenus. Ce n'est pas grave: les locataires paieront, on n'a qu'à augmenter les loyers. Ce désir de s'enrichir rapidement sans considération me répugne. Malgré le contrôle des loyers, les maisons continueront d'être ce qu'elles ont toujours été: un mode de vie (posséder et habiter sa propriété) ainsi qu'un investissement à long terme. Et tant pis pour ceux qui paient leur plex trop cher. Qu'ils se serrent la ceinture. Et qu'ils patientent. Moi, ils ne me font pas brailler. Oh non!