Voter Bloc pour faire valoir notre différence

L'argument selon lequel l’électeur indépendantiste, souverainiste ou même nationaliste devrait faire abstraction de son orientation politique lorsqu’il vote au fédéral nous apparaît spécieux. Le Québécois qui vote aux élections canadiennes est le même qui vote aux élections québécoises, de sorte qu’il y a un effet de vases communicants. Chaque électeur du Québec qui vote pour un parti fédéraliste renforce en conséquence l’emprise politique du Canada sur les esprits des Québécois. Chaque fois qu’un député fédéraliste intervient dans le débat public, il devient un agent actif de l’État canadien au service de la domination canadienne qui constitue un obstacle objectif à notre projet d’émancipation nationale.

Voter pour un des partis fédéralistes, qu’il soit bleu, rouge, orange ou caille, c’est consentir à la subordination politique des Québécois. Voter pour le Bloc, c’est le premier geste de rupture avec le Canada. Cela signifie refuser de se soumettre à la volonté du Canada.

La mission du Bloc est de combattre la supercherie canadienne qui consiste à utiliser le vote des Québécois pour cadenasser la nation québécoise et nous minoriser encore davantage. Le rôle du Bloc est d’empêcher les partis fédéralistes de parler en notre nom. Le Bloc est le parti de la cohérence politique. Il est la seule voix de la nation québécoise.

Le rôle du Bloc est de combattre l’ambivalence historique des Québécois à l’endroit du régime politique canadien, de dévoiler les traquenards de l’idéologie canadienne et de montrer comment le fédéralisme nuit aux intérêts du Québec en limitant nos capacités de développement. C’est ainsi que le Bloc peut préparer la voie à l’accession à l’indépendance, en faisant la pédagogie critique du fédéralisme.

La mission du Bloc est aussi d’affirmer et de défendre l’intérêt national du Québec. On ne peut être une nation lorsqu’on ne maîtrise pas les leviers politiques, lorsqu’on ne dispose pas d’un État qui décide par lui-même ce qu’est le bien public. Une nation ne peut laisser à d’autres le contrôle de son territoire, des moyens de communication, des transports, de la politique énergétique, de ses relations avec les autres pays. Dans le contexte actuel, voter pour le Bloc s’impose si on veut que le Québec devienne une nation de plein droit et ne soit pas réduit à l’insignifiance d’une nation bidon, enfermée dans le cadre étriqué du provincialisme qui s’illusionne sur sa marge d’autonomie.

Nous ne voulons pas de députés qui vont s’ingénier à nous convaincre de rester Canadiens. Nous sommes Québécois à 100 pour cent, nous n’avons qu’une seule allégeance, un seul pays. Voter Bloc, c’est faire barrage aux candidats de la soumission, de la duplicité et de la double identité. Voter Bloc, c’est se donner des forces pour réaliser le projet de pays.

*Denis Monière, Robert Comeau, Guy Rocher, Simon-Pierre Savard-Tremblay, Andrée Lajoie, Micheline Labelle, Guy Lachapelle, Jacques-Yvan Morin, Élisabeth Gallat-Morin, Louis Fournier, Danielle Letocha, Pierre Paquette, Jacques Lanctôt, Lorraine Granger, Jean Décarie, Micheline Lachance, Anne Legaré, Pierre Godin, Marilyse Lapierre, Jacques Fournier, Gilles Châtillon, Laurence Richard, Jacques Martin, Julien Des Ormeaux, Yves Vaillancourt, Roger Delorme, Alfred Dubuc, Claude Racine, France Delorme, Gérald Larose, André Poupart.

77 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2015 00 h 35

    Quand le Bloc parle en notre nom...


    Je serais bien curieux de savoir si les anciens syndicalistes que sont Gérald Larose et Pierre Paquette considèrent que le Bloc parlait au nom du Québec, quand Gilles Duceppe proposait de suspendre le droit au passeport et à l'assurance-chômage pour ne pas avoir répondu à un questionnaire de recensement canadien?

    Certainement pas en mon nom à moi, en tous cas!

    D'ailleurs, le Bloc est tellement «la seule» voix de la nation Québécoise, qu'il ne reçoit plus que «25%» d'appuis au Québec.

    Le jour où es bloquistes seront moins arrogants et retrouveront un minimum d'humilité, ils pourront peut-être recommencer à espérer faire mieux que le quart des votes au Québec. Car c'est très mal connaitre son peuple que de ne même pas savoir que les Québécois détestent l'arrogance et la prétention.

    Christian Montmarquette

    Référence :

    «Suspendons le droit au passeport ou l'assurance-chômage, dit Duceppe»- La Presse, 10 août 2010

    .

    • Bernard Terreault - Abonné 17 octobre 2015 09 h 19

      A entendre ce Monsieur Montmarquette les pires ennemis du peuple sont au PQ et au Bloc plutôt qu'au PLQ et au PCC. Un peu comme ailleurs communistes et anarchistes s'acharnaient sur les sociaux-démocrates plutôt que sur les nazis.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 17 octobre 2015 09 h 51

      Les cours d'humilité ne vous étouffent pas, vous qui condamnez tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Et aussitôt que quelqu'un vous revire, vous criez à l'insulte. Faut le faire. C'est sûrement le prix à payer quand on est seul à avoir raison, j'imagine.

      Bon bon... j'imagine aussi que j'exagère, alors... vous n'êtes pas seul à avoir raison, mais tous les autres ont tort.

      «les Québécois détestent l'arrogance et la prétention.» Tiens... à retenir devant votre miroir.

      Évidemment vous allez vous insurger devant «mon» arrogance. Je m'y attends.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2015 09 h 55

      «A entendre ce Monsieur Montmarquette les pires ennemis du peuple sont au PQ et au Bloc plutôt qu'au PLQ» -Bernard Terreault

      C'est malheureusement en bonne partie ce que je pense. Et
      particulièrement avec le PQ, qui se pose en fausse alternative politique en nous proposant de changer des néolibéraux rouges, par des néolibéraux bleus. Ce qui fait stagner le néolibéralisme et les politiques d'austérité qui viennent avec depuis des décennies au Québec.

      Quant au Bloc, fondé par un illustre conservateur..

      Il fait en sorte que le vote du Québec se confine dans un parti impuissant qui ne pourra jamais prendre le pouvoir.

      Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 17 octobre 2015 10 h 21

      Pour l arrogance et la prétention,je dis comme Pierre Lefebvre.Ca suffit,je regrette déja de répondre a vos mots et meaux. J-P.Grisé

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2015 10 h 22

      «Les Québécois détestent l'arrogance et la prétention.» Tiens... à retenir devant votre miroir.»-pierre lefebvre

      Vous êtes hors sujet et ne dites rien de l'essentiel.

      Si vous tenez tant à me critiquer, plutôt que d'y aller d'attaques personnelles et de critiquer «ma personne»; ce que les règles du Devoir interdisent. Essayez donc de critquer mes positions.

      Christian Montmarquette

    • Serge Morin - Inscrit 17 octobre 2015 10 h 50

      Trop de jus d'orange donne des aigreurs de ce genre!
      Vous nous avez seriné le même refrain depuis au moins 80 jours
      Avez vous fait progresser vos idées?
      Au mieux, vous avez fait avancer Justin
      Bravo

    • Johanne St-Amour - Abonnée 17 octobre 2015 10 h 50

      Les Québécois.es préfèrent peut-être l'autoritarisme d'une Françoise David! Ou les politiques de droite d'un néo-démocrate! Qui aurait cru que les néo-démocrates dépasserait les libéraux sur sa droite?

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2015 11 h 47


      «Trop de jus d'orange donne des aigreurs de ce genre!»-Serge Morin

      - Quelles aigreurs?

      Je fais un constat politique et je pose une question?

      À mon avis, c'est vous qui n'acceptez-pas l'opinion des autres et faites des aigreurs.. Et c'est le Bloc qui s'est attaqué au NPD durant toute la campagne et qui favorise aujourd'hui les libéraux.

      D'ailleurs au lieu de vous attaquer à ma personne, essayer donc de combattre mes idées, ça aura au moins la vertu de ne pas confirmer les dire de Dany Turcotte, de Jean-René Dufort et de Gabriel Nadeau Dubois en ce qui concerne la hargne légendaire des souverainiste. Ça nivelle sans cesse le débat par le bas ces incessantes attaques ad hominen. - Quelle platitude!

      CQFD

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2015 12 h 01

      «Qui aurait cru que les néo-démocrates dépasserait les libéraux sur sa droite?» - Johanne St-Amour.

      1) Je ne vois pas très bien comment QS peut disposer d'un quelconque autoritarisme avec trois députés à l'assemblée nationale?

      2) Quant aux libéraux, faut être naïf pour ne pas les voir venir avec leurs gros sabots et leurs emprunts fait sur le dos du peuple pour lui refiler la facture une fois les élections passées!

      Si Trudeau était vraiment à gauche, non seulement n'aurait-il pas appuyé l'infâme loi liberticide C-51 des conservateurs, mais refuserait-il aussi d'endetter les canadiens pour soutenir les programmes sociaux en taxant les banques, les riches et les multinationales à leur juste part et en mettant un terme aux paradis fiscaux que les libéraux avaient justement légalisés pour favoriser l'entreprise de navigation «Canada Steamship Lines» de Paul Martin qui permettent encore aujourd'hui la fuite légalisée de plus de 170 milliards par année de capitaux canadiens via des compagnies offshore.

      Car ce n'est pas d'aider le peuple, que d'emprunter sur le dos du peuple pour éviter aux entreprises d'avoir à faire leur juste part.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Jacques Gagnon - Abonné 17 octobre 2015 13 h 34

      Mais ni le NPD au fédéral, ni QS au Québec ne prendront le pouvoir. Il faut rouver un autre argument, surtout pour les partisans de la proportionnelle.

      À des fins pédagogiques, la proportionnelle consacrera le fait qu'aucun partie n'obtient jamais la pluralité des votes, i.e. 50% + 1. Ce faisant les parties devront se coaliser, faire des compromis, s'unir pour former un gouvernement. Voilà que tous devront devenir raisonnables, n'est-ce pas merveilleux monsieur Montmarquette ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 17 octobre 2015 15 h 21

      À Jacques Gagnon,

      1) QS dispose de «13%» d'appuis stables depuis le début de l'été ce qui représenta une hausse de 1% d'appuis par année depuis sa fondation. À ce rythme, oui, il est possible que QS prenne le pouvoir d'ici deux ou trois mandats de gouvernements.

      2) Cessez de faire diversion et répondez à la question:

      - Considérez-vous que le Bloc défendait les intérêts du Québec quand Gilles Duceppe a proposé de suspendre le droit au passeport et à l'assurance-chômage pour ne pas avoir répondu à un questionnaire de recensement Canada?


      - CM

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 octobre 2015 15 h 57

      Où étaient les députés NPD québécois quand l'Assemblée nationale s'est prononcée contre l'appui du fédéral au projet hydro électrique de Newfoundland? Ils voté contre l'avis de notre Assemblée nationale.

      Les enpreintes du NPD ont été très présentes dans l'histoire récente.
      1-la nuit des longs coûteaux" 2-l'appui du NPD à l'infâmie de 1982
      3- le NPD a rejeté l'accord du lac Meech. 4-Lors de l'Union sociale 5-Son appui à la loi de Stéphane Dion.

      Quant au projet de pipeline, le NPD a rejeté le projet en British Colombia. En ce qui concerne celui devant passer au Québec, Tommy ne dit pas la même chose en français et en anglais.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 octobre 2015 18 h 14

      Bravo au Bloc québécois, à Gilles Duceppe et à tous ceux qui s'apprêtent à voter pour le seul parti qui représente les aspirations des francophones au nord du 45e parallèle.

      Et dehors les cônes oranges fédéralistes et multiculturalistes.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 octobre 2015 18 h 22

      N'étiez-vous pas le même monsieur qui n'arrêtait pas de nous dire que le "New Democratic Party of Canada" avait plus de 50% de l'électorat québécois dans sa poche il y a quelques semaines de cela ?

      Cônes oranges quand tu nous tiens, Ruth Brosseau oblige.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 18 octobre 2015 00 h 35

      M. GrandChamp, ne déviez pas la question. La question est où était le Bloc quand Gilles Duceppe proposait la suspension du passeport ? Où était Gilles Duceppe quand il fît cette proposition ? Ou qu'a fait le Bloc après que Gilles Duceppe ait proposé la suspension des passeports ? Voilà les vraies questions. Ce que vous évoquez n'est que broutilles.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 18 octobre 2015 08 h 18

      Françoise David était tellement paniquée du fait que le NPD perdait des points qu'elle a fait voter une motion sur l'islamophobie à l'Assemblée nationale et rabroué, de façon autoritaire, les gens affirmant qu'ils ne devaient pas voir le niqab comme enjeu. D'abord, elle a une très piètre idée des gens, ne leur fait pas confiance et veut leur imposer quoi penser!

      Malheureusement pour elle, sa stratégie semble ne pas avoir fonctionné!

      Ensuite, elle affirme que les musulmans sont les plus touchés par les manifestations des intégristes, mais au lieu de défendre ces musulmans contre ces intégristes, elle préfère accuser quelques internautes de racistes!

      Et pour le dépassement du PLC vers la gauche, beaucoup d'analystes l'affirment dont Bernard Descôteaux qui dit que Thomas Mulcair n'a pas fait confiance à son électorat!

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 octobre 2015 08 h 24

      «Tommy ne dit pas la même chose en français et en anglais.»-Pierre Grandchamp

      Et Ti-Gilles ne dit pas la même chose dans la même phrase, quand il dit que le Bloc est contre le projet de pipeline Énergie Est, mais que c'est le gouvernement du Québec qui doit décider, alors que Philippe Couillard appuie le projet.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 octobre 2015 09 h 39

      «N'étiez-vous pas le même monsieur qui n'arrêtait pas de nous dire que le "New Democratic Party of Canada" avait plus de 50% de l'électorat québécois dans sa poche» -Cyril Dionne

      Non, je suis le même monsieur qui disait qu'il aura fallu qu'un paquet de bloquistes larguent le bloc pour le NPD pour qu'il passe de UN à 55 député en 2011 et que le Bloc soit décimé.

      Une situation qui risque fort de se reproduire en 2015, même si ce ne sera pas dans la même proportion, quand on sait que Gilles Duceppe lui-même est encore menacé cette année dans sa propre circonscription.

      Christian Montmarquette

    • Gilles Théberge - Abonné 18 octobre 2015 11 h 49

      Ah ah ah

      25% c'est déjà mieux que QS...

      Ah ah ah!

    • Christian Montmarquette - Abonné 18 octobre 2015 12 h 29

      « 25% c'est déjà mieux que QS... » - Gilles Théberge

      Vous pouvez bien rire, mais QS a été fondé en 2006 a 9 ans et est un parti en progression.

      Le Bloc québécois a été fondé en 1991, il y a 25 ans et est un parti en régression.

      Le Bloc a actuellement 2 députés Québec Solidaire le devance avec 3 députés.

      Et s'il y a avait un scrutin équitable et proportionnel au Québec, ce n'est pas 3 mais 9 députés solidaires qu'il y aurait à l'Assemblée nationale.

    • Cyril Dionne - Abonné 18 octobre 2015 13 h 57

      Un indépendantiste ne vote pas pour un parti fédéraliste et centralisateur (voir le "New Democratic Party of Canada et Ruth Ellen Brosseau). Sinon, il se renie lui-même. Et on n’a que faire du faux clivage de la gauche et de la droite.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 octobre 2015 04 h 05

      « Un indépendantiste ne vote pas pour un parti fédéraliste et centralisateur (...) Sinon, il se renie lui-même.» - Cyril Dionne

      On peut comprendre qu'un indépendantiste qui vote Non à un référendum se renie. Mais je ne vois pas en quoi ne pas voter pour un parti qui ne pourra jamais faire l'indépendance à Ottawa serait se renier. Ou alors, aussi bien dire que les milliers de bloquistes qui ont largué le Bloc pour le NPD en 2011 et s'apprêtent encore à le faire cette année se renient!

      N'essayer pas de mêler l'indépendance avec un parti politique. Ces gens-là ne renient pas l'indépendance, ils renient « Le Bloc».

      - N'est-ce pas plutôt un soi-disant parti souverainistes qui contribue à propager l'illusion d'un Québec fort dans un Canada uni qui est une trahison?

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 octobre 2015 04 h 25

      «Ce que vous lui attribuez comme déclaration, était simplement des exemples» -Jacques Boulanger

      Et si je vous donne l'exemple de l'emprisonnement à vie pour les femmes qui se font avorter.. Allez-vous aussi dire que ce ne sont «que des exemples»?

      Vous aurez beau patiner durant trois paragraphes, ça ne pourra jamais rayer de la carte cette aussi réactionnaire qu'inacceptable, digne d'un Stephen Harper.

      Christian Montmarquette

      P.S. Inutile de travailler pour le SCRS pour accéder à tout ce qui publique et est à la portée de la main dans les journaux et sur le Web; comme il existe aussi d'excellent sites d'informations pour soigner les gens atteints du syndrome de la théorie du complot.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 octobre 2015 05 h 01

      « Un indépendantiste ne vote pas pour un parti fédéraliste et centralisateur (...) Sinon, il se renie lui-même.» - Cyril Dionne

      Vous auriez intérêt à lire le professeur de science politique Marc Chevrier quand il dit dans le Devoir d'aujourd'hui :

      « Même si un électeur indépendantiste croit agir conformément à ses convictions en donnant son suffrage à un tel parti (Le Bloc québécois) il n’empêche que, par sa participation au scrutin fédéral, il en reconnaît la pertinence, l’importance et la valeur. Il donne à l’État fédéral canadien ce qu’il a de plus précieux : la légitimité.»- Marc Chevrier, Le Devoir

      Référence :

      « Le grand bluff» - Le Devoir :

      http://www.ledevoir.com/politique/canada/452886/le

      .

    • Jacques Boulanger - Inscrit 19 octobre 2015 09 h 39

      Ben voyons. Vous m'en direz tant. Pour dénicher une « déclaration» rapportée par un obscur courriériste parlementaire laquelle n'a même pas fait la manchette il y a 5 ans ! Arrêtez vos fadaises. Et donnez-nous vos véritables sources. Ou alors, ça veut dire que vous êtes sur le dossier des indépendantistes à temps plein ! Mais pour quoi faire ? Quand même étonnant tout de même de la part d'un souverainiste ! Même le cabinet Chrétien tout entier à l'époque n'y mettait pas autant d'efforts.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 19 octobre 2015 09 h 46

      « Et si je vous donne l'exemple de l'emprisonnement à vie pour les femmes qui se font avorter.. Allez-vous aussi dire que ce ne sont «que des exemples»? ».

      Vous n'avez que ça comme exemple ? Là, vous me décevez.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 19 octobre 2015 09 h 56

      Outre le QS et le SCRS, j'aurais pu citer le PLQ et le LPC. Mais là, je me suis dis, les libéraux ne lui fournissent tout de même pas en sous-main l'info ? Quoique, réflexion faite ... sachant le lien utérin de QS avec le PLQ, la chose n'est peut être pas si incongrue.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 19 octobre 2015 14 h 58

      "D'ailleurs, vous semblez détenir un dossier de presse détaillé sur toutes les têtes d'affiche du mouvement indépendantiste. C'est pas possible. D'où détenez-vous cette information ? Du secrétariat de QS , du SCRS ?"
      Jacques Boulanger

      Il me semble Monsieur Boulanger que vous dépassez les bornes, puisque plus loin vous poursuivez en associant M. Montmarquette avec les libéraux du Québec et du Canada! Ce que vous affirmez est offensant non seulement vis a vis la personne que vous visez, mais aussi à l'égard d'un grand nombre de personnes qui ne partagent pas votre point de vue.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 19 octobre 2015 15 h 03

      À Montmarquette, sur la soi-disante déclaration de Duceppe

      Gilles Duceppe n'a jamais proposé ce que vous dites. Ce que vous lui attribuez a été dit dans le contexte de l'abolition du questionnaire détaillé du recensement. Duceppe soutenait, tout comme les chercheurs de l'époque, le maintien de la version longue et obligatoire du questionnaire de recensement. Et ce que vous lui attribuez comme déclaration, était simplement des exemples qu'il donnait pour inciter les Canadiens à remplir ce questionnaire. Jamais, il n'a proposé le retrait de quelque droit que ce soit à qui que ce soit. Dans vos rêves. Vous faites d'une déclaration fortuite et anodine, une déclaration de droit qui n'a rien de fondamental.

      D'ailleurs, vous semblez détenir un dossier de presse détaillé sur toutes les têtes d'affiche du mouvement indépendantiste. C'est pas possible. D'où détenez-vous cette information ? Du secrétariat de QS , du SCRS ?

  • Hélène Gervais - Abonnée 17 octobre 2015 07 h 03

    WoW ...

    j'aurais aimé être parmi vos signataires. C'est une belle déclaration 2 jours avant le vote. J'espère que vous serez lu, relu et entendu par les indécis, par ceux qui se disent indépendantistes mais qui votent au fédéral pour le NPD ou libéral ou l'autre là, ah oui harper. Quant à moi si le Bloc n'existait pas je ne voterais pas au fédéral. Point à la ligne.

    • Raymond Labelle - Abonné 18 octobre 2015 20 h 35

      La pire stratégie pour se débarrasser des Conservateurs, à part voter conservateur, c'est de voter Bloc. Voici pourquoi.

      Si les conservateurs ont le plus de sièges, ils réclameront de nouvelles élections. Si le NPD et le PLC avaient ensemble la majorité des sièges et défaisaient le gouvernement au discours du Trône, le gouverneur-général demanderait plutôt au premier parti d’opposition de former le gouvernement. Le gouverneur-général voudrait une certaine assurance d’un minimum de stabilité de ce gouvernement, ce qui serait possible avec une certaine collaboration de ces deux partis, même sans coalition formelle.

      S’il y a trop de députés du Bloc, le NPD et le PLC n’auront pas, à eux deux, une majorité de sièges. Le Bloc serait donc nécessaire pour former une majorité contre les Conservateurs. Or, il est difficile politiquement pour le NPD et le PLC de s’associer avec le Bloc, honni dans le ROC (on ne soupçonne pas toujours à quel point au Québec). Le Bloc ne voudrait peut-être pas non plus garantir un appui.

      Le gouverneur-général n’aurait donc pas suffisamment d’assurance de stabilité d’un gouvernement du premier parti d’opposition et devrait obtempérer à la demande des conservateurs de déclencher de nouvelles élections. Et qui sait ce qui adviendrait alors.

      Voilà où on en serait si le Bloc atteignait son objectif de « balance du pouvoir » : beaucoup d’obstacles et d’embûches supplémentaires pour se débarrasser des conservateurs, et de nouvelles élections à court terme peut-être.

      Pour une explication plus générale de ce qu’il faut savoir en cas d’un tel scénario, je ne saurais trop vous recommander de lire ces deux articles de Louis Massicotte :

      http://www.ledevoir.com/politique/canada/452627/le

      http://www.ledevoir.com/politique/canada/452819/le

  • Michel Lebel - Abonné 17 octobre 2015 07 h 17

    Approprié?

    Voilà tout un pamphlet que publie Le Devoir! Mais est-ce le rôle d'un quotidien qui se veut sérieux de publier pareil brûlot? Je m'interroge.

    M.L.

    • Serge Morin - Inscrit 17 octobre 2015 10 h 43

      Alors on excommunie!

    • Colette Pagé - Inscrite 17 octobre 2015 10 h 59

      Définitons de brûlot :

      Machine de guerre dont les Anciens se servaient pour lancer des dards enflammés.

      Petit bâtiment bourré de matières inflammables que l'on utilisait pour
      incendier les vaisseaux adverses.

      Tasse de café fort sur lequel on fait flamber un sucre arrosé d'eau-de-vie.

      Journal, tract, etc., se livrant à de violentes polémiques.

      Au Canada, moustique dont la piqûre provoque une sensation de brûlure.

      En utilisant le mot de brûlot, vous n'exagérez pas un peu ?

      Quant à la direction du Devoir elle a eu bien raison de publier cet article collectif qui ne fait que démontrer la fierté d'être Québécois et de vouloir prendre ses afffairs en mains.

    • Michel Lebel - Abonné 17 octobre 2015 11 h 13

      @ Serge Morin,

      La question me semble être: quand est-ce qu'un journal indépendant publie ou ne publie pas un quasi-tract? À débattre. Comme directeur d'un journal d'une certaine envergure, je n'aurais pas publié un tel texte.

      M.L.

    • André Nadon - Abonné 17 octobre 2015 12 h 11

      D'abord, entendons-nous sur le terme: pamphlet. Selon Le Petit Robert: '' Court écrit satirique, qui attaque avec violence, le gouvernement, les institutions, la religion, un personnage connu''.
      Je ne vois aucune satire ou violence dans ce texte, mais plutôt l'énumération de certains faits souvent passés sous silence par les médias contrôlés par les fédéralistes.
      Nous en avons un bel exemple, dans cette campagne, avec le peu de visibilité du Bloc dans les médias, comparé au NPD qui n'obtient dans le dernier sondage que 28% vs 23% pour le Bloc.
      Quelle est l'explication?
      Vous, qui êtes un professeur émérite de droit constitutionnel, savez très bien où sont les vrais pouvoirs. Vous avez fait le choix d'être Canadien et vous défendez votre choix. Mais ce choix ne vous autorise pas à nier les faits qui contredisent votre idéologie.
      Vous savez très bien que les provinces selon la constitution sont de grosses municipalités comme les municipalités aux yeux des provinces.
      L'intervention du fédéral dans le déversement des égouts de Montréal, en est un bel exemple, soi-disant pour protéger la faune.
      Toronto et Vancouver ainsi que beaucoup d'autres municipalités le font sans intervention du fédéral depuis toujours.
      Que le fédéral est raison d'intervenir ou non, ne change pas le fait qu'il peut intervenir et mettre Montréal à l'amende.
      Vous qui êtes pour la liberté d'expression et de religion, êtes bien mal placé pour empêcher les souverainistes de s'exprimer librement.
      Vous pouvez contester les faits plutôt que de leur enlever le droit de parole et de les traiter injustement de pamphlétaires. C'est vous qui l'êtes.
      N'est-ce pas ce que Voltaire, le pamphletaire, disait.
      Je félicite le journal Le Devoir de permettre la libre expression de tous les points de vue, Canadiens et Québécois.
      Le Peuple jugera.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 17 octobre 2015 12 h 19


      Est-ce qu’un quotidien qui se veut sérieux devrait limiter la liberté d’expression aux représentants d’un seul parti politique?

      Vous n’êtes pas sérieux!

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 17 octobre 2015 14 h 00

      À Monsieur Lebel,

      Mais pour qui vous prenez-vous de traiter ce texte de «brûlot»?

      Je vous suggère de VOUS interroger sur les notions de démocratie et de liberté d'expression.

      Je ne crois pas que ce soit à vous de déterminer le rôle du quotidien Le Devoir.

    • Michel Lebel - Abonné 17 octobre 2015 16 h 57

      Un journal a toujours le droit de refuser de publier un texte. Le Devoir le fait, comme la plupart des quotidiens. Au nom de critères qui leur sont propres, ces journaux limitent ainsi la liberté d'expression. Le Devoir a décidé de publier ce texte collectif. Je ne partage pas cette décision. C'est tout, et pas plus compliqué que cela! Inutile de grimper dans les rideaux! Bonnes élections!

      Michel Lebel



      Michel Lebel

    • Serge Morin - Inscrit 18 octobre 2015 16 h 22

      Et que dire de LaPresse qui appuie lourdement M.J. Trudeau?

    • Jacques Boulanger - Inscrit 19 octobre 2015 12 h 51

      Tiens, M. Lebel, si ça peut vous consoler, allez voir l'article de Stéphane Baillargeon. C'est en plus un garçon de la maison. De quoi renouveler votre abonnement à vie.

  • Claude Bariteau - Abonné 17 octobre 2015 07 h 38

    Une nation politique

    Le peuple québécois est à construire sa nation politique et celle-ci se consolidera seulement lorsqu'il créera son pays. Ce texte y fait écho et signale que le BQ, dans la présente élection, promeut le projet de faire du Québec un pays.

    Voilà pourquoi je me joints aux signataires de ce texte.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 18 octobre 2015 14 h 37

      Effectivement, dans la profession de foi des signataires je lis:
      "La mission du Bloc est aussi d’affirmer et de défendre l’intérêt national du Québec. On ne peut être une nation lorsqu’on ne maîtrise pas les leviers politiques, lorsqu’on ne dispose pas d’un État qui décide par lui-même ce qu’est le bien public"...

      Problème no. 1 - Les signataires projettent leurs espoirs concernant la mission du Bloc de défendre "l'intérêt national" du Québec. De quels "intérêts" parle-t-on? La nation, dira-t-on. C'est large comme mandat... Est-ce de défendre à Ottawa les politiques d'austérité adoptées par la majorité des élu.es de l'Assemblée nationale de Québec? Et si, comme c'est le cas, "la nation" québecoise est divisée quant à l'interprétation de ce que elle est, de ses intérêts et de son avenir dans le Canada... le Bloc peut-il "affirmer" et "défendre" une vision minoritaire de la nation comme étant celle de la majorité et de la totalité.

      Problème no - 2: Dans le même paragraphe, on enchaîne disant qu'on ne peut être "nation" sans posséder les outils politiques.... bref sans être un État-nation indépendant. Définitivement, les signataires disent une chose et son contraire! Pourquoi envoyer sièger des émissaires à Ottawa qui iraient "affirmer" un État-Nation qui n'existe pas, sinon dans les espoirs des émissaires élus par une minorité d'une province francophone du Canada.

      En raison de ses contradictions, et si patriotique soit-il, je ne signerais pas ce texte. De même, pour ces raisons et face à l'urgence de déloger Harper, je ne voterai pas pour le parti de Duceppe.

  • Robert Lauzon - Abonné 17 octobre 2015 08 h 56

    Se dire OUI

    Le Québec peut et mérite tellement mieux que ce carcan fédéral canadien!

    Par nos voix prenons la voie vers là où tout commence, vers l'indépendance politique du Québec!