Lettres: Élèves «moins favorisés»

Avec la recherche publiée en première page du Devoir du 29 janvier sur les différences entre les écoles favorisées et les écoles défavorisées, je me souviens d'une élève douée qui me faisait une tirade sur la distinction entre défavorisé et favorisé.

Défavorisé implique que l'élève a déjà été favorisé et que l'élève a perdu cette faveur, ce qui est faux; ces élèves sont carencés sur les plans nutritifs, manquent de stimulation en bas âge et chroniquement, dans des écoles où l'on exige moins pour s'adresser à tous les élèves, et où le décrochage est élevé. Elle termine en recommandant que l'on dise «moins favorisé» au lieu de défavorisé, ce qui est moins culpabilisant pour les élèves. Cette suggestion permettrait d'éviter l'adhérence d'échelles de défavorisation et de corriger les personnes des médias pour qui l'expression est passée dans la rhétorique usuelle.